Le Tartuffe : Quand Molière se penche sur l'hypocrisie
La lecture du Tartuffe vous-a-t-elle paru difficile ? Pourquoi ?
Bien sûr, un temps d'adaptation à une œuvre en vers est toujours nécessaire, mais le Tartuffe n'est pas la première pièce versifiée que j'aie lue. De plus, une fois dépassé le problème de langage d'une autre époque que la nôtre grâce aux notes ajoutées par les éditeurs, je me suis aperçue que le Tartuffe n'est pas pour moi une pièce excessivement difficile à lire. En effet, il présente relativement peu de personnages importants ( Orgon, Elmire, Damis et Mariane, Valère, Dorine, Cléante, Mme Pernelle, et, bien entendu, Tartuffe ). De même, les caractères de ces neuf protagonistes sont peu voire pas du tout diversifiés : Tartuffe est vil et hypocrite de bout en bout, tout comme Cléante est sage et moraliste, Dorine gaie et de bon conseil, Orgon ridicule et influençable, etc.
Le titre " Le Tartuffe ou l'Imposteur " ouvre un horizon d'attente pour le lecteur. Expliquez quel a été pour vous cet horizon d'attente et dites si, à la lecture de la pièce, vous avez été surpris ou non.
En découvrant le titre de la pièce et avant de lire la préface de Molière, je ne m'attendais pas à ce que cette pièce soit une critique profonde des hypocrites. J'imaginais que le Tartuffe était un personnage, encore inconnu des autres, qui s'installait dans la situation de quelqu'un d'autre, et qui créait en quelque sorte un quiproquo. Cependant, ce n'est pas la pièce qui m'a désillusionnée mais la préface de l'auteur, par ailleurs très intéressante en complément de la pièce. Ma plus grande surprise à la lecture de la pièce, a donc été le caractère foncièrement mauvais de Tartuffe, que j'imaginais encore comme le personnage ridicule mais hypocrite de mon quiproquo d'origine.