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Autres lettres de notre abécédaire

Par Laucun - 10:56, jeudi 1 août 2019 .. commentaires : 0 .. Lien


Le N de DylaN

Dans les ½uvres étudiées au programme, c'est-à-dire la nouvelle La princesse de

Montpensier (titre en italiques) écrite par Madame de Lafayette ainsi que son adaptation cinématographique réalisée par Bertrand Tavernier et la pièce de théâtre Hernani (titre en italiques) de Victor Hugo, le thème des noces apparaît comme un thème important, apportant avec lui son lot de symboles et polémiques, ou disparaissant, ne marquant que d'avantage dans son absence (syntaxe, sens, clarté?).

Ainsi, le passage des noces et tout d'abord éclipsé dans la nouvelle La princesse de

Montpensier, un passage qui est pourtant censé signer le début de l'intrigue du film : le mariage arrangé de Mlle de Mézières et du prince de Montpensier, un mariage voulu par leurs parents et qui entraînera le « désordre de l'amour ». Il n'est pas sujet de montrer la réalité physique qui allait déterminer de l'union de Mlle de Mézières et du prince de Montpensier : le point de vue précieux et janséniste de l'autrice entraîne une omission volontaire de cet évènement ( idée expliciter encore : pourquoi cette ellipse ?). Les liens qui les engagent alors sont simplement résumés en l'espace de quelques mots : « Elle épousa donc le jeune prince de Montpensier ». C'est ce voile pudique jeté délicatement par Madame de Lafayette sur les évènements qui suivirent qui restreint le lecteur dans sa compréhension du personnage de la princesse. En effet, le lecteur, étant privé de l'évènement si marquant que représentent les noces, ne

peut qu'imaginer le vécu de la princesse voire du couple. Cet effacement nous paraît comme étant lié à une réalité douloureuse et problématique, celle du contrôle de la virginité et de l'intrusion des parents dans l'intimité du couple, cependant ce poids et cette remise en cause n'était très probablement pas envisageable et ne représentait donc sans doute qu'une banalité impropre et inutile à évoquer pour l'autrice.

L'adaptation de Bertrand Tavernier présente néanmoins une représentation de cette nuit et de ses contraintes au public contemporain, une représentation qui met l'accent sur le désagrément et l'embarras provoqué par cette sacralisation et le contrôle de la virginité de l'épouse dans cette séquence. Le spectateur rentre alors dans l'intimité du couple, il est témoin de l'étouffement et de l'atmosphère qui pèse sur les deux jeunes époux. En effet, le silence ne fait qu'amplifier les mouvements et le souffle des personnages et apporte à la scène une dimension malsaine et dérangeante qui pousse le spectateur à envisager et ressentir ce malaise. La nudité de la princesse

est également marquante, elle est en position de faiblesse, au regard de tous comme un objet dont on teste l'efficacité dans un marché (notons le mouvement de caméra qui encercle la princesse). Les pères sont également étrangement absents de la scène, ils partagent une partie d'échec dans l'antichambre en attendant le déroulement de la cérémonie. Ce dernier est d'autant plus gênant que la caméra laisse le spectateur entrer au plus proche de leur intimité, dans le lit des époux. C'est après un certain temps que la cérémonie se conclut sur la virginité de la princesse attestée par un drap montré à tous (on teste aussi par là la « virilité » de l'époux futur géniteur). Et surtout aux pères qui se réjouissent et célèbre cette union.


Les noces ont une toute autre signification dans la pièce Hernani. Ils sont un évènement clef qui sonne la fin de la pièce. En effet, cette célébration à l'origine heureuse et enjouée d'une union devient la dernière heure du couple que forment Hernani et Doña Sol. Le cor de Don Ruy Gomez annonce répétitivement ce destin promis à Hernani. Le contraste entre les sons angoissants et stridents du cor et la musique joviale des noces marquent dès l'arrivée du personnage l'achèvement

funeste et imminent de la pièce. Le costume de Domino noir que revêtit / revêt (présent de narration préférable) également le barbon lui donne un aspect lugubre qui le fait ressembler à un présage de mort : Il incarne une vengeance anonyme et discrète, telle un assassinat. Enfin le sommeil métaphorique (« nous dormons ») dans

lequel Doña Sol et son amant sont plongés donne à leur nuit de noce une nouvelle dimension, cette dernière ce consomme dans la mort des époux, ils sont unis dans la mort, à l'image de Roméo et Juliette de Shakespeare, un modèle pour l'esthétique romantique naissante.



Les G, R, A de Grâce


G : - Guise dans La Princesse de Montpensier, issue d'une branche cadette de la famille de Lorraine ; il est le fils de François de Guise, Henri de Lorraine (1550-1588) dit « le Balafré » doit sa célébrité au rôle qu'il a joué lors de la Saint Barthélemy, il s'impose comme le principal défenseur de la foi et de la cause catholique face aux protestants.

Outre le personnage historique célèbre, quelle est sa place, son rôle, sa valeur dans les ½uvres littéraire et cinématographique du programme ?

- Gilet rouge (qui est) l'emblème de Théophile Gautier et des partisans durant la bataille d'Hernani. Quels partisans ? Symbole révolutionnaire ?


R : - Résumés des ½uvres

La princesse de Montpensier est une nouvelle historique de Madame de Lafayette publiée anonymement en 1662. La nouvelle se situe principalement durant les guerres de religion qui ont pu faire rage un siècle plus tôt pendant le règne de Charles IX. Mais l'action principale de la nouvelle et de l'adaptation cinématographique de Bertrand Tavernier est le triangle d'amour autour de la jeune Marie (ou Renée) de Mézière.

Hernani est un drame en cinq actes écrit par Victor Hugo et premièrement présenté en 1830 à la Comédie Française (dit « Théâtre Français » à l'époque). Cette pièce sera l'acteur de d'une bataille qui fera rage entre les pro romantiques et le classicisme (/ les tenants du classicisme, nommés par dérision les « perruques »). L'histoire se déroule principalement à Saragosse et aura aussi lieu à une drame sentimental entre Doña Sol et trois hommes le roi d'Espagne Don Carlos, le proscrit Hernani et le vieux Don Ruy Gómez de Silva, oncle de Doña Sol.


A : - Adaptation de la Princesse de Montpensier en film réalisé par Bertrand Tavernier qui se déroule sous la r/Renaissance et présente l'histoire romancée de Marie de Mézières mariée au prince de Montpensier mais est tendrement amoureuse du Duc de Guis, son cousin. L'action du film se déroule dans le cadre de la vie et des m½urs d'un petit clan d'aristocrates (jugement de valeur à éviter : ce sont des princes de sang!) placés au sommet de l'État monarchique, au sein des grandes familles de France.


A : alexandrin

Les alexandrins dans Hernani ce qui engendrera le trimètre romantique et le prosaïsme de Victor Hugo (syntaxe! article très inexact : cours à revoir d'urgence)


C : - Censure dans les deux ½uvres dans la nouvelle de Madame de Lafayette au XVII, la littérature est sujette à la censure. Les auteurs doivent respecter les m½urs, la bienséance doit être défendue. Les romans doivent se conformer à la morale. Dans la pièce de Victor Hugo le baron Trouvé a joué le rôle de censeur qui a exigé quelques suppressions (oui, lesquelles par exemples?). Ainsi elle a été lue et relue par le directeur de la Comédie-Française, passée au crible par le censeur, qui raye les passages déplaisants pour le pouvoir, elle est finalement validée par le ministre de l'Intérieur lui-même (pour un motif inattendu à rappeler ! Voir notes de cours).


C de Charles

Charles Quint l'action de la pièce se déroulant en 1519, au moment où Charles, roi d'Espagne, s'apprête à être élu empereur du Saint Empire romain germanique (devenant ainsi Charles Quint ). Outre le personnage historique célèbre, quelle est sa place, son rôle, sa valeur dans les ½uvres littéraire et cinématographique du programme ?


E : - Excipit des oeuvres; dans La Princesse de Montpensier le narrateur livre une leçon morale édifiante qui accentue la fin tragique du roman : la mort de la princesse est dû / due à une transgression sociale et morale et est un châtiment, une punition. Dans Hernani les personnages sont responsables de leur mort. En choisissant des valeurs du passé comme l'honneur et la vengeance, ils sont acteurs de leur mort, mettant à distance l'idée de fatalité et de destin tragique.





Le V de Vincent : vengeance et vertu


Dans la pièce Hernani écrite par Victor Hugo tout laisse à croire que la vengeance est moteur dans la vie de la pièce et particulièrement pour Hernani. La soif de vengeance de Hernani le lie à un destin tragique. Son père qui a été déchu de ces titres de noble et assassiné par le père du Roi Don Carlos fait naître en lui une colère. Cette colère ressortira et se transformera dans la pièce lorsque Don Carlos est présenté à Hernani. Une vengeance qui ne cesse d'augmenter car le fils de l'assassin de son père convoite sa bien aimée. : Un acte (qui est) de trop pour un homme aussi en colère. Cette vengeance fera presque oublier Dona Sol et la passer au second rang. Néanmoins Hernani semble pittoresque (terme impropre pour une personne !) car, à chaque occasion d'assouvir, sa vengeance sur Don Carlos, il n'y arrive pas. La tendance s'inverse même au début de la pièce quand Hernani est secouru par le roi en le laissant s'échapper de la chambre de Dona Sol pour éviter que Don Ruy Gomez ne les trouves tous les trois. Le personnage de Hernani est lié par son désir de vengeance mais semble plus un personnage pathétique car, à chaque occasion, de le tuer il ne le fait pas.


Lettre V pour La princesse de Montpensier ; Vertu


La vertu dans l'½uvre de Madame de Lafayette se présente sous plusieurs formes. (Tente de retrouver le sens étymologique pour éclairer cette notion *). La première passe par l'éducation de La princesse de Montpensier par l'apprentissage d'un comportement exemplaire digne de ces titres que Le comte de Chabannes lui enseignera. Cette vertu toujours visible par le comte de Chabannes dans son irrépressible envie de toujours sauver la princesse et d'être d'une totale transparence avec notamment lors de sa déclaration pour elle (phrase à reformuler pour davantage de clarté!). La princesse perd tout sens de vertu et est faillible quand il s'agit de sa passion amoureuse pour le Duc de Guise. Elle transgresse les codes moraux de son propre mariage pour une aventure galante avec son amant de jeunesse. Chabannes aussi est faible fasse / face à cette vertu. Il ne fait pas tout ces actes envers la princesse dans un but désintéressé, non ! C'est un désir de reconnaissance qui l'anime, un intérêt de désir (cite pour être convaincant). La vertu dans l'½uvre n'est alors que figurant, mise en scène face à tous ces sentiments fort comme l'amitié, le désir, la fidélité.

(A l'instar de tous les personnages, la princesse reste faible face à l'amour propre condamné par tous les moralistes du XVII e siècle comme La Rochefoucauld, ami intime de Mme de Lafayette.)



* La VERTU vocabulaire, étymologie


Aujourd'hui, le mot a un sens général de « qualité morale », « capacité à faire du bien parce qu'on en a pris l'habitude », ou encore « bienfaits » (les vertus d'une plante).

ORIGINE : VERTU vient du latin virtus = « le courage, l'énergie morale, la vaillance, la force »

du latin vir = « l'homme » par opposition à la femme (≥ viril, virilité).


Étymologiquement, vertu désigne donc le courage masculin, la vaillance, la force, la puissance virile (que l'homme montre en combattant) et de manière plus générale, les qualités masculines.

Ainsi, dans Le Cid, la vertu ne désigne pas seulement la qualité morale, mais aussi le courage, la vaillance au combat.


AU XII° s. plusieurs sens coexistent déjà

1) Le pouvoir actif ds le sens des vertus des plantes 2) Le sens juridique : la validité pour la vertu d'un testament 3) Le vocab chrétien développe un emploi : comme une « disposition à pratiquer le bien »

On retrouve dans toutes ces variantes le principe de la force, du pouvoir


AU XVII° s., tous les sens sont maintenus.

Par un glissement de sens de la valeur du mot : VERTU devient une force MORALE.

C'est ce glissement de sens qui introduit un nouveau sens : « chasteté »

Par opposition, dès cette époque, existe l'expression : « femme de petite vertu »


Les SENS MODERNES de VERTU

Sens 1 : Capacité à faire du bien. Antonyme : défaut, faiblesse.

Ex : La politesse est sa principale vertu.

Sens 2 : Effets, bénéfice.

Ex : La vertu d'une plante médicinale, les vertus du citron ou les vertus du miel.

Sens 3 (Littéraire) : Chasteté. Antonyme : libertinage, vice.

Ex : Cette femme a mauvaise réputation. On imagine facilement le prix de sa vertu.

Sens 4 (Philosophie): L'éthique de la vertu se penche sur les qualités d'une personne, qui influent sur les décisions et les actions de celle-ci, dans la perspective de la réalisation de soi.



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