Le F de Flavie
- F pour la princesse de Montpensier:
Ce F fait référence à Fictif, qui renvoie donc à un seul des personnages de cette nouvelle. Il s'agit du comte de Chabannes. Il est l'un des plus importants et des plus complexe de cette nouvelle historique (insiste sur le contraste Fiction et Histoire afin de problématiser ton article). Il est d'abord le confident de la princesse, il a donc le privilège d'être assez proche de la princesse, il va d'ailleurs/ ensuite développer des sentiments envers elle. Il incarne aussi l'"honnête homme", un idéal du XVIème siècle (idéal de mesure, maîtrisant ses passions), ainsi que la vertu (terme important à définir ; étymologiquement lié à "vir, viris" l'homme masculin).
> Réponse trop brève : tu ne peux restreindre la dimension fictive des œuvres au personnage de Chabannes dont il faut étudier et problématiser la présence dans les 2 œuvres. Tavernier en fait la "colonne vertébrale" de son film).
Une source pour compléter cet article (sur Chabannes uniquement)
Sur le thème de l'Histoire :
https://www.commentaireetdissertation.fr/princesse-de-montpensier-et-histoire/#comment-2520
- F pour Hernani:
Ce F fait référence à la fidélité, cette notion est très importante dans cette pièce de théâtre. Hernani et Doña Sol se vouent un amour sincère et fidèle. Cependant cette notion est mis à l'épreuve quand Doña Sol pense que Hernani est mort et qu'elle accepte le mariage avec son oncle (à nuancer : mariage imposé). Mais à la fin Hernani revient et ils s'aiment jusqu'à leur mort ensemble. Ils ont été fidèles à leur amour jusqu'au bout.
> Évoque l'idéal romantique de la passion amoureuse exaltée ; tu oublies encore de citer pour rebondir sur des interprétations plus denses et érudites.
Le H d'Hélène :
Humanisme
Dans La Princesse de Montpensier, Madame de Montpensier met en valeur l'humanisme (un mouvement associé au XVIe siècle), et plus particulièrement à travers le personnage du Comte de Chabannes. Ce que Bertrand Tavernier va accentuer par la suite dans son adaptation. Bien que les jeunes personnages (les ducs d'Anjou et de Guise, le Prince, la Princesse) semblent ne se préoccuper que de leur situation et leurs sentiments, le personnage de Chabannes se démarque. Seul personnage fictif, il est en quelque sorte isolé des autres personnages : un humaniste parmi des guerriers, le plus âgé parmi de jeunes gens. Il en devient le plus noble, le plus vertueux de la nouvelle et du film.
Il apparaît par ailleurs / d'abord comme un professeur humaniste. En effet, il est le maître de Philippe durant cinq ans avant de devenir celui de la Princesse par la suite. Il enseigne avec patience, calme et raison, et n'empêche à aucun moment la Princesse de devenir elle-même. Chabannes peut alors être pris pour une figure paternelle qui enseigne les valeurs les plus positives de la société et qui fait preuve de qualités extrêmement humaines.
Du plus, il est représenté comme un "amant" / galant idéal, prêt à se sacrifier pour la femme qu'il aime. Il se sacrifie à la place de Guise lorsque le Prince entre dans la chambre de la Princesse. Et lorsque Philippe le / lui commande de se battre, il refuse car il sait qu'il gagnerait et qu'il ne veut pas blesser son ami (idéal humaniste du "corps sain dans un esprit sain"). Il est prêt à tout supporter pour elle, même ses discours / confidences malvenues sur son amour pour Guise alors qu'elle connaît les sentiments du comte, et va jusqu'à devenir le messager entre les deux amants. Dans la nouvelle, la narratrice le décrit avec l'hyperbole « générosité sans exemple » (bien: thème de l' « exemplarité sans exemple » développé lors de la conférence à la faculté des Lettres ! Mais ce personnage presque parfait est-il vraisemblable ?) et pousse cette vertu en le montrant prêt à « sauver une maîtresse ingrate et un rival aimé ».
Le comte de Chabannes est prêt à se remettre en question à tout instant et est capable de voir l'humain en chacun sans se laisser influencer par autre chose que sa raison et ses valeurs. Ainsi, bien qu'il ne soit pas présenté de manière positive au début du film lorsqu'il assassine une femme enceinte (péché capital selon les critères de l'époque), il ne perd nullement son humanisme, bien au contraire, puisqu'il est horrifié de son geste qui en devient alors l'une des principales raisons qui le poussent à cesser le combat. C'est pourquoi il symbolise l'humanisme, la lutte contre le fanatisme, par la raison même. Il agit, contrairement aux autres personnages, toujours pour le bien d'autrui et est profondément attaché à la paix. Il refuse par conséquent les combats et la barbarie des catholiques et des protestants au nom de l'humanité. Il est fidèle à ses convictions, ce qui conduit d'ailleurs le Duc d'Anjou à l'admirer et à la/ lui pardonner d'avoir changé de camp.
Dans le film, le réalisateur insiste sur son côté humanisme : il lutte contre le fanatisme avec l'éducation (symbolisée par les objets dont il s'entoure : livre, astrolabe, sphère armillaire), le savoir et l'ouverture d'esprit (maître de Philippe puis de Marie). De plus il refuse d'appartenir à aucun camp lors des guerres civiles et reste libre sans que personne ne puisse lui imposer un code de conduite ou des valeurs qu'il ne respecte pas lui-même. + dénouement où il rachète sa faute initiale et finit presque en martyr. Ses propres valeurs prônent le respect, l'amour pour son prochain et la vertu. Il est par conséquent l'incarnation des valeurs humanistes.
Il conviendrait de définir précisément ce qu'est un humaniste au XVIe siècle. Il faut insister sur son érudition (lettré et astronome dans le film). Pense, dans la perspective du bac, à étudier ses différents aspects sous des angles narratif ou dramatique, symbolique, et idéologique. A l'instar de la princesse éponyme, il illustre aussi le conflit entre Raison et Passion. Pour Tavernier, le personnage permet de le situer dans une époque mais il reste, selon le réalisateur, « la colonne vertébrale du film ». Selon moi, il n'échappe pas dans la nouvelle à l'amour propre : c'est-à-dire que ses actions les plus désintéressées le sont aussi pour apparaître exceptionnel aux yeux de la princesse.
Extrait lié à l'humanisme du comte :
« Le comte, ayant l'esprit fort doux et fort agréable, gagna bientôt l'estime de la princesse de Montpensier, et en peu de temps, elle n'eut pas moins de confiance et d'amitié pour lui, qu'en avait le prince son mari. Chabannes, de son côté, regardait avec admiration tant de beauté, d'esprit et de vertu qui paraissaient en cette jeune princesse ; et, se servant de l'amitié qu'elle lui témoignait pour lui inspirer des sentiments d'une vertu extraordinaire et digne de la grandeur de sa naissance, il la rendit en peu de temps une des personnes du monde les plus achevées. »
H : honneur castillan
Dans Hernani, Victor Hugo met en valeur l'honneur castillan de ses personnages. Il s'agit d'ailleurs d'un des sous-titres de la pièce : Hernani ou L'honneur castillan. Dans sa pièce de théâtre, l'auteur propose une nouvelle approche de l'honneur. L'honneur castillan diffère donc de l'honneur présent dans la tragédie ou la tragi-comédie (d'autant qu'il peut être à la fois admiré et raillé)
Dans la tragédie classique, le héros soumis à la fatalité meurt par devoir et surtout par honneur. La mort répare l'honneur perdu et ainsi il a plus de valeur que la vie elle-même. Racine le démontre très bien dans Phèdre où Thésée, son époux disparu à la guerre voit son honneur bafoué par la trahison amoureuse de sa femme. La mort de Phèdre est alors la seule solution à ce déshonneur (auparavant il condamne son fils, Hippolyte, à l'exil et à la mort parce qu'il le croit coupable).
Dans la tragi-comédie, bien que la mort ne soit plus inéluctable, la question de l'honneur reste primordiale. Ainsi, le héros n'est plus balancé / partagé (trop familier) entre honneur et mort comme dans la tragédie, mais entre amour et honneur. Il incarne donc un idéal respectable et surtout loyal, capable de combattre ses passions par son sens de l'honneur, comme Corneille le met en scène dans Le Cid.
Exact : le théâtre de Pierre Corneille inspire Victor Hugo. Comme Chimène dans Le Cid, doña Sol s'attache à son amant autant par estime et admiration (v.71, v. 1028) que par amour. Comme Rodrigue, Hernani admire doña Sol et veut être digne d'elle. Ce sens de l'honneur « cornélien » s'inscrit aussi dans un contexte historique : la vieille Espagne féodale, encore présente dans celle du XVIe siècle que les romantiques tendent à faire revivre. Cette dimension épique et historique est présente dans la scène des portraits (III, 6) mais aussi dans le long monologue de don Carlos devenant empereur (IV, 2).
Dans Hernani, Victor Hugo actualise, l'honneur (sous l'angle neuf du drame?). Ainsi des caractéristiques apparaissent clairement dans ce renouvellement du sens de l'honneur : tous les personnages sont nobles et suivent un code de l'honneur précis par choix, et non par obligation ; les décisions prises par sens de l'honneur laissent le spectateur dans une tension dramatique importante ; les désirs et les promesses des personnages sont parfois contraires à leur sens de l'honneur ; et ce respect de l'honneur force l'admiration par sa constance et les choix des personnages.
Par ailleurs Cet honneur permet ainsi d'accentuer la couleur locale présente en Espagne, lieu de l'intrigue, ou l'aristocratie suivait un code de l'honneur précis. Les trois personnages principaux de Victor Hugo, Hernani, Don Carlos et Don Ruy Gomez, suivent un code similaire et ne veulent le transgresser sous aucun prétexte. C'est d'ailleurs Don Ruy Gomez qui énumère les valeurs morales que doivent respecter les nobles dignes de leur titre, dans la scène 3 de l'acte I (vers 217 à 247) : respect des vieillards et des femmes, sacrement du mariage, force et courage physique, honnêteté et respect de la parole donnée, respect de ses ancêtres. L'honneur est dans la pièce un des déclencheurs de l'action (Hernani veut venger son père pour l'honneur) ; et justifie le comportement des trois personnages.
Par conséquent, l'honneur se manifeste de différentes façons dans la pièce. Lorsque Don Ruy Gomez protège Hernani lorsque le roi arrive au château, il s'agit de l'honneur concernant les droits de l'hospitalité. Lorsque le vieillard apprend l'identité de son hôte, il fait preuve d'honneur par la parole donnée : bien qu'il veuille se débarrasser de son rival, il ne peut aller à l'encontre de sa promesse. L'honneur lié à une promesse se retrouve également lorsqu'Hernani décide de boire le poison même si cela le condamne à mourir. D'un autre côté, le sens de l'honneur se manifeste également dans la fidélité amoureuse. La mort des deux amants est similaire à celle de Roméo et Juliette ou Antigone et Hémon : Hernani meurt pour une promesse, Dona Sol boit le poison pour sauver son honneur (En quoi ? Affirmation à expliciter =!)
De plus, Victor Hugo mêle dans le sens de l'honneur des personnages, à la fois le grotesque et le sublime. De sorte que le personnage du drame romantique est défini par son humanité, dans la grandeur et dans sa faiblesse (TB). Les personnages exercent et assument donc leur sens de l'honneur aussi bien dans sa beauté que dans sa laideur. Par exemple lorsque Don Ruy Gomez cache Hernani dans son château, il fait preuve d'un grand sens de l'honneur (et donc une marque du sublime). Mais lorsqu'il fait respecter la promesse d'Hernani, bien que ce soit également dû à l'honneur, il conduit Hernani à la mort (et donc ici, il s'agit d'une marque du grotesque). Pourquoi le conduire à la mort est grotesque ?).
Un développement très intéressant mais certaines remarques manquent de justification pour être convaincantes. Il convient de comprendre combien l'honneur castillan est une force agissante qui transforme le drame en tragédie. En effet, l'idéal amoureux, associé à la jeunesse des deux héros, est anéanti par le sens de l'honneur, c'est-à-dire ici la force aliénante du passé, victorieuse par rapport à la passion et aux espoirs d'avenir. Le sous-titre d'Hugo met donc l'accent sur la dimension tragique de l'échec d'une nouvelle génération, en butte aux pesanteurs de la société, du passé et de l'Histoire.
L de Lucile
« lettres » / la lettre de Chabannes
(texte en partie modifié par le professeur)
L : Lettre
Pour la lettre L, j'ai choisi d'approfondir les lettres et les relations épistolaires qu'a la princesse de Montpensier.
En premier lieu, je me concentrerai sur la lettre que Chabannes envoie à la princesse à la fin. Cette lettre-testament n'apparaît que dans le film. C'est un élément important de réécriture ajouté par Tavernier. En effet, dans la nouvelle, après que le Prince de Montpensier découvre Chabannes avec la princesse (« Quand il ne vit que le comte de Chabannes, [...] il demeura immobile lui-même et la surprise de trouver dans la chambre de sa femme l'homme qu'il aimait le mieux et qu'il aurait le moins cru y trouver le mit hors d'état de pouvoir parler», nouvelle de Madame de Lafayette), Chabannes fuit à cheval et part se réfugier « dans l'extrémité de l'un des faubourgs de Paris pour s'abandonner à sa douleur». Cependant pendant cet exil, deux versions différentes sont mises en œuvre. D'un côté, Madame de Lafayette dans sa nouvelle raconte que « les personnes chez qui il s'était retiré l'ayant reconnu et s'étant souvenues qu'on l'avait soupçonné d'être de ce parti le massacrèrent cette même nuit qui fut funeste à tant de gens.». Tandis que dans le long-métrage de Tavernier, c'est le prince de Montpensier, après avoir voulu le combattre en duel, qui le renvoie du château. Il se réfugie dans une auberge près de Champigny, en aidant et en payant pendant quelques jours des huguenots. De nombreux plans consécutifs s'alternent entre des plans sur Marie rentrant à Champigny à cheval, épuisée et malheureuse, et des plans sur Chabannes qui écrit une lettre à Marie.
On entend la voix de Chabannes (voix de Lambert Wilson) en voix off réciter la lettre qui commence par : «Princesse, très chère Marie, enfant», ce qui nous indique rapidement le destinataire. La voix off cesse lors des scènes de bataille ou lors des plans concernant le prince de Montpensier. Lorsque le prince découvre la lettre sur le cadavre de Chabannes, il y a un gros plan sur cette lettre couverte de sang qui renforce l'aspect dramatique. Jusqu'à la fin du film, la voix off de Chabannes marque aussi l'évolution et le temps qui passe avec les changements de robes de la princesse, le changement de saison et de climat. Cette lettre rajoute du drame à la pièce, ce qui noue la séparation entre Chabannes et la princesse.
Dans cette lettre Chabannes relie l'amour mais aussi la leçon de morale « vertu pour devise » et cela met en valeur le rôle majeur de ce personnage et la relation qu'ils entretenaient. Finalement, après que Marie soit rejetée par le duc de Guise, s'être séparé du prince, on comprend que le seul amour qu'elle aurait dû accepter était celui de Chabannes.
En second lieu, on peut souligner l'importance des lettres dans la nouvelle de Madame de Lafayette, entre la princesse et le duc de Guise. Cette fois Chabannes en est le récepteur, dans état de grand chagrin, car il accepte par amour d'en être le porteur et le messager. Dans le film, on apprend que c'est Chabannes, l'humaniste, qui apprend à écrire à Marie à sa demande. Ainsi la princesse s'instruit et s'émancipe. Cependant dans la perspective d'une morale convenue, elle en fait un mauvais usage en utilisant cette qualité pour tromper son mari avec de Guise. C'est pourquoi lorsque le prince renvoie sa femme à Champigny, il lui demande des lettres toutes les semaines, ce à quoi elle répond avec brio et insolence que ce sera la même lettre toutes les semaines...
Dans l'œuvre de Madame de Lafayette, le motif épistolaire est un élément essentiel que reprendra Tavernier pour son long-métrage. Cependant le réalisateur développera davantage ce thème. Cela permettra de donner au personnage de Chabannes une aura extraordinaire
En complément la lettre :
“ Princesse, très chère Marie, Enfant, si je prends aujourd'hui la liberté de vous écrire comme j'ai pris celle de vous aimer, c'est que, décidé à regagner Maucombes où je m'enfermerai dans le silence, je me faisais un devoir de vous servir une dernière fois. Je crains pour vous, Madame. Ayant eu le bonheur de vous examiner tant d'heures, qui vous connaîtrait mieux que moi ? Qui connaîtrait mieux que moi votre dure innocence ? Jamais offerte, toujours dans le secret, attendant des autres qu'ils vous tirent un cri et rageant s'ils vous y contraignent. Vous poursuivez seule le voyage de la vie comme un pèlerin dans les ténèbres. Ne vous trompez pas d'étoile, Marie. Moi je connais la vôtre. A la distance d'une main au dessus de la constellation du Dauphin que nous avons observée ensemble. Je lui ai donné votre nom. Et je suis assurée qu'elle est bien vôtre. Dès que je lui parle de ce qui me broie le cœur, elle s'éteint. S'il advenait comme je le redoute que vous soyez un jour...”.
Pour complément :
http://lettres.ac-amiens.fr/IMG/pdf/le_motif_de_la_lettre_.pdf
L = Lieux
Dans cette pièce de théâtre, le drame romantique est divisée en cinq actes qui rappelle en apparence la structure de la tragédie classique.
Le premier acte s'intitule : Le Roi, et se situe à Saragosse (en Espagne) dans une chambre à coucher du palais du duc Don Ruy Gomez. Le seconde acte s'intitule : Le Bandit, et se situe toujours encore à Saragosse, dans un patio du palais de Silva. L'acte 3 s'appelle : Le Vieillard et se passe dans le château de Silva, dans les montagnes d'Aragon. L'acte 4 s'appelle : Le Tombeau et se déroule dans le Palais d'Aix-la-Chapelle, dans le tombeau de Charlemagne. Enfin, le dernier acte s'intitule : La Noce et se situe à Saragosse, sur une terrasse du palais de l'Aljaferia.
Dès lors on remarque combien dans cette œuvre, Victor Hugo choisit de se démarquer de la tragédie respectée sur la scène du Théâtre français. En effet, il ne respecte pas les règles des trois unités et précisément ici, l'unité de lieu. Cette dernière précise que l'action doit se dérouler toujours au même endroit sans doute pour faciliter la vraisemblance du drame mais aussi limiter la complexité des décors. Ce choix est revendiqué dans préface de Cromwell, comme un refus de se soumettre aux règles classiques (règle d'unité d'action et de lieu) au profit d'une autre vérité apte au mélange du grotesque et du sublime à l'égal des pièces de Shakespeare.
Cette diversité des lieux créent, lors de la première représentation, le 25 février 1830 à la Comédie-Française, de nombreuses réactions de la part des classiques, qui sifflent, huent la pièce. Lorsque le roi Don Carlos sort de l'armoire en disant «Croyez-vous donc qu'on soit à l'aise en cette armoire ?», cela créer beaucoup de réactions face au rôle incarnant la royauté qui sort d'une triviale armoire.
A travers tous ces actes, le lecteur a un cadre précis grâce aux indicateurs spatiaux. Ceci permet au lecteur de s'identifier et d'imaginer la mise en scène du drame. Les lieux où se déroule l'œuvre se situent en Espagne, ce qui apporte à l'œuvre une couleur locale propre à elle-même et un aspect exotique qui permet d'empêcher la censure comme l'a subi la pièce Marion Delorme en 1829.
Les lieux sont toujours très précis dans les didascalies avec «Dans l'armoire restée ouverte» dans le l'Acte 1 Scène 1, ou encore «A gauche, les grands murs du palais, avec une fenêtre à balcon. Au dessous de la fenêtre, une petite porte. A droite et au fond, des maisons et des rues» dans l'acte 2. Grâce à cela, le lecteur peut s'imaginer le lieu. De plus, Victor Hugo, ayant l'habitude de mettre en scène ses œuvres, avait alors les moyens de visualiser mieux sa pièce et de rajouter des touches personnelles avec les objets et les décors comme avec «La galerie des portraits de la famille de Silva, grande salle» dans l'acte 3 scène 4.
LE M DE AMMMMMEL
Pour la lettre M j'ai choisi d'approfondir le mot « mariage » qui est présent dans les deux œuvres : Hernani et La Princesse de Montpensier. (Notion de mort aussi dans ces explications)
Pour La Princesse de Montpensier, le mariage est la cause de toutes les péripéties successives dans l'œuvre. En effet, il y a eu un mariage arrangé entre Marie, et le Prince de Montpensier. Cependant la Princesse est convoitée de 3 / trois autres hommes qui sont le Duc de Guise, avec qui la princesse entretient une aventure, le Comte de Chabannes qui éduque Marie et le Duc d'Anjou qui l'aime d'un amour pur (discutable pour Anjou !). Habituellement (dans les contes de fées ?) les mariages sont censés être heureux, ici il est malheureux presque tragique mais on ne connaît pas de mort dans le livre à part celle du Duc de Chabannes (et la princesse !?). Le mari de Marie comprend bien que sa femme et convoitée et il exerce une pression sur sa femme pour qu'elle comprenne qu'il est la figure d'autorité et qu'il ne doit pas être déshonoré. Malgré tout, Marie entretient une relation extra conjugale avec le duc de Guise de qui elle est amoureuse depuis sa jeunesse.
Problématise davantage ce thème du mariage : la violence réelle et symbolique qu'il entraîne... la galanterie, la fidélité, l'adultère.
En ce qui concerne l'œuvre de Victor Hugo, nommée Hernani (titre à souligner), on observe une similitude avec l'œuvre de Lafayette. Une femme, Doña Sol est convoitée par 3/ trois hommes : Hernani, Don Carlos le roi, et Don Ruy Gomez le vieil oncle de la jeune fille. Contrairement à la Princesse de Monptensier, l'accès au mariage des deux sujets qui s'aiment est difficile (c'est impossible pour la princesse d'espéreer se marier à Guise !). En effet, ils rencontrent de nombreux obstacles à leur union. Premièrement les obstacles d'ordre moraux / social : les nobles ne se marient pas aux "pauvres".
Hernani anobli se mariera (symboliquement!) à Doña Sol dans le dernier acte. Les autres difficultés rencontrées sont celles que les autres hommes mettent en place pour empêcher cette union. Le Roi veut se marier à Doña Sol ce qui a failli se passer dans le livre. L'oncle de Doña Sol veut aussi se marier avec elle car elle pourrait l'assister durant ces vieux et derniers jours. (+ ils sont amoureux !)
Cependant, contre la loi des classiques, Hugo décident de faire passer la passion au premier plan de l'œuvre. L'œuvre connu une « bataille » entre ceux qui la défendaient et ceux qui voulaient la faire censurer, autrement dit, ce fut une bataille entre les romantiques et les classiques.
Le mariage, comme dit précédemment a lieu à la fin de l'œuvre, les deux amants étant enfin en paix et pouvant s'aimer librement, ils décidèrent de se marier. Mais Hernani avait fait une promesse à Don Ruy Gomez, afin de respecter sa parole, il a du/ dû se tuer… Doña Sol, écoutent les sentiments qu'elle éprouvait pour Hernani décida (utilise le présent) de mourir aussi pour qu'ils soient réunis (enfin) en paix après s'être mariés. On note ici la dimension tragique de l'œuvre.
M : Mademoiselle Mars
Mademoiselle Mars était une comédienne connue à l'époque de Victor Hugo. Elle joua la pièce Hernani. Cependant, comme c'était une femme connue et habituée à jouer du théâtre classique (elle joue à 50 ans le rôle de la jeune première !), elle ne cessa d'être exigeante et capricieuse premièrement sur la manière de jouer de ses partenaires et enfin sur la manière de dire le texte théâtral. On sait que mademoiselle Mars a voulu changer plusieurs répliques car elle refusait de les jouer comme elles étaient écrites de la main d'Hugo. (lesquelles ? pourquoi ?)
A l'écoute :
https://enseignants.lumni.fr/videos/liste?search=hernani&fiche-media=00000003760
M : Montpensier
Le nom Montpensier est à la fois le titre de l'œuvre et le nom des deux mariés et Marie qui est au centre de l'œuvre, cest alors un titre éponyme malgré tout, l'œuvre n'est pas centrée sur Philippe de Montpensier mais sur sa femme, Marie de Montpensier.
La famille Montpensier a réellement existé mais l'auteure décida de la placer dans une autre époque (?). Philippe de Montpensier est un mari jaloux qui se doutent des hommes qui rôdent autour de Marie comme des loups autour d'un agneau. Il essaie donc de protéger sa femme en l'enferment dans un château sous la protection du comte de Chabannes qui lui aussi tombera amoureux de la Princesse en l'éduquant. Bien que Philippe sois jaloux du Duc de Guise notamment, il sait que son titre de noblesse lui assure une stature plus imposante que celle des autres car il est supérieur à eux. Aussi, le prince de Montpensier aime vraiment Marie mais c'est un amour étouffant, presque malsain et non réciproque qu'entretiennent les époux.
La princesse quant à elle est malheureuse aux côtés du prince, malgré tout c'est une épouse obéissante devant son mari. Cependant, ces sentiments envers Guise ne se sont jamais éteints, bien qu'à la fin de l'œuvre, Marie décide de quitter à tout jamais Philippe pour aller retrouver Guise mais ayant trouvé des intérêts financiers ailleurs, il décida de se marier avec une autre femme. Le comte de Chabannes, un homme très intelligent l'en avait avertie dans la lettre qu'il devait lui poster, avant de partir. Malheureusement, la guerre reprit et Chabannes mourra après avoir sauvé une femme enceinte de la mort. C'est Philippe qui retrouva la lettre et qui l'a transmise à Marie.
Enfin, Marie est une femme qui attire les hommes malgré elle, elle ne choisit pas de faire en sorte que plusieurs hommes la convoitent, elle cherche seulement l'amour de Guise, un amour impossible. Malgré tout elle a attiré le duc d'Anjou, le Prince de Montpensier et le Comte de Chabannes. (attention à ne pas seulement raconter, il faut interpréter !)
Le M de Malo
Notion : masculinité.
Dans les deux œuvres, Hernani (Victor Hugo) comme La Princesse de Montpensier (Madame de
Lafayette), les personnages masculins sont d'une grande importance car présents dans une majorité
excessive ( à reformuler) dans les deux ouvrages mais tous différents et chacun avec un espect de la masculinité différente.
L'un des titres envisagés pour Hernani était Tres para una, « trois pour une », preuve que dès le début de la création l'opposition entre les hommes et la femme allait être d'importance. Il y a donc trois personnages masculins qui ont chacun une évolution différente vis-à-vis de leur rôle d'homme.
Le premier à intervenir est le roi, Don Carlos, qui nous offre une vision de l'homme (noble et jeune) prêt à exercer son droit de cuissage sur la femme qu'il lui plaira et voyeur. Il pense que son titre lui permet de faire ce qu'il veut. D'ailleurs Dona Sol lui fait remarquer par opposition qu'il a le comportement de bandit avec le titre de roi et que celui qu'elle aime, Hernani, est un voleur avec un comportement de roi). il/ ce personnage capital ne nous est globalement pas agréable aux premiers abords (scène d'exposition). Cependant son personnage passe du tout au tout au cours de la pièce, et quand Don Carlos est élu empereur, c'est un tout autre homme qui s'offre à nous. Désintéressé, il nous apparaît comme un dirigeant exemplaire, généreux et qui oublie sa rancune envers Hernani, qu'il (à qui) pardonne. (Cette évolution psychologique est aussi politique pour Hugo qui condamne le roi pour célébrer la clémence de l'empereur).
Le deuxième personnage masculin à apparaître dans la pièce est le héros éponyme, Hernani. Il est idolâtré par Dona Sol, qu'il aime d'un amour sincère, malgré sa condition de bandit qui les force à se cacher. Cependant, s'il paraît noble de cœur, il peut se montrer haineux, et pendant la plus grande partie de la pièce il fait passer sa soif de vengeance avant sa bien-aimée. De plus, s'il la sauve une fois de l'enlèvement de Don Carlos, il devra lui aussi se faire sauver par Dona Sol plus tard dans la pièce. Enfin, Hernani choisit le poison plutôt que l'épée comme mort, ce qui est un aveu de faiblesse puisqu'il refuse de mourir au combat, d'autant plus qu'il le prend après Dona Sol mais meurt avant elle. Hernani est donc un personnage à la masculinité nuancée, parfois forte et prétentieuse et parfois faible et misérable. (Oui c'est le principe du héros et de l'esthétique romantiques)
Le troisième personnage masculin de la pièce est l'oncle de Dona Sol, Don Ruis, qui veut l'épouser. Il incarne l'antagoniste de la pièce, le personnage à détester, d'une part car il représente la vieillesse qui veut épouser la jeunesse (le barbon ridicule), ce qui est à mettre en parallèle aux classiques qui veulent étouffer la jeunesse romantique que Hugo veut combattre avec sa pièce et d'autre part celui qui veut tuer l'amour, littéralement, car il poussera Dona Sol et Hernani au suicide à la fin du dernier acte. Cependant, Don Ruis nous présente aussi des faces plus reluisantes : c'est aussi un symbolisme d'un héros masculin qui, bien que vieillissant, porte encore des valeurs que des hommes plus jeunes comme Don Carlos ou Hernani semblent ne pas avoir la force d'endosser. Il représente le courage et la bravoure du combattant car il a reçu la Toison d'Or, une distinction militaire d'importance, d'ailleurs il n'hésite pas à défier en duel Don Carlos et Hernani lorsqu'il les découvre dans la chambre de sa nièce au début de la pièce, il fait aussi référence à de grands guerriers et héros qu'il veut imiter comme Le Cid. Enfin, il est celui qui fait la,plus belle démonstration d'honneur parmi tous les personnages quand il décide d'abriter et de cacher Hernani, qui est pourtant son pire ennemi, au roi, car il refuse d'apporter la honte sur sa famille en livrant un invité qui lui avait demandé refuge et protection.
Dans la nouvelle historique La Princesse de Montpensier, la masculinité des personnages est-elle aussi bien différente selon le protagoniste duquel on parle. Leur point commun est leur amour de la même princesse, mais c'est aussi ce qui les différencie, car chaque homme à sa manière d'aimer, et chacun des nobles de la nouvelle représente une forme d'amour.
Tout d'abord, le comte de Guise, c'est le cousin de la princesse et était son premier prétendant avant que les parents de sa promise ne changent d'avis et ne la donnent au prince de Montpensier. Cependant, c'est le seul que la princesse aime vraiment, et cet amour rempli de désir, Éros, va les hanter tous les deux jusqu'à la fin de la nouvelle. Henri de Guise est un personnage violent, qui aime la guerre est tire une certaine fierté à exhiber les cicatrices qu'il récolte sur le champ de bataille. Il est aussi rancunier et en voudra toujours à Philippe de Montpensier, qu'il voit comme le voleur de sa princesse. C'est pour ça qu'il la poursuivra tout au long de l'histoire et cherchera à lui montrer son amour même après son mariage.
Cette forme d'amour, Éros, est un peu la même que montre le duc François d'Anjou, à la différence que lui ne connaît pas la princesse, mais comme de Guise, le mariage de cette dernière ne l'empêchera pas de lui montrer son admiration pour son corps, même devant le mari son prince, et pour cause, le duc d'Anjou est le frère du roi de France Henri II / Charles IX, l'une des personnes les plus puissantes du royaume, et il sait que si courtiser devant lui la femme du prince de Montpensier le mettra en colère, Philippe ne pourra rien dire. C'est donc un homme que cela ne dérange pas d'abuser de son pouvoir s'il peut s'amuser.
D'ailleurs, Philippe, le prince de Montpensier, est l'un des deux seuls hommes qui n'aime pas la princesse que pour son physique. En effet, il ne connaissait pas madame de Mézières avant de l'épouser, et la reprise des guerres de religion en France va l'en éloigner pendant de longues années. À son retour, la première chose qu'il demande à son mentor, le compte de Chabannes, c'est ce que la princesse a appris et ce qu'elle sait faire de son esprit. Cependant, cet amour qui pourrait être beau est gâché par la jalousie maladive du prince qui ne supporte pas le moindre écart de conduite de sa femme et craint qu'elle ne le trompe avec le premier venu dès que l'occasion se présentera, ce qui le rend violent et agressif et ne fait malheureusement qu'éloigner de plus en plus sa femme de lui. Ce comportement couplé à l'incapacité de la princesse de contrôler ses élans envers de Guise enferme le couple dans un cercle vicieux qui ne pourra pas bien se finir.
Enfin, le dernier homme à aimer la princesse de Montpensier est l'ancien mentor de son mari, le compte : comte de Chabannes. Cet homme aux vertus humanistes et au savoir infini dans une multitude de domaines ne peut s'empêcher de développer contre sa raison même un amour platonique à l'égard de la princesse que Philippe lui a chargé d'instruire. C'est en lui apprenant le latin, la poésie et l'astronomie qu'il se rend compte des capacités intellectuelles de son élève et tombe peu à peu sous le charme de cette jeune femme qui à soif d'apprendre et que lui réclame de lui faire apprendre l'écriture. Cette forme d'amour, Agapée, n'est néanmoins pas partagée par la princesse qui, si elle apprécie Chabannes, ne le voit au mieux que comme un ami. De plus, le prince son mari ne voit pas d'un bon œil le rapprochement affectueux entre sa femme et son vieux mentor.
Dans son adaptation filmique, Bertrand Tavernier rajoute un autre élément masculin à l'histoire de la princesse : son père. Si cet homme aime sa fille, cela ne l'empêche pas d'user de sa force non seulement d'autorité mais aussi simplement physique pour faire plier sa fille et la forcer à se marier avec Philippe plutôt que de Guise.
Synthèse ?
cf : sujets de bac sur cette notion : weblettres.net
https://www.weblettres.net/blogs/article.php?w=terminaleL&e_id=101602
Princesse et Hernani. Le N
Dans les 2/ deux œuvres du programme, ici La princesse de Montpensier et Hernani, la première lettre de mon prénom, N, pourra parfaitement s'identifier à un mot important et majeur dans des scènes précises de la nouvelle et de la pièce, le mot “Nocturne“.
Tout d'abord (pas "d'ensuite" par la suite...) dans la pièce de Victor Hugo, les deux premiers actes se dérouleront de nuit, le premier dans la chambre de Dona Sol, ou le roi Don Carlos ainsi que le jeune Hernani se retrouveront en pleine nuit, ce qui sera important pour la suite de l'oeuvre et ainsi comprendre l'origine du conflit entre le jeune Aragon et le futur empereur. Le second acte également de nuit et en pleine air, avec des éléments montrant et détaillant ceci (le soir, décor sombre et noir, utilisations de torches, la scène se passe aux alentours de minuit). Hugo arrive donc à nous montrer une voir plusieurs scènes nocturnes dans cette œuvre.
Évoque les thèmes de la cachette, du secret, du mystère lié à l'esthétique du romantisme noir.
(Ensuite ?) Quant à Madame De la Fayette, dans sa nouvelle de la Princesse, elle accordera également une scène entière qui sera même renommée (par qui ?) la scène nocturne, et qui marquera un tournant dans le roman éponyme entre la jeune Princesse de Montpensier, Le duc de Guise et le Comte de Chabannes, qui sera finalement le début de la Fin de cette pièce? , des suspicions douloureuses pour le Prince de Montpensier et la encore de nombreux éléments pour nous parler de ce caractère sombre et nocturne, avec la Bougie utilisée pour faire signe au Duc, le prince se réveillant en pleine nuit et les chuchotements elle caractère fort des personnages pour ne pas se faire prendre durant cette nuit interminable pour certains et difficiles pour d'autres.
(Ponctue davantage ce paragraphe et distingue mieux la nouvelle et le film ; multiplie les connotations rattachées à la nuit en opposition aux scènes de jour).
{ Page précédente } { Page 5 sur 39 } { Page suivante }
| Lun | Mar | Mer | Jeu | Ven | Sam | Dim |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 |
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 |
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 |
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | ||