Français - blog de la 1er L1 du lycée Queneau d'Yvetot

Une contre-utopie scolaire présentée dans un court métrage américain

Par lissonnv - 04:30, mercredi 17 octobre 2018 .. Lien
Quand les rapports parents-profs tournent au cauchemar : est-ce la dénonciation d’une éducation qui deviendrait trop bienveillante envers l’enfant ?



Deux films qui peuvent faire réfléchir à l’humanisme éducatif.

Par lissonnv - 07:13, jeudi 11 octobre 2018 .. Lien
1) L’utopie éducative réalisée... un temps seulement (B.A. en V.O. sous titrée) :

2) La contre-utopie éducative ou quand une idée pédagogique novatrice tourne au cauchemar...




Plan de lecture analytique pour la lettre de Gargantua à Pantagruel

Par lissonnv - 06:55, samedi 6 octobre 2018 .. Lien



François RABELAIS

Par lissonnv - 17:20, mercredi 26 septembre 2018 .. Lien

François Rabelais (également connu sous le pseudonyme de Alcofribas Nasier, anagramme de François Rabelais, ou bien encore sous celui de Séraphin Calobarsy) est un écrivain français humaniste de la Renaissance, né à la Devinière à Seuilly, près de Chinon (dans l’ancienne province de Touraine), en 1483 ou 1494 selon les sources, et mort à Paris le .

Ecclésiastique et anticlérical, chrétien et considéré par certains comme libre penseur, médecin et ayant l’image d’un bon vivant, les multiples facettes de sa personnalité semblent parfois contradictoires. Pris dans la tourmente religieuse et politique de la Réforme, Rabelais se montre à la fois sensible et critique vis-à-vis des grandes questions de son temps. Par la suite, les regards portés sur sa vie et son œuvre ont évolué selon les époques et les courants de pensée.

Admirateur d’Érasme, maniant la parodie et la satire, Rabelais lutte en faveur de la tolérance, de la paix, d’une foi évangélique et du retour au savoir de l’Antiquité gréco-romaine, par-delà ces « ténèbres gothiques » qui caractérisent selon lui le Moyen Âge, reprenant les thèses de Platon pour contrer les dérives de l’aristotélisme. Il s’en prend aux abus des princes et des hommes d’Église, et leur oppose d’une part la pensée humaniste évangélique, d’autre part la culture populaire, paillarde, « rigolarde », marquée par le goût du vin et des jeux, manifestant ainsi une foi chrétienne humble et ouverte, loin de toute pesanteur ecclésiastique.

Son réquisitoire à l’encontre des théologiens de la Sorbonne et ses expressions crues, parfois obscènes, lui attirent les foudres de la censure des autorités religieuses, surtout à partir de la publication du Tiers Livre. Il partage avec le protestantisme la critique de la scolastique et du monachisme, mais le réformateur religieux Jean Calvin s’en prend également à lui de manière très virulente.

Ses œuvres majeures, comme Pantagruel (1532) et Gargantua (1534), qui tiennent à la fois de la chronique, du conte avec leurs personnages de géants, de la parodie héroï-comique, de l’épopée et du roman de chevalerie, mais qui préfigurent aussi le roman réaliste, satirique et philosophique, sont considérées comme une des premières formes du roman moderne.


Description de l’image Francois Rabelais - Portrait.jpg.

Portrait anonyme de François Rabelais

(page WIKIPEDIA)



Complément n°2 au texte de Montaigne : l’éducation brutale vue par Erasme

Par lissonnv - 05:04, mercredi 26 septembre 2018 .. Lien


Complément N° 1 pour le texte 1 de Montaigne

Par lissonnv - 04:58, mercredi 26 septembre 2018 .. Lien
Extrait de la préface et document sur les enseignements pendant la Renaissance :



La lecture analytique linéaire du texte de Montaigne : "De l’éducation", 1595

Par lissonnv - 16:30, jeudi 20 septembre 2018 .. Lien
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Le Qr code du blog (pour les L)

Par lissonnv - 08:20, jeudi 20 septembre 2018 .. Lien



Montaigne : "De l’éducation" Texte n° 1 pour le bac

Par lissonnv - 06:49, mercredi 19 septembre 2018 .. Lien



Le texte de Montaigne en français ancien (XVIe siècle)

Par lissonnv - 16:43, mercredi 12 septembre 2018 .. Lien

Pour tout cecy, je ne veux pas qu’on emprisonne ce garçon, je ne veux pas qu’on l’abandonne à la colere et humeur melancholique d’un furieux maistre d’escole : je ne veux pas corrompre son esprit, à le tenir à la gehenne et au travail, à la mode des autres, quatorze ou quinze heures par jour, comme un portefaiz : Ny ne trouveroys bon, quand par quelque complexion solitaire et melancholique, on le verroit adonné d’une application trop indiscrette a l’estude des livres, qu’on la luy nourrist. Cela les rend ineptes à la conversation civile, et les destourne de meilleures occupations. Et combien ay-je veu de mon temps, d’hommes abestis, par temeraire avidité de science ? Carneades s’en trouva si affollé, qu’il n’eut plus le loisir de se faire le poil et les ongles. Ny ne veux gaster ses meurs genereuses par l’incivilité et barbarie d’autruy. La sagesse Françoise a esté anciennement en proverbe, pour une sagesse qui prenoit de bon’heure, et n’avoit gueres de tenue. A la verité nous voyons encores qu’il n’est rien si gentil que les petits enfans en France : mais ordinairement ils trompent l’esperance qu’on en a conceuë, et hommes faicts, on n’y voit aucune excellence. J’ay ouy tenir à gens d’entendement, que ces colleges où on les envoie, dequoy ils ont foison, les abrutissent ainsin.

Au nostre, un cabinet, un jardin, la table, et le lict, la solitude, la compagnie, le matin et le vespre, toutes heures luy seront unes : toutes places luy seront estude : car la philosophie, qui, comme formatrice des jugements et des meurs, sera sa principale leçon, a ce privilege, de se mesler par tout. Isocrates l’orateur estant prié en un festin de parler de son art, chacun trouve qu’il eut raison de respondre : Il n’est pas maintenant temps de ce que je sçay faire, et ce dequoy il est maintenant temps, je ne le sçay pas faire : Car de presenter des harangues ou des disputes de rhetorique, à une compagnie assemblée pour rire et faire bonne chere, ce seroit un meslange de trop mauvais accord. Et autant en pourroit-on dire de toutes les autres sciences : Mais quant à la philosophie, en la partie où elle traicte de l’homme et de ses devoirs et offices, ç’à esté le jugement commun de tous les sages, que pour la douceur de sa conversation, elle ne devoit estre refusée, ny aux festins, ny aux jeux : Et Platon l’ayant invitée à son convive, nous voyons comme elle entretient l’assistence d’une façon molle, et accommodée au temps et au lieu, quoy que ce soit de ses plus hauts discours et plus salutaires.

Æquè pauperibus prodest, locupletibus æque,
Et neglecta æquè pueris senibusque nocebit.

Ainsi sans doubte il choumera moins, que les autres : Mais comme les pas que nous employons à nous promener dans une galerie, quoy qu’il y en ait trois fois autant, ne nous lassent pas, comme ceux que nous mettons à quelque chemin dessigné : aussi nostre leçon se passant comme par rencontre, sans obligation de temps et de lieu, et se meslant à toutes noz actions, se coulera sans se faire sentir. Les jeux mesmes et les exercices seront une bonne partie de l’estude : la course, la lucte, la musique, la danse, la chasse, le maniement des chevaux et des armes. Je veux que la bien-seance exterieure, et l’entre-gent, et la disposition de la personne se façonne quant et quant l’ame. Ce n’est pas une ame, ce n’est pas un corps qu’on dresse, c’est un homme, il n’en faut pas faire à deux. Et comme dit Platon, il ne faut pas les dresser l’un sans l’autre, mais les conduire également, comme une couple de chevaux attelez à mesme timon. Et à l’ouïr semble il pas prester plus de temps et de solicitude, aux exercices du corps : et estimer que l’esprit s’en exerce quant et quant, et non au contraire ?

Au demeurant, cette institution se doit conduire par une severe douceur, non comme il se fait. Au lieu de convier les enfans aux lettres, on ne leur presente à la verité, qu’horreur et cruauté : Ostez moy la violence et la force ; il n’est rien à mon advis qui abatardisse et estourdisse si fort une nature bien née. Si vous avez envie qu’il craigne la honte et le chastiement, ne l’y endurcissez pas : Endurcissez le à la sueur et au froid, au vent, au soleil et aux hazards qu’il luy faut mespriser : Ostez luy toute mollesse et delicatesse au vestir et coucher, au manger et au boire : accoustumez le à tout : que ce ne soit pas un beau garçon et dameret, mais un garçon vert et vigoureux. Enfant, homme, vieil, j’ay tousjours creu et jugé de mesme. Mais entre autres choses, cette police de la plus part de noz colleges, m’a tousjours despleu. On eust failly à l’adventure moins dommageablement, s’inclinant vers l’indulgence. C’est une vraye geaule de jeunesse captive. On la rend desbauchée, l’en punissant avant qu’elle le soit. Arrivez y sur le point de leur office ; vous n’oyez que cris, et d’enfants suppliciez, et de maistres enyvrez en leur cholere. Quelle maniere, pour esveiller l’appetit envers leur leçon, à ces tendres ames, et craintives, de les y guider d’une troigne effroyable, les mains armées de fouets ? Inique et pernicieuse forme. Joint ce que Quintilian en a tres-bien remarqué, que cette imperieuse authorité, tire des suittes perilleuses : et nommément à nostre façon de chastiement. Combien leurs classes seroient plus decemment jonchées de fleurs et de feuillées, que de tronçons d’osiers sanglants ? J’y feroy pourtraire la joye, l’allegresse, et Flora, et les Graces : comme fit en son eschole le philosophe Speusippus. Où est leur profit, que là fust aussi leur esbat. On doit ensucrer les viandes salubres à l’enfant : et enfieller celles qui luy sont nuisibles.

 



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Documents, ressources de cours et liens en français à destination des premières L1 du lycée Queneau à Yvetot. Professeur : V. Lissonnet

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