Satura

Je veux de la poudre et des balles.

Par MISSAIRE1S2 - publié le vendredi 4 mars 2011 à 11:56 dans La poésie, à quoi ça rime?

Mon poème préféré

 

L'Enfant

Les Turcs ont passé là. Tout est ruine et deuil.
Chio, l'île des vins, n'est plus qu'un sombre écueil,
Chio, qu'ombrageaient les charmilles,
Chio, qui dans les flots reflétait ses grands bois,
Ses coteaux, ses palais, et le soir quelquefois
Un chœur dansant de jeunes filles.

Tout est désert. Mais non ; seul près des murs noircis,
Un enfant aux yeux bleus, un enfant grec, assis,
Courbait sa tête humiliée ;
Il avait pour asile, il avait pour appui
Une blanche aubépine, une fleur, comme lui
Dans le grand ravage oubliée.

Ah ! pauvre enfant, pieds nus sur les rocs anguleux !
Hélas ! pour essuyer les pleurs de tes yeux bleus
Comme le ciel et comme l'onde,
Pour que dans leur azur, de larmes orageux,
Passe le vif éclair de la joie et des jeux,
Pour relever ta tête blonde,

Que veux-tu ? Bel enfant, que te faut-il donner
Pour rattacher gaîment et gaîment ramener
En boucles sur ta blanche épaule
Ces cheveux, qui du fer n'ont pas subi l'affront,
Et qui pleurent épars autour de ton beau front,
Comme les feuilles sur le saule ?

Qui pourrait dissiper tes chagrins nébuleux ?
Est-ce d'avoir ce lys, bleu comme tes yeux bleus,
Qui d'Iran borde le puits sombre ?
Ou le fruit du tuba, de cet arbre si grand,
Qu'un cheval au galop met, toujours en courant,
Cent ans à sortir de son ombre ?

Veux-tu, pour me sourire, un bel oiseau des bois,
Qui chante avec un chant plus doux que le hautbois,
Plus éclatant que les cymbales ?
Que veux-tu ? fleur, beau fruit, ou l'oiseau merveilleux ?
- Ami, dit l'enfant grec, dit l'enfant aux yeux bleus,
Je veux de la poudre et des balles.

Victor Hugo, Les Orientales, 1829

 

 

J'ai choisi de parler de L'Enfant de Victor Hugo, tout d'abord, pour la simple et bonne raison que, de tous les poèmes que j'ai pu lire ou que j'ai pu étudier, dans ma scolarité, c'est celui que j'ai le plus aimé, celui qui m'a le plus marqué.

Si j'apprécie ce poème, c'est en grande partie pour son efficacité et sa force d'argumentation. Je trouve Victor Hugo très habile, notamment dans sa façon de mettre en parfait contraste les ravages des Turcs dans la ville de Chio et ce jeune et bel enfant, errant dans les décombres. Se trouvent mêlés dans ce poème, les champs lexicaux parfaitement opposés, de la mort et de la solitude d'un côté, incarnés par la guerre et ses ravages, et de la beauté et de la douceur de l'autre, incarnés par l'enfant. Nous sommes alors facilement amenés à comprendre que, normalement, ces deux univers ne devraient pas se côtoyer, mais que la guerre ne choisit pas ses victimes et qu'elle s'en prend aussi à de parfaits innocents.

De plus, si j'aime ce poème, c'est également parce qu'Hugo fait appel aux sentiments. Il recourt à un ton relativement solennel et nous présente cet enfant, si beau et si calme, ce qui ne peut que provoquer notre attachement. Nous ressentons alors de la pitié, de la peine à son égard, mais également de la révolte car il nous parait injuste qu'un tel sort soit réservé à un enfant. Nous sommes ainsi d'autant plus choqués de ses propos à la fin du poème car ils ne devraient pas être tenus par un être si jeune.

Ainsi, en recourant tant à la conviction qu'à la persuasion, je trouve qu'Hugo fait de son poème, un texte présentant une argumentation solide et construite, apte à marquer les esprits et à susciter une certaine réflexion.    

            Pour moi, ce qui fait également la force de L'Enfant c'est son aptitude à s'adresser à tout le monde. Ce poème est, de mon avis, universel et intemporel. Qui ne ressentirait pas un profond sentiment d'injustice à la vue des ravages, tant physiques que morales, des guerres sur des êtres si innocents qu'un enfant ? Qui pourrait ne pas être touché par ce petit garçon, apparemment si pur et si innocent, qui, plutôt que de demander de la joie  pour apaiser son chagrin –représentée par la fleur, le fruit ou encore l'oiseau -, préfère demander « de la poudre et des balles » pour se venger ? Qui pourrait trouver cela normal ? L'enfant semble avoir perdu toute envie de rire, toute envie de s'amuser et nous sommes tous amené à comprendre qu'en fait, ce n'est même plus à un enfant à qui nous avons affaire à la fin de ce poème mais à un jeune adulte qui a grandi bien trop vite et qui ne pense plus qu'à se battre. Ainsi, en lisant ce poème, je pense que chacun peut comprendre que la guerre à des répercussions, certes physiques mais également morales sur les individus. Elle conduit non seulement à la tristesse mais pousse également « ceux qui restent » dans le cercle infernal et interminable de la vengeance.

Pour finir, je dirais que d'une manière plus générale, je trouve que ce poème nous conduit à nous remettre en question et à nous interroger sur nos actes et leurs portées. 

             

 

La poésie, à quoi ça rime ?

La poésie est un genre littéraire très ancien, remontant à l'Antiquité. Elle connaît des formes très variées, écrites généralement en vers. Le mot « poésie » vient du grec « poiein », qui signifie « faire ; créer » : le poète est donc une sorte d'inventeur, associant les mots pour leur donner un sens, une vie. La poésie est un genre unique dans la mesure où c'est, presque uniquement, par une utilisation singulière de la langue, que l'auteur entend exprimer ou suggérer quelque chose. Nous nous intéresserons donc à ce genre en voyant qu'elles peuvent être ses fonctions.

A l'origine, la poésie était un genre destiné à être chanté, accompagnée d'une lyre, et donc à être entendue. Le but premier du poète est alors, avant toute autre chose, de créer un ensemble beau et cohérent, un ensemble juste et équilibré. La poésie est le lieu de jeux avec les mots, la grammaire, les figures, mais aussi la forme, le rythme et les sonorités. Elle est un genre libre, ne répondant pas forcément à toutes les exigences du monde commun et peut alors être le lieu de combinaisons infinies, visant à créer un tout agréable à lire et à écouter pour le public. Verlaine le dit lui-même, dans L'art poétique : « La poésie est de la musique avant toute chose ». La poésie semble ainsi avoir une finalité commune au genre musical : aboutir à une véritable harmonie. C'est pourquoi nous pouvons dire que le genre a pour fonction capitale de procurer du plaisir esthétique, en proposant aux lecteurs, une Beauté aussi bien visuelle qu'auditive.

Le poète peut alors, à travers toutes les ressources possibles de la langue, inventer une sorte de nouveau langage. Il créé ainsi un monde nouveau, un monde invisible dans lequel presque tout est permis. De plus, la poésie est propre à frapper l'imagination, grâce à ses figures et son langage imagé. Chacun peut se faire sa propre interprétation des lieux, des personnages présentés. La poésie propose, en fait, une sorte de voyage, comme dans Parfum Exotique de Baudelaire, qui propose la découverte d'un ailleurs idéal et lointain. Les lecteurs peuvent ainsi s'évader le temps de quelques instants. La poésie nous invite donc à quitter notre monde réel.

On associe bien souvent le genre poétique au registre lyrique, les poèmes étant, depuis toujours, reconnus comme étant un moyen privilégié pour l'expression des sentiments, des émotions. La poésie est alors un lieu où l'auteur peut faire part de son ressenti, de ses sensations, qui peuvent, cependant, prétendre à retracer des sentiments communs à tous les hommes. Les poètes entendent ainsi mieux toucher le lecteur, mieux capter son attention en lui proposant d'entrer au sein-même de leur intériorité. Le lecteur ressent alors une certaine complicité, une certaine proximité avec l'auteur et est apte à lui-même ressentir les émotions transmises, qu'il s'agisse de la peur, de la tristesse, de la joie, de l'amour, etc… La poésie apporte donc également du plaisir à travers ce partage de sentiments.

 

Mais s'il paraît évident que les poètes entendent faire part de leurs sentiments aux lecteurs, ne peuvent-ils pas user de ce procédé de partage d'émotions avec le public pour lui adresser un message ? En effet, la poésie peut se vouloir engagée. Elle peut avoir pour but de défendre une cause, une idée, d'inviter à la réflexion et d'élargir les esprits – c'est la raison pour laquelle, la poésie fut un genre littéraire particulièrement touché par la censure -.  La poésie peut nous rendre apte à mieux voir les choses et à mieux les comprendre. Ainsi, elle met sa Beauté ainsi que son langage, musical et imagé, au service d'une véritable argumentation (directe ou indirecte). Elle apparaît comme un genre propice à apporter un enseignement de par sa capacité à susciter l'imagination et l'adhésion des lecteurs. Et c'est pourquoi, de très nombreux auteurs, de tous temps, tels Victor Hugo par exemple, ont recouru à la poésie dans le but d'exprimer leurs sentiments, leurs points de vue, à propos de tel ou tel sujet. La poésie a donc également une fonction didactique.

 

Pour conclure, nous pouvons dire qu'au final, la poésie, se veut être un genre de partage, un genre où l'auteur entend créer une véritable proximité avec ses lecteurs, que ce soit pour lui faire partager un moment de pur plaisir esthétique, des sentiments ou bien pour lui apporter un enseignement.   

 

La poésie à quoi ça rime ?

Par LUTZ1S2 - publié le vendredi 4 mars 2011 à 11:49 dans La poésie, à quoi ça rime?

La poésie à quoi ça rime ?

 

Poètes vos papiers !

 

Poésie rime-t-elle avec engagement et lutte ?

 

La poésie est plus que le plaisir et les jeux de mots, comme tout artiste le poète se doit de voir plus loin que la réalité et doit parler pour les autres, ceux à qui on ne donne pas la parole. C'est la poésie selon Paul Eluard « crie, accuse, espère. »

Au-delà de l'art pour l'art la poésie doit être engagée.

Nombreux sont les poètes qui ont écrit sur la violence et la guerre : Hugo (Bêtise de la guerre), Rimbaud (Le dormeur du val, Le mal), Aragon (La Rose et le Réséda)…et Boris Vian

 

A tous les enfants

Qui sont partis le sac à dos
Par un brumeux matin d'avril
Je voudrais faire un monument
A tous les enfants
Qui ont pleuré le sac au dos
Les yeux baissés sur leurs chagrins
Je voudrais faire un monument
Pas de pierre, pas de béton
Ni de bronze qui devient vert
Sous la morsure aiguë du temps
Un monument de leur souffrance
Un monument de leur terreur
Aussi de leur étonnement
Voilà le monde parfumé,
Plein de rires, plein d'oiseaux bleus
Soudain griffé d'un coup de feu
Un monde neuf où sur un corps
qui va tomber
Grandit une tache de sang
Mais à tous ceux qui sont restés
Les pieds au chaud, sous leur bureau
En calculant le rendement
De la guerre qu'ils ont voulue
A tous les gras tous les cocus
Qui ventripotent dans la vie
Et comptent et comptent leurs écus
A tous ceux-là je dresserai
Le monument qui leur convient
Avec la schlague, avec le fouet
Avec mes pieds avec mes poings
Avec des mots qui colleront
Sur leurs faux-plis sur leurs bajoues
Des larmes de honte et de boue.

 

Boris Vian 1954-55

 

Déjà dans son roman « L'écume des jours » par son héros Colin qui voit des roses  pousser au bout des fusils fabriqués et qui lui font perdre son emploi (fleur /fusil) Boris Vian interroge sur la guerre.
Il se montre ici dans ce poème très engagé et antimilitarisme, la guerre d''Algérie a commencé en 1954 et le départ des "enfants" (les appelés du contingent) lui inspire de la colère contre les hommes politiques et contre l''absurdité de la guerre en général.

Le poème est comme une dédicace que l'on trouve sur les monuments aux morts, au début le vocabulaire est celui des matériaux (pierre, ciment, bronze) et celui de la souffrance pour les enfants (pleuré, morsure, terreur…). Le monde des oiseaux et des parfums bascule à cause de la guerre et dans la deuxième partie le poète s'en prend aux nantis, à ceux qui se cachent et ne partent pas au combat et il finit le texte par des mots de violence (schlague, fouet, poings, honte…) en répétition tel un vengeur.
Les vers sont courts, percutants et le poème en quelques mots nous fait réfléchir.

 

Alors c'est quoi être poète ?

 

Essai de définition de la poésie

 

Un poème est un texte en vers ou en prose qui a pour but de montrer le monde intérieur et extérieur aux hommes de façon inhabituelle, dans une langue originale et esthétique.

Les mots employés peuvent être de deux registres, tantôt du vocabulaire courant, simple et familier, tantôt du vocabulaire soutenu, savant et rare, ainsi cet extrait de « Prose du Transsibérien et de la petite Jeanne de France » de Blaise Cendrars

« …Et le sifflement de la vapeur

Et le bruit éternel des roues en folie dans les ornières du ciel

Les vitres sont givrées… »

La poésie concerne les sentiments et les émotions, le bonheur et le malheur ou bien encore la nature et la beauté, Blaise Pascal parle de la sorte des poètes imitateurs de la nature qui recherchent dans le fond du cœur des hommes les sentiments qu'elle y imprime.

La poésie peut avoir plusieurs fonctions : décrire, traduire des sentiments et des émotions, faire passer des idées et défendre des arguments politiques et sociaux. D'une façon générale deux tendances majeures s'opposent, celle de l'art pour l'art et celle de la poésie engagée.

 

Essai sur l'origine et l'évolution de la poésie

 

Être poète, passion de l'homme, depuis l'Antiquité (Homère, Eschyle, Sophocle, Euripide…) l'homme cherche à transmettre ses sentiments, ses émotions à travers des vers.
Le mot poésie vient du grec « 
poiein » qui signifie créer. La poésie est un art du langage, une création faîte de mots et à l'origine une création orale d'où l'importance des sonorités, du rythme, des figures de style, métaphores…

Ces codes précis (vers, nombre de syllabes, rimes…) seront progressivement moins respectés permettant aux poètes d'acquérir une liberté d'écriture et de création.

Il existe différentes formes de poésie à formes fixes :

-          Le sonnet (Clément Marot) contient une idée essentielle et est de forme avec alternance de rimes.

-          Le rondeau est construit autour du « rond », le propos se termine en revenant sur lui-même.

-          La ballade chante l'amour ou fait passer des idées religieuses ou philosophiques, c'est une forme de chanson à refrain.

Il existe différentes formes de poésie à formes libres :

-          Le poème en prose (XIXème siècle) avec la liberté de la prose et la musicalité du poème (rythme, figures de style, anaphore, répétitions…).

-          Le poème en vers libre (fin XIXème siècle), liberté d'écriture poétique avec des vers sans rime, de longueurs inégales, avec des dispositions visuelles (calligrammes), l'absence de ponctuation…

 

Je rime, tu rimes, nous rimons…

 

MONSIEUR JOURDAIN.- Non, je ne veux ni prose, ni vers.

MAÎTRE DE PHILOSOPHIE.- Il faut bien que ce soit l'un, ou l'autre.

MONSIEUR JOURDAIN.- Pourquoi?

MAÎTRE DE PHILOSOPHIE.- Par la raison, Monsieur, qu'il n'y a pour s'exprimer, que la prose, ou les vers.

MONSIEUR JOURDAIN.- Il n'y a que la prose, ou  
les vers?

MAÎTRE DE PHILOSOPHIE.- Non, Monsieur: tout ce qui n'est point prose, est vers; et tout ce qui n'est point vers, est prose.

 

Poésie rime-t-elle avec rimes ?

 

La poésie est affaire de rythme car elle est faite pour l'oral. En effet la poésie se construit sur des harmonies et une musicalité. On dit faire « sonner » le texte sans oublier les effets de sens.

 

-          Le vers français est définit par le nombre de syllabes appelé mètre.

o   L'alexandrin est un vers de douze syllabes (vers pair) composé d'une césure qui le coupe en deux hémistiches :

                        « Je la doit attaquer,// mais tu dois la défendre » (Corneille)

                        D'autres vers pairs comme le décasyllabe, l'octosyllabe, hexasyllabe sont aussi très utilisés.

Les vers impairs ont été mis à l'honneur par La Fontaine et Verlaine.

La diérèse : décomposition d'un groupe de voyelles en deux syllabes contrairement à l'usage de la langue parlée : nation " nati / on

-          La structure du vers peut ne pas coïncider avec celle de la phrase :

o   L'enjambement est l'absence de pause en fin de vers

o   Le rejet est un enjambement avec importance du mot en début de vers

« …

Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,

Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue, … » (Arthur Rimbaud)

 

o   Le contre-rejet est un enjambement avec importance du mot en fin de vers

« …

Ville presque morte, ô Cité

Qui languis au soleil d'été » (Apollinaire)

 

-          Les rimes sont des répétitions de sons en fin de vers.

o    On distingue les rimes féminines qui se terminent par un e muet et les rimes masculines les autres.

o   On distingue des rimes pauvres « une voyelle sonore », des rimes suffisantes (deux phonèmes communs) et les rimes riches (trois phonèmes et plus)

o   On distingue la disposition des rimes en :

§  Rimes plates : AABB

§  Rimes croisées : ABAB

§  Rimes embrassées : ABBA

On appelle « allitération » le retour de sons consonnes, et « assonances » le retour de sons voyelles.

 

-          Les figures de substitutions sont des procédés expressifs qui visent à donner une image de quelque chose (comme les figures de styles)

o   La métaphore « La lune comme un point sur un i » (Alfred de Musset)

o   La métonymie « Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit. » (Arthur Rimbaud)

o   L'allégorie…

Ainsi on observera dans un poème le jeu des rimes, les sonorités, la disposition, les figures de substitutions qui serviront à donner du sens, rien n'est gratuit et la force des idées vient de la force de la construction.

 

Etre poète au XXIème siècle, quelle idée !

 

Poésie rime-t-elle avec 21ème siècle ?

 

La poésie a rimé avec rimes…avec Villon, Ronsard, Baudelaire, Hugo, Rimbaud…mais pour moi au 21ème siècle les poètes ont pris beaucoup de liberté avec les codes, les règles et la poésie classique.

 

Il est bien difficile de définir la poésie contemporaine, comme l'art en général elle prend différentes formes mais elle reste une écriture sur le monde.

La poésie parle de l'homme et parle aux hommes, Victor Hugo disait quand je vous parle de moi je vous parle de vous.
Aujourd'hui les poètes écrivent sur des instants du quotidien et jouent sur la surprise, sur la banalité rendue extraordinaire et sur les choses usuelles écrites merveilleusement.

La poésie n'est pas souvent à l'honneur sauf dans la chanson peut être mais face à « facebook », aux « playstation » et autre « I-pad », la poésie semble oubliée, en voie de disparition et d'un autre siècle. Même si elle semble loin de l'homme actuel, passionné par les multimédias, la consommation et le progrès, la poésie doit rester l'esprit et la lumière de l'homme.

 

« Le poète existait dans l'homme des cavernes, il existera dans l'homme des âges atomiques : parce qu'il est part irréductible de l'homme. » St- John Perse (discours Prix Nobel 1960)

 

Lutz Louis 1S2

AUTOUR DE MACBETH

Par samsagace63 - publié le jeudi 3 mars 2011 à 11:42 dans Autour de Macbeth

Une journée très théâtrale

Par CONDAMINE2 - publié le mercredi 2 mars 2011 à 11:55 dans Autour de Macbeth
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              J'ai bien aimé la petite répétition du matin avec le metteur en scène et son assistante. Pour commencer c'était la première fois pour moi que je jouais dans une scène entière de pièce de théâtre, en plus c'était une scène que l'on avait étudiée en classe et à laquelle je n'avais pas tout compris mais en la jouant c'était tout de suite plus compréhensible surtout au niveau de la mise en scène avec tous les mouvements que l'on faisait sans que cela soit marqué.

             Je ne savais pas également comment ça se passait et j'ai été surpris quand j'ai vu qu'ils faisaient plein de petites modifications du texte. Eric et Alix ont été vraiment gentils et je me suis bien amusé, en plus nos rois et reines étaient vraiment bons et la batterie, c'était super!

 

            Quant au spectacle que nous sommes allés voir le soir, c'était encore la première que je regardais une vraie pièce de théâtre classique mais j'ai quand même remarqué que la mise en scène n'était pas extrêmement bien faite et le texte était à son service alors que ce devrait être l'inverse.

            Plusieurs détails ne m'ont pas plu.

            Par exemple les personnages ne se déplaçaient pas beaucoup ou quand ils le faisaient je ne comprenais pas le but de leurs mouvements, ils y en avaient aussi qui nous tournaient un peu trop souvent le dos à mon goût bien que cela rappelle leur nom grâce aux habits nommés dans le dos. J'ai trouvé également qu'à certains moments des personnages ne savaient pas vraiment où se mettre et ils plaçaient un peu à n'importe quel endroit.

            Les décors aussi m'a laissé un peu perplexe quant à son utilité comme les cordes qui pendaient dans le vide et qu'on accrochait des fois pour des raisons encore inconnues pour moi ou le « tourniquet » au milieu que les acteurs contournait en riant et en se le lançant dessus. J'ai trouvé bizarre aussi la présence de sacs plastiques au début de la pièce (peut-être pour représenter la mort comme dans une morgue mais je n'y crois pas trop personnellement). En revanche j'ai tout de suite compris l'utilité des murs déplaçables et je pense que c'était une bonne idée de faire ainsi pour délimiter les changements de pièce c'était une convention simple et pratique.

            En ce qui concerne la musique et les bruitages, cette pièce est assez spéciale avec notamment les trois chanteuses qui font un peu bizarre dans une histoire classique. Pour les bruitages ce n'était pas le top aussi surtout les moments ou le roi et la reine parlaient seuls au fond avec un enregistrement que l'on n'entendait presque pas à cause du volume de la musique qui était largement supérieur. Je n'ai pas compris l'utilité de micros à certains moments que les personnages utilisaient tout d'un coup et puis enlevaient l'instant d'après sans que je comprenne.

            Finally the most important, the actors, I think that Lady Macbeth played well unlike her husband who was definitely not made for this role. First he hadn't broad shoulders enough and he couldn't impose his presence like a true king would have done. After there is also the fact that he didn't speak very distinctly at times and I couldn't hear him. However I liked the porter revisited and women who are drunk a bit of comedy in this tragedy.         

            Pour conclure cette pièce a beaucoup de détails à régler avant qu'elle ne soit vraiment prête à passer devant un public un peu plus critique.

           

           

Journée spéciale théâtre et critique de la représentation

Par BLOIS - publié le samedi 26 février 2011 à 11:56 dans Autour de Macbeth

Le matin la classe et moi avons fait la connaissance d'Eric Masse, metteur en scène de la pièce de Shakespeare Macbeth  représentée le soir au théâtre de Cusset et de son assistante Alix aussi actrice du spectacle. Après une brève présentation ils ont séparé la classe en deux. C'est alors en groupe, que nous avons commencé par faire des exercices  de théâtre insolites pour travailler sur la concentration, l'écoute, les gestes, la rapidité...

            Après cet "échauffement" on nous a proposé de jouer la scène du spectre avec Macbeth, sa femme, les convives et le spectre! Cette activité permet d'avoir une première approche de ce que font les acteurs et le metteur en scène pour rendre plus vivante la pièce. Elle permet de faire travailler le jeu des émotions, des attitudes ou du comportement à adopter ce qui est assez amusant. Pour finir la matinée, nous nous sommes réunis pour jouer la scène en entier afin de rendre compte de notre jeu ce qui était fort sympathique.

 

            A 20h30 la représentation interprétée par la Compagnie des Lumas, sous la direction d'Eric Masse, commence. Elle permet de mieux se rendre compte de la pièce car elle y est plus sombre.

            Dès la première scène , l'accent est très bien mis sur la noirceur de la pièce par un éclairage presque inexistant pour plonger l'action dans l'obscurité afin de faire ressortir un caractère sinistre et lugubre et créer l'anxiété chez le spectateur. Plus tard le jeu des ombres est utilisé lors de passages inquiétants et participe aussi de cet effet. Les scènes de festivité : lorsque le roi est invité chez Macbeth ou quand Macbeth invite les nobles pour un banquet au palais royal, qui doivent pourtant traduire la joie et la gaieté n'ont pas été bien éclairées pour une raison particulière.

            En effet, le décor noir absorbait les lumières vives lors des fêtes sans doute pour laisser entendre que ces fêtes appelaient à un imprévu; lorsque Macbeth est perturbé par le spectre de Banquo, ou voire à un drame; quand il accomplit le meurtre de Duncan. A chaque fois le décor indique un dénouement dramatique de la fête. C'était un décor non-référenciel astucieux car il était composé d'un tourniquet, d'une porte pivotante et de câbles suspendus pour plusieurs usages comme un lit ou un outil de supplice pour le tourniquet par exemple. Il permet aussi dans les scène sinistres de renforcer cet effet et de compléter l'obscurité quand l'éclairage est déjà très faible.

            Les bruitages utilisés participent aussi de ce phénomène: la première scène est angoissante par des bruits sourds et lointains, par le souffle du vent pour annoncer la présence des sorcières, l'angoisse traduisant parfaitement ce que l'on peut ressentir à l'égard d'une sorcière. Des bruitages concernant la guerre ou les scènes de combat étaient utilisés ce qui donnait un plus à la représentation.

            Concerning music, a lot of drums or kettledrums were used by the witches with a rough and military rhythm. It was very terrifying! But the songs were mainly heard at celebrations and they were relatively recent. There were a slam poet who played the part of the gatekeeper and three singers so it was very nice and pleasant even if it makes the performance a bit anachronistic.

            The costumes were as well anachronistic because of a very special  updating of the performance; for example, Lady Macbeth wore a satin dress and high heels consequently it caused a very strange effect! It was the same effect when I saw the pair of pyjamas with "spider-man" on which were worn by Fleance, Banquo's son. It wasn't awkward but rather inappropriate in my opinion. Finally, some characters were almost naked on the scene and I think it wasn't always useful.

            Outre le portier dont la réplique modifiée est plus familière voire grossière, les répliques des personnages étaient dans l'ensemble fidèles dans leurs sens et les acteurs étaient plutôt bons à l'exception de Macbeth qui n'articulait pas assez pour être compris et n'avait pas la personnalité demandée ni l'allure et la carrure  attendue, celle d'un roi fort, ambitieux d'un hybris exraordinaire et prêt à tout pour arriver à ses fins. Il devient même ridicule à côté de Lady Macbeth et de sa prestance sur scène que l'on contemple avec admiration.

            Deux scènes ont tout de même été ratées selon moi: celle du spectre où j'ai été déçu de ne pas voir de spectre! L'irruption des invités dans le public pouvait justifier ce fait en laissant entendre que nous voyons à travers les yeux des invités qui ne voient pas le spectre mais je trouve cela dommage car le couteau que voit Macbeth avant le meurtre était pourtant matérialisé.

            La seconde scène pourrait être la scène du combat avec Macbeth et Macduff: ils miment de manière trop exagérée le combat par des déplacements à terre simples ou par des cris de douleurs non sincères et non comparables à ceux qu'on aurait pu entendre par ceux poussés par les sorcières. En spectateur, je n'ai pas cru en leur combat!

            De manière globale je trouve donc que cette pièce est bien représentée mais il reste encore plusieurs bémols.

Macbeth

Par MAZZINI2 - publié le samedi 26 février 2011 à 11:55 dans Autour de Macbeth

   Le Mardi 15 Février, nous avons passé la matinée en compagnie d'Eric, le metteur en scène de Macbeth. Puis le soir, nous sommes allés, toute la classe voir la pièce au théâtre de Cusset.

The morning from 9h00 to 11h00, has been very rewarding, and I found pleasure to play the scene of Banquo's ghost.  I particularly liked the atmosphere and the fact that everyone is taken the pleasure to play, allowed me to enjoy myself. It is true that to play and read the part are two different things. Moreover, from the beginning, Eric Masset relaxed us. It was a warm funny and ridiculous but fascinating (I specify that I didn't understand some exercices).   After that, we attacked the second part of the scene of the spectrum which was not so simple. Indeed, it is really necessary to use gestures, the feelings must reflect in the voice ... It is a work very fastidious and not so easy that we can believe to realize. It is a work very fastidious and not so easy that we can believe to realize. Finally, we have played our stage in front of the other group and it was a very pleasant moment. But all good things have an end. So we waited all afternoon to finally see the play in performance.


Dès le début de la pièce, on est captivé par les sorcières. On se demande ce qu'elles font là, ce qui nous donne envie de voir la suite jusqu'au moment où Macbeth arrive. J'ai été très déçu par l'acteur qui l'incarnait, j'ai trouvé qu'il n'avait pas la carrure pour interpréter le rôle d'un roi. Il ne semblait pas réussir à se mettre dans la peau du personnage ce qui rendait la pièce « monotone » par moment contrairement à d'autres personnages comme Lady Macbeth qui était vraiment imprégnée du personnage. On voyait vraiment sa dextérité et son pouvoir de nous captiver. Ce que j'ai aussi bien apprécié dans la mise en scène ce sont surtout les costumes des personnages. En effet, derrière les vestes de chaque acteur était inscrit son nom ce qui nous permettait de ne pas se mélanger lorsqu'il y avait plus de 5 personnes sur la scène.

Pour ce qui est du décor, c'est très simple il n'y en avait pratiquement pas, mis à part un « tourniquet » qui avait plusieurs fonctions comme le lit de plusieurs personnes, un "crusificatoire", un terrain de jeu… mais aussi un mur noir qui pouvait bouger et qui représentait la séparation entre des pièces. Mais ce n'était pas le plus dérangeant. En effet j'ai été déçu, par la scène du spectre ou je n'ai pas du tout reconnue ce que l'on avait fait le matin avec le metteur en scène. Je m'attendais et j'avais hâte de voir comment le spectre allait être représenté mais il a préféré contourner le problème ce qui ne m'a pas plu.  Cela dit, dans l'ensemble la pièce était intéressante même si je l'ai trouvé longue à mon goût étant donné que plus on se rapprochait de la fin, plus on avait l'impression que l'histoire se rallongeait. Les combats présentaient dans les dernières minutes n'avaient tout simplement pas lieu d'être. Ils n'étaient pas réalistes.                                    

Dans l'ensemble j'ai quand même bien aimé. Je sais que ce n'ai pas simple du tout de retravailler une pièce de telle envergure mais il y aurait, je trouve quelques ajustements à faire pour que cette pièce deviennent parfaite à tout point de vue.

Critique de Macbeth

Par BARNICHON - publié le samedi 26 février 2011 à 11:54 dans Autour de Macbeth

EXPÉRIENCE THÉÂTRALE :

 

       Le mardi matin j'ai participé au groupe travaillant avec Eric. Cette expérience théâtrale m'a montré qu'il est plus difficile de jouer une pièce que je ne pensais. Ça a été intéressant de voir comment on peut mettre en scène un texte et aussi de voir à quel point les intonations, les gestes et les déplacements sont importants pour rendre crédible et vivante une scène. Ce n'est pas simple de jouer un personnage, de mimer des émotions (comme la peur ou la surprise…). Nous avons utilisé des tables qui étaient les seuls accessoires disponibles ; les décors ou les objets rendent plus facile le jeu d'acteur car ils permettent de s'appuyer sur quelque chose de tangible (pour montrer qu'il y a une fête par exemple).

 

CRITIQUE DE MACBETH :

 

       Nous sommes allés voir Macbeth joué par la compagnie de Lumas. La pièce est beaucoup plus intéressante et vivante jouée que lue. On la comprend aussi plus facilement.

 

       Tout d'abord, les bruitages d'instruments de musique donnent une certaine ambiance d'étrangeté, de peur, et l'éclairage qui laisse souvent la scène dans la pénombre contribue aussi à cette ambiance angoissante propre à Macbeth.

Les morceaux de musique sont peut être un peu décalés (sauf pendant la scène du banquet) mais rendent la pièce plus originale et rompent la monotonie. Mais la scène où les sorcières appellent Hécate avec les tambours est bien rendue car ces percussions ont un effet presque hypnotisant.

 

       However, the stage sets which are non referent might be a problem for the spectator. Maybe he doesn't understand where the scene takes place or what is the utility of some elements of the stage sets (like the cables or the turnstile in the middle for exemple). But the stage sets which are non referent may be an avantage because they represent all we can imagine and the black panels are practical.

 

       Un point négatif du spectacle est la scène de la fête où le spectre de Banquo apparaît à Macbeth : ici il n'y a pas de spectre et c'est dommage. Bien que se soit très difficile à représenter il aurait sans doute été intéressant de montrer le spectre et cela aurait rendu la peur et la folie de Macbeth plus compréhensible. En effet si l'on n'a pas lu la pièce avant, on peut avoir du mal à comprendre qu'il voit un fantôme.

 

       Le problème principal de cette pièce est Macbeth : l'acteur ne semble pas à la hauteur du rôle. Il n'a pas assez de « présence » sur scène, comme Macduff ou lady Macbeth par exemple. Il paraît parfois un peu perdu. Cependant il s'améliore sur la fin et joue mieux son personnage, surtout quand celui-ci devient fou.

 

       Enfin, je crois qu'il y a un peu trop de mise en scène inutile, comme avec le déplacement des câbles dans le dernier acte, ou quand les comédiens bougent le tourniquet. C'est un problème car l'on finit par faire plus attention à ce que font les personnages qu'à ce qu'ils disent.

La journée « théâtre » du 15 février 2011

Par CHARBON - publié le samedi 26 février 2011 à 11:44 dans Autour de Macbeth

La journée « théâtre » du 15 février 2011

 

            Ce matin-là, avec ma classe, nous avons rencontré le metteur en scène du spectacle « Macbeth » ainsi que son assistante  Alix.

Je me suis retrouvé dans le groupe de cette dernière et nous avons fait des échauffements pour nous nous « réveiller ». Ensuite nous avons lu leur nouvelle traduction de la première partie de la scène du spectre. Une fois le texte connu, place à l'attribution des rôles avec plusieurs volontaires. Elle nous a placés, dit comment être, parler par exemple. Après elle nous a expliqué quels déplacements nous devions faire, la manière dont nous devions nous comporter. Ensuite nous avons joué la première partie de cette scène devant nos camarades qu'après nous avons regardé.

Cela a été très instructif comme cela nous pu découvrir la manière dont une troupe de théâtre travaille.

 

         Le soir, nous sommes donc allés voir le spectacle « Macbeth » en ayant déjà lu la pièce et étudié quelques scènes.

Once the curtain was drawed, we discovered strange, uncluttered scenery with a revolving stand, some ropes and plastic which can represent the mist or with the revolving stand the morgue. This revolving stand was used to do a lot of thing so it was complicate to understand what it was used and it turned everywhere. I didn't understand in what was used the ropes.

Le jeu des lumières notamment avec les ombres pour les apartés était assez intéressant malheureusement le son des micros était trop fort ce qui ne facilitait pas la compréhension. Pour la scène du spectre, Macbeth utilise un micro puis ne l'utilise plus et je n'arrivais pas à comprendre pourquoi.

Il y avait une nouvelle traduction qui modernisait un peu la pièce et le jeu des acteurs qui facilitait la compréhension de la pièce.

Les acteurs jouaient tous bien, excepté celui qui avait le rôle de Macbeth qui n'était pas à la hauteur. Il n'avait pas la même présence que Banquo ou même Lady Macbeth ; peut-être que c'était fait exprès pour montrer qu'elle dominait son mari.

Dans cette pièce, le texte était au service de la mise en scène donc les acteurs ne savaient pas trop où se mettre.

 

         J'ai trouvé cette pièce longue. La première heure, je suis « entré » dans la pièce en étant vraiment concentré mais après je me suis désintéressé et je ne peinais à suivre cette pièce (peut-être à cause de la fatigue ou peut-être parce que je connaissais cette pièce). Elle ne m'a peut-être pas plu parce que je n'ai pas l'habitude de voir des pièces tragiques, je n'ai vu que des comédies. Un entracte aurait été le bienvenu pour « reposer » le spectateur. Mais attention quelques scènes m'ont plus comme celles du portier qui (dont une ajoutée) me faisaient beaucoup rire.

A la fin de cette pièce j'avais une impression bizarre, j'essayais d'assimiler tous les évènements de cette pièce et de les « relier ». J'ai trouvé le mélange texte/musique assez inattendu un peu comme la pièce.

Macbeth, au coeur de la mise en scène

Par CONDAMINE1 - publié le samedi 26 février 2011 à 11:40 dans Autour de Macbeth
J'ai beaucoup apprécié la petite initiation matinale au théâtre avec Eric et Alix. En effet, ne disposant que de peu de temps nous aurions pu nous dépêcher de manière à finir coûte que coûte le passage étudié. Eh bien non ! Nous avons pris le temps de faire des échauffements sympathiques afin de nous glisser dans la peau des acteurs, nous avons je pense réalisé une performance honorable (sans doute meilleure que celle de l'autre groupe:) grâce à la bonne volonté de tout le monde, aux formidables prestations des nos couples ….. et au batteur ! J'ai été impressionné par les facultés d'improvisation d'Eric et d'Alix, par leur pédagogie et par le fait qu'ils parviennent à nous transmettre leur passion du théâtre.
La mise en scène de Macbeth au théâtre le soir était pour moi dans l'ensemble plutôt mitigée car certains passages étaient plaisants, cependant, elle occupait une place trop importante. Le texte était au service de la mise en scène ce qui est dommage pour un texte de la qualité de Macbeth. Le principal point exploité était le visuel. L'éclairage sans être fantastique faisait son travail. En effet il ne mettait pas assez en valeur les personnages lors de l'apparition du spectre mais a été plutôt adapté dans l'ensemble de la pièce. Quand aux décors, j'ai trouvé judicieux l'agencement des portes pivotantes qui permettaient de représenter plusieurs pièces en même temps ce qui facilitait la compréhension du spectateur. Je n'ai pas compris l'utilité même abstraite des cordes qui pendaient et après lesquelles les personnages s'accrochaient. Pas plus celle du tourniquet présent au centre de la pièce dont la seule fonction est un lit que ce soit lors de l'assassinat de Duncan, des cauchemars de Lady Macbeth ou de la mort de Macbeth. Suits and accessories were for me very successfully because very varied. The members of the audience could easily identify the characters, for example the fur which is worn successively by the different kings. Names registered in the back of the characters would have been a good idea if it had not incited them to turn over more frequently than necessary. I found many useless movements of the characters. The actors gave the impression that they didn't know what they had to do. For example Malcolm, before the attack of the castle of Macbeth fastens ropes closer and closer or during the long monologue when he explained to Macduff that as king, he would be worse than Macbeth. Le ton et les déclamations étaient très bien interprétés par Lady Macbeth qui s'impliquait vraiment dans son rôle et savait s'imposer quand il le fallait contrairement à Macbeth qui lui n'avait tout simplement pas le charisme d'un roi et encore moins celui du personnage de Macbeth. J'ai adoré le portier qui lui joue son rôle à fond et fait participer le spectateur dans son monologue. Le rôle des sorcières était très bien joué par les actrices qui parvenaient à nous mettre mal à l'aise malgré leurs costumes et leur rôle loufoques. J'ai trouvé inutile l'intervention du slameur dans l'histoire car cela n'apportait rien à la pièce. Au niveau de la musique et des bruitages, je n'ai pas apprécié les anachronismes avec les trois chanteuses arrivant d'on ne sait où avec leurs guitares électriques et leur « candies ». J'ai en revanche beaucoup aimé le passage où la chanteuse est ivre. Ce passage comique était une bonne idée car cela détendait un peu avant le combat tragique entre Macbeth et Macduff. La musique des sorcières quoi que un peu longue était très intéressante car vive et envoûtante. J'ai peu aimé l'utilisation des haut-parleurs afin de donner le sentiment que Macbeth et sa femme chuchotaient car pour moi, ils auraient pu venir devant la scène et utiliser les portes pivotantes afin de s'isoler du repas et des convives. De plus, l'utilisation du micro à un moment précis de la pièce reste pour moi un mystère. La jeunesse du metteur en scène de cette pièce a donc profité au spectacle lors de certains passages mais son manque d'expérience, le choix de l'acteur de Macbeth et la rapidité de la répétition de la pièce (2 mois il me semble) ont plutôt été préjudiciable à la mise en scène. Le bilan de cette pièce est donc très mitigé.

McBeth

Par HELION - publié le samedi 26 février 2011 à 11:37 dans Autour de Macbeth

I) La matinée

 

Après avoir été séparé en deux groupe, nous avons commencé un exercice habituel à la troupe.

Il s'agissait de faire de la coordination du corps et de la parole. Cela m'a paru un peu ridicule, mais l'ambiance était à la « rigolade ». Cela nous a également permis de découvrir rapidement le metteur en scène grâce à cette ambiance décontractée.

Une fois les exercices terminés, nous sommes tout de suite passés à la mise en scène du passage du spectre. Nous avons reconstituée le buffet et préparée la scène malgré le manque de temps. Chaque  groupe a présenté son morceau de la scène à l'autre. J'ai compris que la mise en scène d'un passage  ( même court ) est très complexe car il faut coordonner tous les acteurs et il était assez difficile de ne pas regarder le spectre qui marchait sur les tables car seul le roi était censé le voir.

Nous avons ensuite posées des questions à propos de la pièce, et les informations étaient importantes. Par exemple, je n'aurais pas compris la visée morale actuelle qui était la politique ou les problèmes liés au pouvoir. Il était également intéressant de voir une si vieille pièce à travers les yeux de ce jeune homme.

Cette matinée était donc pour moi totalement positive.

 

II) Le spectacle

 

 First, the sets were very conventional. For exemple, a sort of turnstile was sometimes used like a bed, or like a game. But i think it was a little bit useless. There was too some ropes but i didn't understood why it was used. Contrary to that, there were some wall which could move. So there is a lot of room possibility. Finaly, somethings were useless but others things were very interessant.

 

Ensuite, les costumes des différents personnages étaient très différents. Certains comme MacBeth portait seulement un morceau de fourrure, et d'autres comme le docteur était en « costume cravate ». On avait donc l'impression que différentes générations étaient sur scène. On retrouvait aussi un côté très chic à travers ses robes ou les talons des dames.

De plus les personnages importants avaient leur nom écrit dans leur dos, on pouvait ainsi facilement les reconnaître. Ces sortes de maillots donnaient l'impression qu'une équipe était présente, mais cette « équipe » va rapidement se disloquer lorsque la folie de MacBeth va se déclarer.

 

Les acteurs étaient eux aussi très différents. Certains comme  l'actrice  incarnant Lady MacBeth ou MacDuff avait une grande présence sur scène, ils dégageaient quelque chose. Le personnage jouant le rôle du portier était aussi très imposant et très amusant du fait de son rôle.

A l'inverse l'acteur incarnant MacBeth était presque inexistant, je trouve qu'il n'avait pas la carrure d'un roi, et il ne se présentait donc pas en tant que tel.

Les déplacements des acteurs étaient également contrastés. Dans la première partie de la pièce, MacBeth était souvent à terre, pour exprimer sa faiblesse face aux évènements qu'il ne contrôlait plus.

En revanche, à la fin, il était debout, car il pensait ne plus rien craindre. D'autre  part, la scène du combat final opposant MacBeth à MacDuff m'a paru ridicule. En effet les deux personnages se battaient lentement, sans même se toucher, et se sont évanouis en même temps après s'être serrée la main. Je n'ai vraiment pas compris ni apprécié ce moment. Généralement, les déplacements étaient lents et longs, sûrement car le texte était plus important, mais malheureusement cela provoquait l'ennui.

 

Enfin, les sons furent aussi inégaux. A certains moments, des micros furent apportés. MacBeth les utilisait parfois, mais au lieu de mieux entendre se qu'il disait, une incompréhension fut créée En effet, il alternait l'utilisation des micros dans la même phrase.

D'autres fois, on montait seulement les ombres de certains acteurs au second plan et passait une bande son enregistrée pour montrer qu'ils parlaient de choses importantes mais en les cachant au reste des personnages. Je pense que l'idée est intéressante, mais il faudrait passer le son plus fort ou le rendre plus net car la moitié des paroles étaient inaudible.

 

Cette pièce de Shakespeare était donc très inégale. Beaucoup d'idées sont intéressantes, mais tout autant sont à modifier ou à supprimer.

 

 

 

 


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