Le 6 février 2009, la troupe de l'agence de voyages imaginaires nous a transporté dans un monde du théâtre pas comme les autres et nous a fait découvrir une version très originale du roman de Molière : Le bourgeois gentilhomme.
avant le début du spectacle : Les marionnettes géantes, mais aussi un robot, inspirées du bunkaru (théâtre japonais), sont posées autour de la scène, inanimées, attendant leur vie et leur mouvement que leur donneront les comédiens. On peut également voir un certains nombre d'intruments de musique sur les extrémités de la scène. Ces deux éléments nous donnent déjà un avant goût de la pièce, que ce spectacle ne sera pas un spectacle banal traditionnel mais plutôt originale, technologique et très diversifié.
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pendant le spectacle : Tout au début, tous les acteurs chacun leur tour, puis ensemble, nous ont récité un grand nombre de citations, de phrases poétiques, comme : " l'avenir appartient à ceux qui croient en la beauté de leurs rêves".
Puis la véritable histoire commence.Les marionnettes sont portées et déplacées par des comédiens entièrement vêtus de vêtements noirs ( de la tête aux pieds). Par conséquent, cela les rend beaucoup moins visibles et cela nous permet d'attirer notre attention uniquement sur les marionnettes, sans faire attention aux comédiens qui les manipulent.
Mais, pendant ce spectacle, il n'y a pas que des marionnettes, il y a aussi des comédiens qui jouent leur rôle eux-mêmes, sans marionnettes, donc ce qui crée un rapport marionnettes-comédiens
Nous pouvons également remarquer que pendant ce spectacle il y a de nombreux jeux de lumière, de la musique, et même quelque fois de la danse, ce qui est une façon moderne et pas comme les autres de nous raconter l'œuvre de Molière qui date de 1670.
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après le spectacle :Mon avis : le fait que cette comédie soit originale, différente des autres m'a plus, car j'ai le ce qui sort de l'ordinaire. Ce spectacle d'une heure quarante-cinq, fait pour les petits comme pour les grands, est vraiment très intéressant. Personnellement ce fut un plaisir d'aller voir cette comédie.
- La pièce "Le Tartuffe ou l'Imposteur m'a semblé difficile à lire car je n'avais jamais lu de pièce de théâtre en vers et j'ai trouvé ça surprenant. Les personnages sont également assez nombreux et je me perdais, surtout au début. De plus, le langage employé est soutenu et du temps de Molière, il m'était donc parfois difficile de comprendre le texte comme par exemple "A votre nez, mon frère, elle se rit de vous; Et sans avoir dessein de vous mettre en courroux, Je vous dirai tout franc que c'est avec justice." [acte 1, scène 5 vers 259 à 261]. Aussi, certains dialogues sont très ambigüs, ce qui ne rend pas facile la compréhension de cette pièce.
-J'avais une petite idée avant de lire le livre "Le Tartuffe ou l'Imposteur" qu'il s'agissait d'un "arnaqueur" qui allait voler des biens à une personne plus naïve. Déjà, le mot "imposteur" nous mettait sur la voie. Puis, plus j'avançais dans le livre plus je savais que Tartuffe n'était pas honnête car beaucoup de personnages étaient contre lui ou doutaient de lui à part Orgon qui était en totale admiration devant lui avant de découvrir la vérité. En effet, Tartuffe avait réussi à avoir de son coté le personnage qu'il voulait embobiner. Par contre, j'ai été plutôt surprise par la fin car je ne m'attendais pas à ce que Tartuffe soit arrêté. Je pensais qu'il arriverait à ses fins.
J'ai trouvé que cette pièce qui est le bourgeois gentilhomme est déjà une très belle pièce, mais grâce à l'agence de voyages imaginaire, qui a reprit avec succès cette pièce. A mon goût la pièce a rajouté une touche d'imaginaire, qui permet aux gens de sortir de la vie ordinaire. Je trouve que la pièce est très bien adapté pour un public jeunes mais aussi adultes et que cette manière d'interpréter la pièce en gardant les scènes les plus importantes de l'histoire est original. J'ai beaucoup apprécié l'art des marionnettes : le Bunraku qui est des plus originales et qui était bien réussi car les personnages étaient d'autant plus drôle et qui, rendait la pièce d'autant plus comique.
Tout d'abord, la vision du Bourgeois gentilhomme revisité par l'Agence de Voyages Imaginaires a été pour moi un très grand plaisir. De plus, la mise en scène était à mon goût très réussie, les passages des marionnettes d'une main à une autre ne se remarquaient quasiment pas et donnait une certaine fluidité, un caractère humain à ces pantins rendus vivants. Comme par exemple lors de la scène avec le maître de philosophie qui n'était autre qu'une bouche géante, cette dernière bougeait exactement comme la notre et Mr Jourdain qui lui était un personnage « humain » aidait parfois à tenir cette bouche sans que l'on n'y prête attention.
Le jeu de lumière était également très présent et bien organisé, il se trouvait principalement sur le doyo au centre de la pièce et le reste était laissé dans la pénombre pour dissimuler les manipulateurs de marionnettes. Sauf sur le comédien qui faisait les voix des différent pantins, la lumière changeait de couleur suivant le personnage qu'il interprétait pour faire ressortir son caractère.
Grâce à ses différents éléments de la mise en scène on avait vraiment l'impression que les marionnettes étaient réellement des comédiens.
L'oeuvre de Molière Le Tartuffe est toute écrite en vers et dans un français à la fois ancien et adapté à la versification, ainsi, ce livre serait très difficile à apprécier sans l'aide des notes de bas de pages, des phrases à l'ordre inversé, des mots utilisés au XVIIe siècle à la place de ceux que nous utilisons aujourd'hui, etc. Néanmoins, grâce à cette pièce, nous pouvons remarquer que les vers écrits en alexandrins sont très faciles à lire et à comprendre de part leur sonorité.
Cette pièce est donc très compréhensible avec des explications, et sa structure est très intéressante et nous apprend beaucoup sur l'écriture des vers à l'époque de Molière.
Le titre de la pièce de Molière, Le Tartuffe, nous amène tout de suite à imaginer une histoire dont le protagoniste du même nom serait un personnage excentrique et ridicule, à l'image de Monsieur Jourdain dans Le Bourgois Gentilhomme. Dans sa seconde version, de 1667, l'œuvre dont nous parlons prend le nom de L'Imposteur, ce nom, lui, peut nous inspirer un personnage qui, se fait passer pour un autre de façon à en soutirer quelque avantage.
La lecture du Tartuffe, pour ma part, m'a surpris assez négativement, car je n'ai pas trouvé le côté drôle auquel le titre pouvait faire penser. Néanmoins, le public de l'époque concernée a certainement rit à cette pièce qui fait la satire de la société et se moque de la fausse dévotion, mais surtout de ceux qui y croient !
Par contre le second titre, lui, ne conduit pas à une surprise puisqu'il qualifie parfaitement le personnage principal.
La pièce ne mène pas à des fous rire mais on sourit tout du long, le titre qualifie finalement assez bien l'histoire, et Tartuffe porte un drôle de nom, aussi ridicule que sa propre fin !
Le bourgeois gentilhomme de Molière joué par l'Agence de Voyages Imaginaires m'a plu. Sa mise en scène originale avec des marionnettes, des robots et des comédiens rendait cette pièce de théâtre divertissante.
Au centre du cercle rouge, M. Jourdain avec son accoutrement et les manipulateurs autour de lui semblait vraiment naïf mais tellement heureux de vivre.
La majorité des autres personnages étaient des marionnettes. J'ai eu l'impression que leur allure représentait chaque classe sociale. Nicole et Covielle, les deux servants, étaient petits. La marquise Dorimène grande et mince contrairement à Mme Jourdain de taille moyenne et trapue. Pour les maîtres, chaque marionnette correspondait à l'art enseigné (le maitre de philosophie avait pour marionnette une bouche, le maitre d'arme une main...).
Dorante, le robot qui manipulait M. Jourdain, ridiculisait un peu plus ce bourgeois.
Pour moi, cette troupe a modernisé la pièce de Molière tout en conservant son style et ses répliques.
Au début, quand j'ai commencé à lire le tartuffe de Molière, je me mélangeais entre tous ces personnages. Mais il y avait aussi ce type de langage très diffèrent du nôtre auquel je mettais beaucoup de temps pour le comprendre.
Mais cette pièce était compliquée aussi du point de vue de sa forme, c'est à dire comment elle est écrite en particulier. De plus, tous ces vers, ces rimes n'empêchaient de comprendre l'histoire car je ne faisais attention qu'à la beauté de ces rimes.
Puis, à la fin, plus les scènes passaient, plus je comprenais toute l'histoire ainsi que les personnages!
Le titre de cette pièce, "le Tartuufe ou l'Imposteur" m'inspirait. Des titres ambigüs comme celui-ci m'attire très souvent car pour moi, cela veut dire que la pièce va être difficile à comprendre donc intéressante.
Je n'ai pas été si surprise que ça en lisant la pièce car au début Tartuffe était un homme que je n'arrivais pas trop à "cerner". Certains personnages (Mme Pernelle et Orgon) le considéraient comme quelqu'un de bien, d'honnête et d'autres (Damis, Dorine...) le considéraient comme quelqu'un de vicieux, d'hypocrite.
Puis plus avançait la pièce, plus je comprenais qui se cachait réellement derrière cet homme et c'est à la fin que je découvre la vraie personnalité de tartuffe mais aussi Orgon pendant l'Acte IV, scène 5 et 6!
La mise en scène de la pièce de théâtre « Le Bourgeois Gentilhomme » de Molière par L'Agence de Voyages Imaginaires est pour le moins originale.
Tout d'abord, le metteur en scène a voulu changer l'époque et le lieu de la pièce, qui ne se déroule pas à Paris au XVIII e siècle, mais au Japon.
Les personnages évoluent sur un Dohyō, le terrain utiliser par les sumotoris ; au cours de la représentation, on installe des lampions japonais. Aussi, les acteurs portent des vêtements traditionnels japonais. Entre autre, tout cela contribue à donner une atmosphère japonaise à la pièce.
Les acteurs et leurs costumes sont étonnants. La plupart des personnages ne sont pas joués par des humains, mis à part Mr Jourdain, Cléonte et Lucile ; ce sont des marionnettes toutes très différentes. Par exemple, celle de Mme Jourdain est une marionnette typique japonaise. Au contraire, celle de Dorante est un robot qui modifie la voix de l'acteur qui le manipule, bouge les bras etc. Une autre, celle de Dorimène, est un mélange entre tradition et modernité avec son masque traditionnel japonais et sa bague clignotante. Les marionnettes de Nicole et Covielle sont plus conventionnelles, en tissus.
Les personnages qui sont joués par des comédiens humains ont des costumes aussi très originaux, que ce soit les matières ( toile cirée…), les coupes ( veste de samouraï...) ou les accessoires.
De plus, le metteur en scène n'a pas conservé la musique originale du Bourgeois Gentilhomme de Lully. La bande sonore est composée de musique enregistrée actuelles et d'acteurs qui jouent des instruments comme le synthétiseur, le saxophone soprano, l'accordéon, la clarinette ou le banjo. Les acteurs font aussi des bruitages qui contribuent au comique de la pièce. On remarque aussi que le personnage du Grand Truc à sa propre mélodie quand il est sur scène.
Enfin, il y a travail dans l'éclairage. Il permet de mettre en valeur des personnages, de créer une ambiance ou de faire des effets comme lorsque Mme Jourdain tourne dans les airs, emportée dans la colère, et les lumières accentuent l'effet de tourbillon.
Cette mise en scène atypique est réussie et réactualise ce grand classique du théâtre qui est le Bourgeois Gentilhomme de Molière.
- La lecture de la pièce Le Tartuffe peut sembler difficile et n'est pas forcément évidente.
En effet, Molière bouleverse les habitudes du lecteur en utilisant non pas de la prose mais des vers. La pièce est donc entièrement rédigée en alexandrins, ce qui n'est pas courant et demande un certain temps d'adaptation.
De plus, la pièce écrite vers 1669 utilise un langage et du vocabulaire anciens par conséquent peu compréhensibles («hymen» est utilisé pour «mariage», «fadaise» remplace «plaisanterie fade», «ébaubie» signifie «ébahie»). L'environnement et les thèmes de l'époque comme le mariage forcé ou la religion contribuent aussi à la complexité de la pièce, soit par le thème lui-même soit par le vocabulaire qui l'entoure : «libertinage», «tribulations», «béatitude».
La pièce Le Tartuffe semble donc compliquée pourtant elle est concentrée sur un sujet principal simple : l'hypocrisie de Tartuffe.
- A la lecture du titre "Le Tartuffe ou L'Imposteur", le thème principal de la pièce est annoncé. En effet, imposteur signifie « personne qui cherche à tromper en se faisant passer pour quelqu'un d'autre », et les synonymes sont nombreux : hypocrite, manipulateur, trompeur, tartuf(f)e. Ce dernier est utilisé pour nommer le personnage principal de la pièce, un faux-dévot, Tartuffe.
Le lecteur s'attend donc à une forme d'hypocrisie ou d'imposture. Et, à la lecture de la pièce, il découvre effectivement [à travers le regard des autres personnages] le protagoniste fourbe qu'est Tartuffe. Celui-ci est décrit et perçu seulement par les personnages. Ainsi son caractère n'est jamais clairement révélé bien que le public connaisse ses intentions malsaines.
Par ailleurs, Molière a voulu rendre l'imposture de Tartuffe compréhensible afin de différencier ce faux-dévot des véritables et de ne pas porter préjudice à la religion. Pour ceci, il modifiera à plusieurs reprises son œuvre et évitera ainsi sa censure.
Le lecteur n'est donc pas surpris à la lecture de la pièce concentrée exclusivement sur les manœuvres du protagoniste : détourner les biens d'Orgon, épouser sa fille et séduire sa femme.
Le titre "Le Tartuffe ou L'Imposteur" annonce donc clairement le thème principal qui est l'hypocrisie et l'imposture.
Il y a un côté assez difficile à lire le Tartuffe étant donné que cette pièce est entièrement écrite sous forme de vers avec des rimes. En effet, cela complique la lecture de cette pièce de théâtre puisque parfois le sujet est inversé avec le verbe. Il faut, pour lire cette pièce, beaucoup d'attention, étudier les tournures des phrases pour pouvoir comprendre ce qu'on lit. Tout ceci s'atténue et devient moins compliqué à la fin de la pièce car le lecteur finit par s'habituer à lire ainsi.
En effet, ce titre ouvre un horizon d'attente pour le lecteur. En lisant « l'Imposteur » , il m'a semblé logique qu'à un moment ou un autre de la pièce on parle d'un personnage qui se fait passer pour quelqu'un d'autre.
Si l'on fait plutôt attention à « Tartuffe », on est surpris au début de la lecture de la pièce puisque ce terme désigne un faux dévot alors que dans la pièce, le Tartuffe est considéré comme étant quelqu'un manifestant un zèle extrême pour la religion.
Finalement, on remarque que le Tartuffe est quelqu'un d'hypocrite, qui se fait passer pour un dévot alors qu'il ne fait que tromper les autres.