Duroy, le héros aux milles ruses.
Duroy a pour lui la beauté et la séduction, certes. Mais ces simples caractéristiques physiques n'auraient pas suffit à le faire progresser dans la société s'il n'y avait pas ajouté sa ruse. Pour ce faire, il a commencé à se montrer humain et généreux, pour ensuite se montrer vicieux et tout prendre aux personnes ciblées dans leurs dos. Il est tellement rusé qu'il se permet même de multiplier les relations amoureuses, en même temps bien évidement. Mais sa ruse ne s'arrête pas qu'aux femmes car il roulera aussi des hommes dans la farine. Ce n'est donc pas uniquement son charme qu'il lui vaut cette ascension sociale, mais bel et bien sa ruse qu'il a utilisée à bon escient, et aux détriment des autres. Duroy allie donc malice et beauté naturelle pour un résultat plus que satisfaisant. Mais malgré ces qualités, il reste un héros proche de la réalité, un être humain. la ruse du héros n'a d'égale que sa beauté.
Georges Duroy, populaire et pourtant si seul.
"Bel-Ami" est un roman que j'ai trouvé dur à apprécier et j'ai perçu sa lecture plus comme une contrainte que comme une "découverte". Le plus frappant pour moi dans l'histoire du protagoniste est en réalité son extrême solitude. On peut en effet penser que du fait de ses nombreuses conquêtes ainsi que de sa grande notoriété fraichement acquise à la fin du roman, Duroy est comblé de toute part et aurait en quelque sorte une vie parfaite. Cependant, ce personnage, tout à fait détestable à mes yeux, n'a en réalité aucune vraie attache sociale. En effet, on peut remarquer qu'il ne porte aucun sentiments au personnes proches de lui, sa seule préoccupation étant son propre intérêt. J'ai apprécié cependant la présence de Madame de Marelle qui permet d'entretenir l'espoir de voir Duroy développer de réels sentiments et ainsi découvrir son côté humain. C'est en effet dès le début du roman que Duroy entretient une relation avec Madame de Marelle, et malgré que ces rencontres sont intéressées, c'est au moment où leurs fréquentations n'ont plus de sens stratégique que l'ontcommence à entrevoir le côté seulement plaisant de leur relation. C'est d'ailleurs malgré de nombreuses disputes qu'ils se retrouvent à chaque fois, et l'excipit nous donne un bel espoir de voir naitre l'amour chez Duroy, lorsqu'il prend la main de son amante (oubliant sa femme tout récemment conquise) : "Elle s'approcha un peu timide, un peu inquiète, et lui tendit la main. Il la reçut dans la sienne et la garda. Alors il sentit l'appel discret de ces doigts de femme, la douce pression qui pardonne et reprend. Et lui-même, il la serrait, cette petite main, comme pour dire: "Je t'aime toujours, je suis à toi !"" Ma conclusion est que le personnage de Duroy n'est pas un personnage appréciable, et que c'est seulement grâce à sa relation avec Madame de Marelle que celui-ci garde une certaine stabilité sentimentale cependant encore peu développée dans le roman. C'est une histoire qui laisse quelque peu sur sa faim, et est en même temps effrayante puisqu'il est dur pour moi d'imaginer un personnage sans aucun sentiments réels. J'ajouterais également que mon impression après avoir lu le livre est en fait de n'avoir rien lu, puisque j'ai trouvé l'ascension sociale de Duroy peu intéressante et dénuée de sens, il n'entrevoit en effet pas de but précis à sa vie à part devenir une sorte de Roi à la recherche de toujours plus de sujets.
Bel-Ami, là où l'arriviste est Roy!
Bel-Ami, là où l'arriviste est Roy ! Bel-Ami est un roman réaliste, paru pour la première fois dans le roman feuilleton Gil Blas en 1885. La société du XIXème siècle est effectivement fidèlement représentée, que ce soit politiquement, socialement, économiquement, ou simplement historiquement. Son authenticité due au registre réaliste ne laisse nul doute, avoir été journaliste a servi à Maupassant à rendre ses textes si vraisemblables que certains ont été admis au rang de naturalistes. Le Paris du XIXème est donc le contexte du livre. Cependant, bien qu'il soit plutôt attrayant, la réalité que le roman tente de présenter n'est pas moindre et rend même son héros éponyme détestable ! La portée du livre dénonce donc son opportunisme et son ascension vertigineuse. Georges Duroy débute en tant que sous-officier déchu, réduit au poste « d'employé aux bureaux du chemin de fer du Nord ». Il gravira ensuite les échelons en un temps très réduit, pour faire partie du « grand monde » en tant que Georges Du Roy De Cantel, et devenir rédacteur en chef de « la Vie Française » marié à la fille de son richissime employeur Mr Walter. Néanmoins, sa réussite est basée sur des malversations et des trahisons, il se sert de tous ses contemporains dans un but de progression ! Il n'améliore pas ses rares qualités et perfectionne même ses défauts tels que son arrogance incommensurable. Il s'agit donc d'un roman d'apprentissage qui annonce que dans cette communauté, un vulgaire arriviste, simple opportuniste, un « rastignac », peut se former de toute pièce et devenir aussi puissant qu'un Roi avec une vitesse fulgurante. De ce fait, Bel-Ami est un roman qui a participé à la notoriété de Maupassant, mais toutefois son héros a une rare insolence, due à son arrivisme, à son comportement et à sa mentalité de « supérieur », qui réussit vite à agacer le plus vaillant des lecteurs. Ma conclusion est donc : A lire si désir de le lire il y a, à éviter si vous êtes libre de ce choix !
Duroy, une ascension sociale trop fulgurante donc peu crédible
L'incipit repose sur une coïncidence énorme, Duroy rencontre comme par hasard Forestier dans la rue et le reconnaît après quatre ans. Justement alors que Duroy s'inquiétait de son manque d'argent pour finir le mois, Forestier va lui proposer un travail de journaliste bien qu'il n'ait aucunes compétences. Par la suite, il ne sera pas pénalisé par son ignorance professionnelle car il sera aidé d'abord par Mme Forestier qui écrit des articles à sa place puis par les conseils de Saint Potin. Très rapidement dans le roman, il est invité à des soirées, il participe à des discussions qui dépassent son rang social. De même, il aura différentes maîtresses telles que Mme de Marelle, Mme Walter... qui vont le propulser vers la haute société. Alors qu'il commence à acquérir de la notoriété, mais que l'argent lui manque, on apprend la mort de Forestier ! La veuve se console très vite et le mariage de Duroy avec cette dernière va très rapidement lui faire gravir un nouvel échelon qui lui permettra d'envisager une carrière politique. Dans ce roman, je trouve le rythme et la succession des évènements trop rapides pour être crédibles. Beaucoup de coïncidences, la chance tient une part trop importante dans le récit. Il est difficile de croire à une ascension pareille basée sur le physique, l'opportunisme et le charme d'un individu. Tout est trop exagéré et cela me fait plutôt penser à une comédie.
Georges Duroy, personnage arrogant et fier !
Qui oserait dire que Georges Duroy est un personnage tout à fait normal, gentil et qui utilise ses connaissances et son ambition pour réussir ? J'espère que peu de personnes le pense car ce serait absurde! On voit très bien, dès les toutes premières phrases du roman, que l'on a affaire à un personnage ayant du charme dû à son passé de militaire, mais surtout on verra au fil de l'histoire qu'il sait en jouer et l'utiliser à bon escient. En effet, il n'est pas honnête, il se sert des autres pour réussir et il est fier de lui, même si sa réussite dépend totalement des autres. Sans les femmes, il ne serait jamais devenu ce qu'il est aujourd'hui, et le pire c'est qu'il n'est même pas reconnaissant envers elles. Il est trop fier pour admettre : « les femmes m'ont beaucoup aidé ». Ca lui arracherait la gorge d'admettre une telle chose ? Tout au long de l'histoire, je me suis ennuyée de voir à quel point il est prétentieux et impertinent. Il n'a qu'un seul but, devenir toujours plus fort, avoir toujours plus d'argent et ça malgré les moyens nécessaires pour cet ascension. D'ailleurs, dans l'excipit du roman, Maupassant nous laisse présumer qu'il va encore atteindre un statut social plus important : Celui de député !
Duroy, un homme hors du commun.
Le roman Bel Ami m'a beaucoup plu et j'admire vraiment Georges Duroy qui est le personnage le plus extraordinaire que j'ai jamais rencontré dans une œuvre littéraire. Mais une action incroyable de cet homme souligne encore plus sa grandeur et son talent. Ce passage se trouve au chapitre 7 de la seconde partie et commence à ligne 126. Vous vous en souvenez certainement, sinon aller le relire immédiatement car Duroy fait preuve du plus grand génie. En effet, en rentrant un soir il demande à sa femme Madelaene si elle veut aller dîner chez les Walters vendredi, mais elle répondit: "j'aime mieux rester ici". Bien sûr quelque chose se cachait là dessous, et Duroy, avec son intelligence et bien d'autres qualités incroyables qu'il possède, avait découvert le pot aux roses depuis longtemps. En effet, Madeleine le trompait. Evidemment il allait changer cela, mais il le fit avec style et distinction. Duroy avait comme toujours, parfaitement tout prévu. Quand la femme qui lui servait d'épouse fut à l'endroit attendu, il s'invita au domicile du commissaire, sans la moindre gêne et lui demanda de l'accompagner avec ses hommes chez l'amant de Madeleine. Duroy a tout de même eu le cran de soumettre l'autorité public à la sienne. Il donne ensuite des ordres au commissaire et contrôle même les opérations pour l'arrestation. Arrivé au domicile, sa femme et son amant, un certain Laroche Mathieu étaient là comme l'attendait Duroy, il avait une nouvelle fois, comme toujours raison. La scène fut d'un ridicule pour Laroche, car non content d'être pris en flagrant délit, il était nu sous la couverture. Et c'est alors que Duroy, pour remettre ce misérable petit ministre à sa place, parmi les hypocrites, lui dit d'un ton méprisant: »Allons donc...levez vous...Puisque vous vous êtes déshabillé devant ma femme, vous pouvez bien vous habiller devant moi. » Et c'est comme ceci que l'on peut remettre une situation inconfortable à son avantage avec une très grande classe. Maintenant, vous pouvez toujours dire que cet homme est égoïste ou autre chose, mais avouez tout de même qu'il a la classe (et lui au moins, il sait poper out)
Descriptions dans Bel-Ami
Ne trouvez vous pas les descriptions dans Bel-ami beaucoup trop longues ? Certains répondront « c'est la base du réalisme ! » Certes, mais au point d'avoir des descriptions détaillées jusqu'au bout des ongles d'une personne ou encore une pièce du sol au plafond, cela tourne au ridicule. Une plante posée sur un piano ne va pas changer l'existence et la destinée d'un personnage, à moins qu'elle soit dotée d'un poison mortel, ce qui n'est pas le cas. Ces descriptions superflues et ennuyeuses nous font perdre le fil de l'histoire et peuvent nous pousser à arrêter la lecture de cette œuvre. Ce roman pourrait être divisé de moitié si l'on faisait l'impasse sur toutes ces descriptions inutiles, ou devrais-je dire ces pertes de temps. Il suffirait simplement de décrire les objets ou les lieux qui vont influencer l'histoire du roman. Mais Maupassant nous retarde dans la lecture. Il fait tout cela pour rapporter plus d'argent en vendant des livres plus épais donc plus chers. Ce livre devient une description de l'époque de Maupassant, la peinture de la vie au 19e siècle et non plus un livre qui comporte une histoire. Ce roman peut nous dégoûter du réalisme.
Le duel de Duroy
Je trouve ridicule de faire un duel à propos d'un article paru dans "La plume". En plus Duroy en fait en tas car il se dit courageux alors qu' il est mort de trouille. Il ne dort pas pendant plusieurs nuit ce qui paraît vraiment insensé car c'est juste un duel, ce n'est pas la guerre ! Le jour du duel, il se dit calme alors qu'il voudrait reculer devant celui-ci. En plus, personne n'est blessé lors du duel, on pourrait appeler cela une rencontre amicale. Après, Duroy se vante car il dit être crâne lorsqu'il a levé son bras pour tirer, et que le pire il se fait applaudir par Mme De Marelle et par les journalistes travaillant aux Echos.
Madame Walter ? tsss pathétique.
Dans le roman « Bel-Ami », ce qui ne m'a vraiment pas plu c'est le personnage de Mme Walter. De mon point de vue, elle est la plus naïve de toutes les femmes de ce roman et aussi la plus faible pour avoir été autant prise par le charme de Duroy sans pouvoir en ressortir. Ce n'est qu'une pauvre dépressive qui, en fait, n'a pas l'air de faire beaucoup d'efforts pour guérir de « l'amour » qu'elle éprouve pour Duroy. En effet, n'importe qui a une occupation qui le fait penser à autre chose, lui permet de s'évader de se relaxer et heureusement … Au lieu de ça, elle, elle colle Duroy, fait des crises de jalousie, et elle ne fait que chialer!! Le narrateur nous dit « elle luttait, cependant désespérée, elle se défendait, appelait du secours de toute la force de son âme » mais ce n'est pas en faisant des espèces de prières que l'on peut guérir! Il faut agir! Personnellement, lorsque mon seul véritable amour jusqu'à maintenant m'a quitté, j'ai mis quatre mois pour m'en remettre complètement et même si pour vous cela n'est pas beaucoup, avouez que c'est complètement inutile de rester comme un demeuré à déprimer pendant un an au moins pour au final être toujours aussi amoureux !! C'est totalement imbécile et c'est une réelle perte de temps dans sa vie ce que nous fait Mme Walter! Elle n'a donc pas de bonnes amies qui peuvent l'aidée ? Va-t-elle seulement les chercher ? Ce personnage ne me plait pas du tout car pour moi les personnes comme MmeWalter sont vraiment pathétiques! L'amour qu'elle éprouve n'est plus un sentiment c'est une maladie qu'elle s'est infligée toute seule! Donnez-moi vos arguments sur ceci si ce n'est pas votre avis et débattons!
Bel-Ami, un homme heureux? à voir...
Dans cet article, je répondrai à celui publié le 2 décembre à 08h36 sur le blog. Tout y est dit : Bel-Ami prend les femmes pour des objets, il les séduit, les rejette, les attire, et les repousse, il devient parfois violent et ne supporte pas qu'elles s'attachent à lui. Alors : DégoutéE par cette attitude ? Non, mais sceptique. Au final Bel-Ami aura réussi socialement dans la vie, rédacteur en chef d'un grand quotidien parisien, marié à une riche fille de patron de presse : il a atteint un rang élevé. Mais a t-il réussi sa vie ? N'est t-il pas comme Stephano Roy, dans la nouvelle le K de Dino Buzzati, passé à coté de la vraie vie, du vrai bonheur ? Ne lui manque-t-il pas une femme qu'il aurait aimé, choyée et avec qui il aurait pu fonder une famille ? Certes, il a Clothilde de Marelle, mais leur relation est chaotique et secrète. Dans un couple, il compte de recevoir mais aussi de donner, ce que Duroy n'a jamais fait pour une femme. On peut penser que le luxe et le titre suffit à satisfaire Georges mais finalement, ne lui manque t-il pas l'essentiel ? Et qui sait, si un jour, une femme plus rebelle et moins soumise, ne le remettra pas à sa place. A ce moment là, l'attitude machiste de Bel-Ami vis-à-vis des femmes se retournera contre lui. Certaines pourraient l'utiliser à leur tour en profitant de sa situation sociale et faire de lui un tremplin vers la haute société. Susciteront-elles alors la même admiration que certains ont envers Georges Duroy ? On peut en douter…
Page précédente | Page 12 sur 24 | Page suivante | |
Un blog pour les classes de seconde et de première d'Alain Mascaro; lycée de Presles...
« Juillet 2026 »
| Lun | Mar | Mer | Jeu | Ven | Sam | Dim | | | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 |
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 |
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 |
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 |
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 | |
|
|