Macbeth de Shakespeare est une des pièces de théâtre que j'ai trouvées les moins ennuyeuses à lire. Souvent les pièces ne sont pas des lectures agréables car elles ne sont pas faites pour être lues mais jouées.
J'ai apprécié le fait de lire une édition bilingue, car ayant lu les deux versions, je trouve que la traduction en français passe des choses sous silence, où ne retranscrit pas exactement l'action qui se déroule.
D'autre part, Macbeth est en effet une pièce sombre de par le machiavélisme de certains personnages mais j'espérais encore plus de cruauté de la part de Macbeth. Il m'a paru relativement "trouillard" au début de l'histoire et pas très sûr de lui, sa femme l'aidant beaucoup.
Pour conclure c'est une pièce qui ne m'a pas déplu. Elle m'a semblé moins compliquée que la plupart des pièces de Shakespeare tels que Richard III, que j'avoue avoir eu du mal à comprendre lors de sa lecture.
Macbeth est par ailleurs une pièce plutôt rapide à lire (environ deux heures). Pourtant le nombre de personnage ayant parfois des noms rapprochés (Macbeth, Macduff, Malcolm) oblige souvent à retourner page 43 pour retrouver le titre de chacun.
Un point m'a marqué : le nombre de personnages féminins, la seule femme vraiment présente est Lady Macbeth, tous les autres protagonistes sont des hommes.
Finalement, on retient principalement de cette œuvre un côté sombre, le meurtre et l'attitude parfois sanguinaire et impulsive des hommes quand il s'agit d'obtenir un titre ou une vengeance.
Les deux incipit proposés par Timothée de Fombelle…
-Incipit 1-
Quand cette fameuse histoire lui arriva, Anna savait depuis au moins un an et demi que le dernier rayon de la bibliothèque de sa grand-mère, à Paris, ouvrait directement, quand on écartait les livres, sur la petite place du marché de Shalingappa dans le sud de l'Inde. Mais Anna n'aimait pas l'aventure, comme son inséparable amie Gabrielle dont le fait le plus héroïque était de sortir la tête de sa carapace, une ou deux fois par jour, pour affronter le monde et manger des endives. De temps en temps, pourtant, traversant la pièce, Anna osait glisser le nez entre les livres et sentir avec délices le parfum moite du safran ou écouter battre la pluie de mousson. Ses lunettes en sortaient tout embuées.
Pourtant, ce matin-là…
(…)
-Incipit 2-
Elle avait une robe de soie écarlate avec des grelots d'argent aux manches. Un voile orangé, tombé de ses cheveux, couvrait ses jambes et ses chevilles nues. Elle était couchée par terre, recroquevillée. Les gens avaient accouru de partout, chargés de sacs, pour la regarder. Et moi, là-haut, au parapet de la seconde galerie, je me penchais comme tous les autres vers ce corps inanimé. J'étais sûrement le seul à reconnaître les vêtements de fête de la cour de Pandajar, ce royaume disparu dont il ne restait rien d'autre que les miniatures peintes sur lesquelles j'avais travaillé une année entière au lycée, dans l'atelier du soir de Monsieur Bazire. J'ai dévalé le grand escalator qui traversait la verrière du centre commercial des Trois Platanes, dans le clignotement des sapins de Noël...
Ne vous y trompez pas: il s'agit dans les articles ci-dessous de pratiquer l'éloge et le blâme à propos du roman de Maupassant "Bel-Ami". Les auteurs ne partagent pas nécessairement les idées qu'ils semblent défendre. Un simple exercice de style, en somme...
Pour moi, Macbeth a été assez difficile à lire au début. Je n'aimais pas vraiment et j'avais même du mal à comprendre ce qui se passait. Et cela a duré un bon nombre de pages. Puis j'arrivais enfin à m'ancrer dans l'histoire, je la trouvais plus intéressante et au final j'ai bien aimé. Je suis partie tout de suite sur un point vue négatif du livre en raison d'un début trop long, ennuyant et assez déroutant. En fin de compte, la fin était plutôt pas mal. Mais même si j'ai bien aimé cette fin je n'aime pas pour autant le livre de Macbeth car l'histoire ne m'a pas plus saisie pour autant.
Une histoire qui patine ? Un début désastreux ? C'est ce que j'ai pu ressentir dans les premières pages du roman de Maupassant. Le lecteur a la sensation de ne vraiment pas accrocher au personnage, au cadre et l'histoire, s'il y en a une. Il faut avoir de la ténacité pour poursuivre la lecture. J'ai tout de même persévéré, et au bout d'une centaine de pages au moins, j'ai cru apercevoir l'ombre d'une histoire qui tenait la route (et encore!) mais peu convaincante à la longue. Entre de longues descriptions jusqu'au récit des promenades dans les rues de Paris en passant par les pensées inutiles du personnage principal tel que « Duroy se retrouva dans la rue, il hésita sur ce qu'il ferait. Il avait envie de courir, de rêver », nos yeux n'ont qu'une envie, celle de fermer le bouquin.
J'ai beaucoup aimé le livre « Bel-Ami » et en particulier le personnage de Duroy qui m'a vraiment fasciné. J'ai apprécié son machiavélisme et son esprit calculateur.
Au début de l'histoire, Duroy est pauvre mais il a beaucoup de charme (ce qui va beaucoup lui servir). Il a aussi beaucoup de chance de rencontrer Forestier qu'il n'avait plus vu depuis deux ans en plein Paris.
Grâce à cette rencontre, il a pu diner chez lui et rencontrer des gens comme Walter ou madame de Marelle. Grâce à ce repas il a travaillé avec Forestier au journal « La vie française ». Il a également revu madame de Marelle et avoir une liaison avec (c'est peut-être la seule femme que Duroy a aimée). Elle lui a d'ailleurs donné le surnom de Bel-Ami. Puis il a encore eu de la chance avec la mort de Forestier : il lui a piqué sa place au journal et sa femme. Cette alliance lui a d'ailleurs permis de devenir riche. Puis la surprenant en train de commettre un adultère, il a divorcé et s'est un peu plus enrichi. Il s'est marié avec Suzanne Walter, la fille du richissime patron du journal, lui permettant de gagner encore un peu plus d'argent.
Duroy est aussi quelqu'un qui ne se contente de rien et qui fera tout pour arriver à ses fins. D'ailleurs sur le perron de la Madeleine il regarde la Chambre des Députés et rien ne semble pouvoir l'arrêter pour en devenir un et pourquoi ministre.
Bel-Ami est quelqu'un sans scrupule prêt à tout pour arriver au sommet social.
Cette ascension vertigineuse de Duroy m'a beaucoup plu ainsi que son opportunisme.
Tout d'abord, Bel Ami est un roman sans forme, sans rebondissements, et plat. Il ne se passe rien. Le protagoniste Georges Duroy connaît une ascension sociale trop rapide. Ce dernier obtient tout ce qu'il veut en trop peu de temps. Il est en plus d'une arrogance démesurée. Cela devient très agaçant à la longue. Il s'agit d'une histoire réaliste, peu plaisante à lire. Maupassant écrit de longues descriptions afin de nous faire croire à son histoire. Il semblerait que tout ce qui précède soit dû au fait que Bel Ami est un roman réaliste. Or le principe même de ce genre littéraire est de nous donner au maximum l'illusion du réel. Néanmoins, le réalisme de Bel Ami tourne au pessimisme, car à en croire Maupassant, tout le monde a de mauvaises intentions, et tout le monde est machiavélique, calculateur, manipulateur, et possède tous les défauts possibles et inimaginables. Je conviens bien entendu que sans ce point de vue selon lequel Maupassant voit ses personnages, l'histoire n'aurait plus aucun intérêt. De plus, de nombreuses personnes de son époque pourraient se reconnaître en Duroy. Néanmoins, Maupassant exagère. Il en rajoute beaucoup trop et, au bout d'un moment, on n'y croit plus du tout. N.B. : La critique est facile mais l'art est difficile. Je tenais donc à m'excuser pour certains propos hyperboliques…
Dans le roman Bel-Ami, ce que j'ai le moins aimé sont les interminables descriptions qui sont malheureusement obligatoires à la compréhension de l'histoire et ce qui nous permet de nous mettre plus facilement dans la peau du personnage surtout dans un récit « réaliste » où les descriptions sont le plus important, mais pas le plus intéressant.
On ne peut supprimer toutes les description d'un roman, sans quoi l'histoire n'aurait plus aucun sens pour le lecteur qui serait perdu, comme s'il regardait une pièce de théâtre où les acteurs ont la forme d'un mannequin tout blanc de magasin de vêtements et où le décor ne serait que du blanc: il ne resterait plus que les dialogues. Donc les descriptions sont bien indispensables mais il faut tout de même avouer qu'il nous est plutôt égal de connaître la couleur du papier peint de l'appartement dans lequel Georges Duroy et Mme de Marelle se voient.
Je ne suis pas pour supprimer certaines descriptions du récit car elles apportent toutes une certaine information importante au récit mais simplement en abréger (grandement) certaines.
George Duroy, allias Bel-Ami est le personnage principal du roman de Maupassant: "Bel-Ami". C'est un homme capable de se servir des autres et de tous ses atouts pour arriver à ses fins. Duroy est un homme malin, un arriviste! Il sait se saisir des occasions favorables quand elles se présentent, par exemple, sa rencontre avec Forrestier qui va être le début de sa fulgurante et extraordinaire ascension. Mais il sait aussi attendre. Il n'hésite pas, pour cela, à supporter les moments pénibles car il sait qu'il en récoltera les fruits. Il sait contenir ses sentiments par opportunisme: ce qui va lui permettre, par exemple, de surprendre sa femme en plein adultère, et ainsi amasser une importante somme d'argent. De plus, Bel-ami est un grand chasseur, un être très charmant! Il sait jouer sur son physique très avantageux pour séduire, envoûter les femmes dès le premier regard. C'est pour cela qu'il part en chasse, et ce qui va porter ces fruits en un laps de temps infiniment petit. En effet, il passe en l'espace de trois ans de Rachel, une simple prostituée, à Suzanne qui est sa récompense princière. Entre temps, d'autres femmes auront succombé à son charme, et lui auront servi de tremplin vers la réussite. Bel-ami est un conquérant. Malgré un manque de connaissance Duroy a su tromper remarquablement son entourage professionnel et devenir ainsi un des plus dangereux rédacteurs, un rédacteur dont la plume en fera trembler plus d'un. Duroy est comédien en herbe. Il manie l'art de l'éloquence avec génie. Il ment et sait feindre en toutes occasions sans même provoquer le moindre soupçon. Ainsi, pour soutirer des informations à Madame Walter, il va se montrer tendre pour, par la suite, la rejeter. Pour conclure, George Duroy est donc un modèle de réussite. Un grand homme qui ne recule devant l'obstacle et qui se sert de ses qualités, de ses défauts et de ses proches pour arriver à ses fins.