J'ai bien aimé la mise en scène dans l'ensemble. Je trouve que les acteurs interprétaient bien leur rôle et que cette version modernisée était plutôt originale grâce aux marionnettes. D'ailleurs, comme la mise en scène était réussie, on ne remarquait pas les personnes qui s'occupaient d'articuler les marionnettes. Par ailleurs, de temps à autre, j'avais du mal à comprendre ce que disait l'acteur de M. Jourdain. Aussi, on entendait la voix de la personne qui dirigeait le robot ce qui était, je trouve, plutôt gênant.
La mise en scène du Bourgeois Gentilhomme de Molière par Philippe Car et sa troupe a été totalement réussie ! L'originalité du décor, la manipulation des marionnettes toutes aussi différentes les unes que les autres m'ont fait voyager dans ce magnifique pays qu'est le Japon et pour le coup, je ne suis vraiment pas déçue du voyage
Les acteurs étaient excellents même pour les choses les plus discrètes comme lorsque deux d'entre eux devaient monter une guirlande vers le fond de la scène, leurs gestes étaient alors bien coordonnés et les spectateurs n'étaient alors pas distraits par la guirlande et continuaient donc à suivre l'histoire.
Les acteurs nous ont aussi fait partager leur culture musicale car ce sont eux qui jouaient la musique dans certaines scènes avec chacun un instrument. D'ailleurs avant que le spectacle ne commence on peut voir que les instruments sont posés sur la scène comme pour un concert.
De plus, l'idée de faire évoluer les personnages sur le dohyo au centre du plateau était très bonne, cela rappelait là encore le Japon, étant donné qu'un dohyo est un ring de sumo. D'ailleurs on peut voir celui-ci tourner à la fin du spectacle.
En bref, cette nouvelle mise en scène du Bourgeois Gentilhomme m'a permis d'apprécier la pièce, alors que je n'aurais jamais cru pouvoir l'aimer lorsque j'avais lu le livre.
L'Agence de Voyages Imaginaires nous a présenté une adaptation audacieuse du Bourgeois Gentilhomme, comédie-ballet de Molière qu'il n'est plus nécessaire de dépeindre, sous la forme novatrice du Bunraku, inspirée directement du théâtre japonais. Ainsi, l'utilisation originale et diverse des nombreuses marionnettes, du robot et le jeu des acteurs rendaient attrayant et innovateur ce spectacle.
La scène prend place autour d'un dohyo, ring de sumo, mobile. Tout autour sont installées les marionnettes aux traits particuliers, chacune représentant à la perfection son personnage. Elles sont immobiles, inanimées et semblent naitre sous la dextérité des manipulateurs. Ces derniers, habillés totalement de noir et encagoulés les font vivre. Cette tenue sombre, qui suggère une notion d'invisibilité est toutefois apparente aux yeux des spectateurs. A première vue, cela peut être un effet négatif, rompant la magie des marionnettes mais à bien considérer les choses, le spectateur cherche à savoir qui est derrière la marionnette et est ainsi contenté. C'est pourquoi, par exemple, l'un des marionnettistes enlève sa cagoule et dévoile sa présence.
L'éclairage, sobre, reste majoritairement concentré sur le centre du plateau, sur les personnages principaux. Cependant, on peut remarquer que les marionnettes en retrait, le décor aux alentours sont aussi visibles. De plus, les musiciens sont eux aussi éclairés d'une lumière tamisée, généralement orange ou bleue, de façon à montrer leur importante fonction au sein du spectacle. En outre, la lumière suit de près l'accompagnement instrumental, notamment lors des passages uniquement musicaux.
Par ailleurs, la musique, les bruits et sons, bien que parfaitement orchestrés, est parfois trop élevée et masque les répliques des acteurs. De surcroit, la voix modifiée du robot, bien que l'idée soit unique en son genre, était troublée par la propre voix du manipulateur qui faisait écho et ainsi rendait la compréhension difficile.
En somme, malgré quelques modifications que la troupe pourrait effectuer, ce spectacle est admirable par sa forme et son contenu ; un spectacle qui a provoqué de nombreux rires dans l'assemblée et qui a donc atteint son but.
Tout d'abord, je dois dire que cette pièce était... comment je pourrais dire ça... Poilante, très Poilante. Tout était drôle! : Le jeux des acteurs, les marionnettistes, tout comme les marionnettes (très expressives). Une comédie remise au goût du jour, avec des marionnettes et des robots de notre temps. Un monsieur Jourdain digne de ce nom, qui ne manque pas, bien- sûr de se faire "pomper" son argent par ses "maîtres d'arts". La culture Japonaise, qui fascine de nos jours (de par le sport, les mangas, le culinaire et surtout le high-tech), contribue au rajeunissement de "bourgeois gentilhomme". La symbolique de cette mise en scène est aussi trés interréssante. Par exemple le choix du ring de Sumo comme décors permanent . Les marionettes, symbolisant la manipulation par l'argent. (bien que ce soit les manipulées qui manipulent...). Je dirais pour finir que cette troupe a su nous montrer (même pointer du doigt), grâce à cette superbe représentation, que la société bourgeoise du temps de Molière se donnait de l'importance avec de l'argent, mais que finalement cet état d'esprit n'a absoluement pas changée.
J'ai trouvé que la pièce était originale. Je pense que le metteur en scène a choisi les moments importants du texte de Molière et que les acteurs jouaient très bien ou faisaient bien bouger les marionnettes ( notamment pour Madame Jourdain qui faisait réelle). Par contre, je n'ai pas trop aimé le fait que l'on puisse voir les accessoires qui étaient en dehors de la scène où se passait l'action. J'ai trouvé aussi que les marionnettes des serviteurs étaient trop petites, cela faisait bizarre quand ils étaient en l'air sans toucher par terre, au contraire j'ai beaucoup aimé Dorante le robot.
Tout d'abord, lors de mon entrée dans le théâtre, je me suis presque demandé si je n'allais pas assister à un concert puisque tous les instruments étaient installés de la sorte. J'ai également remarqué un contraste entre les instruments et le dohyo, ring de sumo. Mais au fil de la pièce, tous les éléments sont venus se mélanger entre eux sans aucun obstacle à la compréhension. Les marionnettes sont des personnages qui me paraissaient au premier abord lassantes se sont révélées très originales tant par la beauté de leur costume que par leurs diverses fonctions. J'ai ensuite apprécié le dohyo lorsqu'un jeu de lumière a été créé : on ne savait plus si c'était les lumières, le ring ou les personnages qui tournaient ! Enfin, tout ce jeu autour du thème du Japon m'a permis de découvrir une civilisation qui m'était jusqu'alors totalement inconnue.
Au niveau des acteurs, je les ai trouvés polyvalents. Ils jouaient de la musique puis leur rôle et deux acteurs différents ont même joué dans la peau du fils du Grand Truc ! J'ai seulement noté un bémol quant à l'intervention du robot : il y avait un écho entre la voix du robot et la voix de l'acteur assez dérangeant.
En somme, j'ai trouvé cette pièce forte originale puisqu'elle s'intègre très facilement à notre société. Avoir eu accès à une répétition puis assister à la représentation fut une expérience agréable, même si cela a atténué mon effet de surprise, cette expérience est à renouveler !
Je trouve agréable le fait que les personnages s'expriment à travers des marionnettes ou des robots. Les marionnettes peuvent laisser passer autant d'émotions que le comédien mais elles sont plus drôles, je trouve, car on leur attache de l'importance et tout ce qu'elles font est amplifié.
Toutefois, les comédiens sont bien présents et cela est bénéfique car on ressent le côté humain et chaleureux d'un spectacle. D'ailleurs, ils s'amusent aussi avec le décor, car en dehors de la scène, on voit d'autres choses qu'on ne voit pas d'habitude comme les comédiens jouer de leurs instruments ou changer de costumes,...
C'est un spectacle très intéressant au niveau de la mise en scène et qui ne choque pas grâce à l'ingéniosité des membres de la compagnie Voyages imaginaires.
j'ai apprécié la pièce. En effet, j'ai trouvé que prendre des marionnettes pour accentuer le côté manipulation était une très bonne idée. On observe même, sur la fin, un échange des rôles, lorsque les marionnettistes "jouent" avec M. Jourdain, qui devient donc la marionnette.
La mise en scène et les éclairages quant à eux étaient très réussis puisqu'ils faisaient en sorte qu'on ne voit pas les marionnettistes.
Cependant, j'ai trouvé que, même si c'est le tempérament du personnage, l'acteur faisant M. Jourdain "surjouait", en faisait un peu trop ; c'est le seul bémol que j'ai à ajouter à cette pièce.
En entrant au lycée, tous les élèves ont déjà lu du théâtre, la majorité a lu du Molière. L'impression qui se dégage la plupart du temps de cette lecture est une sorte de déception : Molière, c'est de la comédie, mais ce n'est pas drôle ! ou encore "Je n'ai rien compris au texte, je n'ai pas trouvé ça drôle, bref, je n'ai pas aimé !" Jusqu'à vendredi, je partageais cet avis, plus maintenant. En effet, vendredi dernier, à la représentation du Bourgeois gentilhomme, ma première surprise a été de me voir rire. Non, je l'avoue, je ne m'y attendais pas. Mais devant le travail colossal de reformulation des textes, de construction des décors et des marionnettes, devant les efforts d'adaptation titanesques de la mise en scène, ou simplement devant tout le travail de la troupe, on ne peut pas rester de marbre. Molière est exhumé, dépoussiéré, paré de ces plus beaux habits et projeté sous les projecteurs dans une mise en scène époustouflante alliant modernité et respect du texte original; Moliere revit. Impression de néophite sur le jeu des acteurs : excellent. Les mimiques De Funesiennes de M.Jourdain et les voix caricaturales des acteurs sont tout simplement hilarantes. De plus, comme mentionné plus haut, une grande partie des personnages sont figurés par des marionnettes animées par les acteurs dans la tradition des marionnettes japonnaises bunraku, marionnettes grandeurs natures manipulées à vue par plusieurs acteurs cagoulés de noir. Les marionnettes vivent, l'illusion est parfaite. Le gros plus : les parties musicales. En effet, le fait que chaque acteur pratique à la perfection d'un ou plusieurs instruments monte indéniablement la pièce à un niveau encore supérieur. Tour à tour bouddhiste puis psychédélique, la musique est originale, entrainante, animée, en un mot : ça fait du bien. Tous les ingrédients sont alors réunis : De bons acteurs, une mise en scène originale, une bonne musique, un sacré coup de plumeau, tous les ingrédients sont alors réunis pour passer un très bon moment. Une chose est sur, on me reverra au théâtre.
La création de l'Agence de Voyages Imaginaires, d'après un grand classique de Molière Le bourgeois Gentilhomme, est pour le moins originale. L'idée ingénieuse et surprenante de présenter les personnages sous forme de marionnettes était tout à fait réussie. Chaque marionnette représentait justement son personnage ; les couleurs, les formes et les voix étant nombreuses et variées. La mise en scène du Bourgeois Gentilhomme était unique et admirable autant par le modernisme de la pièce que par les styles de musiques et les jeux de lumière très diversifiés. Une création qui nous a beaucoup fait rire et qui par conséquent a recueilli un grand succès. Cependant, nous pouvons noter que les voix modifiées étaient par moment peu compréhensibles notamment celle du robot où l'on entendait un écho (la voix du comédien). De plus, les musiques et bruitages était parfois trop présents, ce qui masquait les répliques.
Peut-être donc quelques modifications à expérimenter mais cette création reste une pièce très agréable et captivante. Ainsi idéale pour des jeunes qui débutent dans le monde du théâtre.