Patrick Robine entre en scène, seul, une valise à la main, et déjà commence l'histoire extraordinaire de ce fils parti avec sa famille à la recherche de « La Ferme des Concombres »… Nous sommes en 1976, la sécheresse fait des ravages, les vents d'Afrique remontent jusque dans les hangars à tabac… C'est surréaliste, c'est loufoque, c'est improbable, bref c'est de l'humour et de l'humour décalé !
Cette pièce programmée au théâtre de Cusset, Scène Régionale d'Auvergne, avec une mise en scène de Jean Michel Ribes et une Production déléguée Théâtre du Rond Point… excuser du peu ! apporte un vent chaud et décoiffant en ce mois de février. Le public auvergnat ne manque d'ailleurs pas de culture si l'on en juge avec toutes ces programmations de qualité.
Patrick Robine a fait différents métiers comme vendeur en quincaillerie, démonstrateur de jouets ou encore représentant dans la parfumerie avant de devenir en 1992 acteur, conteur, auteur, compositeur, interprète… grâce à Pierre Vassiliu et Pierre Etaix qui lui a dit : « Personne ne fait l'éléphant comme toi ». Mais personne ne fait l'arrache clou, le planter de sardine de tente ou le chameau comme lui.
Petit, le père de Patrick Robine promettait toujours de l'emmener en Afrique - en réalité ils n'ont jamais dépassé la frontière espagnole - il lui en reste des envies de voyages et juste avec des paroles nous voilà dans le paquebot échoué. A force d'observations, le comédien devient objet, animal ou végétal. Son jeu d'acteur est surprenant et drôle il n'y a pour seul décor qu'un tas de sable symbolisant le désert, et pourtant ses textes absurdes, extravagants et poétiques transportent le public. Ça marche !
La recherche de la ferme est longue et quelques fois nous avons du mal à le suivre mais la force de son monologue percute les spectateurs par la folie des gestes, du souffle et des mots. A voir !
J'ai été séduit par l'univers
onirique à part entière de cette pièce de théâtre. Patrick Robine, à la fois
auteur et acteur joue ce rôle avec un grand talent d'imitateur, il parvient
même à imiter des sons improbables tels que le séquoia qui frémit à la tombée
du soir, tant dans les bruitages que dans la gestuelle. Il sait aussi faire
preuve d'un grand sérieux lorsqu'il nous décrit de manière encyclopédique le
mode de vie de hippocampe terrestre!
Il nous entraine avec lui
à la découverte de contrées lointaines où le mythe et la réalité se confondent
et où les paquebots s'échouent au beau milieu du désert. Tour à tour, il nous
fait rêver, puis rire par l'absurdité de ses propos. On rencontre en sa compagnie
des personnages improbables tels que le serrurier chamane et bien
d'autres encore. Cette pièce qui relève par certains cotés de l'autofiction
nous entraine à la recherche de la Ferme des Concombres, loin du monde et de la
réalité. C'est en quelque sorte une quête du paradis sur terre, mais existe-il
vraiment ?
Le décor est très
minimaliste, et se limite à une vieille valise et un tas de sable, mais cela
suffit pour que l'on s'imagine ce monde étrange. Quelques jeux
de lumières servent à mettre en avant les émotions des personnages, évoquer les
lieux où ils se trouvent. La quasi absence de décor souligne les performances
scéniques de Patrick Robine qui ne laisse place au silence qu'a la fin de la
représentation. Pour finir, j'ai beaucoup apprécié le comique et l'absurde de
cette pièce bien qu'elle ait été parfois difficile à comprendre.
Je suis récemment allé voir une pièce de théâtre intitulé « La ferme des concombres », mon avis quant à cette pièce est assez mitigé . D'une part j'ai bien apprécié l'aspect humoristique et décalé de la pièce . En effet , les nombreuses péripéties de cette troupe de gens du voyage sont d'un naturel hors du commun, un des exemples le plus flagrant est sûrement le passage où le groupe de héros rentre dans le bateau en plein milieu du désert, dans ce passage de la pièce, le bateau qui navigue sur le sable rentre dans « une » rhinocéros et en vient finalement à « couler de l'intérieur » par sa piscine ( on pourrait presque penser que ce passage est une caricature grossière du film « Titanic » ) . Un des autres point positif de cette pièce est le jeu de l'acteur, il rendait bien compte des mouvements et permettait ainsi au public de pouvoir mieux suivre la pièce. Mais son jeu pouvait aussi être source d'incompréhension, comme dans le passage où il en vient à mimer certains animaux, on ne comprend pas si les animaux en question sont bel et bien réels ou seulement inspirés de la réalité .
Par opposition, un certain nombre de points m'ont déplu dans cette représentation . Tout d'abord, la scénographie, en effet , elle était trop pauvre pour pouvoir permettre une compréhension totale du spectacle . En opposition au précédent spectacle , où la scénographie était riche et mouvante , celle ce m'a paru assez pauvre . Le scénario est également un point négatif de ma critique . L'histoire général était assez facile à comprendre mais il y a un bon nombre de péripéties que je n'ai pas comprises . J'ai eu assez de mal à trouver mes repères dans cette pièce à cause, entre autre, du manque de lien entre les différentes actions du groupe en voyage .
Tout au long du spectacle ce qui m'a plu c'est la présence du comique assez régulier, que ce soit le comique de gestes (danses, imitations) ou bien le comique de paroles (blagues, reprises de quelques célébrités …). Il y a beaucoup d'humour dans cette pièce pour ne pas s'en lasser.
Durant la représentation le personnage est souvent en mouvement ce qui permet au spectateur d'être attentif et de ne pas s'ennuyer.
Au contraire le fait qu'il y ait un monologue m'a déplu, on constate plus de vivacité dans une pièce avec plusieurs personnages, heureusement que le caractère du personnage lui-même est vif, plein d'énergie.
De plus, je ne suis pas sur que tout le monde ait bien compris l'histoire, on parle d'une ferme aux concombres on ne sait même pas ce qu'il s'y fait, certains passages on ne comprend pas ce qui se passe, par exemple quand la troupe descend d'un bateau alors que la scène se passe en plein désert.
Pour conclure le spectacle est agréable à regarder aussi à écouter malgré une histoire qui sort de l'ordinaire et dont on a du mal à suivre le fil.
Dans ce spectacle, il y a des choses qui m'ont plu et d'autres moins. Mais en général, le spectacle était bien.
J'ai bien aimé le coté comique de la pièce, l'acteur était très bon et très drôle ce qui m'a permis de rester attentif à ce qui se passait. J'ai beaucoup aimé les bruitages, et les gestes que l'acteur faisait. Cela m'a beaucoup amusé.
Par contre, le fait que ce soit un monologue m'a déplu. Toujours voir le même personnage sans jamais changer pendant une heure et demie est assez ennuyant. Il y a aussi le fait de l'histoire, je ne l'ai pas très bien compris. Cette histoire de ferme des concombres sur laquelle on ne sait rien. Il se passe des choses très farfelues (cercueil enroulé par des feuilles de choux de 35cm, bateau qui avance dans le sable, …).
Enfin dans l'ensemble cette pièce m'a beaucoup plu.
J'ai bien aimé ce spectacle. On nous a transporté dans un autre monde rempli d'absurdités et de paradoxes sur les éléments qui nous entourent.
L'oxymore et l'antithèse sont les fondations de cette pièce, pour le moins "décalée":
"- Je me propose comme guide alors partez devant , je vous suis"
"- Devant , moi , il y avait cet homme nu ; néanmoins vêtu d'un ...."
La vie des nomades est le fil conducteur de cette pièce . Ces derniers sont à la recherche d'un lieu appelé : la ferme des concombres . Un lieu symbolique car il représente dans l'histoire , le lieu rêvé pour tout homme qui refuse de vivre dans la société de son temps, soit une société où le monde est dirigé par l'argent . Un idéal utopique qui ne manque pas d'originalité. A retenir aussi, l'attention portée par les nomades aux différents bruits qui les accompagnent , à mon avis , peut nous paraître étrange ( Le guide se met à imiter tous les sortes d'outils de bricolage pendant leur fonctionnement ) : ce qui , bien sûr , n'a pas laissé de marbre le public .
Je pense que cette histoire présente tout de même un défaut : le fait d'enchaîner anecdote sur anecdote est en quelque sorte , une mise en abyme, ce qui discrédite un peu l'ensemble de la pièce .
Cette pièce de théâtre est tout d'abord un monologue d'un peu plus d'une heure, ce qui n'est pas gênant en soi quand on comprend l'histoire, or je n'ai pas vraiment compris cette pièce et encore moins son but. La pièce m'a donc parue assez longue et aussi ennuyeuse. Cette pièce fait partie du registre de l'absurde, ce qui pour moi est déjà un point négatif car ces histoires sans queue ni tête sont d'un intérêt pratiquement nul. L'acteur a par contre réalisé une magnifique prestation tout au long de la pièce, la rendant un peu moins navrante, sans pour autant lui enlever son ennui. Par exemple ses imitations d'engins de travail étaient exceptionnelles et sa tonicité rendait la pièce plus vivante. De plus, il bougeait suffisamment sur la scène pour exprimer les mouvements, et les « danses » étaient tout de même sympathiques et très bien interprétées sur scène. Certains jeux de mots étaient plaisants et faciles à comprendre même pour les plus petits dans la salle qui riaient aux éclats, alors que d'autres jeux de mots étaient assez ridicules, voire nuls et incompréhensibles. La mise en scène était réussie quoique un peu vide (cela était peut-être pour mieux représenter le désert), les génériques de début et de fin étaient très drôles, les éléments du décor était peu nombreux ce qui rendait la scène plus grande voire un peu vide : la valise et le sable étaient les seuls éléments du décor. Les musiques étaient bien en accord avec les lieux et les « danses », le tout donnait parfois une tournure assez drôle. En résumé, cette pièce a de bons et de mauvais côtés, elle est tantôt drôle, tantôt ennuyeuse, cela donne un ensemble mitigé mais avec tout de même un petit plus du côté de l'incompréhension de l'histoire.
Je n'avais jamais eu l'occasion de voir une pièce relevant de l'absurde avant « La ferme des concombres ». J'ai trouvé la pièce relativement complexe à comprendre et à suivre dans son intégralité. J'ai eu du mal à m'habituer à ce genre très décalé qu'est l'absurde au cours du spectacle.
J'ai cependant trouvé la représentation très originale, abordant un sujet plutôt improbable et inattendu pour le spectateur ; et comique, l'acteur jouant énormément sur les jeux de mots et les imitations.
Patrick Robine, jouait admirablement bien. Cela se voyait, à travers son jeu, qu'il connaissait parfaitement son texte et que la pièce avait été durement travaillée avant la représentation.
De plus, j'ai trouvé que Robine, seul sur scène pendant plus d'une heure, était parfaitement capable de s'adapter aux nombreux personnages interprétés durant le spectacle. Ses imitations étaient remarquables (chameau, hippocampes terrestres, naissance d'Elvis Presley…). Il ne reculait devant rien pour transporter son public dans son monde totalement surréaliste.
Le décor et le costume du personnage sont restés très simples ; sans doute un peu trop (un simple tas de sable censés signifier le désert, pour le décor, et une valise appartenant à l'acteur pour les accessoires). Cependant, Robine réussit à combler ce manque d'accessoires grâce à toutes les imitations faites durant la pièce.
Le metteur en scène a beaucoup joué avec les lumières et les sons durant la pièce. Elles étaient en concordance. En effet, quand la musique devenait menaçante, l'éclairage devenait plus sombre et inversement.
Enfin, j'ai pu constater que les lumières changeaient quand on changeait de lieux au cours de la pièce.
Pour conclure, j'ai passé un agréable moment devant « La ferme des concombres » malgré quelques incompréhensions rencontrées durant le spectacle.
La pièce absurde de l'humoriste Patrick Robine est pour moi une réunion totalement décalée et inattendue de divers sujets : de l'économie, des animaux en passant par les pyramides égyptiennes ; traités avec parfois beaucoup de finesse, mais aussi avec une dose un peu trop élevée d'irrationnel justement pour pouvoir la suivre complètement.
Le contenu est bien trop fou pour nous ! Comment, dans notre mode de vie, de réfléchir, d'agir, de fuir, pouvons nous accepter pleinement l'arrivée et l'insolente présence de cet homme refusant la banalité ? Pourtant le texte de cette pièce vaut réellement le détour. Il est inondé de jeux de mots, d'humour, et ne refusons pas d'admettre son talent tout particulier à parler de choses aux antipodes, en un temps record ! Je trouve cela admirable, mais nous parvenons difficilement à percuter toutes ces petites merveilles. Je n'ai donc pas la prétention suffisante pour me venter d'avoir tout compris à la pièce, il faudrait lire le texte pour cela.
L'histoire générale est très simple : une famille hippie traverse le désert pour aller à la Ferme aux Concombres. A partir de ce fil conducteur, Patrick Robine est capable de toucher à des tas de domaines différents. Certes, ce fil est simple à perdre par l'absurdité du contenu. Ce dernier ne répondant tellement pas aux normes passionnantes et fondées abondantes dans notre société, qui sont existantes il faut l'avouer, même dans l'art et le théâtre, est délicat à suivre. En écrivant ce texte, l'auteur s'inspire en grande partie de ses connaissances et expériences personnelles, notamment de ces différents voyages, ce qui donne la seule petite touche de réalisme ! Un texte d'une telle originalité doit obligatoirement être interprétée par une personne à la hauteur.
Patrick Robine n'est pas seulement un surprenant écrivain, on l'admire aussi dans son jeu tout à fait remarquable et je dirais même osé. Il a un manière extraordinaire d'occuper tout l'espace à lui seul et de faire de cette pièce difficile à cerner une création distrayante, on ne s'attend pas à une telle présence de la part d'un homme de 62 ans. Ces nombreuses imitations d'animaux et autres sont éclatantes, mais à mon goût justement trop fréquentes dans la pièce ce qui m'a pesée au cours du spectacle.
Contrairement à la considération que je porte à la création de Patrick Robine, j'ai peu apprécié la mise en scène de Jean Michel Ribes. Je trouve que le jeu de lumière est nettement moins original que le texte et le jeu de l'acteur, voire pas à la hauteur de ce genre de pièce tout à fait hors du commun, quel dommage ! Nous voyons les lumières en direction de l'acteur, mais quoi de surprenant là dedans ? Je pense que trop d'originalité dans ce domaine aurait pu nuire à l'attention que nous portons au texte, et aurait été en trop. Mais j'aurais aimé que le metteur en scène trouve un juste milieu et se donne davantage les moyens de mettre en valeur cette pièce qui en vaut le détour.
Le décor aussi est très minimaliste : une valise et une poignée de sable trônent sur la scène. J'admets bien que là également le décor ne doit pas faire d'ombre au contenu, et que son esprit décalé est fait de cette pureté, mais la scénographie est un peu trop simpliste à mon goût. On nous projette des images de temps à autre de paysages par exemple en fond de scène de manière tout à fait élémentaire. Cela contribue encore une fois au côté singulier de la pièce, mais je n'ai pas été convaincue. En tant que partisane de l'art et du sens de l'esthétique, j'aurais été touchée par le simple fait de pouvoir être face à des images un minimum raffinées.
J'ai été très stupéfiée par le caractère extravagant de La Ferme des Concombres. Après m'être sérieusement demandée si j'avais été convaincue ou non par cette pièce de théâtre, je recommande vivement d'aller s'oxygéner au près de cette unicité, cette production, cette merveille toute fraîche !
"La ferme des concombres" est une pièce de théâtre dont l' acteur est Patrick Robine. Il joue un monologue pendant une heure de spectacle. Il entre en scène, en tenant une valise à la main. Cela provoque chez le spectateur un effet de suspense car nous ne savons pas ce qu' il y a à l' intérieur. C'est plus tard dans la pièce que l'auteur dévoile alors le contenu de cette mystérieuse valise; le spectateur ne s'attend pas à découvrir un réchaud et trois petites vierges de vingts centilitres en promotion à Lourdes! Cela provoque un effet de surprise.
Cette pièce est une autofiction. Patrick Robine nous parle de son voyage en Afrique, à la recherche de la "ferme des concombres", une ancienne scierie de pain de sucre en plein milieu du désert, tout en la tournant en dérision. Il fait cette expérience avec sa famille qu' il affectionne particulièrement car il en parle souvent dans la pièce mais de manière à nous faire rire ( la momie de mamie...)
Il fait aussi beaucoup de retour en arrière dans cette pièce. Il commence à parler d' un sujet puis il s'embarque dans des souvenirs de personnages, à mon goût très étranges: ancien moniteur de kayak spécialisé dans la remontée des fleuves en crue à la nage en hiver, hypnotiseur animalier. Il fait aussi de frappantes interprétations comme l' imitation du chameau ou encore même d' un séquoia.
Intéressons-nous maintenant à l' unique décor, il consiste en un minuscule tas de sable censé signifier le désert. Cela me paraît beaucoup trop simple et un peu ridicule. Il y a cependant des beaux jeux de lumières liés avec la musique: quand la scène est intrigante, la lumière devient noire et seul l'acteur est éclairé et une musique à suspense prend place ( exemple: quand l'acteur se trompe de bouton dans la salle des machines, on ne sait pas si le vaisseau va exploser ) et cela fonctionne également dans l' autre sens.
J'ai aussi noté que Patrick Robine a une capacité étonnante à changer de voix: c' est à dire à passer d' un personnage à un autre car n'oublions pas que l'acteur fait un monologue, il s'adapte donc à chaque personnage sans difficulté.
En conclusion, c' st une pièce de théâtre à personnages vraiment étranges avec des décors en arrière plan splendides ( images de dunes de sable ): cela contribue à une évasion dans un autre monde loufoque mais très créatif et intéressant. Je trouve donc que cette pièce est un divertissement agréable puisque qu' elle est très originale de par son acteur et de par son sujet. Pour moi, c'est une pièce que l' on peut conseiller d' aller voir.