Patrick Robine, seul sur scène, face à des centaines de spectateurs qu'il essaie tant bien que mal de transporter à travers des dunes de sable dans un désert d'Afrique, à la recherche du paradis sur Terre: « La ferme des concombres ». Un désert quelque peu singulier avec l'échouement d'un paquebot, la rencontre avec des hippocampes, un rhinocéros ou encore la découverte de la momie de la mamie.
Acteur mais aussi réalisateur de la pièce, M. Robine a passé beaucoup de temps pour l'élaboration d'un scénario si compliqué qui se résume par les mots suivants : eldorado perdu, incohérence de la faune avec le lieu, ferme des concombres.
Mi-objet mi-animal, le comédien peuple la scène de mille et une choses même s'il a pris un risque en choisissant le monologue. Il met son talent de mime en valeur en imitant le dromadaire, le souffle déchainé du vent, le marteau et j'en passe. Mais remarque-t-on une grande différence entre les bruitages si on ne suit pas le déroulement et la chronologie de la pièce ?
Passons au décor. Une scène où gisent une valise contenant un chauffage électrique (indispensable dans le désert… à condition de trouver une prise !) et trois vierges et, juste à coté, un petit tas de sable, censé signifier le désert, qui était très utile puisque l'acteur en a pris une poignée pour la relâcher par terre. Cependant les jeux de lumière, très performants éclairaient l'acteur de façon à ce qu'elle forme une auréole autour de lui et donc attirer le regard.
Très habile avec la langue, le comédien n'hésite pas à jouer avec les mots, et à souligner le ton absurde, pour marquer un certain humour. Bien sûr, les blagues un peu poussées et exagérées peuvent lasser mais, en jonglant entre poésie et burlesque, Patrick Robine a su laisser un sourire sur le visage de chacun.
« La ferme des concombres » est le récit d'une famille de gens du voyage qui a décidé de rejoindre à pied le désert afin de s'installer à la ferme des concombres. Cette pièce de théâtre qui relève largement de l'absurde, est un monologue joué par Patrick Robine. N'étant pas habituée à ce genre de pièce, j'ai eu quelques fois du mal à me situer dans le temps et dans l'espace et n'ai donc pas compris toute l'histoire.
Cependant, le jeu des lumières et les images projetées à l'écran m'ont aidé à mieux suivre le cours de l'histoire. En effet, les éclairages variaient à chaque changement de lieux et/ou de scènes et correspondaient, par moment, à la luminosité du lieu évoqué. Mais je n'ai pas compris le choix du metteur en scène à projeter des paysages comme celui du désert plutôt que d'autres. De même je me suis interrogé sur le fait qu'il nous ait signalé la fin de l'acte III et celle-ci uniquement.
Le décor était relativement sobre puisqu'on pouvait voir un petit tas de sable sur le devant gauche de la scène ainsi qu'une valise avec laquelle Patrick Robine est arrivé. Elle contenait divers objets : trois vierges et une sorte de réchaud que je n'ai pas su bien identifier en raison de ma position dans la salle.
La bande sonore permettait de mieux recréer les émotions (la peur notamment) du personnage ou d'accompagner les danses de sa famille et ainsi participer à l'effet de comique. Mais l'utilisation des sons était relativement secondaire puisque la pièce était rythmée par une série d'imitations d'animaux (hippocampe, oiseaux, cygne empaillé…) ou d'objets (installation et ouverture de la tante ainsi que celle d'un cercueil…). Toutes ses imitations donnaient évidemment à la pièce un côté comique et original mais qui n'auraient peut-être pas pu être réalisées avec un autre comédien.
Le comique de cette pièce reposait également sur de nombreux jeux de mots (un animal migrateur, mi-…) et des descriptions farfelues de personnages (brigade du désert), d'animaux (hippocampe) ou de lieux.
Je garde donc un bon souvenir de cette pièce même si j'étais parfois perdue.
Patrick Robine, dans cette pièce de théâtre, nous emmène dans un monde très décalé du nôtre, à la recherche de la ferme des concombres. Bien que l'on puisse se perdre facilement dans toutes les péripéties, l'humour assez décalé de Patrick Robine nous permet de passer un excellent moment.
Durant la totalité de ce monologue, soit environ une heure et demie, Patrick Robine ne cesse de décrire ce qu'il voit. Il n'y a pas eu une seule personne dans le théâtre de Cusset, qui n'a pas rigolé lors de ses imitations.
Tout ce qui se trouve dans cette pièce est absurde, comme par exemple un bateau en plein désert qui se fait inonder par l'eau montante. De plus, Patrick Robine donne toutes les dates de ses péripéties. Ainsi nous nous retrouvons avec un trente février, tout ce qu'il y a de plus banal dans son monde surréaliste.
Au contraire, nous avons trouvé le décor un peu léger comparé à tous les paysages qu'il nous décrit. De plus Patrick Robine raconte tellement de petites histoires les unes dans les autres que l'on finit par s'y perdre, on se demande même s'il arrive à comprendre ce qu'il nous dit.
Pour conclure, la pièce de Patrick Robine « La ferme des concombres » est une pièce très confuse, dans laquelle trop d'histoires sont racontées. Mais grâce à son interprète qui joue superbement cette pièce, entre autres avec ses bruitages à nous couper le souffle, nous avons passé un excellent moment !
Patrick Robine, bien que seul sur scène pendant près d'une heure et demie sait nous maintenir éveillés et attentifs à son spectacle. C'est une pièce de théâtre surprenante qui nous emmène dans un autre monde où le ridicule n'a pas sa place. Au début, on peine à entrer dans ce monde nouveau. Mais on rigole à chaque nom absurde, puis une fois entré dans cet univers rocambolesque, les « grenouilles-taureaux », « les troupeaux d'hippocampes » et autres animaux imaginaires ne nous choquent plus. C'est comme dans un rêve, Patrick Robine réussit à être objet, animal et végétal, il arrive à être les personnages et le paysage en même temps. Et pour tout accessoire et décor, une valise, un petit tas de sable et quelques airs de musique. Au bout du compte, tout cela pour arriver à cette fameuse « Ferme des concombres » qui semble être le paradis qu'il recherche. Je pense que Patrick Robine est en fait un voyageur de l'imaginaire. Très bon spectacle.
L'histoire débute et déjà Patrick Robine nous plonge dans son univers loufoque. Il est dans le désert avec sa famille de voyageurs, en quête d'un endroit où s'installer : la ferme des concombres. Ils aperçoivent un troupeau d'hippocampes terrestres de l'Atlas, facilement identifiables grâce à « sa tête de chameau, ses cornes de girafe et ses nageoires de mulet ».
L'humour est assez particulier : il faut avoir un minimum de culture dans multiples domaines pour vraiment comprendre toute la finesse des plaisanteries faites par le comédien.
Puisque c'est un monologue, Patrick Robine joue plusieurs personnages différents à lui seul. On retrouve par exemple la mère d'Elvis Presley qui accouche d'un nourrisson qui ne crie pas mais qui chante dès sa naissance et plusieurs fois, on peut admirer la facilité du comédien à imiter un chameau.
Les bruitages sont plus ou moins bien faits : on devinera aisément le souffle du vent mais d'autres seront difficilement reconnaissables.
Le décor est plutôt décevant. Le désert n'est symbolisé que par un minuscule tas de sable sur la gauche de la scène, utilisé une unique fois. Un écran dans le fond de la scène affiche de temps en temps quelques images, pas si extraordinaires, du désert.
Le seul accessoire de Patrick Robine est une valise, contenant un appareil servant à réchauffer, qu'il branche on ne sait où dans le désert, et trois petites vierges de 20 cL.
Pour terminer, l'éclairage est mal géré : à certains moments, on passe d'une lumière tamisée à un éclairage vif, ce qui peut donner mal aux yeux.
La pièce est donc intéressante à voir mais peut-être pas accessible à tout le monde…
J'ai plusieurs points de vue concernant ce spectacle.
Premièrement, j'ai trouvé qu'il y avait des passages assez comiques, du comique de bruits, du comique de gestes (danse, imitations), et enfin du comique de paroles. L'acteur avait une assez grande maitrise du bruitage, même si parfois je ne comprenais pas les blagues étaient dites trop rapidement, ou alors l'acteur n'articulait pas correctement. De plus, l'acteur se déplaçait beaucoup sur la scène, et faisait diverses choses, comme par exemple aller chercher les longues vues, ou lorsqu'il déballait sa valise avec la vierge et branchait «le chauffage».
Mais, l'histoire est entremêlée de plusieurs dizaines d'histoires, certaines histoires sont confondues dans d'autres. Il y a beaucoup de confusions, et on perd donc le fil de l'histoire. L'histoire compte aussi beaucoup de personnages, ce qui perturbe le spectateur, et le mène à la confusion. Y a-t-il seulement une histoire? Certes, sa famille va à La Ferme Des Concombres, mais on ne sais même pas s'ils y arrivent. Il y a aussi des choses insensées qui ne m'ont pas forcément emballé, des récits impossibles et parfois surnaturels; comme quand il trouve sa grand-mère dans une boite de 30 centimètres de long, ou quand il traverse un bras du Nil sous l'eau, ou même lorsqu'il parle du 30 février, ou bien quand il dit que le paysage se déplace… Au début, les extravagances du personnages, avec ses bruitages et imitations m'ont fait rire, mais je me suis très vite lassé; et étant donné que l'histoire portait seulement sur l'humour et le «décalage», cette représentation ne m'a pas forcément emballé.
Le personnage a dansé par deux reprises sur de la musique, mais la première fois la personne s'occupant de la musique l'a arrêtée avant qu'il est fini de danser, il ya eu «une bourde», la seconde fois était un peu répétitive. Concernant l'éclairage, il n'y a rien à dire. En ce qui concerne le décor, je trouve qu'il était beaucoup trop simple, avec seulement une valise que le personnage a emmenée et un tas de sable.
Le fait que l'histoire soit un monologue est ennuyant, s'il y avait ne serait-ce que deux personnages, la représentation serait plus vivante, il pourrait y avoir des échanges plus comiques entre ces deux personnages.
La ferme des concombres est une pièce qui relève de l'absurde. J'ai eu un peu de mal à m'adapter à ce genre qui était nouveau pour moi. En effet, j'ai trouvé le texte comme l'humour parfois difficile à comprendre et subtil. En effet, même si le texte est très bien écrit, l'humour était beaucoup basé sur des jeux de mots que j'ai trouvé parfois difficiles à comprendre. De plus, La ferme des concombre est une pièce qui se passe dans un milieu complètement imaginaire et surréaliste ce qui permet au spectateur de s' évader du monde et réel.
De plus, j'ai pu relever le jeu très positif de l'acteur. En effet, dès le début de la pièce il a su capter l'attention du spectateur . De plus, il se livre à un jeu très complexe. Ainsi, Patrick Robine est le premier acteur que je vois capable d'imiter aussi bien des objets ou des animaux : la fermeture éclair d'une tente , le matelas pneumatique… De plus, il se livre à plusieurs reprise à des danses ce que je trouve plutôt amusantes.
Enfin, j' ai trouvé le décor plutôt simple voire quasi-inexistant mais suffisant puisqu'il était comblé par le jeu de l'acteur qui en bougeant beaucoup occupait tout l'espace. En effet, il était seulement constitué d'un petit tas de sable et d'une valise. De plus , j' ai trouvé très intéressant et original qu'au début et à la fin de la pièce soit projeté un texte «explicatif». J'ai aussi trouvé qu'un gros travail a été fait sur les lumières et les musiques. En effet, Patrick Robine jouait beaucoup avec.
Pour terminer, je dirais que je retiendrais principalement de cette pièce son côté « décalée » et amusant.
Monologue quelque peu étrange quant au contenu des paroles du texte. Certains problèmes de compréhension se sont fait ressentir et la fin de la pièce a été un peu longue à mon goût. La mise en scène reste quand même assez vague. Dans le texte, le passage d'un endroit à un autre, le changement du cadre spatio-temporel est difficile à comprendre, il faut vraiment analyser le sens de la pièce et les phrases du monologue sont assez complexes, dans le sens où ce qu'il dit n'est pas très cohérent... Cependant, le comédien a bien joué et a fait preuve d'une mobilité sur scène assez remarquable. C'est aussi grâce à sa gestuelle et ses excellents bruitages qu'il a donné de la vigueur à sa prestation et l'a fait devenir plus intéressante.
La ferme des concombres est une épopée extraordinaire et créative. Une famille est à la recherche de cette "ferme des concombres" qui serait située en plein milieu d'un désert et qui ressemble au paradis selon les dires de la famille du narrateur.
Cette pièce de théâtre était très bien réalisée, il y a beaucoup de points positifs dans la mise en scène. Le comédien , Patrick Robine, est seul sur scène. Il anime des personnages tous très particuliers, des membres de sa famille au serrurier-chamane. Le comédien fait voyager le public en décrivant des lieux insolites et imaginaires. Toute cette mise en scène est extrêmement bien réalisée sans avoir besoin de grands décors ou d'accessoires particuliers. Les descriptions détaillées que le narrateur nous donne dès qu'il change de paysage guident notre imagination. Le narrateur est très précis dans la description de la moindre chose qu'il voit, les ambiances les lieux ou les attitudes des personnages. Il y a un grand travail au niveau physique, le comédien est capable de donner vie à des plantes ou des objets, en utilisant habilement son corps. Patrick Robine possède un grand talent d'imitation, il imite aussi bien des personnes que des animaux des plantes ou des objets. C'est ainsi que, semées tout au long de l'histoire on profite d'imitations drôles et étonnantes comme celle d'un chameau de Mogadiscio.
Le public est transportée dans un monde surréaliste et absurde, traversant des situations improbables. Il faut reconnaitre qu'il n'est pas facile de s'y retrouver, le spectateur peut facilement être perturbé ou ne pas bien comprendre l'histoire s'il n'est pas rentré dans l'univers du comédien assez tôt. Il arrive que l'on change de lieu sans bien s'en rendre compte si un détail nous a échappé. De plus, certaines anecdotes nécessitent de connaitre certains faits historiques pour comprendre des jeux de mots.
Nous sommes allés voir «la Ferme des Concombres» de et avec Patrick Robine . Il s'agit d'un monologue. Du coup, il est vrai que j'avais quelques réticences pour cette pièce car j'ai toujours peur d'être déçue par ce genre théâtral, j'ai tendance à préférer le dialogue. Je trouve que l'échange entre plusieurs personnages offre plus de possibilités. Malgré tout, «la ferme des concombres» était assez intéressante. L'acteur a su nous faire rire par ses blagues, plus absurdes les unes que les autres. Mais malheureusement, certaines furent un peu compliquées à comprendre. Du coup, pendant que je réfléchissais à l'un des nombreux jeux de mots, la pièce de théâtre, elle, avançait et j'ai vite perdu le fil de l'histoire et commencé à ne plus rien comprendre. J'ai, par contre, trouvé l'acteur très fort. Autant pour ces jeux de mots, pour ces imitations, ou encore ces bruitages qui semblaient très réalistes. Quant à la mise en scène de la pièce, je l'ai trouvé assez simple mais en concordance avec ce que j'ai compris de l'histoire. On pouvait, en effet, apercevoir entre autre, du sable ou du «feu». On a pu également voir des changements de fond et la musique collait très bien avec les mouvements de l'acteur. Je pense que ce spectacle de Patrick Robine doit être vu plusieurs fois, ou qu'il faut lire le texte avant, pour comprendre, à la fois, toutes les subtilités et le fil de l'histoire. En définitive, je dirais que ce n'est pas la meilleure pièce que j'ai vue et que je n'ai pas été très emballée, mais elle reste, malgré tout, assez divertissante.