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La synthèse de documents
• Le repas des français
Par IACHEMET, mis en ligne le 01-09-2024
Les éléments de correction porteront sur les deux dernières phases : l'élaboration du plan détaillé, la rédaction de l'introduction et des deux parties.
Rappel du corpus
Doc 1 : UNESCO, « Le repas gastronomique des français », 2010
Doc.2 : Albert Fourié, Repas de noces à Yport, 1886
Doc 3 : Laurent Gaudé, Le soleil des Scorta, 2004
Doc 4 : Claire Schneider, « Pourquoi les repas dégénèrent-ils ? » Marie-Claire
Bilan de lecture.
Plan en deux parties.
Le document du corpus le plus riche est l'extrait du roman de L. Gaudé « le soleil des Scorta » véritable fresque pittoresque d'un repas exceptionnel, dans un petit coin d'Italie, que l'on devine cher à l'auteur. Il y est question de joie de vivre, de plaisir de manger, de plats en grand nombre, de bouches qui mangent, boivent, parlent et rient pour exprimer le bonheur commun. On pourra aisément rapprocher cette scène, de celle peinte par Albert Fourié « Repas de noces » par la dimension ritualisée du repas, qui comble les sens (décor champêtre, consommation organisée des aliments, placement des convives à table, convivialité, communion, échange, partage). La mise en scène et surtout la nature symbolique de l'aliment est au coeur du repas de fête, et au coeur de la notion de gastronomie, nouvellement définie par l'UNESCO en 2010. Le repas est donc de la fête, une condition nécessaire mais non suffisante. On peut se souvenir d'un repas, pour la qualité mémorable des aliments servis, mais aussi parce que la fête a mal tourné… Comme si, par une étrange chimie, l'absorption de la bonne chère faisait recracher haines et rancoeurs ; comme si le festin était aussi ce moment où, littéralement, on « met tout sur la table ». Ce sera le moment de convoquer l'entretien de Pascal Couderc accordé au journal « Marie Claire » plutôt par opposition avec les autres documents. Il y a cependant dans l'organisation de la table, le placement des convives pensé de façon stratégique, l'ordonnance des mets, particulièrement bien évoqué dans la tableau de Albert Fourié, quelque chose qui dit notre positionnement par rapport au autres et notre sentiment d'appartenance au groupe, à la famille. La place peut être socialement codée pour respecter un certain protocole, également rappelé dans le projet de l'UNESCO, ou inhabituelle dans le cadre d'un repas de famille.
Rédaction de l'introduction
Les repas ne rassemblent pas seulement des gourmets et des gourmands, mais d'abord des convives, des compagnons, des invités, des amis. On y célèbre ce qui rapproche, on y scelle des alliances, on s'y réconforte, on y tente des réconciliations ; parfois, on s'y affronte. (Accroche)
Tels sont les thèmes abordés dans ce corpus, qui souligne à travers ces différents documents de genre très différent, combien le repas est un acte hautement symbolique.
Du repas de noces magnifiquement peint par Albert Fourié, à la fresque puissante et pittoresque de ce banquet décrit avec truculence par Laurent Gaudé, l'acte de manger nous rappelle qu'il peut se décliner sur un éventail de possibilités (Présentation succincte du dossier)
Ainsi on s'interrogera sur ce que révèle le repas, à la fois comme acte social et culturel. (Problématique)
Si le repas, en tant qu'événement structuré est un lieu privilégié d'échanges et de socialisation, il est également l'expression d'une certaine culture, et d'un patrimoine particulièrement vivant. (Annonce du plan en deux parties). Attention vous n'annoncez pas vos sous-parties.
Plan détaillé + rédaction intégrale (vous ne deviez rédiger que la première partie).
I/ Le repas : une pratique sociale bien vivante.
A. Elle fait sens pour tous
Si la « gastronomie française » évoque tout un ensemble d'éléments disparates : des recettes emblématiques, la cuisine des grands chefs, l'ordonnancement particulier des repas français, elle revêt pour l'UNESCO un sens bien spécifique puisque limitée à un élément précis celui du repas gastronomique. C'est tout le sens du projet d'inscription de la gastronomie française au patrimoine culturel immatériel de l'Unesco telle que définit dans le document de référence qui ouvre ce dossier. On sait l'intérêt des français pour la table, qu'elle soit festive ou familiale. Ainsi, il est d'usage dans notre hexagone, quand on souhaite célébrer et témoigner d'un événement important et heureux de la vie d'organiser un repas de fête : mariage illustré par le peintre Albert Fourié dans une oeuvre intitulée « Repas de noces à Yport en 1886. Ambiance champêtre, de plein air qui permet aux hôtes de communier collectivement avec les mariés. C'est aussi un moment solennel où les mariés portent un toast l'un à l'autre. Respect des traditions, des coutumes, témoigne de cette culture populaire. Il est aussi question de culture populaire dans le roman de Laurent Gaudé « Le soleil des Scorta », publié en 2004. En effet, on ressent tout au long de la description d'un véritable banquet, l'affection toute particulière de l'auteur à, l'Italie du Sud, dans un contexte de repas typique ; qui réunit une modeste famille. L'emploi de termes italiens, contribue à renforcer le pittoresque de l'épisode : l'abondance est magnifiquement suggérée dans l'accumulation liée à la liste des pats, l'importance des pluriels et des adjectifs à portée hyperbolique. Expériences individuelles, collectives comme ici le repas qui va de la production à l'acte de consommation, elles constituent un tout indissociable et cohérent.
B. Un lien social apprécié…parfois disloqué
Moment de bonheur fondateur, réunion de famille, de clan – forme de mémoire collective, communion. Le bonheur est lié à la réunion de convives dans un contexte spécifique (les noces) mais aussi à la satisfaction des sens à travers un repas exceptionnel. Le repas festif se distingue du
repas ordinaire, quotidien : le sens du tableau d'Albert Fourié qui magnifie ce temps collectif, cet événement transgénérationnel (les enfants prennent place à la table des adultes). Cependant si les repas de famille sont l'occasion de savourer un moment de convivialité (chacun joue sa partition), cela peut s'avérer être une cauchemardesque cacophonie. Claire Schneider recueille dans le magazine Marie Claire, les propos de Pascal Couderc, dans un article intitulé « Pourquoi les repas dégénèrent-ils ? » soulignant la manière dont certains repas glissent vers un fiasco familial. Elle prend l'exemple du réveillon de Noel, qui cristallise à l'heure du traditionnel repas, des émotions, des tensions amis aussi des rancoeurs, des rivalités, des vielles blessures pour ressortir de manière angoissante. Très loin des réunions angoissantes et du grand déballage, le repas de Laurent Gaudé est comme une parenthèse enchantée, à même de générer de l'enthousiasme « un hourra » général qui fit rougir la cuisinière. Il ne s'agit pas seulement de satisfaire sa faim, mais de profiter d'un moment que l'on devine éphémère, d'où un évident manque de mesure et de modération.
Si le repas gastronomique français est un ensemble d'éléments organisés parfaitement identifiés comme appartenant à la haute cuisine, les pratiques alimentaires, les traditions populaires particulièrement vivaces témoignent de cet ancrage culturel profond.
II/ Pratiques culinaires, rites, tradition : expression de la culture et d'un patrimoine.
A. La célébration d'un élément essentiel
Nov 2010 à l'UNESCO, pratiques, expressions culinaires font leur entrée au Panthéon. Le dossier de candidature précise en effet, que le repas est une pratique sociale coutumière. C'est autrement dit l'expression du bien-être ensemble autour de la table. C'est aussi un immense défi que de promouvoir la richesse et la diversité des terroirs. Car il est question de célébrer l'identité des territoires, française indiscutablement. Cependant, c'est toute l'identité de ce petit bout d'Italie qui s'exprime dans l'extrait du Soleil des Scorta, mais également tout ce qui construit la personnalité de ce territoire à travers les gens qui y vivent, la cuisine qui s'y pratique, les rites et coutumes qui subsistent. La mise en valeur du repas constitue le socle de la gastronomie, comme elle assure le socle identitaire de la cuisine populaire. Elle est également garante d'un certain hédonisme à la française : le repas comprend aussi le soin apporté à décorer la table, l'ordonnance des mets et des vins que l'on ressent dans la peinture d'Albert Fourié.
Cette tradition hédoniste se retrouve aussi dans la culture méditerranéenne, italienne en l'occurrence avec Laurent Gaudé : l'abondance de nourriture proposée aux convives et la richesse des procédés narratifs pour rendre compte de la diversité des mets aiguisent les papilles gustatives du lecteur.
B. De l'élitiste gastronomique à la cuisine populaire
Il y a à travers le dispositif de l'UNESCO, une opportunité de valoriser le patrimoine culinaire de la France comme un élément essentiel de l'identité culturelle. Le pluralisme gastronomique est également une chance pour le développement local. Au delà du repas gastronomique qui pourrait sembler élitiste, l'offre gastronomique est abondante notamment en terme de promotion des produits locaux ou de la culture locale.
Valorisation d'un territoire, en la matière, s'agit-il de Normandie ou de Bretagne que l'on identifie à travers les costumes (coiffes, chapeaux) traditionnels dans la peinture de Fourié ?
Produire localement mais manger localement aussi : devise respectée puisque les produits, matières premières et les pratiques alimentaires sont intimement liées au territoire en tant qu'espace géographique délimité (ou protégé). La nourriture n'est pas à la sophistication, mais elle est simple, dépouillée de tout artifice dans le festin dépeint par Laurent Gaudé : famille de pécheurs, c'est tout naturellement que l'on cuisine et que l'on mange le poisson sous ses formes les plus diverses.
On voit bien que la gastronomie peut s'organiser autour de plusieurs modèles. Les pratiques alimentaires dont il est question dans le texte d l'UNESCO, constituent des pratiques culturelle-
-ment élaborées par les groupes qu'il convient de respecter pour y appartenir.
Cependant, l'on peut choisir ses amis mais rarement sa famille… En effet, s'il est un groupe auquel l'on ne peut échapper c'est bien la famille réunie, dans la plupart des foyers, lors des traditionnelles agapes de fin d'année. La plus célèbre d'entre elles, Noël, est assurément le rendez-vous organisé très souvent autour du sapin mais aussi du repas de réveillon. Le rendez vous est autant espéré, attendu qu'il peut être craint et redouté.
Pascal Couderc livre à la journaliste de Marie Claire, des observations pertinentes en sa qualité de psychanalyste, sur les conflits qui émaillent cette fête de fin d'année et qui gâchent définitivement le bonheur des retrouvailles. Les problématiques familiales sont réactivées, se réveillent : tout se joue en direct, dans un contexte d'exacerbation des sentiments et des sensibilités. Le sens du repas festif est aussi là, aidé par l'absorption de la bonne chère, de la chaleur procurée par le vin et par le réchauffement de l'atmosphère… à la prise de conscience que cette fête est comme l'écrit Gaudé, empreinte d'une charge émotionnelle unique : « ce banquet qu'ils n'oublieraient jamais ».
Synthèses de la liste
• L'animal première séance
Par JEROME DENEUBOURG, mis en ligne le 18-09-2025
Les animaux et nous : imaginer, connaître, comprendre l'animal
Les animaux et nous : imaginer, connaître, comprendre l'animal
Pour avancer dans ce sujet, prenons le problème dans l'autre sens. À quels moments, nous, humains, pouvons-nous être des animaux ? La question est paradoxale, car nous nous définissons précisément par notre différence avec eux. Dire qu'il faut « être humain » signifie que nous avons une exigence envers nous-mêmes qui n'est pas de l'ordre de l'animalité. D'ailleurs, il nous arrive de dire avec mépris que certains « se comportent comme des animaux » : souvent pour dénoncer une avidité (pour la nourriture ou l'argent), des mouvements de foule, des incivilités dans les transports en commun, ou encore la cruauté en temps de guerre. Plusieurs expressions en témoignent : l'homme est un loup pour l'homme ; se comporter comme un animal ; vivre comme des bêtes.
Mais nous partageons avec les animaux une origine commune, ainsi que de nombreux comportements, notamment avec les mammifères (caractérisés par l'allaitement). Par conséquent, si nous repérons les situations où les humains peuvent redevenir animaux, nous pourrons peut-être mieux comprendre les animaux eux-mêmes. Il suffira de faire preuve d'introspection pour comprendre ce que nous avons en partage.
Travail avec les élèves : l'animalité en l'homme, leur faire deviner : sexualité, nourriture, peur, colère, violence, attachement aux enfants. Cette animalité est-elle nécessaire ? Pour notre plaisir, notre survie ? La perpétuation de l'espèce ?
Mais n'avons-nous pas quelque chose de plus que les animaux ? On appellera cela la conscience.
• Symbolisation
• Conscience temporelle aiguë
• Conscience morale
Nous représentons (symbolisation) les animaux, nous nous projetons dans l'avenir (conscience temporelle : espoir et crainte), et nous possédons une conscience morale : comment devons-nous nous comporter avec les animaux ? Et n'est-ce pas justement parce que nous avons cette conscience morale, qui nous distingue des animaux, que nous devons réfléchir à notre comportement face à eux : pouvons-nous tout leur faire ? Les faire souffrir ? les manger ? Mais est-ce certain que les animaux n'ont pas de conscience morale ?
Pour répondre à cette problématique, nous envisagerons différents axes :
1. Les animaux comme miroirs de l'homme.
L'homme n'a cessé de rêver les animaux qui l'entourent comme autant de miroirs, d'emblèmes ou de repoussoirs de lui-même. Travail avec les élèves : chacun évoque un animal aimé et rejeté, et explique pourquoi : en fonction de ses goûts personnels, sa culture, sa religion.
2. Les représentations artistiques et culturelles.
Objets de fascination, de délectation ou d'effroi, les animaux ont suscité une multitude de représentations à travers les âges et les arts. Des mythes antiques aux Fables de La Fontaine, des bestiaires médiévaux aux films d'anticipation, les humains n'ont cessé d'explorer leur rapport aux animaux, de les classer et de leur attribuer des préférences. Travail avec les élèves : chacun évoque un film, livre, jeux vidéo, série, qui est lié à un animal.
3. La métamorphose et l'ambivalence.
Le motif de la métamorphose, en exprimant la porosité entre humain et animal, révèle l'ambivalence de nos relations et hiérarchies. Ce que nous appelons « animal » renvoie-t-il vraiment à une catégorie unifiée ? Dans nos bestiaires, l'âne n'est pas traité comme le lion, ni le loup comme l'agneau. Travail avec les élèves : chacun évoque un animal qui serait lié à une personnalité.
4. L'éthologie et la complexité animale.
Certains animaux ne connaissent-ils pas une vie affective ou psychologique plus complexe qu'on ne l'a longtemps pensé ? Contre la conception cartésienne de l'« animal-machine », dépourvu de sensibilité, de raison, de langage et de subjectivité, d'autres auteurs ont défendu l'idée d'une continuité entre les espèces. Aujourd'hui, l'éthologie montre que les animaux peuvent apprendre, communiquer, et même manifester des comportements moraux ou culturels qui dépassent la simple loi du plus fort. Travail avec les élèves : chacun évoque une expérience personnelle, ou un exemple vu dans un documentaire ou une vidéo sur les réseaux sociaux, qui montre que les animaux ont une composante « humaine » dans leur comportement.
5. Exploitation, conscience et responsabilité.
Certaines espèces font l'objet d'une exploitation que dénoncent écrivains, artistes et philosophes. Reconnaître la sensibilité des animaux, leur émotivité, est-ce reconnaître une conscience ? Toutes les espèces sont-elles concernées au même titre ? A-t-on le droit de tout leur faire ? Selon quels principes limiter nos actions à leur égard ? Les humains doivent-ils considérer le monde animal comme un monde à part ? Respectent-ils les animaux, ou ne voient-ils en eux que leur propre reflet ? Quelles relations entretient-on avec eux : nourriture, compagnie, utilisation ? Travail avec les élèves : chacun évoque un comportement humain face aux animaux qui leur semble inacceptable.
• Ecriture personnelle : le corps
Par deneubourg Jérôme, mis en ligne le 07-12-2017
« Le corps peut-il être notre allié pour trouver la paix intérieure ? »
Ont été utilisés pour cette écriture personnelle les textes extraits de l'anthologie, édition Flammarion.
Souvent l'esprit est évoqué dans la quête de la paix intérieure. Le corps au contraire est dénigré : source de douleurs ou de sensations fortes, les philosophes ont souvent eu l'idée de le rejeter comme un péril. Nous nous poserons donc la question : « Le corps peut-il être notre allié pour trouver la paix intérieure ? » Disons-le d'emblée, je pense que le corps est notre allié dans cette quête, encore faut-il savoir « être son corps », en harmonie. Je pense en effet qu'en usant habilement de son corps, artificiellement d'une certaine manière, on peut retrouver un corps, source de paix, de joie, un corps naturel.
Certes, du corps viennent les premières douleurs. L'esprit est souvent considéré comme le médecin qui vient sans cesse panser les plaies du corps. Ainsi, l'enfant qui souffre de faim ou de ses dents sans pouvoir transformer en mots ses maux. Alors on dira que le corps est le coupable, tandis que l'esprit sera le remède, chez l'enfant encore inopérant. De même, à l'adolescence, lorsque le corps mue si vite, et de façon si désordonnée, l'esprit souffre. Enfin, en vieillissant, la volonté est souvent encore verte, pleine d'énergie, tandis que le corps parfois nous abandonne. Il semble donc en ce premier sens que le corps est bien plutôt notre ennemi dans la recherche de la paix intérieure.
En outre, les philosophes ont souvent considéré le corps comme un danger. Michel Serres, le note dans Variations sur le corps , le corps ce serait l'apparence, contre la vérité ; le corps ce serait le désir effréné de plaisir, contre la tempérance ; enfin, le corps ce serait la spontanéité contre la maîtrise de soi.
Mais le corps, s'il est orienté à bon escient, peut devenir un instrument dans notre recherche de la paix. D'abord, qu'entend-on par paix intérieure ? Il s'agit de supprimer l'écart entre l'état du monde et sa propre vision du monde. Est en paix celui qui ne vit pas dans le conflit, ici on parle de conflit psychique : lorsque la perception (le monde tel qu'il est) et la volonté (le monde tel que j'aimerais qu'il soit) entrent en concurrence, occasionnant de la douleur. Ainsi, parvenir à cette paix c'est ne plus souffrir de cet écart. Or, à cette fin, deux moyens sont à notre disposition. D'abord, changer nos désirs, plutôt que l'ordre du monde, comme le dit Descartes dans le Discours de la méthode – ensuite, à l'inverse, s'atteler à le changer. Soit deux postures opposées : une vision passive et une vision active. Comment le changer ? Michel Serres l'évoque : le corps doit être magnifié, son habileté, sa capacité à s'adapter, les forces qu'il recèle sont notre allié. Maints exemples le prouvent : l'homme peut se dépasser. Dès lors, dénigrer son corps, ce serait comme refuser à l'action sa légitimité. La paix intérieure passe donc par l'action, le dépassement de soi, et dans cette optique le corps a toute sa place : c'est l'organe de notre paix, non plus un obstacle.
De plus, l'esprit peut faire preuve de ruse vis-à-vis du corps. Car si le corps peut engranger des inhibitions, des refoulements préjudiciables à l'action, une fois la prise de conscience opérée, le corps ne doit pas être laissé de côté. Il est l'allié, et même le terrain, sur lequel le travail de reconstruction doit être fait. Ainsi, Freud et Breuer laissent-ils entendre dans Études sur l'hystérie, que c'est le corps qui est à l'origine de cette sorte particulière d'aboulie (atténuation de la volonté) qu'est l'anorexie. L'anorexie vient d'une association, devenue habitude, entre l'acte de manger et le dégoût. En effet, dans le cas de la patiente étudiée, la peur de la punition puis la volonté de ne pas blesser ses proches provoquent chez elle une sorte de mémoire corporelle, laquelle est refoulée. Alors l'aliment devient repoussant. Mais les deux psychanalystes suggèrent donc que si la prise de conscience (par l'esprit donc) est indispensable, le corps, source du mal, est aussi le remède. Comprendre la source ne suffit, encore faut-il réhabituer le corps, dans l'action, à prendre du plaisir à la nourriture. Le corps est notre allié, pourvu qu'on accepte de s'allier à lui, pourvu qu'il ne soit plus vécu comme un ennemi, mais comme un disciple à réparer, à corriger, à bonifier. Le corps devenu auparavant, dans la maladie, d'une certaine manière artificiel, parce que autre nous, redevient alors naturel.
Enfin, on le sait, le corps se construit, se renforce : il n'est pas inerte. La distinction entre corps naturel et corps artificiel vole en éclat quand on comprend que la nature peut être soumise à notre pouvoir d'agir. Je peux changer le cours des choses, mais surtout changer mon propre corps. La paix intérieure dépend en effet aussi de nos hormones ! C'est la leçon que l'on peut tirer de l'article de Delphine Chayet « Quand le sport dope le mental ». La journaliste explique en effet que le développement cérébral de l'enfant est accentué par la pratique du sport, de même que, par la même pratique, réduit le déclin cognitif à partir d'un certain âge. Une demi-heure de sport par semaine est déjà suffisante pour améliorer sa confiance en soi et sa capacité à maîtriser ses émotions, affirme-t-elle en outre. Tandis que l'adrénaline, l'hormone du stress, est alors réduite, l'endorphine, l'hormone du bien-être, est produite. Par conséquent, je pense que le corps n'est pas un simple allié, il est surtout un partenaire, à la fois autre et nous-même, un partenaire qu'il ne faut pas oublier d'entraîner, maîtriser, choyer : ou quand l'artificiel devient naturel.
Pour finir, j'ai expliqué que le corps, comme limite entre l'intérieur et l'extérieur, est souvent vu comme source de souffrance. Et il est vrai que laissé à l'abandon, il est rapidement le lieu de notre calvaire. La faim, la soif et le froid sont là pour nous le rappeler. En outre, il dispense des émotions, parfois négatives, et c'est aussi une cause de conflit intérieur. Mais je l'ai expliqué aussi : ce n'est pas en prenant notre corps comme un ennemi qu'on arrivera à l'amadouer. Le corps s'infléchit, se courbe, puis se tord dans le sens désiré. Car, puisque le corps est le lieu du conflit, on ne peut concevoir nulle part ailleurs (s'efforçant alors de mettre corps et esprit en harmonie) d'espace comme lieu de paix.
• Film Cézanne et moi
Par Natali, mis en ligne le 04-10-2016
Je viens de visualiser Cézanne et moi. Quelques réflexions à lier aux 2 thèmes au travers du film.
L'extraordinaire : le personnage de Zola qui au départ par sa position d'immigré occupe ds la société française une position extraordinaire se banalise au fil des ans pour devenir ordinaire, perd tout charisme au point de devenir un bourgeois ,parfois cynique vis à vis de son ami alors que Cézanne personnage extraordinaire le reste tout au long de sa vie, bafouant la notoriété, les lois, la morale, les "parvenus" gardant une authenticité qui le fait parfois se rapprocher de la folie...
"Je me souviens" puisque tout le film est basé sur un permanent aller/ retour entre le passé et le présent; l'un s'opposant à l'autre, le modulant, le transformant ; Là encore le souvenir commun prend une dimension différente en fonction des 2 amis dévoilant leur moi profond.
Il y a un énorme travail à faire sur ce film : les valeurs du souvenir et la notion d'extraordinaire ds les extraits de l'oeuvre de Zola qui y sont évoqués seraient à analyser de même que les définitions que les 2 protagonistes ont de l'artiste, de sa production, de son évolution également en tant qu'homme.
• Sujets d'exposés sur ces objets qui nous envahissent
Par A.Avenel, mis en ligne le 27-01-2015
Aspects historiques
1- Les grandes inventions
2- La révolution industrielle
3- Production manuelle, production industrielle
4- Histoire des objets : Les objets ludiques (jouets cultes et doudous)
5- Histoire des objets : les nouvelles technologies (téléphones, imprimantes 3D...)
6- Histoire des objets : les objets de luxe
7- Histoire des objets : les arts de la table et les grandes manufactures françaises
8- Une brève histoire du design
Types d'objets particuliers
9- Le gadget
10- Les objets connectés
11- Le ready made
12- Un objet culte (au choix)
13- Le doudou ou « objet transitionnel »
14- les objets patrimoniaux
15- Les catalogues de jouets
16- Les objets de mémoire
17- Les cadeaux
18- L'invention du cadeau de Noël
Rapports aux objets
19- Le recyclage et le détournement des objets
20- La société de consommation
21- La société de consommation et la décroissance
22- Le cabinet de curiosité et les bibelots
23- Les objets du cultes : objets sacrés, totem, fétiches et reliques
24- Drouot : comment fonctionnent les enchères ?
25- Les objets et la publicité
26- Mécanisation et automatisation
27- Les collectionneurs / Les collections
28- Le fétichisme
29- Le recyclage : historique, enjeux et perspectives
30- la dématérialisation
31- La fascination pour les objets de marque
32- L'obsolescence programmée
Arts
33- Les objets dans la chanson
34- Les objets cultes au cinéma
35- L'objet d'art
36- Les cabinets de curiosités en Europe
37- l'objet dans l'art au XXème siècle
38-Le pop art
39- Les calligrammes (Apollinaire) et la poésie graphique
40- Les vanités
• Faire une synthèse en temps limité en STS
Par Pascale Flamant-Cresciucci, mis en ligne le 28-03-2014
SYNTHESE : Comment faire faire une synthèse en temps limité en STS ?
1) Proposer un corpus de 3 documents (ou 4 courts documents), la synthèse est tout à fait faisable. On peut aussi proposer 2 documents courts et une image.
C'est ce que l'on dit faire en SE2 où l'on doit évaluer entre autres deux écrits de 2h : une écriture personnelle et une synthèse de 3 documents.
2) Sujet pris sur le blog d'un collègue qui traite à la fois du rêve et de l'éducation. Peut être faite en deux heures :
http://bmirgain.skyrock.com/3198517809-BTS-LE-REVE-MINI-SYNTHESE-LE-REVE-D-UN-AVENIR-ET-LA-REALITE-BTS.html
3) En ce qui concerne mon mode opératoire, je laisse l'introduction et rends la conclusion facultative sur les deux heures : ces 2 parties seront à rédiger hors cours.
Priorité donc, au plan détaillé que je demande ultra-détaillé comme suit :
I- Formulation de l'idée principale en une phrase (et pas uniquement des mots-clés)
A) Formulation de l'argument avec renvoi au numéro de la / des piste(s) de réflexion issue(s) du tableau synoptique
A1. Mot(s)-clé(s) + noms des auteurs de référence (donc encouragement à créer du lien)
A2. ''
A3. ''
B)...
A l'issue de chaque partie, rédaction d'une phrase reprenant les éléments obtenus : A(A1+A2+A3) = ... puis B (B1+...) = ...
Etc.
Lorsque ce squelette et constitué, on doit pouvoir :
1. Comprendre toute la démarche de confrontation des documents
2. Visualiser les documents utilisés, leurs occurrences et s'assurer que tous ont été exploités
3. Saisir l'objectif ainsi que le résultat de chaque partie
4. Se resservir des bilans intermédiaires non seulement pour les transitions entre parties (attention tout de même à être très synthétique) mais aussi pour la conclusion (là, on pourra reprendre plus en détails)
5. Confronter l'ensemble à la problématique pour valider ou affiner cette dernière ; en bref, s'assurer de la cohérence globale
6. Déboucher naturellement sur la conclusion (bilan et résolution de la problématique sont "prémâchés")
7. Rédiger directement sur copie
Après avoir récupéré et visé ces travaux, je demande aux étudiants de rédiger intro et conclusion en un minimum de temps : ce doit être une pure formalité avec cette trame !
4) J'adopte la deuxième solution (lire le corpus + faire une intro + plan détaillé + ccl,) et je ramasse aussi le tableau comparatif. Donc intro + tableau + plan détaillé. On comprend assez bien ce qu'ils ont pu faire et cela les oblige à savoir faire un tableau.
5) Je leur demande de rédiger (après plan détaillé) le maximum, au moins la 1° partie, puis de me joindre leur plan détaillé pour voir comment ils auraient continué. Le plan, s'il est assez détaillé (sous-parties et références) ne me paraît pas trop difficile à évalue. Cela permet de tester à peu près tout (plan global et surtout, leur méthode de rédaction). En 1h50 (il n'y a jamais deux heures complètes), cela suffit. En fait, dans les classes en CCF (contrôle en cours de formation), type BTS électrotech, leur examen de synthèse se passe en deux heures, du moins c'est ce que font mes collègues, et une autre séance de deux heures pour l'écriture personnelle (alors, en donnant un dossier à l'avance: c'est dans les textes...) Si vous recevez d'autres solutions, merci de les communiquer !
7) J'ai opté pour la solution 2 + 2
- les deux premières heures pour la lecture, le tableau, la mise au point de la problématique et du plan.
- Je relève le tout, documents et travail effectué.
- La semaine suivante la rédaction de la synthèse.
Il faut un peu de temps pour se remettre dans les textes cela justifie les 2 fois 2 heures.
Relever le travail permet d'une part de voir l'élaboration des tableaux (utile pour la correction mais je ne les note pas), d'autre part le travail personnel à la maison est rendu impossible.
8) Un élément de solution est de demander un pavé de 3 heures consécutives,, si l'horaire de votre STS est de 3 heures. Cela simplifie tout.
Il faut à mon sens cadrer le travail des étudiants dans un timing maximum de 2H40 pour la synthèse.
On procède à une application mécanique des coefficients à l'horaire de l'épreuve. 40 pour la synthèse, 20 pour l'expression perso. Rapport 2/3 et 1/3, donc timing analogue ou quasi: 2h40 pour la synthèse et 1H20 pour l'expé.
Marge, 3H grand maxi pour la synthèse, sinon expré croupion, et note en rapport !
Il faut être pragmatique, et à mon avis le tableau est un outil superflu pour l'épreuve, il vaut mieux travailler sur un plan type.
Merci à Dominique Aubrun, Marie-Agnès Oriol,
Christelle Bonnefoy, Miguel Degoulet Agnès Guinchard
Béatrice NicolasVéronique Dainèse Didier Giacometti
Marie Mozé pour leurs contributions rapides et éclairées ! `
• Les débuts en BTS
Par Bertrand , mis en ligne le 24-08-2011
Merci à Marianne, Catherine, Annie, Yannick, Sébastien...
D'abord, honneur à ce site sans lequel cette synthèse ne serait pas. Les colistiers y font à chaque fois référence tant en matière d'exercices qu'en matière de synthèse.
Ensuite, afin d'éviter l'éparpillement, est mise en avant la nécessité de travailler à partir d'un manuel qui fournira à la fois des conseils de méthode, des exercices, des sujets... Pour un BTS « mécanique » choisir par exemple le « Nathan technique ». On n'insistera jamais assez sur la nécessité, en première année de travailler d'abord la méthodologie de la synthèse et de l'écriture personnelle. On peut très bien reprendre des thèmes déjà donnés les autres années et amener les étudiants à s'interroger dessus par le biais de recherches personnelles, de visionnage de films, de lectures, d'exposés...
• Introduction de parties en synthèse
Par Pierron, mis en ligne le 26-08-2010
Synthèse Weblettres à partir des contributions des abonnés à la liste de diffusion
Annonce des idées directrices en début de partie de synthèse de documents
Rappel de la question posée :
« Débutante en BTS, j'ai spécifié dans mes conseils sur la synthèse à mes classes, qu'il fallait faire une introduction de partie (I, II ou III), courte, mais spécifiant l'idée directrice de la partie et annonçant les sous-parties qui vont suivre. Un élève, redoublant d'un autre BTS, m'a dit que l'année précédente on lui avait dit de ne pas le faire. Je suis un peu perplexe. Certes, il faut être concis dans la synthèse, mais annoncer l'idée directrice de la partie avant de la développer me paraît important pour la clarté de leur devoir. La structure de leur devoir doit être facilement repérable. Est-ce les sous-parties que l'on peut se dispenser d'annoncer ? Doit-on ne pas les annoncer ? J'aimerais savoir comment vous pratiquez avec vos élèves sur ce point et si vous pénalisez la présence d'introduction de parties dans les synthèses lors des corrections. »
Précision sur la question posée :
suite à une remarque d'un colistier, je précise que la numérotation (I, II et III) n'était employée que pour faire comprendre aux colistiers ce que j'entendais par partie, et que la question portait sur la présence ou non de phrase d'introduction.
Quand un bon nombre de réponses formulaient la même idée, je l'ai reprise sans préciser le nombre de contributeurs développant cette idée. En revanche, si je ne l'ai trouvée mentionnée qu'une fois, je précise entre parenthèses (1).
I – Une grande majorité de réponses (plus de 15) pour une formulation de l'idée directrice de la partie en une phrase, sans annonce des sous-parties.
- Souvent, les colistiers demandent aux élèves d'annoncer l'idée de chaque partie en une seule phrase, « concise et efficace », afin que la structure de la synthèse soit rendue encore plus évidente.
- Les sous-parties ne sont pas annoncées au moment de l'introduction de partie
Arguments pour l'absence d'annonce des sous-parties au moment de l'introduction de partie et autres remarques :
- Trop long pour une synthèse, qui se doit d'être concise, risque de lourdeurs et répétitions
- Formulation de l'idée de la sous-parties se fait au début du paragraphe de façon claire et concise
- La présentation par alinéa doit suffire à mettre en évidence les idées développées dans les sous-parties.
- Trop peu de temps
- Demande de transition entre les parties (1)
- Éviter la formule « introduction de partie » qui peut créer de la confusion : annonce de « l'idée générale de la partie » ou parler de « chapeau »
- « Il me semble indispensable de maintenir cette exigence logique sous peine d'avoir un I qui commence par un "en effet"..., tout comme on fait une transition ( bilan + ouverture) » (1)
- « Personnellement j'accepte les deux le jour de l'examen, mais je n'enseigne pas les introductions de partie. Si les transitions sont bien faites, il n'y en a pas besoin : la synthèse est une démonstration où les parties doivent s'enchaîner naturellement et d'elles-mêmes (dans l'idéal). Mais le plus important, c'est la clarté du propos et si les élèves ont du mal et si la présentation des parties aide à repérer la structure, pourquoi pas. » (1)
II – Annonce de la partie et des sous-parties
Deux colistiers en faveur de l'annonce des sous-parties, en précisant que l'annonce « concise » des sous-parties est conseillée, non obligatoire dans l'évaluation.
III – Prise en compte de cet élément dans l'évaluation.
- Absence d'annonce de l'idée directrice de la partie pénalisée (critère organisation synthèse)
- Absence d'annonce des sous-parties au début de la partie non pénalisée
- A noter, il semble que dans certains jurys la décision ait été prise de sanctionner l'annonce des sous-parties, pas celle des parties bien sûr, mais ce n'est pas le cas partout.
- Valorisation de ceux qui réussissent à formuler l'idée directrice de la partie « en une seule phrase » (1)
- « L'absence de chapeau pénalise de fait parce que les enchaînements logiques manquent et je sanctionne par rapport au critère organisation du devoir. » (1)
IV – Annonce du plan dans l'expression personnelle :
« Il est en revanche facultatif d'annoncer le plan dans l'écriture personnelle. » (1)
Synthèse des réponses réalisée par Loraine Pierron
• CV et lettre de motivation synthèse
Par Elsa Terrine, mis en ligne le 02-05-2006
Voici une synthèse des documents envoyés par les colistiers de la liste BTS (mails et documents personnels).
Réponses mail BTS
- J'ai trouvé un site qui fournit des modèles de CV et de lettres de motivation, ciblés entre autres, pour de jeunes diplômés; je l'ai utilisé avec les BTS compta et électrotech:
http://www.dossierfamilial.com/papiers/cv_Imcv5htm
(Renée calmettes)
- Je ne sais pas si ce lien vous convenir mais on y trouve pas mal de choses. Je m'en suis servie pour des BTS :
http://www.anpe.fr/
Il y a aussi celui ci :
http://www.ecrirepourtous.org/Members/FTanniou/lettres_motivation/
(Nadette)
- Le site le plus sérieux que j'aie trouvé à ce propos sur est celui de l'ANPE, amélioré depuis peu:
http://www.anpe.fr/IMG/pdf/lettre-motivation.pdf
La règle d'or est d'être poli : ne jamais commencer par parler de soi.
Vous : l'entreprise : pourquoi choisir celle-là et pas une autre?
Moi : ce que je sais faire et suis disposé à faire.
Nous : ce que nous pourrons faire ensemble.
A votre disposition pour un entretien fixé à votre convenance (recherche d'emploi), je vous prie de trouver ici, madame, monsieur, l'expression de
mes respectueuses salutations (ou salutations déférentes suivant le grade du destinataire ou le type de poste demandé).
Pour vos élèves qui postulent à une licence, les règles sont à peu près les mêmes.
Pour le CV, de même, consultez le site de l'ANPE.
Méfiez-vous des guides qui paraissent dans le commerce ou de certains sites.
Pour être tout à fait au point, vous pouvez suivre pour vous même des stages de TRE ( technique de recherche d'emploi) ds les chambres de commerce, c'est très instructif et nous montre à quel point l'éducation nationale est éloignée de la culture de l'entreprise, des attentes du monde du travail.
- Je me permets de vous communiquer deux ou trois idées que je mets en place avec des DUT 2° années dans la même situation que vos étudiants. J'ai piqué à l'ANPE un livret: "comment faire un bon CV" et "Une bonne lettre de motivation". Nous avons regardé ensemble les différents exemples, fait des critiques... et ils ont choisi ce qui correspondait mieux à leur style perso (mise en page, phrase type...). J'ai ensuite fait un cours sur la lettre (présentation, marge, ordi ou manuscrite, formules de politesse...)
Puis au cours suivant, j'avais trouvé plein d'annonces d'emploi pour leur secteur, et je leur ai demandé d'écrire la lettre de motivation qui correspondait; ensuite nous avons échangé les lettres, et chacun s'est mis dans le rôle du recruteur. Ils ont dis ce qu'ils trouvaient bon ou non dans les lettres et s'ils auraient rencontré la personne ou non.
Cela permet d'être interactif et ça leur déplaît moins!
(Adeline)
Voilà un site très intéressant pour les étudiants et les lettres de motivation !
(Marie-Antoinette)
http://www.letudiant.fr/emploi/afficher-redac.asp?dossier=lettres-motivation
- Je vous propose deux références indexées sur Weblettres :
- écrire un CV
- écrire une lettre de motivation.
C'est ici :
https://www.weblettres.net/sommaire.php?entree=1&rubrique=15&sousrub=9
en milieu de page.
(Catherine)
http://michel.balmont.free.fr/pedago
Cliquer sur BTS
Deux PDF que j'ai mis en ligne récemment.
Dites-moic e que vosu en pensez. Ce n'est qu'un début de travail.
REDIGER UNE LETTRE DE MOTIVATION
Il s'agit d'intéresser le lecteur, de donner des informations complémentaires qui ne sont pas dans le C.V. et qui précisent votre candidature, de mettre en avant vos atouts pour un poste.
Il ne s'agit pas d'une lettre d'accompagnement du C.V.
AVANT D'ECRIRE, REFLECHISSEZ
- aux critères demandés par l'entreprise,
- à ce qui vous plaît vraiment dans l'entreprise, le métier recherché, les conditions de travail...
- aux aspects de votre candidature qui compensent le manque de qualification ou d'expérience : votre passion, vos expériences non-professionnelles, vos envies d'apprendre et de vous former.
Faites un brouillon, ou au moins notez quelques idées pour préparer votre argumentaire
Sachez que :
- Votre lettre doit donner envie au lecteur d'en savoir plus, donc de vous proposer un entretien
- La lettre compte autant que le C.V. (elle peut même être déterminante !) parce qu'elle est personnalisée
- La lettre sera votre ambassadeur, votre tout premier contact avec un employeur : elle doit donner une bonne image de vous.
Votre message doit être clair et rapide, donner envie d'en savoir plus.
VOTRE LETTRE DOIT COMPRENDRE AU MINIMUM CINQ PARTIES
1 L'en-tête
Elle indique vos coordonnées, celles de votre destinataire.
2 L'introduction
Elle doit capter l'intérêt de votre interlocuteur. Ne parlez pas de vous, mais de l'entreprise, des informations que vous avez pu obtenir, en lien avec le poste que vous visez.
3 Le développement
Parlez de vous, citez des exemples tirés de votre expérience, montrez ce que vous pouvez apporter à l'entreprise, donnez du poids à vos arguments.
4 La proposition de rencontre
Proposez une rencontre. Fixez une échéance pour rappeler l'entreprise et convenir d'un rendez-vous prochain.
5 La formule de politesse
Soyez simple et direct.
LES ERREURS A EVITER
La lettre qui répète ce qui est déjà écrit dans le C.V.
Les formules de « demande d'emploi », qui évoquent les difficultés de la situation, l'angoisse de la recherche.
La banalité administrative : « Suite à votre annonce passée dans... j'ai l'honneur de vous adresser... ».
Les expressions négatives : « Je n'ai pas pu... » « Il ne m'a pas été permis... ».
La lettre trop longue et trop tassée, sans paragraphes, sans espace...
Les ratures, les taches, l'écriture brouillonne...
Des oublis importants :
- la signature
- l'indication de vos coordonnées
• Traitement des documents iconographiques dans la synthèse de documents
Par Dominique Tuetey-Soucasse, mis en ligne le 28-09-2004
Il semblerait que le traitement des documents non textuels et en particulier iconographiques, pour la synthèse de documents, laisse, depuis cette année, plus de place à l'interprétation qu'auparavant.
En effet, jusqu'à présent, l'accent était mis sur les qualités d'analyse de ces documents en évitant de tomber dans les pièges de l'interprétation pouvant laisser libre cours à l'imagination de chacun. Il s'agissait donc d'un exercice périlleux pour les apprenants éprouvant de sérieuses difficultés à percevoir les limites ténues entre "analyse" et "interprétation" mais à force de conseils appuyés sur l'indispensable objectivité du traitement de ces documents, les objectifs semblaient pouvoir être atteints par le plus grand nombre.
Or, cette année à Lyon, lors de la réunion préalable à la correction des épreuves de BTS, consigne a été donnée de laisser une place conséquente, voire importante,à l'interprétation de ces documents non textuels.
Si cette information venait à être confirmée par d'autres académies que celle de Lyon , il semble impératif que tous les enseignants et formateurs de la discipline en soient informés. Ceci faciliterait la tâche des apprenants et conséquemment celle des enseignants-formateurs !
Dominique Tuetey-Soucasse