Elèves créateurs

Ecrire un dialogue narratif argumentatif

Par Mme Otsmane - 07:48, lundi 4 avril 2016 .. Rubrique : 4ème .. commentaires : 5 .. Lien
Les épreuves communes de cette année ont porté sur l’incipit d’un court roman de Le Clézio, paru aux éditions "Lire, c’est partir": L’Enfant de sous le pont.
Ali vit sous un pont et survit en récupérant des objets dans les poubelles pour les revendre. Un soir, en rentrant dans son abri, il découvre un bébé abandonné dans un carton. Il vient immédiatement à son secours.
Pour le sujet d’invention, les élèves devaient imaginer le dialogue qui oppose Ali à l’un de ses amis: alors qu’Ali souhaiterait élever lui-même la petite fille, son ami lui conseille plutôt de la confier à un orphelinat.
Voici des exemples de travaux réalisés par les élèves durant leur épreuve en temps limité.





Une fois le bébé habillé, nourri et endormi l’ami d’Ali, Marcel murmura à Ali :

« C’est très noble ce que tu as fait pour ce bébé mais tu devrais le confier à un orphelinat.

- Mais pourquoi donc? , s’indigna Ali.

-Il aura de meilleures conditions de vie qu’avec toi sous un pont, déclara Marcel.

-Mais il n’aura pas de père et tout enfant a besoin d’un père, rétorqua Ali.

Marcel comprenait bien l’attachement d’Ali pour ce bébé mais il lui semblait de son devoir d’insister pour qu’il grandisse en sécurité.

Il reprit :

-Comment vas-tu faire pour le nourrir, l’habiller et le scolariser ? Un enfant a besoin d’un père et d’une mère certes, mais il a aussi besoin de se nourrir et de s’instruire.

-Et bien, je lui apprendrai tout ce que je sais et il viendra avec moi ramasser des objets pour les revendre et puis je partagerai ma nourriture avec lui !

- Quel bel avenir, ironisa Marcel. Tu n’espères pas mieux pour lui ? Enfin, un enfant ne peut pas vivre sous un pont, il a besoin d’être encadré, d’avoir des repères...

-Et pourquoi pas ? Qui a dit qu’un enfant ne pouvait pas vivre sous un pont ?

- Ali, ce que tu dis est insensé, tu ne veux pas le meilleur pour lui ? insista Marcel.

-Si, mais je ne veux pas l’abandonner, s’écria Ali.

Marcel insista :

-Mais tu ne l’abandonnes pas, tu le confies à quelqu’un qui pourra subvenir à ses besoins. Tu lui promets un meilleur avenir.

-Imagine qu’il s’en occupe mal, s’inquiéta Ali.

-Mais non, ne t’inquiète pas, il s’en occuperont très bien, ce bébé sera aimé et très bien entouré... En le déposant là-bas, tu lui offres une meilleur qualité de vie, le convainc-t-il.

Ali n’avait plus d’arguments. Son ami avait raison. Il soupira :

-D’accord, et bien demain matin, j’irai le déposer à l’orphelinat. »

Lana P, 4ème Escher


Ali était arrivé chez Marcel. Il prit alors une grande respiration et dit tout bas:
« Écoute-moi, en retournant sous le pont, je m’approchai de la tente et je vis quelque chose d’absolument inattendu.

-Et puis-je savoir ce que c’est ? demanda Marcel, intrigué.

-Un bébé m’attendait.

-Un bébé ! s’exclama Marcel. 

-Et j’aurais espéré que tu puisses me venir en aide.

-Mais naturellement!, fit Marcel avec un large sourire. Je vais chercher du lait, des vêtements et je reviens ». 

Une fois le bébé habillé, nourri et endormi, Marcel demanda : 

« Que comptes-tu faire de ce bébé Ali?

-Je vais le garder. Et je l’élèverai comme si c’était le mien, déclara Ali d’un ton décidé.

-Et tu comptes l’élever ici ? s’exclama Marcel. Mais c’est impossible voyons !

-Et pourquoi est-ce impossible ?, répliqua Ali avec un ton de défi.

Marcel comprit l’attachement de son ami pour cet être si fragile, il reprit d’un ton plus doux :

« Mais regarde un peu où tu vis... Crois tu que ce sont des conditions idéales pour un bébé? En tant qu’ami, je te conseille de l’emmener dans un orphelinat.

-Non, je refuse ! Je... Je me suis attaché à ce bébé », bégaya Ali. Il s’arrêta de parler, une larme venait de couler sur sa joue.

Marcel reprit presqu’en murmurant :

« Écoute Ali, si tu aimes vraiment ce bébé, tu devrais l’emmener dans un orphelinat, ils s’occuperont bien de lui là-bas. »

Ali soupira :

" Tu as raison. J’emmènerai ce bébé à l’orphelinat demain matin dès la première heure."

Nelson D., 4ème Braque



Ali venait à peine de poser le bébé sur son lit que son ami Jean lui dit:

«Ali, tu devrais vraiment confier cette petite à un orphelinat.

-Pourquoi faire? Je suis capable d’élever cet enfant, rétorqua Ali.

-Alors commence déjà par lui donner un prénom!

-C’est déjà fait elle s’appelle Blanche-Neige, répondit Ali.

-Le chat Cendrillon, le bébé Blanche-Neige et moi je suis la méchante sorcière, non mais tu crois que l’on vit dans un conte de fée!? s’exclama Jean.

-Non c’est juste que pour moi ce prénom représente sa beauté, répliqua tranquillement Ali.

-D’accord, mais comment vas tu faire pour la nourrir ? Tu vas lui donner du pain rassis et du vin?

- Je trouverais du travail. Ainsi, je pourrais la nourrir sans aucun problème, décréta Ali d’un ton décidé.

- Tu as vu l’état de tes habits à moitie déchirés ? s’emporta Jean. Sans compter une énorme barbe piquante, une puanteur horrible et une haleine putride... C’est sûr qu’avec toutes ces qualités tu vas trouver du travail...

-Je vais me laver et faire attention à mon hygiène comme une personne normale, répliqua Ali sans se démonter.

-Et comment? En allant te laver dans le canal gelé ? Et tu supplieras une couturière de rapiécer tes vêtements ?

-Pourquoi pas?

Jean laissa éclater son mépris :

« Alors tu es vraiment tombé bien bas et tu as perdu toute dignité pour aller supplier une couturière pour vivre... Tu n’es plus le même qu’à la guerre »

Ali sentit une colère intense et furieuse monter en lui. Il essaya de la contrôler mais continua la conversation sur un ton enragé en s’approchant tout près de Jean :

«C’est moi et moi seul qui ait sauvé cet enfant!

-Essaye de te calmer..., répondit Jean en reculant.

-Me calmer... Pour garder mon enfant, je serais prêt à tout ! Même à me débarrasser de toi!»

Une bagarre éclata entre les deux amis. Les coups s’enchaînèrent quand soudain Blanche-Neige se mit à pleurer. Jean eut pour réflexe de vouloir aller voir le bébé alors qu’Ali continuait de le frapper. Jean rassembla toutes ses forces pour faire tomber Ali. Il s’empara alors du bébé et s’enfuit vers l’orphelinat.

Voyant son ami partir, Ali réalisa que jamais il n’aura de fille ni de famille et qu’il resterait seul jusqu’à la fin de sa vie. Il resta au sol et éclata en sanglots.

Geoffrey G., 4ème Braque


Déposer un commentaire

L'enfant de sous le pont

17:49, jeudi 2 juin 2016 .. Envoyé par Visiteur non enregistré -
Je trouve ce récit très émouvant et triste. La situation de Ali est très triste et le fait que le nouveau né ait été abandonné aussi. Mais il y a aussi une part de tendresse dans ce récit, surtout quand Ali serre le bébé dans ses bras. On s'aperçoit à ce moment que Ali n'est pas seulement un sdf mais un homme tendre et chaleureux .
Abdallah Zerkani 4e Escher


Texte

21:13, jeudi 2 juin 2016 .. Envoyé par Visiteur non enregistré -
Jaime beaucoup le texte de Geoffrey !! Je trouve qu'il là vraiment bien fais ^^De Sarah b


Commentaire sans titre

20:00, dimanche 5 juin 2016 .. Envoyé par Visiteur non enregistré -
Je trouve que cette histoire est émouvante , et triste pour l'enfant abandonné .
Laurie.H


"Histoire de Ali"

23:27, dimanche 5 juin 2016 .. Envoyé par Visiteur non enregistré -
Cette histoire est triste et émouvante à cause de cet enfant abandonné mais malgré tout j'ai bien aimée cette histoire.

MARIE.S


L'enfant sous le pont

17:17, lundi 6 juin 2016 .. Envoyé par Visiteur non enregistré -
Je trouve que les deux texte sont très émouvant et qu'ils sont très bien fait . Sélim.A


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