Voyage au bout de la première L

DEVOIRS PENDANT LES VACANCES

Par fcahen - publié le dimanche 20 décembre 2015 à 01:52

Vous deviez me rendre un travail autour de la lecture cursive sur un choix de romans autour de la guerre de 14 avant les vacances. Ce n'est pas par pur sadisme que je vous demande ce travail mais parce que les lectures cursives autour de chaque objet d'étude sont obligatoires et sont évaluées à l'oral du bac. Je rappelle que j'ai donné ce travail à faire avant les vacances de la Toussaint! (Donc pas mal à l'avance!) Je vais être obligée de mettre des zéros aux élèves qui ne le font pas. Les examinateurs de l'oral blanc ont bien souligné que la lecture cursive n'avait pas été faite sérieusement par la plupart des élèves de la classe, ce que je trouve désolant.


  Vous avez à faire un commentaire littéraire sur un dernier extrait de Voyage au bout de la Nuit, situé à la fin du roman, qui a été distribué en classe. Vous le retrouverez ci-dessous en commentaire de cet article si vous l'avez perdu.


  Vous devez également lire un chapitre des Essais de Montaigne: "De l'Amitié", qui fera l'objet d'un travail en classe le mardi de la rentrée. Voici un lien avec un "Google Book" où vous retrouverez le texte de ce chapitre à partir de la page 229. Je vous conseille d'en surligner les passages les plus importants pour vous., les phrases que vous préférez.  https://books.google.fr/books?id=nOsJ6ohFPjkC&printsec=frontcover&dq=guy+de+pernon+Montaigne+essais&hl=fr&ei=13T8TdPAJ4fn-ga80_zYAw&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=1&ved=0CCsQ6AEwAA#v=onepage&q&f=false

Le texte à commenter

Publié le samedi 26 décembre 2015 à 23:21 par fcahen
En passant devant la buvette du canal, nous cognâmes au volet pendant un bon moment. Ca me faisait souvenir de la route de Noirceur pendant la guerre. La même petite lueur au-dessus de la porte prête à s'éteindre. Enfin, le patron est venu, en personne, pour nous ouvrir. Il n'était pas au courant. C'est nous qui lui avons tout appris et la nouvelle du drame avec. « Un drame d'amour » qu'il appelait ça Gustave.
Le zinc du canal ouvrait juste avant le petit jour à cause des bateliers. L'écluse commence à pivoter lentement en fin de la nuit. Et puis c'est tout le paysage qui se ranime et se met à travailler. Les berges se séparent du fleuve tout doucement, elles se lèvent, se relèvent des deux côtés de l'eau. Le boulot émerge de l'ombre. On recommence à voir, tout simple, tout dur. Les treuils ici, les palissades aux chantiers là-bas et loin dessus la route voici que reviennent de plus loin encore les hommes. Ils s'infiltrent dans le jour sale par petits paquets transis. Ils se mettent du jour plein la figure pour commencer en passant devant l'aurore. Ils vont plus loin. On ne voit bien d'eux que leurs figures pâles et simples ; le reste est encore à la nuit. Il faudra bien qu'ils crèvent tous un jour aussi. Comment qu'ils feront ?
Ils montent vers le pont. Après, ils disparaissent peu à peu dans la plaine et il en vient toujours des autres, des hommes plus pâles encore, à mesure que le jour monte de partout. A quoi qu'ils pensent ?
Le bistrot voulait tout connaître du drame, des circonstances, qu'on lui raconte tout.

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Blog de la première littéraire du lycée Maximilien Perret, qui démarre autour d'un projet de lecture du roman de Louis-Ferdinand Céline Voyage au bout de la nuit... notamment avec la création de diverses "vraies-fausses" archives imaginaires du roman, par les élèves.
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