Voyage au bout de la première L

vos remarques sur "Barbara" de Prévert

Par fcahen - publié le jeudi 3 décembre 2015 à 01:56

Retrouvez le Padlet collectif ici:

http://fr.padlet.com/francoisecahen/barbara 


Et en jouant au puzzle, voilà ce qu'on peut faire avec vos remarques, sur le thème de la guerre. (Je n'ai ajouté que quelques mots)

 

II. L'analyse du thème de la guerre dans « Barbara » de Prévert (à partir du Padlet écrit collectivement)


  1. Un effet de rupture :


C'est passé d'un poème plutôt sentimental à un poème tragique à partir de "quelle connerie la guerre". La tonalité de la deuxième partie du texte se détache clairement de la première partie. Tandis que le début du poème nous parle du désir, des émois amoureux, la deuxième partie tranche par sa gravité, le bombardement devient sujet central. Au lieu d'être lyrique, le poème est tragique et le vocabulaire utilisé est péjoratif, comme par exemple: " C'est une pluie de deuil terrible et désolée". Changement du temps dominant : on n'est plus dans le souvenir au passé mais au présent, Prévert décrivant la réalité actuelle au temps de l'écriture.


 L'auteur du poème montre bien la transition avant et après la guerre notamment avec l'exemple de la métamorphose de la pluie : Pluie", "eau","orage", "mer", "nuages", tout au long du poème un grand champ lexical du mauvais temps, et plus implicitement, de l'eau peut être repéré...  il passe d'une pluie "sage et heureuse" (symbole de vie) à une pluie "de fer, de feu, de sang et d'acier".   l'auteur utilise une métaphore filée et insiste sur le thème de la pluie depuis le début du poème. En effet il dénonce la violence d'une guerre qui cause beaucoup de pertes. Le chiasme : "De fer, de feu d'acier de sang"/"De fer d'acier de sang" est un croisement des termes qui crée un désordre, celui des bombes qui tombent.


On retrouve des mots faisant partis du champ lexical de la guerre tels que: « Sang, » « Guerre », « Crèvent », « Mort »


B. Une progression : la mort qui prend de plus en plus d'importance

On assiste à une progression du sujet de la mort et surtout de l'après-guerre ou l'on nous parle de Brest comme d'une ville pluvieuse mais plus seulement... On voit surtout que la ville est désormais triste, grise, détruite et sans vie

Il y a l'idée angoissante de la disparition possible de Barbara avec la question que se pose l'auteur : " Qu'es-tu devenue maintenant sous cette pluie de fer de feu d'acier de sang ", puis l'interrogation sur la mort possible de son compagnon est plus explicite : « Est-il mort disparu ou bien encore vivant ».


Absence du refrain : A partir de la seconde partie du texte, on remarque que l'on ne retrouve plus le "Rappelle toi Barbara". Peut-être est-ce car Prévert n'ose plus lui parler par peur de ne jamais recevoir de réponse (Car elle est peut être décédée)


« Qui crèvent comme des chiens"Ici l'auteur fait une comparaison entre l'homme et le chien, pour donner un effet plus horrible à leurs morts : les hommes sont animalisés, on a l'image de cadavres en putréfaction, la fin du poème est assez horrible.


Le mot "rien" à la fin du poème démontre les conséquences dévastatrices de la guerre sur la ville de Brest abimée par les bombardements : pointe finale nihiliste


CONCLUSION : Poème d'indignation contre la guerre, « quelle connerie la guerre » sonnant comme l'expression d'une conviction profonde, qui a fait scandale à l'époque :la guerre n'étant pas finie, on a reproché à Prévert un manque de courage patriotique avec ces mots.



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Blog de la première littéraire du lycée Maximilien Perret, qui démarre autour d'un projet de lecture du roman de Louis-Ferdinand Céline Voyage au bout de la nuit... notamment avec la création de diverses "vraies-fausses" archives imaginaires du roman, par les élèves.
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