La veuve Henrouille discute avec une voisine après la mort de son mari
-Encore une fois , je suis vraiment désolée pour ton cher mari … Toutes mes condoléances . Je sais à quel point vous teniez l'un l'autre …
-Merci Henriette …
_En tout cas si tu as envie de parler je suis là … Les médecins ! Ils ne sont même pas fichus d'exercer correctement leur métier et guérir les mourants . Bardamu Ferdinand , c'était lui le médecin qui l'a examiné avant sa mort . Je l'ai bien disputé moi, celui-là !
- Ah oui ? Raconte-moi !
-Il n'a pas retiré le râtelier de mon mari ! Il l'a fait exprès, j'en suis sûre . Un râtelier en or !
-Non ! En or tu dis ?
-Depuis plus de trente ans qu'il vivait avec et qu'il ne me l'a jamais dit ! Bardamu n'a même pas voulu lui enlever ! J'en reste encore énervée !
-Comment était-il ce médecin ?
-Très grand , très maigre ! Pas attirant du tout . Le genre d'homme à faire fuir les femmes et les enfants ! Il est aussi mesquin physiquement que mentalement, ce nigaud-là .
-Tu as bien fait de le disputer ! Ça lui apprendra à vouloir te tester . Pauvre homme qu'était ton mari ! Je parie que ce râtelier en or lui faisait un mal de chien à ce moment-là ; Il n'était même pas capable de lui enlever l'égoïste !
Tu connais les médecins. Toujours là à vouloir te vider de ton argent. S'il revient , je lui botte le derrière à ce galopin sauvage !
Katia