Journal d'un sergent espagnol en Afrique
Juan Carlos
25 juin 1920 : Ma journée avait très mal commencé . Les rayons du soleil et les fourmis ont pointé le bout de leur nez vers 6h00 du matin . J'ai pris mes jambes à mon cou , je suis sorti de ma case en attrapant au passage mes affaires et une tomate qui était posée sur la table . Je comprends toujours pas pourquoi ces fourmis rouges sont venues s'installer chez moi ; je suis pas particulièrement appétissant à ce que je sache . C'était peut être à cause des dizaines de tomates qui était emmagasinées au fond de ma baraque , l'avenir nous le dira peut-être.
Ma journée a cependant été illuminée par l'arriver d'un jeune Français : Bardamu. Ce gars était épuisé ,affaibli , extenué à cause d'une sacré fièvre ! J'avais déja vu des cas comme celui-là , des gens qui rejoignaient San Tapeta pour se faire soigner et qui passaient par ma case . Ce Bardamu fut très étonné lorsqu'il vit ma tomate , il me demanda même de la partager en échange d'une boite de cassoulet , il avait l'air d'être désespéré alors j'ai accepté l'échange . Ca m'a fait du bien de manger autre chose que ces maudites tomates . Après le repas, il n'a pas arrêté de me demander si je connaissais un quelconque remède contre sa fièvre mais je ne pouvais pas l'aider , je n'y connais rien moi en fièvre africaine.
Il a finalement décidé de partir vers San Tapeta, les nègres l'ont emporté il n'y a pas 5 minutes. Il est parti en me laissant tout son cassoulet , moi en retour je lui ai offert un passeport que j'ai façonné moi-même. Au final je ne sais même pas s'il s'en sortira et l'avenir ne nous le dira probablement pas.
Théo