La médaille de l'anti-héroïsme guerrier
Consigne: Imaginez le discours que vous feriez pour remettre à Bardamu la médaille de l'anti-héroïsme guerrier.
Mesdames et messieurs bonjour. Je tiens tout d'abord à vous remercier pour votre présence.
Nous sommes aujourd'hui réunis en l'honneur de M.Bardamu, ici présent.
Car c'est en ce dimanche matin que j'ai le plaisir et l'honneur de remettre à M.Bardamu une médaille on ne peut plus significative à mes yeux.
Sur les champs de bataille, Bardamu, vous avez été dépourvu de toute bravoure guerrière. Alors que votre mission était de défendre votre pays, de lutter pour la victoire, vous avez préféré fuir tel un déserteur. Vous avez agi avec lâcheté. Paralysé par la peur, vous n'avez manifesté aucune vertu héroïque.
Mais un héros, M.Bardamu, un héros peut-il être humain?
Il est certain que vous n'êtes pas un héros, vous, Bardamu. Car Non, vous n'incarnez pas l'excellence, vous n'êtes pas pourvu d'un courage inégalable et non, vous n'avez pas accompli d'exploits remarquables. Vous êtes loin de représenter un idéal au comportement exemplaire et au dévouement total à la cause pour laquelle vous devez combattre.
Vous savez, je ne pense pas qu'il y ait une réelle grandeur au sacrifice de celui qui met sa vie en jeu dans le seul but d'en prendre d'autres. Ni qu'il faille le glorifier.
Certains diront que vos actes font preuve de lâcheté, qu'il aurait fallu vous battre pour honorer votre pays. Mais en regardant les choses sous un autre angle, nous verrons plutôt qu'ils sont profondément humains. Votre incapacité à mettre brutalement fin aux jours d'inconnus, est, au contraire, signe d'humanité et d'empathie.
Aujourd'hui c'est effectivement parce que vous avez été faible que j'ai l'honneur de vous remettre cette médaille. Car cette faiblesse, cette précieuse faiblesse, a peut-être épargné des vies. Il devrait être impossible de blâmer un homme pour ça.
La pression sociale qui nous oblige à incarner ce héros de guerre courageux, fidèle à sa patrie, altère nos agissements. La normalité est devenue inhumaine. Et tout cela ne laisse que peu de place à la fragilité.
N'ayez pas honte de votre lâcheté car elle est en réalité la réaction la plus raisonnable qui soit.
Elle nous avertit de l'insensé, du désordre et de l'aliénation que cette sombre période a créée.
Il est certain que la guerre transforme et dénature les hommes, les femmes et tout ceux qui la côtoient. C'est pour cela qu'en ces temps de troubles, vous nous êtes précieux Berdamu. Lorsque les hommes ont oublié certains de leurs principes les plus fondamentaux, lorsque l'humanité toute entière ferme les yeux devant cette boucherie collective, « lorsque le moment du monde à l'envers est venu », Bardamu, vous êtes là pour nous montrer le chemin le plus altruiste et le plus naturel qui puisse exister !
Il faudrait être aveugle pour ne pas voir que ce chemin est celui de la raison.
Marie et Léa

Chers Monsieur Ferdinand Bardamu, chers amis et chers camarades,
Je suis très honorée de remettre la médaille de l'anti-héroïsme guerrier à Ferdinand Bardamu.
En effet, aujourd'hui n'est pas un jour comme les autres. C'est un jour dont nous nous souviendrons longtemps, et auquel nous repenserons certainement avec nostalgie.
Vous êtes un homme ordinaire, qui a côtoyé la Grande Guerre et ses horreurs, vous avez subi ces événements tout en évitant les difficultés plutôt qu'en les affrontant. Vous avez perdu vos illusions, en même temps que votre innocence et votre héroïsme.
Vous avez de même frôlé rapidement la mort et l'absurdité du sang répandu qui vous on fait perdre tout enthousiasme pour la guerre et pourtant vous avez survécu comme vous le pouviez.
Vous vous êtes complètement perdu, dans un milieu sale, miséreux, où personne au campement ne semblait s'inquiéter de la mort, vous vous contentiez de vous rapprocher de la vie et la mort de la même façon. A partir de ce moment, vous n'aviez qu'une envie, tout arrêter et vous enfuir, car vous veniez de réaliser que vous teniez encore à la vie.
Traumatisé par les images ignobles et les atrocités vécues, vous aviez le sentiment de peur à chaque instant.
Bardamu, c'est donc avec honneur et fierté et la joie de vous remettre cette médaille de l'anti-héroïsme guerrier qui vous symbolise.
Aurélie, Louna, Cindy
Nous traversons tous une terrible épreuve, à cause de cette guerre qui n'en finit pas. Cette guerre marquera probablement l'histoire de notre pays à jamais. Des civils meurent; hommes, femmes, enfants, mais il ne faut pas oublier les soldats français qui sont au front et qui risquent leur vie pour notre sainte patrie, et je tiens à rendre hommage aux soldats qui sont morts pour leur patriotisme et leur engagement qui permettra aux générations futures de pouvoir vivre dans la paix.
Cependant, certains soldats souhaitent pas faire cet effort et préfèrent battre en retraite au lieu de faire face à cette dure réalité. Cette future paix si chèrement acquise ne se devra pas d'être sacrifiée à cause de personnages aussi lâches, abjects, égoïstes et couards que l'officier Ferdinand Bardamu ici présent à qui je tiens à remettre une médaille aussi déplorable qu'humiliante, non pas par plaisir personnel mais pour envoyer un message à la France.
Lorsque vous verrez cette médaille sur ce personnage, vous saurez qu'il faut se battre, vous saurez qu'il faut résister, vous saurez qu'il faut rester fidèle à ceux pourquoi vous combattez, mais surtout vous saurez que si nous autres Français, pensons ou agissons comme lui, nous pourrons faire une croix sur ce cher futur que nous convoitons tant. Officier Ferdinand Bardamu, je vous remets donc la médaille de l'antihéroisme Guerrier, cependant vous retournerez au front combattre auprès de vos compagnons qui vous apprendront ce qu'est être français.
Médoune