Une vanité du XVIIème siècle

Pieter Claesz, Vanité, 1630, Huile sur panneau, 39,5 x 56 cm, Mauritshuis, La Haye.
Sur cette vanité, on remarque, disposés sur une table, de multiples objets, tels qu'un livre et une plume, représentant la vanité du savoir, ainsi qu'un crâne et un os, posés sur ce livre. Ces derniers servent à nous rappeler l'omniprésence de la mort, ce qui nous renvoie au « Memento mori » (« Souviens-toi que tu vas mourir »). On trouve également quelques autres objets : une clé accrochée à un bandeau bleu, sur lequel repose une « boîte » richement ornée et semblant comporter un miroir (vanité des biens et plaisirs humains) …
Enfin, l'objet qui a le plus attiré mon attention est le bougeoir que l'on peut trouver à gauche de cette nature morte, se détachant du reste de la composition. En effet, un bougeoir accueille en temps normal une bougie, symbole du temps qui passe et donc de la brièveté de la vie. Or là, elle est absente. On peut donc logiquement penser qu'elle s'est déjà entièrement consumée, signifiant ainsi que la vie est courte et s'achève forcément un jour, tout comme une bougie se consume au fil du temps et finit par disparaître.
J'ai choisi cette vanité car à travers les symboles qu'elle contient, elle nous rappelle que la mort est le destin de tous, et que finalement de nombreux éléments de la vie courante sont futiles.