Morale
« Travaillez, prenez de la peine : / C'est le fonds qui manque le moins »
« Le travail est un trésor »
La Fontaine, Fables, V, 9 : « Le Laboureur et ses Enfants »
Cette morale est scindée en deux parties, la première citée se trouvant au début de la fable et la seconde à la fin. Cette dernière reformule la première de façon plus claire. Cette morale aborde le concept du travail. Ce mot vient du latin « tripalia » qui veut dire « tourmenter », les Grecs voyaient le travail comme une soumission ; pour la tradition judéo-chrétienne, le travail est une malédiction divine venant punir la paresse humaine. Tout cela pour dire que depuis des siècles et des siècles le travail est, pour beaucoup, vu comme un fardeau. Malgré cet « héritage » incitant à la paresse le travail est aussi une valeur mise en avant notamment au XVIIIème siècle avec les philosophes des Lumières. En effet le travail est un devoir envers la société, comme le sous-entend Voltaire dans Candide : « l'homme n'est pas né pour le repos ». De plus le travail permet de se construire, de nous donner des buts à atteindre (« La paresse séduit, le travail satisfait », Anne Franck).
Cette morale fait donc l'apologie du travail, ce qui est à mon sens une valeur essentielle à l'épanouissement de tous. Le travail est une source d'enrichissement, notamment intellectuel.