cours de géographie à réviser pour le contrôle du lundi 13 mai (un schéma)
THEME IV DE GEOGRAPHIE : GERER LES ESPACES TERRESTRES
CHAPITRE I : LES LITTORAUX, ESPACES CONVOITES.
Introduction.
Le littoral est une zone de contact entre un avant-pays, la mer, l'eau et un arrière-pays, la terre (hinterland). Pourquoi les littoraux sont-ils convoités et menacés ?
I. Des littoraux qui concentrent les sociétés et les activités.
A. LE CAS DE LA FAÇADE MARITIME NORD-EUROPEENNE.
Correction la fiche d'activité :
1. Doc.1 p.208 : que regroupe la façade maritime nord-européenne ?
La façade regroupe une série de ports le long de la mer du Nord. Façade maritime : portion étendue de littoral constituée de ports puissants qui desservent à la fois un avant-pays très fréquenté et un arrière-pays très peuplé et actif économiquement. Une façade est une interface économique à partir de laquelle circulent de nombreux flux.
2. Doc.1 p.208 : quels sont les aménagements qui marquent le littoral (avant et arrière pays) ?
Des aménagements relient l'arrière-pays à l'avant-pays : l'arrière-pays présente un réseau urbain dense (mégalopole européenne) et de nombreuses voies de communication. L'avant-pays est équipé de nombreux ports d'importance internationale pour leur trafic : Rotterdam, Anvers, Hambourg... Tout cela prouve l'existence d'un important marché de consommation (à la fois import/export).
3. D'après vos connaissances et les doc.1 et 4 p.208-209 : quels sont les éléments qui attestent de l'importance de la façade ?
L'importance des flux qui traversent le littoral révèle la puissance mondiale de la façade. Les activités économiques y sont très développées : industries, services : présence de centres financiers et de centres d'affaires internationaux, tourisme. La façade se compose de ports de marchandises dont le trafic se compte en millions de tonnes. Rotterdam est le 3e port de marchandises du monde et le 1er port européen derrière Singapour et Shanghai. Il a longtemps été le 1e port du monde. Rotterdam est une ZIP (déf. p.222), zone industrialo-portuaire, majeure : activités industrielles pétrolières, plateforme multimodale (conteneurs).
4. Doc.1: Quels sont les facteurs (causes) de cette puissance ?
Les causes résident dans la présence d'un avant-pays majeur : il s'agit de la route maritime la plus fréquentée du monde. Il existe également un arrière-pays puissant économiquement. Le Rhin est le c½ur économique de l'Union européenne.
B. LA LITTORALISATION A L'ECHELLE MONDIALE.
Littoralisation : concentration des populations et des activités humaines le long de certains littoraux pour des raisons économiques ou de loisirs.
Aujourd'hui, 80% des agglomérations se situent sur les littoraux et la moitié de la population mondiale vit à moins de 50 km de la mer. Les littoraux sont de plus en plus attractifs en raison de la révolution des transports maritimes, du développement du commerce international avec la mondialisation des échanges entamés depuis 1950 et accéléré depuis la fin des années 1980 et de la conteneurisation (boîtes métalliques standardisées). L'industrie se concentre de plus en plus sur les littoraux. Les ZIP accueillent des navires de plus en plus nombreux et de plus en plus grands. Pour y faire face, les sociétés augmentent la surface du littoral en gagnant de l'espace sur la mer par la construction de polders et de terre-pleins.
Polder : terre située sous le niveau de la mer, endiguée et asséchée pour permettre sa mise en valeur.
Terre-plein : surface plane d'une levée de terre.
Dans le Nord, les littoraux accumulent activités portuaires, industrielles et tertiaires sur trois puissantes façades maritimes : la façade nord-européenne, Tokkaïdo au Japon et la Mégalopolis sur la façade Atlantique de l'Amérique du Nord : cela correspond à la Triade. Au Sud, les ports d'Asie émergent et font naître une nouvelle façade maritime sur la côte est asiatique.
Il résulte de l'action des sociétés des aménagements variés : zone industrialo-portuaire, villes, ports de pêche et aquaculture, stations touristiques. Les littoraux sont la première destination touristique de masse. Les plages sableuses attirent les stations balnéaires et les marinas (port de plaisance et résidences).
II. Des lieux convoités et menacés.
A. DES CONCURRENCES QUI BOULEVERSENT LES LITTORAUX.
Les littoraux sont occupés par des activités qui se concurrencent : en plus de l'urbanisation, les littoraux sont aménagés par les activités industrialo-portuaires, le tourisme et l'exploitation des ressources littorales : pêche, aquaculture…
B. DES LITTORAUX FRAGILES A PROTEGER.
Il existe des menaces en provenance de l'avant-pays : risque de pollution de la mer avec les marées noires, risque de tempête, tsunami, cyclone, inondations.
Les menaces proviennent également de l'arrière-pays : pollution de l'air, de l'eau, par les industries et l'agriculture qui détruisent les écosystèmes marins. Risques industriels.
La littoralisation bouleverse l'équilibre des littoraux et provoque parfois des dégâts irréversibles.
Conclusion :
Les littoraux sont convoités car ils offrent de nombreuses ressources. Ces interfaces combinent les atouts de la terre et de la mer mais leur équilibre est fragile.
Les aménagements et les sociétés qui s'y concentrent provoquent donc de nombreux risques.
CHAPITRE 2 : LES ESPACES EXPOSES AUX RISQUES MAJEURS.
Risque : danger, aléa, que les sociétés doivent prendre en compte dans leurs choix d'aménagement et de gestion des milieux. C'est la combinaison d'un danger et d'une vulnérabilité.
Vulnérabilité : degré de fragilité des sociétés face à la menace d'un risque.
Catastrophe : c'est le risque réalisé qui provoque des pertes humaines, des destructions matérielles et des dégâts écologiques.
Pourquoi les sociétés sont-elles inégales face aux risques ?
I. Les sociétés face aux risques.
Les sociétés aménagement des territoires en fonction des risques existants ou non. Les risques sont de plusieurs types. Les risques s'expriment à différentes échelles spatiales selon leur importance. A l'échelle mondiale, on parle de risques majeurs.
|
Les risques naturels majeurs |
Les risques d'origine humaine |
|
Risques d'origine lithosphérique : séisme, volcanisme, mouvement de terrain (éboulement, écoulement, glissement), tsunami. Risques d'origine climatique : Inondations, tempêtes touchant surtout les littoraux, tornades, vague de froid et canicule, sécheresse et désertification, cyclone, avalanches, pluies verglacées, incendies de forêt.
|
Risques technologiques (les moins meurtriers) : stockage et transport de matières dangereuses par camion, bateau, train, accident nucléaire, accident industriel avec pollutions atmosphériques, explosions d'usine (ZIP avec raffinerie de pétrole), fuite de produits chimiques, pollutions variées. Accidents biologiques. Risques sanitaires (les plus meurtriers épidémies et pandémies), accru par la mondialisation (multiplication des flux à l'échelle mondiale). Virus, parasites et bactéries, risques alimentaires. Pandémie : épidémie à l'échelle de la planète ponctuelle ou durable. Endémie : épidémie concentrée dans l'espace mais qui dure dans le temps. Risques politiques et sociaux : ce sont les 2e pour le nombre de victimes, guerres, crime organisé, terrorisme dans les lieux touristiques et surtout les villes : on parle de risque urbain avec effet domino, violences urbaines… Risques quotidiens acceptés liés aux comportements (accidents de la route, accidents domestiques, noyades…). |
Les risques naturels majeurs sont variés et inégalement répartis : les risques d'origine climatique concernent surtout la zone intertropicale qui est touchée par les cyclones et les inondations alors que la zone tempérée est traversée par des tempêtes. Les risques sismiques et volcaniques sont situés sur les zones de contact des plaques tectoniques (déf. p. 250). De nombreux risques sont liés aux sociétés et à leurs activités : les risques technologiques (industries, Transport de matières dangereuses, nucléaire…) sont des créations humaines.
Voir le schéma sur les risques technologiques de la page 3 polycopiée
Sur les littoraux, les risques classiques sont accrus (cyclone, tsunamis, ZIP avec raffinerie : stockage de matières dangereuses) et la vulnérabilité est plus forte : littoralisation (population concentrée sur les côtes, tourisme...). 53% des catastrophes mondiales sont littorales.
II. DES REPONSES VARIEES face aux risques.
La prévention varie suivant le niveau de richesse et de développement. Les actions mises en place sont très diverses : campagnes d'informations, préparation de plans d'évacuation, édiction de normes de construction, création d'aménagements spécifiques…
|
Risques et catastrophes |
Pays développés du Nord |
PED du Sud |
|
Bilan humain
|
Peu de morts. Le nombre de victimes de catastrophes diminue. |
Les catastrophes les plus meurtrières touchent les pays du Sud. Les populations pauvres sont souvent analphabètes et donc non informées. Elles ne savent pas se protéger. La pauvreté augmente la vulnérabilité. |
|
Bilan matériel
|
Coût matériel considérable : assurances et indemnisations des Etats. |
Bilan matériel léger : population locale ruinée mais ça ne perturbe pas le système financier mondial. |
|
Réponses des sociétés |
Les pays développés mènent des politiques de prévention et de gestion des risques pour limiter la vulnérabilité des sociétés face aux catastrophes. Il y a aussi la gestion de la catastrophe avec des plans d'urgence. |
Prévention et gestion inexistantes. Les sociétés ignorent les risques. La croissance démographique et l'explosion urbaine exposent ces populations aux risques. Il n'existe pas de système d'alerte. Les secours sont peu efficaces et les systèmes d'indemnisation sont inexistants. |
Conclusion : Les sociétés sont inégales face aux risques car leur répartition est contrastée. Enfin, les sociétés du Nord ont davantage les moyens d'y faire face que les sociétés du Sud, même si les premières sont plus vulnérables en raison des nombreux aménagements qu'elles ont réalisés.