« Ne plus se souvenir. C'est peut-être ça vieillir »
Cette citation de Jean-Marie Poirier correspond tout à fait au livre Les Souvenirs de David Foenkinos. Ce roman rassemble les souvenirs les plus marquants d'un jeune homme un peu confus dans sa vie, à la recherche d'inspiration dans sa vie d'écrivain comme dans sa vie sentimentale. On le suit à travers ses épreuves et ses nombreux questionnements dont la vieillesse fait souvent partie.
Au début, j'avoue m'être dit « un livre sur les souvenirs, ça peut être intéressant mais répétitif »… David Foenkinos m'a bien prouvé le contraire. Je me suis immergée dans les souvenirs de cet homme, comme si je les avais moi-même vécus. Cette connivence que cet auteur (qui n'est pas le seul) arrive à créer entre son personnage et le lecteur me touche.
J'avais l'impression que cet écrivain - qui disait pourtant ne pas trouver les bons mots pour son écrit – piochait dans ma tête certaines de mes interrogations sur la vie, la mort, la vieillesse, l'art et leur donnait des réponses si justes, un angle de vue auquel je n'avais jamais concrètement pensé.
Il a cet art de trouver chaque mot approprié à ce qu'il pense, à transformer l'indicible en une simple phrase, authentique. Et tout cela en ajoutant des métaphores si belles donnant toute l'originalité de son écriture.
Bien qu'il paraisse sérieux et philosophique, ce livre est surtout rempli d'un humour fin et discret. Les petites annotations, les sous-entendus, les parenthèses, les souvenirs de Serge Gainsbourg et du caissier de nuit de l'autoroute A13 (…) donnent toute la légèreté de ce roman.
Et même si ce livre parle de la bêtise humaine, de la fin d'une vie, d'enterrements, de disparition, de séparations, c'est un des livres qui m'a le plus procuré de joie et de bonheur.