Enlèvement
L'intrigue débute rapidement, sans réelle introduction sur les personnages. Dès le début l'auteur nous fait entrer dans une histoire aussi froide que son titre, et ne nous donne ni plus ni moins que ce qu'il nous promet. L'histoire débute sur ce manège en ski entre les deux frères, qui nous donne une idée assez précise de la manière dont le plan a été conçu, les propositions de Max rejetées par son frère Jerry et l'entêtement de celui-ci à s'autoproclamer le chef de l'opération, tous ces détails menant à l'initiative de Max de trahir son propre frère. La description des événements peut être par moment extrêmement perfectionniste : jusqu'à détailler chaque mouvement, détail graphique et interaction avec des objets par les protagonistes lors de la préparation d'œufs, mais peut tout aussi être très vague : comme lorsqu'ils partent en scooter de neige et qu'aucun renseignement sur le trajet n'est donné mis à part le lieu de départ et le lieu d'arrivée. La ponctuation est minimaliste, très peu de virgule, des points pour finir les phrases, des majuscules pour les commencer et des alinéas pour les dialogues et les paragraphes, les chapitres ne sont ni numérotés ni nommés. Tous ces éléments mènent à un texte qui nous semble être jeté en pleine face, et parvient à préserver son austérité jusqu'à la fin.
Aurèle