Jean réalisa alors qu'il ne pouvait pas dormir dans la forêt, il lui fallait regagner sa maison. Il effectua alors un long détour afin de ne pas retomber sur la maison où il avait trouvé le perroquet. Une fois arrivé chez lui, il mit le perroquet dans le poulailler qui était vide car toutes les poules de la maison avaient été vendues il y avait peu.
Jean s’'allongea dans son lit. Il fallait qu'’il réfléchisse. Il ne pouvait pas garder le perroquet caché ! Il ne pouvait pas non plus le dire à ses parents. C'’est en réfléchissant à de nombreuses solutions qu’'il s’endormit.
Le lendemain, quand il se réveilla, tous le monde dormait encore dans la maison. Sa décision fut vite prise. Il prit son sac à dos favori et y mit plusieurs réserves de gâteaux, laissa un mot sur la table à ses parents leur disant qu’il reviendrait dans la soirée. Ils avaient pris l’'habitude de le voir disparaître comme ça. Ça ne les inquiéterait pas.
Quand il libéra Happy, celui-ci s'envola un moment puis vint se percher sur l’'épaule jeune garçon pour ne plus bouger.
« Tu es bien drôle toi! » lança Jean. Puis il partit.
Pendant qu’il marchait, il se demanda pourquoi il y avait une maison dans la forêt et ce que faisaient le couple bizarre qui y habitait. Jean décida alors d’'y retourner. Aux abords de la maison, il entendit des cris.
« Qu’est ce que tu me raconte Ginette ! Voyons c’'est impossible !
- Puisque je te dis que ce stupide oiseau n’'est plus là ! »
Jean s'’approcha d’une fenêtre le plus discrètement qu'’il le pouvait et regarda ce qui se passait à l’intérieur. Pierre et Ginette étaient tous deux en train de constater avec effarement que le sac qui contenait le perroquet était vide. C’'est à ce moment que Happy se manifesta en battant des ailes et en s’'envolant dans l’arbre le plus proche tout en poussant un bruit strident. Les deux acolytes dans la maison tournèrent la tête dans la direction de Jean qui, tétanisé par la peur n’avait pas pu bouger. Pierre se mit alors en mouvement en courant en direction de la porte. Jean reprit ses esprits à ce moment et, l’'adrénaline le stimulant, se mit à courir dans la direction du village. Il connaissait la forêt comme sa poche mais l’'homme courrait trop vite et finti par le rattraper.
« Eh petit! on se calme ! Que faisais-tu en pleine forêt avec mon perroquet?
- Ce n’est pas votre perroquet ! » répondit alors Jean du tac au tac. Il regretta tout de suite ce qu'’il venait de dire quand Pierre le chargea tel un fardeau sur son épaule.
« -Qu'’est ce que vous faites ?
- Je t’'emmène chez moi. Il faut qu’'on parle. »
Une fois arrivé dans la petite maison, Pierre déposa Jean sur une chaise. La femme demanda à Jean pourquoi il avait volé le perroquet.
« Je ne l’'ai pas volé ! J’'ai ouvert le sac et il s’'est envolé, s’'est posé sur mon épaule et je n’'ai pas réussi à l’'enlever!» mentit-il.
Il leur raconta alors son histoire: qu'’il cherchait désespérément Célia la dinde de son grand père. Ils eurent l'air un peu apaisés et lui proposèrent même des gâteaux et à boire.
Jean essaya de leur tirer des indices sur ce que faisait le perroquet dans un sac mais il n’eut rien. Pour finir, il demanda s’'il avait le droit de partir.
« Bien sûr ! Tu nous prends pour qui ? Et puis garde ce perroquet, nous n’'en voulons plus. Il n'était pas drôle. »
Jean partit alors mais sur le pas de la porte, Ginette lui donna un indice pour rechercher Célia : Il devait aller se renseigner au près du vieux Fred, lui saurait peut-être quelque chose au sujet de la dinde disparue !
Modifié par samsagace63 le mercredi 22 mai 2013 à 09:39