SATURA

incipit

Par LAURENT2012 - publié le dimanche 23 décembre 2012 à 09:34 dans Le roman et ses personnages

J''étais souvent seul à errer dans mon hameau qui se composait d''une dizaine de maisons à l''orée des champs et bordé par les montagnes.

Étant le petit dernier d''une famille nombreuse, je restais seul dans mon coin. Je m'exilais et passais des heures et des heures à trainer, car du haut de mes 8 ans, je ne pouvais aider ni mes frères et mon père dans les champs, ni ma mère et mes sœoeurs à la maison.

Je suis toujours resté seul et sans amis du moins jusqu''à mes 9. Je m''en souviens encore, c''était le printemps, je m'étais levé avant le soleil et j''étais sorti faire un tour dans les champs. Quand la rosée perlait avec les premiers rayons du soleil, je le vis là devant moi seul dans les hautes herbes de la taille d''un poing .Un tel sentiment de solitude m''habitait que je fus contraint de le prendre avec moi et de le ramener. Arrivée chez moi, je l''ai emmitouflé dans des couvertures pour le garder au chaud. Afin de le dissimuler à ma famille, je l''avais caché dans du foin, dans une des granges. Je l''admirais des heures durant, à la fois fasciné et impatient, je voulais à tout prix savoir ce qui allait sortir de cet oeœuf aussi gros .Quelques semaines plus tard ce fut chose faite: mon œoeuf avait éclos .Je ne vous cache pas ma déception quand je vis que c'était une dinde, mais cela avait peu d''importance pour moi, enfin je n''étais plus seul. En effet, cette dinde me prenait pour sa mère et me suivait partout. Mais je n'avais pas réfléchi aux problèmes que me poserait mon nouvel ami. Au début, c'était si compliqué car il fallait la nourrir et la protéger de ses prédateurs. Quelques mois plus tard elle avait grandi et était capable de se nourrir seule. Le temps qui passait et son poids furent des ennemis de taille car plus elle grandissait plus il était difficile de la dissimuler à ma famille sans compter que la période des fêtes approchait et comme le veut la tradition à Noël le plats principal est la dinde.


Suite

Publié le samedi 2 février 2013 à 19:33 par BECOUZE2012
Il me fallait donc absolument trouver une solution durable qui pourrait sauver ma dinde, que j’'avais préalablement appelée Gilberte en souvenir de ma grand-mère à qui elle ressemblait fortement, avec ses rondeurs extrêmes, son cou bien rose et le gloussement de sa voix rauque. Cette dernière me rappelle surtout la fois où j'’ai cassé son vase préféré et qu’elle a poussé le même cri. C’'était une espèce de "Arrglouuuupss" si particulier à ma dinde. Mamie m’'a dit que j’'étais un très vilain petit garçon, que je ne méritais plus de revenir chez elle, que ce vase lui avait coûté horriblement cher et qu’elle ne serait jamais remboursée (discours indirect). Mais malgré ces énervements fréquents, je l’'aimais bien, Mamie ; surtout depuis qu’'elle m’'avait confié une clef. Je n’'ai jamais su ce que cette clef ouvrait, le jour où je lui ai demandé elle m'’a simplement répondu : "Tu sais mon petit Alexandre, cette clef m’'a été donnée par un homme très sage, qui m'’a dit que le bonheur se trouvait au bout de cette clef. Il est parti sans que j'aie eu le temps de lui poser la moindre question. Je ne l’'ai malheureusement jamais revu. J’'ai longtemps cherché quel coffre elle pouvait ouvrir, mais ce fut sans résultats. Je n’'ai jamais eu ce bonheur dont j’'ai rêvé durant des nuits entières, et maintenant que je n’'ai plus l’'âge de chercher, j’ai décidé de te l’'offrir, en espérant que tu trouves comment on se sert de cette clé. " (Discours direct)
Pour moi cette clé ne représentait pas grand-chose à part un souvenir de Mamie, mais la nuit précédente, alors que je cherchais une solution pour la survie de Gilberte ma dinde, j’'ai repensé aux pouvoirs que cette clef portait en elle, et je me mis donc en quête de la porte qu'elle devait ouvrir.

Modifié par samsagace63 le mercredi 22 mai 2013 à 09:57

Suite 2

Publié le dimanche 10 mars 2013 à 22:23 par BRIDOT2012
Je me rendis chez ma grand-mère, à deux pas de chez moi. La maison n’'avait pas changé depuis son décès, personne n'’avait encore eu le courage de revoir toutes ses affaires. Avant de commencer mes recherches, je me suis assis un petit moment sur le canapé pour réfléchir à mes futures recherches. Quand je sortis de mes pensées, mon regard se posa sur une porte, légèrement dissimulée derrière un rideau, que je n'’avais jamais vue auparavant. L’'étonnement m’'envahit, je connaissais cette maison par cœoeur, comment avais-je pu ignorer jusqu’'ici l’'existence de cette porte ? Je m'approchai lentement de celle-ci tout en sortant d’un geste assuré la clef de ma poche. Je le sentais, j’'étais sûr que cette porte était ce que je cherchais. La clef glissa dans la serrure, je la tournai deux fois et la porte s'’ouvrit toute seule, dans un crissement grave. Elle dévoila un paysage enchanteur, d’'une beauté admirable. Tout d’un coup, j’'eus l'’impression de changer de monde. Le ciel était magnifique. Aucun nuage ne venait couper la route des rayons du soleil. Des collines composées de champs à perte de vue semblaient toucher ce ciel si bleu. A leurs pieds deux parties sans vraiment de lien composaient le paysage. A ma gauche, je pouvais voir une forêt de sapins plutôt sombre qui créait un gros contraste avec le reste. Un très vaste lac s’'étendait de ce bois jusqu’à mes pieds. L'’eau était d'une transparence incroyable et peuplée de nombreuses espèces de poissons qui m’'étaient inconnues. Et à ma droite, je vis une ferme. Elle se composait, d’'une part, de multitudes de granges qui semblaient être habitées mais je ne vis pas le propriétaire, et d’'autre part de prés avec des vaches ou des moutons, des enclos avec des poules, des canards, des oies et toutes autres volailles. Je n’'avais jamais vu autant d’'animaux dans un même lieu. En voyant cela j’'ai tout de suite pensé à Gilberte, tout avait l’'air si bien entretenu, si agréable à vivre. J’'avais enfin trouvé un endroit parfait pour elle. J’'étais tellement bien dans cet endroit. Quand soudain je me suis retrouvé sur le canapé de ma grand-mère, couché, j’'ouvris les yeux, tout ceci n'’était donc qu’'un rêve.

Modifié par samsagace63 le mercredi 22 mai 2013 à 09:59

Suite 3

Publié le mercredi 3 avril 2013 à 22:31 par ELAHOUEL2012
Ce paysage n’'était que le fruit de mon imagination, mais mon rêve était si beau et si réaliste que je me suis précipité à l’'endroit exact où j’avais vu cette porte. Mais je n’ai rien trouvé; donc à partir de ce moment, je me suis mis à chercher tout ce qui avait une serrure, dans les moindres recoins. Dès que je mettais la main sur une porte, un coffre, ou encore un simple cadenas, je m’'empressais d’'essayer si la clef correspondait. Alors que le soleil se couchait lentement et que la faim commençait à se faire sentir, j’'ai aperçu un énorme coffre, dans un coin du bureau… C’est alors que je me suis souvenu de la voix de Mamie me disant « Ne touche pas à cette malle fiston ! Tu risques de te blesser…; jusqu’'à ce jour, personne n’'a réussi à l’'ouvrir… », Puis j’'ai repensé à ce qu'elle m’'avait dit lorsqu’'elle m’'avait donné la clef, « J’'ai longtemps cherché quel coffre elle pouvait ouvrir, mais sans résultats. » Je sais que Mamie perdait la tête, ses souvenirs étaient souvent confus… C’est pourquoi je me suis demandé si elle avait vraiment cherché l’'utilité de la clef ou si elle ne m'’avait dit ça que pour combler ses trous de mémoire par une partie d'’imaginaire… Peut-être que ce gros coffre renfermait un secret…
Mon cœoeur palpitait, mes yeux brillaient, mes mains tremblaient ; je ressentais la même sensation que dans mon rêve, lorsque j’'avais trouvé la porte qui menait au merveilleux paysage. J’'attrape donc la clef au fond de ma poche. Tout se bouscule dans ma tête, j'imagine toute sorte de choses… Soudain, un son métallique retentit. Je venais de faire tomber la clef, je la vois tomber et se faufiler entre les lattes du plancher, mais j’'étais impuissant. Le temps semblait s'’être arrêté. Je me suis alors demandé si j’'allais pouvoir, un jour, retrouver ma clef. Mais il se faisait tard et mes parents allaient sûrement s'’inquiéter, il fallait que je rentre.
Après dîner, je suis passé voir Gilberte, et comme elle était ma seule amie, je lui ai raconté ce que je venais de vivre. Malheureusement, elle ne comprenait pas un traître mot… Je le voyais bien, elle ne faisait que remuer la tête dans tout les sens avec son regard vide, et elle glougloutait de temps à autre ; comme pour me dire «Cause toujours, tu m’intéresses !». Ainsi je suis parti me coucher la tête pleine de questions. Qu’'y avait-il dans ce coffre ? Ma clef, pouvait-elle l'ouvrir ? Et comment allais-je la retrouver ?
Le lendemain, j’ai couru jusqu’à la maison de ma grand-mère, je me suis rendu à l'’endroit où ma clef était tombée. J’'ai baissé les yeux et c’'est ainsi que je me suis aperçu que Mamie avait une drôle de cave…. En effet, la clef était passée entre le parquet et l’'ouverture d’une trappe. Je m’'empresse de l’ouvrir, tout intrigué par cette découverte, pour savoir ce qu’'elle va me révéler. Ceci m’' d’ailleurs permis de remettre la main sur la clef que j’'avais échappée la veille. Le sous-sol était extrêmement sombre, et je ressentais des difficultés pour respirer à cause de la poussière. Soudain, mon sang ne fit qu’un tour à cause des cris stridents que j'’ai entendus ! J’'ai couru le plus vite possible pour sortir de cet endroit qui me donnait la chair de poule. Une fois sorti de là, j’ai compris que ce n’'était que le bruit des portes qui grinçaient, la maison était tellement vieille...
Soulagé, je me retourne et vois le coffre que j’'ai découvert hier soir, j’'y introduis la clef soigneusement… L'’adrénaline monte en moi, je tourne la clef vers la droite, il ne se passe rien.… J’'essaie vers la gauche, la malle s'’ouvre ! A ce moment, tout et n’importe quoi me passe par la tête. Que vais-je trouver ? Je tente d’'ouvrir le coffre, difficilement à cause de son poids important. Une fois celui-ci ouvert, je me penche pour voir ce que je viens de trouver… Mais je suis très déçu lorsque je m’'aperçois qu’il n'’y a que de vieux dessins !
En regardant de plus près, ces dessins me paraissent familiers. Je connais l’'endroit qui est représenté. Après quelques instants de réflexion, je me souviens ! Le paysage enchanteur de mon rêve ! Tout est confus, était-ce vraiment un rêve ou cet endroit existe-t-il vraiment? Tout se bouscule, je ne savais plus quoi penser…
Je me suis dit que j’en avais assez vu pour aujourd’'hui, et qu’'il fallait que je m'’occupe de ma Gilberte adorée. Je suis donc parti pour la grange où je l’'avais cachée. Ma dinde avait encore grossi, et les fêtes approchaient à grand pas, il fallait que je trouve une solution. J’'ai longuement réfléchi à ses côtés, jusqu’'au moment où une idée vint me frapper la tête. J'’allais laisser Gilberte chez Mamie, au moins elle serait en sécurité.… Une fois le problème résolu, je n’'avais plus qu’'une chose en tête, pourquoi y avait-il mon rêve en dessin à l'’intérieur du vieux coffre de Mamie ? Mais je ne pouvais répondre à cette question, il n’'y avait aucune réponse plausible. Les jours et les semaines passaient... Puis je me suis souvenu de la mystérieuse trappe…

Modifié par samsagace63 le mercredi 22 mai 2013 à 10:05

FIN

Publié le dimanche 5 mai 2013 à 12:24 par BOUDAL2012
Au moment où je repensais à cette trappe, je n'avais qu'une seule envie, aller la découvrir un petit peu mieux mais comme j'étais épuisé, je me jetai sur mon lit et dormis aussitôt.
Au petit matin, juste après mon petit déjeuner, je m'empressai d'aller chez Mamie. Une fois devant la trappe, je l'ouvris et descendis dans cette cave. C'était toujours aussi poussiéreux mais je voulais explorer cette cave donc je continue. Il faisait sombre, je pris une bougie et je regardais. Des bouteilles, des réserves, rien de très spécial jusqu'à ce que mes yeux se dirigent vers la droite et vers une sorte de drap qui cachait un coin de la cave. Je dois avouer que je me sentais mal à l'aise devant ce drap, j'avais peur de voir ce qu'il y avait derrière et j'étais tout aussi impatient. Finalement je pris mon courage à deux mains et je tirai d'un coup sec et là, une nouvelle trappe cachée. Je me demandais bien ce qu'elle pouvait renfermer puis je repensai aux vieux dessins du coffre. Je suis allé les prendre puis je les regardai. Il y avait le paysage que j'avais vu dans mes rêves, une sorte de trappe cachée dans une salle où l'obscurité dominait puis il y avait une clé de dessinée. Pour moi il était évident que la clé ouvrait la trappe alors je redescendis dans la cave, enfonçai la clé dans la serrure de la trappe, je l'ouvris, descendis et là, devant moi, exactement le même paysage de mes rêves. J'étais soulagé, non seulement j'avais trouvé ce « bonheur » dont m'avais parlé Mamie, non seulement je pouvais placer Gilberte sans me soucier du moindre danger mais en plus je pouvais lui rendre visite quand je le souhaitais.


Modifié par samsagace63 le mercredi 22 mai 2013 à 10:08

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