SATURA

Incipit ( obligatoire )

Par GALLONJ2012 - publié le jeudi 6 décembre 2012 à 20:41 dans Le roman et ses personnages
C'est l'histoire d'un livre. Un livre écrit par une jeune femme du nom de Arya durant l'année 1992. Elle vivait à Paris à cette époque, elle avait toujours voulu écrire un livre, et l'a fait. Arya habitait dans un petit appartement du septième arrondissement : "le coeur de Paris" qu'elle disait. Pourtant, elle n'y passait pas deux jours d'affilés dans son "coeœur", à cause de son travail. Elle travaillait pour une entreprise appelée Global Incorporation, où elle passait tous ses week-ends. Je lui disais tout le temps qu'elle travaillait trop et elle me répondait qu'un jour on partirait d'ici. Son rêve, c'était d'aller se la couler douce et de tout laisser tomber. Elle adorait l'Auvergne, elle disait que les auvergnats étaient des gens bien et sympathiques, pour moi, c'étaient que des bouseux mais bon, j'y connais rien, moi. On avait fait des recherches pour savoir où on pourrait aller. On avait trouver la ville de Vichy. Elle avait dit que Vichy était parfaite car c'était une ville très réputée pour ses produits de beauté et ses thermes. Les thermes, c'est des endroits où l'on va pour se reposer et Arya elle en avait vraiment besoin, à cause de son travail qui lui prenait du temps. Et une fois, en me promenant, je suis tombé sur une affiche qui représentait Vichy: sa rue principale, la Rue de Paris, ses thermes, et ses produits de beauté. Je l'avais prise pour la montrer à Arya et quand elle l'a vue, elle a tout de suite reconnue Vichy, elle l'a même accrochée dans son appartement. Tous les soirs, elle la regardait avec des yeux rêveurs, et moi ça me faisait vraiment plaisir de la voir comme ça, parce que d'habitude, elle avait toujours son regard triste et sérieux.

Suite 1

Publié le mercredi 30 janvier 2013 à 14:14 par FEUGERE2012
C'est pour ça qu'un matin froid d'hiver j'ai débarqué chez elle porteur d'une bonne nouvelle. Je lui fais faire ses valise à la va-vite sans rien lui dire malgré toutes ses questions et nous sommes partis tous les deux pour la gare. Nous avions quelques heures devant nous et nous en avons profité pour faire un petit tour dans la capitale qu'elle aimait tant et qu'elle allait certainement regretter vu le coin dans lequel je l’emmenais. Elle m'a de nouveau demandé où on allait, je lui ai répondu qu'elle verrait bien mais qu'elle allait être contente. (Discours indirect) Elle n'a rien répondu mais un petit sourire s'est accroché à ses lèvres.
Arrivés devant cette gare, quand je lui ai appris notre destination, elle m'a embrassé passionnément, puis elle s'est mise à déclamer comme chaque jour depuis bientôt trois mois à quel point Vichy était formidable. Nous sommes montés dans le train après l'avoir attendu pendant plus d’une demi-heure. C'est fou les retards qu'ont tous ces trains. On se demande bien pourquoi systématiquement ils n'arrivent jamais à l'heure. Je l'ai dit à Arya mais elle m'a répondu qu'on ne devait pas gâcher une journée aussi merveilleuse avec des préoccupations aussi futiles.
Nous avons pris place dans ce train plus bondé que jamais. A ma droite, un vieillard, probablement un ivrogne, qui puait tellement qu'on le sentait à l'autre bout du wagon et qui reniflait à peu près toutes les trois secondes. En face d'Arya, une jeune mère et deux terreurs qui lui servaient de fils. Ce voyage de cinq heures allait être long...
J'avais fermé les yeux depuis seulement quelque instants lorsqu’Arya m'a réveillé en sursaut. De grosses gouttes de sueur suintaient sur son front et j'ai décelé dans sa voix un mélange de peur et d'inquiétude.
- Félix, on vient de s'arrêter. Je crois ... Je crois que quelqu'un est mort! (discours direct)


Modifié par samsagace63 le jeudi 14 mars 2013 à 13:50

roman suite 2

Publié le lundi 11 mars 2013 à 21:41 par ELAHOUEL2012
"Quelqu'un est mort", ces mots résonnaient dans ma tête. C'était comme si je ne contrôlais plus mon corps... Je me suis levé et mes jambes m'ont conduit dans le wagon d'à côté, car c'est de là que venaient tous les hurlements. Au moment où je suis entré, j'ai eu l'impression d'être dans la jungle. C'était comme si les passagers n'avaient jamais appris à parler, ils ne faisaient que crier et courir dans tous les sens. A cet instant, je me suis dit que je vivais dans un monde de demeurés et qu'il était vraiment temps que je quitte la ville. J'ai souvent entendu dire que les parisiens gueulent à longueur de journée, mais je n'imaginais pas qu'ils faisaient autant de bruit. J'ai donc pensé qu'il ne se passait rien de grave mais lorsque j'ai voulu regagner mon compartiment, j'ai senti une légère résistance en levant le pied. Je me trouvais en plein milieu d'une flaque de sang ! Mes semelles étaient devenues rouges, luisantes. Alors que je tourne la tête lentement, je vois cet homme, avachi sur son siège. Il paraît grand et mince, immobile sous son chapeau. On pourrait croire qu'il ne fait qu'un petit somme, mais il est en train de se vider de son sang. Trois tâches rouges s'élargissent peu à peu, sur son grand manteau beige. Sa main droite vise une maison abandonnée à travers la fenêtre, et ses doigts flétris m'indiquent qu'il n'est plus tout jeune. Sa poitrine change de couleur, le rouge se fait une place sur cet inconnu, il s'étend autour de lui... Mes yeux ne pouvaient pas se détacher de ce corps inanimé. J'aperçois ensuite des cheveux grisâtres, plutôt courts qui dépassent du chapeau, car malgré son inertie, le chapeau tombait sur le côté. Cela lui donnait un air mystérieux. Je ne parvenais pas bien à le voir avec l'agitation de la foule, mais cet homme ne me laissait pas indifférent. De toute façon, c'était sans importance puisqu'il allait gâcher, sans le savoir, la "journée merveilleuse" que j'étais en train de passer avec Arya...

Modifié par samsagace63 le jeudi 14 mars 2013 à 13:53

"SUITE 3"

Publié le lundi 1 avril 2013 à 14:00 par BOUDAL2012
Quand je voulus quitter le wagon, Arya était en pleurs, choquée par cette terrible découverte.
Je la pris par la main puis l’emmenai vers la sortie pour prendre l’air et pour qu’elle se remette de ses émotions.
On marchait, on marchait puis j’aperçus une maison vieille et sombre. Arya me dit qu’elle voulait rester seule un moment et je me mis en marche pour cette maison abandonnée. Une fois arrivé, une seule idée me passa par la tête : rentrer dans cette maison. Mais il faut avouer qu’elle me faisait un peu peur cette maison. Elle était esseulée, proche des bois sombres sans vie et moi, seul, devant.
Je pris mon courage à deux mains puis entrai dans cette bâtisse. Je visitais les lieux quand tout à coup j’entendis des pas se rapprocher de la maison. Je me suis vite caché dans les décombres. Mon coeœur battait tellement vite…
J’apercevais l’homme, grand et fort, mais ce qui me surpris le plus, c’est ses habits tout tachés de sang. Je me suis donc dit que c’était lui le tueur. J’avais peur et ma seule solution devant cette situation était de m’enfuir alors pendant qu’il avait le dos tourné, j’essayais discrètement de sortir mais il se retourna et m’attrapa. Là, je crus que c’était la fin.
Il me cria : « Que fais-tu là ! »
Je lui répondis que je me promenais et que j’étais tombé sur cette maison et il me lâcha en s’excusant pensant que je venais le chasser de sa propriété. Il m’expliqua alors qu’il habitait dans ces bois depuis déjà quelques années et qu’il chassait pour se nourrir.
C’est à ce moment que je compris que cet homme n’avait rien à voir avec la mort du vieil homme.
Je suis donc retourné au wagon choqué par cette rencontre.
Arrivé au wagon, la police était déjà là elle enquêtait sur la mort du vieil homme.
Quelques heures plus tard, je décidais d’aller voir le travail des policiers mais seulement une interdiction de sortir nous était imposée. Je cherchais alors à savoir pour quelles raisons et l’on me dit que le tueur devait se trouver à l’intérieur du train et c’est à ce moment là que le vieillard qui était à coté de moi se leva et cria que si une seule personne essayais de s’échapper, il subirait le même sort que l’homme assassiné.
Arya vint se blottir dans mes bras, je crus que le cauchemar n’allait jamais s’arrêter. Nous étions sans défense et la police ne se doutait de rien. Nous n'’avions quasiment aucune issu mais heureusement, un policier rentra dans le wagon et arrêta le vieil homme : il avait été reconnu par la police.
C'’est alors que le train, plus tard dans la soirée, reprit sa route. Le silence se faisait entendre dans ce train choqué par un évènement complètement fou et imprévu.


Modifié par samsagace63 le mercredi 22 mai 2013 à 20:39

fin

Publié le dimanche 12 mai 2013 à 21:55 par CHARLAT2012
Il était 23h quand nous sommes arrivés en gare de vichy. Nous sortons de cette gare et tombons sur la rue de Paris, cette fameuse rue dont Arya rêvait jour et nuit. Je regarde son visage qui redevenait étincelant malgré notre péripétie. Mais cela ne dura pas longtemps car un groupe de policiers attendait sur le parvis de la gare. Un de ces policiers vient vers nous et nous explique qu'il a besoin de nous poser quelques questions.
Donc nous le suivons dans la camionnette pour lui donner plus d'informations sur le meurtre. Avant de nous poser les premières questions, il nous explique que l'homme qui avait été arrêté n'était pas le tueur. Le vieillard qui semblait avoir bu, avait en fait été empoisonné par le malfaiteur qui l'avait ensuite arrosé d'alcool pour l'accuser.
Tout d'un coup je regarde Arya d'un air étonné. Le policier nous demande si nous avons vu quelque chose d'anormal sur le trajet. Nous lui répondons non jusqu'à l'instant où je me rappelle de l'homme que j'avais rencontré dans la maison abandonnée.
Je raconte au jeune homme que l'homme qui avait été tué montrait cette maison. Intrigué, j'étais rentré dans celle-ci rencontré un homme taché de sang mais celui ci m'avait dit qu'il chassait. Le jeune policier me demanda à quoi il ressemblait. Je réfléchis mais son visage ne me revenait pas en mémoire à part un bracelet argenté portant la lettre N qui se situait à son poignet. A cet instant, le jeune policier se lève rapidement et nous remercie.
Le lendemain matin, en allumant la télévision nous tombons sur l'histoire du meurtre dont le tueur avait enfin été arrêté. C'est bien l'homme que j'avais vu il était recherché depuis quelques mois. En voyant ceci, je m'assieds sur le lit et tourne la tête près d' Arya mais elle n'était plus là. Je la cherche partout jusqu'au moment où je la vois assise près du bureau. Elle avait commencé à écrire son livre


Modifié par samsagace63 le mercredi 22 mai 2013 à 20:52

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