SATURA

Ecriture d'un incipit (accpe)

Par ELAHOUEL2012 - publié le dimanche 2 décembre 2012 à 14:14 dans Le roman et ses personnages

       Il m'a dit que c'était un mardi, mais je sais que ses souvenirs lui jouaient des tours de temps à autre. D'après ce qu'il m'a raconté, ce mardi n'était pas un jour commun aux autres jours, aux semaines, aux mois qui passaient, sans même qu'il ait eu le temps de s'en apercevoir. Il n'avait plus l'habitude de sortir, mais ce jour là, il avait oublié que sa mémoire était de plus en plus défaillante. Il serait donc descendu dans la rue de Paris, en plein cœur de Vichy. Il prétendait ne plus reconnaître la ville, comme s'il l'avait vraiment connue un jour... Puis il m'a avoué qu'il avait demandé son chemin à une jeune femme, mais il ne savait plus où aller, il ne savait pas non plus d'où il venait. Je me doutais bien qu'il ne me disait pas réellement la vérité, mais ça m'était égal car cela lui faisait plaisir de pouvoir enfin raconter quelque chose. Lorsqu'il eut fini de me conter ses aventures qui le rendait si vivant; j'ai compris que cet homme ne demandait rien à personne. Il désirait uniquement quitter son quotidien qu'il revivait sans cesse. Je lui ai donc apporté ce livre, chose que je n'aurai jamais dû faire... C'est à ce moment précis que tout a basculé, son état s'empirait, il ne dissociait plus le vrai du faux. Tout est de ma faute. Lui qui voulait seulement vivre tant qu'il le pouvait encore. Je me sens coupable de lui avoir présenté cette maudite fiction. Je suis coupable... Mais comment aurai-je pu deviner que comme la plupart des gens, il avait rêvé, un jour, de devenir un héros ?

Suite Incipit

Publié le vendredi 8 février 2013 à 13:22 par HECTOR2012
A ce moment-là, je compris qu'il était de mon devoir de m'occuper de lui. C’est pour cela que je commençai à lire ce fameux livre qui se nommait le tour du monde en 80 jours de Jules Verne, il me semble. Nous discutâmes des heures et des heures au sujet de ce livre. Un jour il me demanda ce que ça faisait de faire le tour du monde. Je lui répondis que j'aimerais moi-même le savoir.(discours indirect). Peu de temps après notre conversation je découvris en marchant en ville une agence de voyage qui permettait de faire le tour du monde. Je courus chez moi où logeait le vieillard pour lui annoncer la bonne nouvelle. En rentrant chez moi je découvris du sang sur les murs. Effrayé, je montai très vite au premier étage voir le grand père, il gisait sur le sol tenant le livre de sa main gauche. Sur le livre il était écrit: « Mémento mori! » ..Je me rappelai d’une vague discussion que j’avais eue avec lui :
«MEMENTO MORI, MEMENTO MORI!
- Que se passe-t-il?
-MEMENTO MORI, MEMENTO MORI! » (Discours direct)
Et il était parti en courant...
Après cela je n'avais plus vu plus ce vieillard de la même façon jusqu'au jour du meurtre. Il me fallait découvrir ce qui s’était passé.




Modifié par samsagace63 le jeudi 14 mars 2013 à 15:24

Suite 2

Publié le lundi 11 mars 2013 à 21:34 par CHARLAT2012
Après que la police et les pompiers soient arrivés, j'attendis que les infirmiers puissent sauver le vieillard malgré le peu d'espoir qu'il restait. Tout à coup, je vis l'un des infirmiers se diriger vers moi et me faire un signe de condoléance. A ce moment, je me levai et commençai à regarder autour de moi. Les murs étaient tachés de sang rouge vif formant une sorte de dessin, par la suite je regardai le sol où se trouvaient les policiers. Je remarquai un signe dessiné avec ce même sang qui avait une étrange ressemblance avec celui trouvé sur les murs. Ces nombreux indices étaient visibles dans le couloir de ce premier étage qui était blanc comme la neige. En continuant à examiner le sol, je découvris, se trouvant à quelques mètres du signe, une flaque d'eau. Intrigué, je me penchai au dessus de celle ci et je vis par reflet, qu'au plafond se trouvait une page montrant un paysage exotique. Je compris à cet instant que le meurtrier avait utilisé ce couloir lumineux comme la lumière du jour pour mettre en scène son scénario.

Modifié par samsagace63 le jeudi 14 mars 2013 à 15:25

Suite 3

Publié le mercredi 3 avril 2013 à 23:03 par EDABRIGEON2012
Ma première intuition fut donc d’aller chercher sur internet quel genre de personnage et pourquoi pas qui, aurait commis ce crime. Tourmenté par la mort de ce vieillard, je n’arrivais plus à dormir, j’avais donc de longue nuit devant moi pour essayer de voir plus clair dans cette affaire… Je suis tombé sur des dizaines de sites qui parlaient de psychopathes qui utilisaient des stratégies bizarres pour marquer leur passage, mais aucun un reflet avec de l’eau.. Enfin si, un, surnommé le tueur de l'Est parisien, mais mort depuis 15 ans environs A moins qu’il ait des adorateurs ! Ce qui me semblait peu probable… Je partis donc sur une autre piste, celle de l’assassinat par une personne qu’il connaissait, bien que ce meurtre paraissait être fait par un fou, c’est peut être quelqu’un qui lui en voulait d’histoires passées qu’il ne m’avait jamais racontées… J'entrepris donc de chercher dans le passé de mon ami; les papiers, les souvenirs gardés dans des boites et des carton au fond du grenier.. J'ai retrouvé énormément de choses, juste une seule m’intéressait: un petit post-it collé sur une photo avec écris dessus, "Rembourser argent Phillipe Goyard; 5500€" étant donné que mon vieil ami n'était pas très riche, 5500 € est une somme dont il n'aurait pas pu disposer! Avec internet, les réseau sociaux et l'annuaire, je retrouvai vite cet homme, 5 pied sous terre depuis 2 mois.

Modifié par samsagace63 le dimanche 21 avril 2013 à 13:01

Fin

Publié le lundi 6 mai 2013 à 21:21 par ELAHOUEL2012
D'après les informations que j'ai pu trouver sur lui, Philippe Goyard habitait dans le sud de la France, mais avait une maison de campagne en plein c½ur de Vichy. Pourquoi est-ce que le vieillard devait-il autant d'argent à cet homme ? Peut-être était-ce lui le coupable ?
Beaucoup de questions se bousculaient dans ma tête… J'avais beau chercher, je ne trouvais aucun indice, aucune réponse.
Un jour, alors que je repassais les affaires du vieil homme au peigne fin; la police vint toquer à ma porte pour m'interroger. Etant donné que j'étais le seul ami de la victime, j'étais le principal suspect. Malheureusement, je n'avais pas d'alibi convainquant. Comme je vous l'ai dit auparavant : au moment du meurtre, je me promenais seul en ville, c'est d'ailleurs là que j'avais vu l'agence de voyage qui permettait de faire le tour du monde. Mais je n'avais aucune preuve, aucun témoin. D'autant plus qu'il n'y avait aucune trace d'effraction et que j'étais le seul à posséder les clefs. Quand les policiers sont repartis, je me suis dit qu'il me fallait trouver qui avait tué mon ami, et vite, car je n'avais plus beaucoup de temps avant que la police revienne pour m'arrêter si elle ne trouvait pas d'autre piste.
Ainsi, je me suis convaincu d'abandonner l'énigme de Pilippe Goyard qui n'aboutissait à rien, je perdais mon temps à chercher des preuves inexistantes. Donc j'ai tout repris depuis le début…
En regardant les photos de la scène de crime, je me suis penché sur les mystérieux signes dessinés avec du sang sur les murs. Je cherchais jour et nuit quel pouvait être la signification de ces étranges dessins. Plus le temps passait et moins j'avais d'espoir. Soudain, en pleine nuit alors que j'étais sur le point d'abandonner mes recherches, je me suis souvenu que le vieillard m'avait parlé d'un ancien dialecte indien qu'il avait appris étant jeune. Lorsqu'il m'avait fait part de cette information, je pensais qu'il inventait encore une histoire, à cause de sa mémoire qui divaguait. Mais je me trompais, car en cherchant sur internet, j'ai réussi à déchiffrer ce que signifiaient les écritures murales qui étaient éparpillées un peu partout dans l'appartement. Il était inscrit : « L'Inde ce grand triangle renversé dont la base est au nord et la pointe au … » Je reconnais immédiatement la citation de Jules Verne, extraite du livre que je lui avais donné. A ce que je sais, lui seul connaissait ce dialecte perdu et personne à part nous deux n'était au courant de ce que Le tour du monde en 80 jours représentait pour lui. Je ne comprenais plus la situation… Qui aurait pu écrire cela à part lui ?
D'un coup, tout est devenu clair, et s'il s'était suicidé ? C'était la seule solution rationnelle qui me venait à l'esprit. Mais pourquoi aurait-il fait un acte pareil ? Je devais trouver sans perdre de temps car je ne savais pas où en étaient les policiers. Peut être qu'il était devenu fou ? Ou alors il était si mal en point qu'il pensait ne jamais pouvoir voyager et à préférer mettre fin à ses souffrances ? Ou encore avait-il vu une fiction à la télé, où la mort conduisait à un monde utopique comme sur les paysages exotiques accrochés au plafond ? Je ne sais pas et je ne saurais certainement jamais ce qui lui était passé par la tête à cet instant… Je n'aurais jamais du lui donner ce livre… Je me sentais coupable… Tout avait commencé le jour où je lui avais apporté ce maudit bouquin. En effet, je suis coupable, lui apporter ce livre était une erreur…
Papa, maman, c'est du fond de ma cellule que je vous écrit ma terrible histoire, pardonnez-moi.
Je suis le coupable mais pas le meurtrier.

Modifié par samsagace63 le mercredi 22 mai 2013 à 21:24

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