Entretien avec Fausto Paravidino (Option facultative 1ère-Terminale)
En attendant de nous retrouver le mardi 23 octobre, je vous invite à lire des entretiens avec l'auteur de Peanuts: Le théâtre comme lieu de reconnaissance et de résistance.
"débusquer dans des situations et événements réels ces petites choses, en apparence insignifiantes, révélatrices de l'âme humaine, de la singularité des êtres humains"
"Dans mes pièces les scènes viennent de la réalité, mais elles sont compressées. Le plus grand artiste de la compression c'était Shakespeare, on le voit dans sa façon d'utiliser le temps, les relations entre les personnages. La difficulté dans l'écriture et sur le plateau est de trouver comment compresser sans rendre l'histoire incompréhensible."
http://www.drammaturgia.it/recensioni/recensione1.php?id=3217
Extrait d'un article du Matricule des Anges:
Peanuts est une fiction qui ne fait pas expressément référence à Gênes mais traite plutôt de tout l'environnement culturel qui peut aboutir à de tels événements. La pièce est écrite sur le principe des planches de la bande dessinée Peanuts. Les séquences sont courtes. Buddy a la charge de garder un appartement luxueux pendant l'absence de la famille pour laquelle il travaille comme serveur. L'appartement est représenté par une immense télévision et un grand canapé. Une bande de copains va s'incruster sans que Buddy parvienne à les mettre dehors. L'appartement va subir de nombreuses dégradations. Les scènes sont toutes titrées de façon ironique par des thématiques politiques. Ainsi la séquence " Globalisation et mondialisation " traite du difficile problème de savoir combien se cotiser pour acheter du Coca cola et comment, sous la pression du groupe, ceux qui veulent consommer une autre boisson vont devoir payer plus cher. Une ironie pour mettre en lumière l'absence de conscience politique d'une partie de notre société, préoccupée majoritairement de consommation. Scène 11, le jeune fils de famille revient et met tout le monde dehors. Puis la pièce bascule. Entre la scène 11 et 12, dix ans se sont écoulés. Toute l'action se déroule dans un commissariat, il n'y a aucune mémoire du passé, il y a seulement les policiers et les accusés. On va assister à une bavure du policier Buddy. La pièce se termine sur une deuxième version de la scène de transition, avec cette question : comment cela pourrait-il se passer autrement ?