La poésie, à quoi çà rime ?
Par ROUSSET2012 - publié le mardi 18 septembre 2012 à 19:01 dans Anthologie Poétique
L'enfant
"Ô horror ! horror ! horror !",
W. Shakespeare, Macbeth
W. Shakespeare, Macbeth
Les Turcs ont passé là. Tout est ruine et deuil.
Chio, l'île des vins, n'est plus qu'un sombre écueil,
Chio, qu'ombrageaient les charmilles,
Chio, qui dans les flots reflétait ses grands bois,
Ses coteaux, ses palais, et le soir quelquefois
Un choeur dansant de jeunes filles.
Tout est désert. Mais non ; seul près des murs noircis,
Un enfant aux yeux bleus, un enfant grec, assis,
Courbait sa tête humiliée ;
Il avait pour asile, il avait pour appui
Une blanche aubépine, une fleur, comme lui
Dans le grand ravage oubliée.
Ah ! pauvre enfant, pieds nus sur les rocs anguleux !
Hélas ! pour essuyer les pleurs de tes yeux bleus
Comme le ciel et comme l'onde,
Pour que dans leur azur, de larmes orageux,
Passe le vif éclair de la joie et des jeux,
Pour relever ta tète blonde,
Que veux-tu ? Bel enfant, que te faut-il donner
Pour rattacher gaîment et gaîment ramener
En boucles sur ta blanche épaule
Ces cheveux, qui du fer n'ont pas subi l'affront,
Et qui pleurent épars autour de ton beau front,
Comme les feuilles sur le saule ?
Qui pourrait dissiper tes chagrins nébuleux ?
Est-ce d'avoir ce lys, bleu comme tes yeux bleus,
Qui d'Iran borde le puits sombre ?
Ou le fruit du tuba, de cet arbre si grand,
Qu'un cheval au galop met, toujours en courant,
Cent ans à sortir de son ombre ?
Veux-tu, pour me sourire, un bel oiseau des bois,
Qui chante avec un chant plus doux que le hautbois,
Plus éclatant que les cymbales ?
Que veux-tu ? fleur, beau fruit, ou l'oiseau merveilleux ?
- Ami, dit l'enfant grec, dit l'enfant aux yeux bleus,
Je veux de la poudre et des balles.
Chio, l'île des vins, n'est plus qu'un sombre écueil,
Chio, qu'ombrageaient les charmilles,
Chio, qui dans les flots reflétait ses grands bois,
Ses coteaux, ses palais, et le soir quelquefois
Un choeur dansant de jeunes filles.
Tout est désert. Mais non ; seul près des murs noircis,
Un enfant aux yeux bleus, un enfant grec, assis,
Courbait sa tête humiliée ;
Il avait pour asile, il avait pour appui
Une blanche aubépine, une fleur, comme lui
Dans le grand ravage oubliée.
Ah ! pauvre enfant, pieds nus sur les rocs anguleux !
Hélas ! pour essuyer les pleurs de tes yeux bleus
Comme le ciel et comme l'onde,
Pour que dans leur azur, de larmes orageux,
Passe le vif éclair de la joie et des jeux,
Pour relever ta tète blonde,
Que veux-tu ? Bel enfant, que te faut-il donner
Pour rattacher gaîment et gaîment ramener
En boucles sur ta blanche épaule
Ces cheveux, qui du fer n'ont pas subi l'affront,
Et qui pleurent épars autour de ton beau front,
Comme les feuilles sur le saule ?
Qui pourrait dissiper tes chagrins nébuleux ?
Est-ce d'avoir ce lys, bleu comme tes yeux bleus,
Qui d'Iran borde le puits sombre ?
Ou le fruit du tuba, de cet arbre si grand,
Qu'un cheval au galop met, toujours en courant,
Cent ans à sortir de son ombre ?
Veux-tu, pour me sourire, un bel oiseau des bois,
Qui chante avec un chant plus doux que le hautbois,
Plus éclatant que les cymbales ?
Que veux-tu ? fleur, beau fruit, ou l'oiseau merveilleux ?
- Ami, dit l'enfant grec, dit l'enfant aux yeux bleus,
Je veux de la poudre et des balles.
Victor Hugo, Les Orientales, 1829
J'ai choisi ce poème de Victor Hugo car il traite d'un sujet encore très présent dans la société actuelle. Dans son texte L'Enfant, Victor Hugo dénonce les effets de la guerre sur les enfants. En effet, le jeune enfant, dont parle le poète, a perdu l'ignorance et la joie de vivre qu'ont tous les enfants de son âge. Sa réponse à Hugo nous le prouve : au lieu de réclamer une fleur ou un oiseau pour se consoler comme l'aurait fait tout enfant de son âge, il répond qu'il souhaite « de la poudre et des balles ». Il devient donc comme plus mature et plus adulte après le passage de la guerre : on pourrait dire qu'il a perdu une partie de son enfance. Cet aspect de la guerre est encore présent à notre époque. Encore aujourd'hui, on entend parler des enfants soldats. Même si de nos jours ils sont protéger par des lois ou des associations les enfants sont plus que jamais frappés par la guerre qui touche leur pays. De plus j'ai choisi ce poème car le dernier vers est presque surprenant. En effet, il est complètement en contraste avec le dernier quatrain. Car Victor Hugo parle d'enfant, d'oiseaux, de champs doux, ce qui est totalement opposés à de la poudre et des balles.
La poésie, à quoi çà rime ? Si vous posez la question à certaines personnes, elles vous répondront que poésie rime avec fantaisie ou encore hypocrisie ou bourgeoisie. Pour moi poésie rime avant tout avec mélodie et harmonie. En effet, la poésie est avant tout une affaire de son et de musicalité, cette forme d'expression est faite pour être lue et entendue. Ce rythme est créé par l'auteur et son utilisation des jeux de sonorités et de différentes formes de poésie. Ensuite je dirais que poésie rime avec ressenti. En effet, le poète va exprimer ses sentiments dans son poème, tout ce qu'il ressent et perçoit dans sa vie et sur ce qui l'entoure. On pourrait prendre comme exemple le poème « Demain dès l'aube » de Victor Hugo où l'auteur exprime son deuil dû à la mort de sa fille. Enfin, poésie rime avec avis : le poète donne son opinion sur le monde qui l'entoure et sur la société dans laquelle il vit. Par exemple dans son poème «Melancholia » Victor Hugo dénonce et condamne le travail des enfants.
Alycia Rousset
La poésie, à quoi çà rime ? Si vous posez la question à certaines personnes, elles vous répondront que poésie rime avec fantaisie ou encore hypocrisie ou bourgeoisie. Pour moi poésie rime avant tout avec mélodie et harmonie. En effet, la poésie est avant tout une affaire de son et de musicalité, cette forme d'expression est faite pour être lue et entendue. Ce rythme est créé par l'auteur et son utilisation des jeux de sonorités et de différentes formes de poésie. Ensuite je dirais que poésie rime avec ressenti. En effet, le poète va exprimer ses sentiments dans son poème, tout ce qu'il ressent et perçoit dans sa vie et sur ce qui l'entoure. On pourrait prendre comme exemple le poème « Demain dès l'aube » de Victor Hugo où l'auteur exprime son deuil dû à la mort de sa fille. Enfin, poésie rime avec avis : le poète donne son opinion sur le monde qui l'entoure et sur la société dans laquelle il vit. Par exemple dans son poème «Melancholia » Victor Hugo dénonce et condamne le travail des enfants.
Alycia Rousset
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