Eloge de l'arbre et de la forêt (2nde8)
En ouverture de l'étude du Romantisme et de son rapport à la nature:
Eloge de l'arbre (Prudence)
Dans la ville, extrêmement modernisée, les endroits les plus fréquentés par la jeunesse
ne sont effectivement plus les lieux les plus naturels que la vie puisse offrir.
Qu'allons-nous laisser à notre progéniture si la source même de notre respiration disparaît, s'absente ?
Reprenons le temps de parcourir tant de souvenirs d'enfances, qui ont bercé chacune de nos années, rappelons- nous tout le chemin qu'a dû faire la nature pour arriver à nous ouvrir les yeux. Lorsque les rides du futur sont encore éloignées, et que les soucis de grandir ne nous préoccupent pas encore, sur le chemin de l'école, nous avons tous croisé par hasard, un châtaigner qui a attiré notre attention. Dans l'espace à ses pieds où je me tenais quelques fois, il était si immense que je me sentais toute petite ; il invoquait la lumière et imprimait en moi les plus belles couleurs que ses feuilles pleines de vie faisaient ressortir.
Je pouvais lui parler, il était une sorte de psychologue, en bien mieux, lui, il ne me jugeait pas. La nature est impressionnante, elle me rassure, c'est vrai, car je comprends sa force.
Proposition d'Héléna
Sérénité l'arbre nous apporte
Juste le regarder et le contempler.
Se poser et s'asseoir devant lui
Comme un enfant attendrait sa récompense.
Ici, cette récompense, c'est le calme.
Juste réfléchir et penser,
Penser au monde, à l'humanité,
Au bonheur du quotidien.
Etre seul, s'isoler, prier
Sous ce beau cerisier.
Un arbre particulier
Rappelant souvenirs et fous rires,
Peines et tristesse.
Manger, rire, boire, pleurer
Résume la vie, notre vie.
Avec toujours ses belles feuilles, éblouies par le soleil
Qui nous redonnent envie et courage.
Épreuves après épreuves, sourires après sourires.
Il aura tout vu, on aura tout fait
Sous ce beau cerisier.
Proposition de Coline:
Il était là, au milieu d'une prairie,
Un arbre, cet arbre, mon arbre,
Celui qui allait devenir mon abri,
Mon échappée du monde de marbre.
La première fois que je l'ai vu,
Tanguant sous la brise,
Dans ses branches feuillues
Le soleil jouait à sa guise.
Son beau feuillage je me souviens
M'a rappelé en virevoltant
Les effluves de l'air marin,
La douce vague d'un océan.
Son tronc robuste et usé,
Tel un vieil homme aguerri,
Celui-là m'a fait penser
Au fier mât d'un navire.
Il reflétait la vie,
Son essence,
Ce monde en harmonie,
Dans le calme et l'innocence.
Sa splendeur m'a attirée,
Et vers ce havre de paix
Je suis souvent retournée,
Et toujours je m'y plaisais.
Eloge de la forêt : Adèle
La forêt est un endroit où l'on peut se libérer de tout qui nous encombre l'esprit ; les odeurs du bois sec, des fleurs et des feuilles mortes, le chant des oiseaux, les taillis qui cachent de petits animaux retiennent toute l'attention du promeneur.
La forêt qui me tient lieu de paysage, qui me rappelle tant de souvenirs, cette toute petite forêt occupe une grande place en moi.
Les mystères de cette forêt qui chaque jour s'embellit s'épanouissent au fil des saisons, elle enfile différents manteaux; après tout, elle est peut être un peu comme nous : elle naît au printemps, vit en été, puis, à petits feux, elle meurt, elle fane, l'automne quoi, en hiver, elle est paisible, elle est recouverte de neige, elle est pure.
Et quand elle disparaît dans un nuage de brume, un vide en moi apparaît.
Forêt où j'aime me promener, sur mon animal préféré, je pense que lui aussi doit t'apprécier, même si quelque fois tu le rends un peu nerveux, car on ne sait jamais à quoi s'attendre lorsqu'on empreinte tes chemins, ces chemins qui se ressemblent tous et pourtant grâce à l'un de tes magnifiques arbres, je m'y retrouve.
Toi la forêt, où l'on pourrait pourtant se perdre, tu me guides, tu es ma boussole, mon point de repère, et c'est à toi seule que je me confie...