Introduction pour le commentaire de la nouvelle "Coco"(2nde8)
La célébrité de Maupassant est largement liée au succès de ses nombreuses nouvelles. Tout le monde connaît "Le Horla" et "Boule de Suif". Profitant de l'essor de la presse populaire qui publiait volontiers des récits brefs, il en a écrit plus de trois cents. Beaucoup se situent dans un contexte qu'il connaissait bien, la campagne normande, où il a vécu, mais la description réaliste qu'il fait du milieu paysan n'est guère en sa faveur, bien au contraire.
Dans la nouvelle "Coco", Maupassant reprend un thème qu'il avait déjà traité dans "L'Aveugle", celui de la persécution d'un être fragile et infirme par son entourage qui lui reproche son inutilité, son manque de rentabilité. Dans les deux récits, Maupassant dénonce la cruauté humaine. "Coco" est le nom d'un vieux cheval qu'un jeune goujat de 15 ans, Isidore Duval,va affamer jusqu'à ce que mort s'en suive, sans aucun remords ni la moindre compassion. Une fois de plus Maupassant va mettre le réalisme au service d'une argumentation, de la satire du comportement des paysans normands.
Nous montrerons d'abord que le portrait du cheval Coco vise à susciter la sympathie du lecteur au détriment de celui de Zidore qui est très dévalorisant, puis nous soulignerons que, dès l'incipit de la nouvelle, le narrateur a pris position et qu'il dénonce la cruauté du garçon.