la scène d'exposition des Justes: une ouverture à tonalité tragique
II - une scène à tonalité tragique :
a) une pièce qui s'ouvre sur une atmosphère tendue :
- imprécision du décor : pas le temps de s'installer.
- le silence qui introduit la pièce puis s'installe parfois dans la conversation : malaise, à l'égard de Stepan, peut-être sorte de culpabilité de ne pas avoir été arrêté et d'avoir échappé à l'expérience du bagne. Anxiété aussi - « dans le silence »; « Silence »; « Silence »
- les personnages « immobiles » au début : tension de l'attente. « immobiles »; « toujours immobile »
- un bruit qui vient conforter l'atmosphère d'attente : « entend le timbre de l'entrée, une fois » ; « Le timbre retentit deux fois, coup sur coup ». Effet de surprise aussi pour le spectateur.
b) la mort présente dès le début cf l'exergue de Roméo et Juliette : amour dans la mort : les terroristes ses hommes qui tuent et sont tués, affrontement quotidien avec la mort.
- celle du grand-duc
- celle de Schweitzer
- le lexique de la violence - « Nous tuerons ce bourreau »; « nous tuerons le grand-duc et nous abattrons la tyrannie » l; « été exécuté à la bombe »; « exercer la terreur »; « Il a été tué » l. 48 ; « bombe » : répétition du mot « bombe ». il est question d'une mise à mort, d'un sacrifice.
c) la détermination des personnages
- Doria qui s'occupe du matériel malgré le danger (mort de Schweitzer )
- Exaltation d'Annenkov : « Oui, Stepan, tout est prêt ! Le moment approche » l.
- Résolution froide de Stepan : préfère l'action même dangereuse à la liberté dans l'exil , ton péremptoire et maximes (voir I - b)- « J'étais libre et je ne cessais de penser à la Russie et à ses esclaves. » l. 24-25
d) un conflit possible à l'intérieur du groupe
Stepan-Kaliayev - opposition entre le discours de Stepan et la présentation de Kaliayev .
Laisse augurer des dilemmes : poésie ou bombe ? des souffrances, risques, fin funestes.