EURYDICE

La semaine allemande .... La Loreleï

Par Mme AMET - publié le jeudi 7 avril 2011 à 13:26 dans JOURNAL LE PTIT ANTONIN

LA LORELEÏ

relei est le nom d'un rocher qui culmine à 132 mètres au-dessus du Rhin en Allemagne; C'est l'endroit le plus étroit du fleuve entre la Suisse et la mer du Nord. L'avancée du rocher réduit d'un quart la largeur du fleuv et le courant, violent à cet endroit, ainqi que la présence de rochers sont la cause de nombreux accidents mortels. Cet endroit périlleux a donné naissance au mythe de la Loreley qui est aussi le nom d'une nixe (nymphe de la mythologie germanique) qui attire les navigateurs du Rhin à la perdition par ses chants, comme les sirènes de la mythologie grecque.

Cette légende de la Lorelei sur son rocher a inspiré de nombreux artistes, dont le poète allemand Heinrich Heine qui écrivit en 1824 l'histoire (Die Lore-Ley) qui sera mise en musique par le compositeur Friedrich Silcher.

Le rocher de la Loreley est maintenant un site touristique allemand célèbre et fréquenté, tant pour la beauté des lieux que pour la légende qui l'entoure.

Texte original accompagné d'un essai de traduction littéraire proposé par Pierre Le Pan.

La Loreleï

Ich weiß nicht was soll es bedeuten,
Dass ich so traurig bin;
Ein Märchen aus alten Zeiten,
Das kommt mir nicht aus dem Sinn.

Die Luft ist kühl und es dunkelt,
Und ruhig fließt der Rhein;
Der Gipfel des Berges funkelt
Im Abendsonnenschein.

Die schönste Jungfrau sitzet
Dort oben wunderbar;
Ihr goldenes Geschmeide blitzet,
Sie kämmt ihr goldenes Haar.

Sie kämmt es mit goldenem Kamme
Und singt ein Lied dabei;
Das hat eine wundersame,
Gewaltige Melodei.

Den Schiffer im kleinen Schiffe
Ergreift es mit wildem Weh;
Er schaut nicht die Felsenriffe,
Er schaut nur hinauf in die Höh.

Ich glaube, die Wellen verschlingen
Am Ende Schiffer und Kahn;
Und das hat mit ihrem Singen
die Lorelei getan.


Je ne sais dire d'où me vient
La tristesse que je ressens.
Un conte des siècles anciens
Hante mon esprit et mes sens.

L'air est frais et sombre le ciel,
Le Rhin coule paisiblement
Les sommets sont couleur de miel
Aux rayons du soleil couchant.

Là-haut assise est la plus belle
Des jeunes filles, une merveille.
Sa parure d'or étincelle,
Sa chevelure qu'elle peigne

Avec un peigne d'or est pareille
Au blond peigne d'or du soleil,
Et l'étrange chant qu'elle chante
Est une mélodie puissante.

Le batelier sur son esquif
Est saisi de vives douleurs,
Il ne regarde pas le récif,
Il a les yeux vers les hauteurs.

Et la vague engloutit bientôt
Le batelier et son bateau...
C'est ce qu'a fait au soir couchant
La Lorelei avec son chant.


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