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CORRIGE DU BAC BLANC : La poésie

Par IVallejoMalgouyres - publié le dimanche 9 janvier 2011 à 23:37 dans Première EAF Ecrit

QUESTION SUR CORPUS

 

Exercice 1 : L'introduction

Parmi les quatre débuts d'introduction, retenez celle qui vous semble la mieux correspondre à l'exercice de la question sur corpus.

1. Les quatre poèmes sont d'auteurs différents. Les auteurs sont Scarron, Musset, Verlaine et Supervielle.

2. Les textes de « Sonnet » de Scarron, « Sonnet » de Musset, « Nocturne parisien » de Verlaine et « Paris » de Supervielle vont nous aider à répondre à cette question.

3. Le présent corpus est composé de quatre poèmes qui parcourent le XVIIe siècle, le XIXe siècle et le XXe siècle. Le texte 1 est un sonnet de Scarron publié en 1654. Le texte 2 est également un sonnet écrit près de deux siècles plus tard par Musset. Le texte 3 est extrait d'un long poème de Verlaine intitulé « Nocturne parisien », tiré du recueil Poèmes saturniens.

4. Il s'agit ici d'un groupement de 4 poèmes. Le premier poème est un sonnet qui est un poème des Poésies diverses écrit par Scarron en 1654, qui nous montre une petite description de la ville de Paris. Puis le deuxième poème est un sonnet qui appartient aux Contes d'Espagne et d'Italie écrit par Musset en 1824. Celui-ci nous parle encore de Paris. Le troisième poème est un extrait du poème Nocturne parisien qui appartient aux Poèmes saturniens écrit par Verlaine en 1866. Celui-ci nous parle aussi de Paris.

 

Il manque une phrase dans cette introduction. Retrouvez-la.

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Retrouvez la (les) phrase(s) qui répond(ent) à la question parmi celles proposées. Expliquez pourquoi vous éliminez les autres.

1. Ces quatre poèmes ont une unité thématique : ils évoquent tous la ville de Paris. Pour parler de Paris, les poètes utilisent tous des formes poétiques versifiées, mais qui sont diverses.

2. Pour analyser d'une manière correcte ces poèmes, il faut les confronter et extraire les points communs et leurs différences et comme cela, bien comprendre les points de vue sur la ville de Paris.

3. Les poèmes semblent tous avoir des points communs entre eux en même temps qu'ils se distinguent par leurs différences également.

 

Exercice 2 : Le développement

 

Le premier argument est noté en gras. Cet argument est précisé dans la phrase en italique. Les justifications sont entre crochets. Les citations sont soulignées.

Ces quatre poèmes ont une unité thématique : ils évoquent tous la ville de Paris. [Dans le poème de Scarron, nous l'apprenons par la pointe du sonnet : « C'est là Paris ». Dans le sonnet de Musset, la ville est nommée dès le vers 7, alors qu'elle amorce le poème de Supervielle : « Ô Paris ». Enfin, Verlaine n'évoque de Paris que les lieux qui la composent : « Seine », « la Cité », « Notre-Dame ». Les autres poètes aussi font référence aux monuments parisiens, « Ponts, Églises, Palais », métaphoriquement désignés par Supervielle comme « les siècles français/Si bien pris dans la pierre ».]

 

Retrouvez les autres arguments : mettez entre crochets et soulignez.

Pour parler de Paris, les poètes utilisent des formes poétiques versifiées, mais diverses : si Scarron et Musset utilisent la forme contrainte du sonnet, l'extrait du poème de Verlaine comporte vingt alexandrins à rime suivie, tandis que Supervielle compose une sorte de complainte de six quatrains hexasyllabiques aux rimes parfois approximatives : « blessure » rime avec « devenue » par exemple.

La capitale française est perçue diversement par les poètes de ce corpus. Ainsi, Scarron et Verlaine ont une vision plutôt négative de la ville, dont ils observent tous deux la saleté : Scarron évoque « Un amas […] Des crottes », et Verlaine les « quais crasseux » de la Seine. Cependant, chez le poète du « Nocturne parisien » cette vision réaliste laisse rapidement la place à une perception plus onirique : sous le regard du poète, la cathédrale Notre-Dame offre une scène d'amour courtois, et la ville prend des couleurs magnifiques lorsque le soleil se couche, comme l'exprime la métaphore du « baiser vermeil » donné par le soleil. Cette recréation du décor se retrouve dans le sonnet de Musset, qui voit la ville en hiver, à travers le filtre de son cœur amoureux. Il personnifie la Seine « Sous ses mille falots assise en souveraine », et ne dépeint Paris qu'à travers ses éléments les plus représentatifs, tels que le « Louvre et son dôme » ou bien « la Seine ». Ce caractère symbolique et stylisé de Paris est accentué dans le poème de Supervielle, dans lequel la ville est identifiée à une personne à qui s'adresse le poète (« que n'es-tu devenue »), mais les éléments qui la particularisent ne sont jamais clairement nommés. À l'inverse, le poème de Scarron tente de rendre compte du foisonnement, de la confusion et des contrastes qui font l'identité de Paris : son sonnet est construit sur une juxtaposition de groupes nominaux, « Pages, laquais, Voleurs de nuit », qui donnent de Paris l'image ambiguë et hallucinante d'un concentré d'humanité.

Ces perceptions différentes, voire opposées d'un même lieu, reflètent des visées distinctes. Pour Scarron, il s'agit de faire de Paris un tableau à la fois réaliste – en énumérant toutes les populations qui la composent, en rendant compte aussi de ses odeurs et de ses bruits – et mythique : en concentrant tout ce foisonnement dans l'espace d'un sonnet, il donne à Paris l'image d'une nouvelle Babel. Pour Musset, la ville est un espace symbolique, qui reflète des sentiments personnels. S'il aime Paris en hiver, « ce temps gris, ces passants, et la Seine », ce n'est pas pour leur beauté objective, mais parce qu'il va revoir la femme qu'il aime : « Oh ! dans tes longs regards j'allais tremper mon âme ». Dans l'extrait du « Nocturne parisien », Paris n'est plus symbole des états d'âme du poète, mais support de sa puissance de recréation ; c'est par le regard des « rêveurs » que se forge un lieu où semblent se réconcilier les vestiges du passé – « un roi du portail » – et la beauté des couleurs du présent, « le soleil ». Le poème de Supervielle est aussi une recréation d'une ville dont le décor semble prendre vie. Cependant, le lieu devient ici allégorie d'un peuple qui a, ou qui doit résister à l'occupant : « quelque merveille/ Qui préfère mourir/ Pour ne pas nous trahir ».

 

Exercice 3 : La conclusion

 

Les conclusions suivantes ont toutes un défaut. Retrouvez lequel.

1. En conclusion, nous pouvons dire que chacun de ces poèmes a une caractéristique particulière que le rend original. De plus, ces poèmes, même s'ils datent de siècles différents et qu'ils ont beaucoup de points qui les distinguent, ces poèmes ont aussi des points en commun.

2. Ainsi, les poèmes ont le même sujet d'inspiration, la description de la ville de Paris, et d'autres points communs comme l'utilisation d'adjectifs, figures de style, rimes, mais quand même il y a quelques différences comme le sens qu'ils donnent du poème et le siècle d'écriture.

3. Enfin les poèmes sont très similaires même s'ils ont été écrits à différentes époques. Pourtant, ils ont des points très différents qui font de ces poèmes des poèmes uniques.

4. On peut rapidement conclure que le point commun de ces poèmes est le sujet qu'ils décrivent, Paris. Par contre, ces descriptions sont différemment organisées puisque chaque auteur cherche à donner son avis personnel sur cette ville.

 

Voici une conclusion qui convient. Comparez avec votre conclusion.

Ce corpus montre ainsi la diversité des rapports du poète à un espace réel, Paris : espace mythifié, espace intime, espace pour la rêverie, ou espace de contestation.


 

COMMENTAIRE

 

Exercice 1 : L'introduction

Voici l'introduction du poème de Supervielle. Délimitez les différentes étapes d'une introduction de commentaire en les nommant : présentation générale du texte, problématique, annonce du plan.

 

Les années sombres de la guerre et de l'occupation allemande entre 1940 et 1945 ont conduit nombre d'artistes et de poètes à s'engager physiquement ou au moyen de leur art, en prenant position. Dans son recueil poétique Poèmes pour la France malheureuse, Jules Supervielle témoigne de cette double volonté de continuer à écrire tout en marquant son engagement sans ambiguïté pour des idées et des valeurs. « Paris », l'un des poèmes de ce recueil, illustre bien ce souci de prendre appui sur une tradition poétique tout en faisant référence à la tragédie d'un peuple qui souffre au présent. Il serait donc intéressant de se demander comment l'évocation d'une ville, Paris, prend la dimension d'un poème engagé. Nous montrerons d'abord en quoi ce poème s'apparente à un chant d'amour et de souffrance. Nous mettrons ensuite en évidence la dimension allégorique de cette complainte, qui s'affirme comme un hommage et un appel à la résistance.

 

Exercice 2 : Les axes

1. Voici quelques titres. Soulignez ceux qui peuvent constituer des titres d'axes (en rouge) et de sous-parties (en bleu). Justifiez les raisons de l'élimination d'un titre.

Attention ! L'idée de l'axe englobe plusieurs titres de sous-parties qui sont plus ponctuels. Tous les titres doivent permettre de développer un paragraphe d'au moins une dizaine de lignes.

2. Une fois les titres soulignés, élaborez un plan possible du poème de Supervielle : 2 axes et 3 sous-parties.

 


Paris, allégorie de la Résistance face à l'occupant

Élégie pour une ville « malheureuse »

Un poème de résistance

L'étude de six quatrains

Les registres du poème

Une identité à défendre

Un chant d'amour blessé

L'expression du regret

Une intimité troublée

Une vision inquiétante de l'ennemi

Les métaphores du poème

Une complainte au lyrisme marquant

L'idée d'enfermement

Paris, ville ouverte


 

Exercice 3 : L'analyse des procédés

A partir de l'exemple, rédigez une analyse de procédés en un paragraphe.

 

Phrase qui introduit l'axe et la sous-partie : Thèse 1

Ce poème est marqué par sa force lyrique.

Procédé 1 introduit par « En effet » : Argument/Exemple 1

En effet, Supervielle a voulu inscrire son « discours » dans une tradition poétique manifeste, celle de la chanson, ou plus précisément de la complainte. Le poème est ainsi composé de quatrains hexasyllabiques, aux rimes tantôt croisées tantôt embrassées, qui lui confèrent une fluidité et une simplicité dignes de la chanson médiévale.

Procédé 2 introduit par « De plus » : Argument/Exemple 2

De plus, le poème s'ouvre sur une évocation lyrique avec le « ô » vocatif et l'apostrophe, signalant du même coup la tonalité élégiaque du discours poétique, et la destinataire, qui n'est pas une femme, mais « Paris ». Ce registre est confirmé dans la suite du premier quatrain, au moyen de la tournure négative exprimant le regret : « Que n'es-tu devenue ».

Procédé 3 introduit par « De même » : Argument/Exemple 3

De même, l'image de la blessure, dans la comparaison qui suggère l'ouverture de la ville, renvoie au thème classique de la douleur amoureuse et donne d'emblée à ce poème sa couleur lyrique.

Phrase de transition entre les deux sous-parties

Dès le premier quatrain, le poète semble donc s'adresser à Paris comme l'on peut s'adresser à une femme que l'on aime et à qui l'on voudrait faire part de sa tristesse, comme pour suggérer l'idée d'une intimité troublée.

 

Le paragraphe montre une vision inquiétante de l'ennemi :

àune atmosphère à la fois inquiétante et menaçante qui parcourt le texte :

1. le motif de l'ombre

2. l'idée d'enfermement

3. la voix passive

4. les métonymies

 

Exercice 4 : Le commentaire d'un procédé d'écriture

Identifiez la figure de style dans le quatrième quatrain. Composez un paragraphe dans lequel vous commenterez la figure et indiquerez son importance pour montrer l'identité de Paris.

 

Exercice 5 : L'intégration d'une citation

Intégrez les citations dans la phrase de commentaire : secrète ; quelque ; mourir/Pour ne pas nous trahir :

 

Le poète rend en effet implicitement hommage aux résistants, ces hommes de l'ombre, dont l'anonymat est exprimé par l'adjectif ……… et l'indéfini ..... qui ont préféré …. La place de ces deux vers dans un quatrain à rimes embrassées souligne la contiguïté morale de ces deux attitudes.

 

Exercice 6 : Les procédés poétiques

Trouvez quatre procédés poétiques dans le poème de Supervielle qui peuvent être commentés.

 

 

 

 

ECRITURE D'INVENTION

 

Exercice 1 : Repérage des contraintes

Définissez les contraintes du sujet d'invention : le genre, la situation d'énonciation, le thème à développer, les thèses à défendre ou à critiquer, les registres à utiliser.

 

Exercice 2 : Les textes du corpus

Repérez dans les textes du support les éléments qui peuvent vous aider à enrichir votre écrit


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