LA LISEUSE À LA FENÊTRE
La Liseuse à la fenêtre est une huile sur toile de 83 cm de haut pas 64,5 cm de largeur, peinte par Johannes Vermeer. Ce tableau est conservé au Gemäldegalerie Alte Meister à Dresde en Allemagne.
Vermeer met en scène une jeune femme dans un intérieur bourgeois , thème qui revient souvent dans ses tableaux . Il s'agit d'une femme lisant une lettre probablement dans sa chambre , devant une fenêtre ouverte. Une lettre qui a l'air plutôt triste au vu de sa tête penchee et sans sourrie , elle parait être très pensive .
I . La composition du tableau
1 . Les plans : Premier plan : Il y a un rideau de satin beige peint en trompe l'œil qui donne l'illusion de la réalité. Il sépare la lectrice du spectateur. Il y a aussi une fenêtre ouverte d'où vient la lumière. Sous cette fenêtre se trouve une table recouverte d'un tapis turc précieux. Sur la table on peut voir une nature morte : une coupelle de fruits dont certains sont tombés sur la table. On a ainsi l'impression que la femme a interrompu son travail domestique pour se consacrer à la lecture de la lettre.
Second plan : Il y a une jeune femme qui lit une lettre. Certains pensent qu'il s'agit de la femme du peintre. La veste que porte cette femme est illuminée par la lumière venant de la fenêtre. Elle lit la fin de la lettre car le début est plié. La femme est représentée de profil avec la tête penchée sur la lettre. Elle a une coiffure compliquée. Un rideau rouge repose sur le montant de la fenêtre. Le visage de la femme se reflète dans les carreaux de la fenêtre.
Arrière plan : Il y a une chaise qui est placée dans un coin et qui a des têtes de lions comme décoration. Le mur du fond est vide, ce qui est rare chez Vermeer, mais il y avait un petit Cupidon qui a été recouvert (on le voit aux rayons X).
Ce mur est très lumineux grâce à la lumière qui provient de la fenêtre.
2. Les lignes : Premier plan : On y voit des lignes courbes, comme le rideau et ses anneaux, les plis du tapis, la coupelle et les fruits, et des lignes droites, comme la tringle à rideau, le bord de la fenêtre et celui du tapis.
Second plan : Il y a des lignes courbes, comme la femme et sa lettre, et des lignes droites, comme la fenêtre et les séparations des carreaux.
Arrière plan : Il n'y a que des lignes droites : celles de la chaise.
Les lignes de force : Les diagonales du tableau se croisent au niveau du visage de la femme, ce qui montre que ce visage est au centre du tableau. La ligne qui part du coin supérieur droit et passe par le coin inférieur droit de la fenêtre suit la lettre. Les lignes parallèles qui suivent le tapis et le rebord inférieur de la fenêtre encadrent la lettre. Les lignes qui longent le rideau vert et le rebord de la fenêtre encadrent le corps de la femme alors que celles qui suivent les montants bas et haut de la fenêtre encadrent son visage. Le tableau est donc quadrillé.
3. les couleurs : Les principales couleurs sont le rouge et le beige. Le rouge est une couleur chaude. Il symbolise le raffinement. C'est la couleur du tapis turc et du rideau de la fenêtre. Cette couleur contraste avec le beige utilisé pour le rideau de séparation et pour le mur. 4. La lumière : Comme dans tous les tableaux de Vermeer, la lumière est naturelle et provient de la fenêtre située à gauche du tableau. Elle éclaire le visage de la femme et le mur situé à droite de la liseuse. Les jeux d'ombre et de lumière font ressortir les mouvements des draperies. II
Angle de vue et champ. Le peintre s'est mis à la hauteur du personnage pour le représenter. L'angle de vue est donc un plan frontal. La profondeur du champs est grande car tout est net.
III Impression On a l'impression de surprendre la femme dans sa lecture. Elle est si concentrée qu'elle ne remarque pas le spectateur. On a aussi l'impression de regarder cette femme depuis l'endroit situé devant le rideau. La femme semble angoissée par ce qu'elle lit (qui semble être une mauvaise ou triste nouvelle).
Agnès PRATZ Océane TOUMIS Thibault FALCHERO Louis LEVEAU Clément GRINDEL