Apollinaire et la ville dans Alcools
Apollinaire et la ville dans Alcools
Amsterdam, Londres et Prague mais surtout Paris.
Capitale de l'Europe avec Vienne // avec Larbaud, Cendrars, Morand, autres écrivains cosmopolites.
« J'ai soif villes de France et d'Europe et du monde »
Mais peu de voyages au final : L'Allemagne, la Hollande, l'Angleterre, pas le Sud !
Villes pluvieuses avec « leurs rues un peu brumeuses que la lumière du gaz n'éclairait qu'à peine » « Le matelot d'Amsterdam » ; profondeur du mystère poétique.
Cf « Te voici à Amsterdam avec une jeune
Fille que tu trouves belle et qui est laide
Elle doit se marier avec un étudiant de Leyde »
Allemagne : précepteur de Gabrielle de Milhau près de Cologne et à Neu-Gluck en 1901-1902 où il s'éprit violemment de Annie Playden. CF Rhénanes mais aussi certains poèmes du Guetteur mélancolique.
Prague en mars 1902 Cf Le passant de Prague, conte dans L'Hérésiarque et Compagnie.
Visite éclair de la ville où le temps s'abolit, en compagnie du Juif errant, "voyageur heureux et sans but »
Ponts, colline du Hradchin, ruelles mal famées, quartiers populaires, couvents et maisons de passe, synagogues et cafés chantants, palais et vignobles.
CF Vendémiaire : poème qu'il préférait peut-être.
Cf Zone :
"Tu es dans le jardin d'une auberge aux environs de Prague
Les aiguilles de l'horloge du quartier juif vont à rebours
Et tu recules aussi dans ta vie lentement
En montant au Hradchin et le soir en écoutant
Dans les tavernes chanter des chansons tchèques »
Londres nov.1903, second voyage en mai 1904
Il y est venu pour revoir Annie Playden qui refusera de le suivre et partira vers l'Amérique où Robert Goffin la retrouvera en 1947 et lui annoncera la gloire d'Apollinaire.
// avec Thomas de quincey qui ne revit jamais Anne, la petite prostituée d'Oxford Street
Cf "Et Thomas de Quincey buvant
L'opium poison doux et chaste
A sa pauvre Anne allait rêvant
Passons passons puisque tout passe
Je me retournerai souvent
Les souvenirs sont cors de chasse
Dont meurt le bruit parmi le vent"
En marge de « la chanson du mal aimé ».
En 1915 il écrira à Madeleine : « ...commémore mon premier amour à 20 ans, une Anglaise rencontrée en Allemagne ; ça durera un an, nous dûmes retourner chacun chez nous, puis nous ne nous écrivîmes plus...J'en souffris beaucoup, témoin ce poème, où je me croyais mal aimé tandis que c'était moi qui aimais mal et aussi l'Emigrant de Landor Road.. »
Michel Leiris : « C'est à Paris, et pas ailleurs qu'il a trouvé son terroir, comme le montrent tant de pièces dont le ton est donné par la Seine, par Saint Merri, par la rue Christine et par la tour Eiffel. »
Vit à Paris, change souvent de maison.
1899 : un meublé de la rue de Contantinople, puis Rue Victor Marré, puis rue de naples, quartier de la nouvelle Athènes et de la gare Saint Lazarre.
Misère, bibliothèque rue Mazarine, diplôme de sténographe, secrétaire de « la Bourse Parisienne », rédacteur en chef du ‘Guide des rentiers, moniteurs des petist capitalistes », employé de banque à la Chaussée d'Antin : existence médiocre et difficile.
1905 : Vésinet, hante les bars de la rue d'Amsterdam. Rencontre Picasso à L'Austin Railway restaurant, époque du Bateau Lavoir, de la rue Ravignan.
Cf Zone : Tu marches vers Auteuil tu veux aller chez toi à pied
« Je n'y devais revenir qu'en l'an 1916 pour être trépané à la Villa Molière »
Après la rupture avec Marie Laurencin : il vivre 202 boulevard Saint Germain où il mourut.
Le Paris du poète n'est pas celui des touristes, mais »Bergère O tour Eiffel le troupeau des ponts bèle ce matin...
Boulevards, rues, places sont les lieux où le poète a ressenti une émotion, auxquels le lie un souvenircf rambarde métallique du Pont Mirabeau pas spécialement attirante sans l'existence du poème.
Ex : « Il ya « évoque Montparnasse.
Saint Merri : le Moyen Age, lourd d'hermétisme
Cf Cortèges ô cortèges
C'est quand jadis le roi s'en allait à Vincennes
Quand les ambassadeurs arrivaient à paris
Quand le maigre Suger se hâtait vers la Seine
Quand l'émeute mourait autour de Saint Merri...
Seine : Cf Marie :
Je passais au bord de la Seine
Un livre ancien sous le bras
Le fleuve est pareil à ma peine
Il s'écoule et ne tarit pas
Quand donc finira la semaine
Vendémiaire :
Et la nuit de septembre s'achevait lentement
Les feux rouges des ponts s'éteignaient dasn la Seine
Les étoiles mouraient le jour naissait à peine
Cf Le F1âneur des deux rives, publication posthume
« Triste et mélodieux délire
J'erre à tavers mon beau Paris
Sans avoir le coeur d'y mourir »