J'en perds mon français !

La poupée aux dix doigts

Par Galexis - publié le mercredi 17 février 2010 à 09:12

Créé par Galexis

A cette époque, nous étions pauvres, financièrement, mais riches d'amour. Nous étions sept enfants plus nos deux parents.

Nous avions une très grande maison, mais très peu de meubles ; l'objet le plus précieux de la maison était la télévision.

Aujourd'hui il est onze heures du soir, il ne reste plus que moi, et cette poupée;c'était à cause d'elle que tout était arrivé. Elle n'avait maintenant plus que deux doigts, alors qu'auparavant elle en avait dix. J'ai perdu ma famille, et je vais vous raconter pourquoi.

Alors que nous nous promenions, nous vîmes un magasin de jouets. Nous entrâmes et je vis une poupée, magnifique. Le vendeur nous mit en garde au sujet d'une légende. Une légende terrible qui disait que chaque lundi soir aux douze coups de minuit, un doigt de la poupée disparaissait et qu'une personne qui se trouverait à proximité de la poupée mourrait.

Le seul moyen de rompre ce sort était de défausser la poupée de tous ses doigts. Nous crûmes que ce n'était qu'une fable destinée à effrayer les enfants. Nous rentrâmes à la maison donc  avec la poupée.

J'étais si contente que je m'endormis tranquillement.Mais, au matin je m'aperçus qu'il manquait un doigt à ma poupée, et surtout que mon père avait disparu.Ma mère ne savait pas ce qu'il lui était arrivé.

Cette semaine fut vraiment noire, surtout quand nous fûmes le lundi soir suivant. Le lendemain ce fut ma mère qui  disparut et le deuxième doigt de ma poupée aussi. Et c'est là que, nous, frères et sœurs, commençâmes à nous inquiéter. Nos parents avaient disparu ; sept, oui sept nous n'étions plus que sept, seuls, mais avec cette poupée, cette tueuse ! Ce n'était pas une légende.

Les semaines passaient et chaque lundi, une personne de ma famille disparaissait.

Nous n'étions plus que trois et il ne restait que quatre doigts à ma poupée. Quand nous fûmes le lundi soir suivant, mon grand frère nous ordonna de ne pas dormir, de rester éveillés toute la nuit. Quand soudain, le dernier coup de minuit sonna ! Mes deux frères et moi étions endormis. Le sort se réalisa et l'un de mes grands frères fut enlevé. Je me sentais si seul, bien que nous soyons deux.

Le lundi suivant,  le même phénomène se reproduisit.

Mais pourquoi moi,  pourquoi ne restait-il plus que moi ? Nous sommes lundi, il est onze heures trente du soir. Il ne reste plus que trente minutes avant ma fin. C'est tellement triste, il ne lui restera plus qu'un doigt après ma disparition; c'est tellement idiot, à un doigt près , nous étions tous sauvés.

Minuit sonne, et les yeux de ma poupée commencent à devenir jaunes. Soudain,  je ne vois plus rien mais j'entends la sonnette retentir. Je commence à apercevoir mon salon. Nous sommes tous là, cela veut dire ma famille et une personne ,une personne qui nous permet de revivre. C'est le vendeur. Il a rompu le sort.

Et au sol, se trouve ma poupée : elle n'a plus aucun doigt !       

 

Récit à faire pâlir !

Publié le samedi 20 février 2010 à 11:20 par Ldimitri
Quel effroyable récit Alexis. L'histoire de cette poupée tueuse est vraiment à faire pâlir ;)
Une fois de plus, ta chute est percutante. Bravo.

Page précédente | Page 189 sur 248 | Page suivante
«  Juillet 2026  »
LunMarMerJeuVenSamDim
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031 

Derniers commentaires

- Commentaire sans titre (par QJoana)
- Commentaire sans titre (par CWillyams)
- Bravo ! (par LPRMarine)
- Prestation Antoine (par TYanis)
- A propos de ce livre. (par CWillyams)

Canal RSS

Abonnement