"La chose": une dystopie?
Pour réfléchir à la notion de "dystopie" , des suggestions de lecture et des réflexions de spécialistes trouvées sur weblettres:
Dystopies ou contre utopies
« La fin du XIXe siècle a vu naître la dystopie, qui est proche de la science-fiction et dont le meilleur exemple est sans doute 1984 de George Orwell (1948). Dans la dystopie, le projet utopique est présenté comme réalisé : les « bonnes » lois sont appliquées et tout le monde est donc censé être heureux. Mais cette réalisation n'est pas, comme dans l'utopie, présentée par les yeux du Sage, ou des gouvernants. Elle est vécue au quotidien par des habitants du lieu, qui subissent ces lois, dont on s'aperçoit alors, à leur souffrance, qu'elles ne sont pas aussi bonnes que le discours officiel le prétend. Ce renversement du point de vue passe par la révolte d'un héros, qui retrouve lucidité et conscience de soi, en général après une rencontre avec l'amour, évidemment interdit. »
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La dystopie (source anglo-saxonne : dystopia) correspond à une période critique et antitotalitaire qui apparaît au lendemain de l'âge d'or du scientisme, du positivisme social et de la croyance dans le progrès qui se dessinent durant le XIXe siècle. La dystopie dénonce la vanité de l'utopie fondée sur la volonté de construire un monde alternatif à la réalité, une autre réalité où l'homme est le démiurge qui façonne sa société parfaite, standardisée et loin de l'individualisme. Les nombreuses désillusions qui traversent le XXe siècle vont pousser progressivement les utopistes à changer leur conception de l'avenir de l'homme. L'échec des grandes idéologies, la montée du fascisme en Europe de l'Ouest et la Seconde Guerre Mondiale sont les principales causes de la dégénérescence de l'utopie. Si l'utopie désigne ce qui n'est nulle part, la dystopie est ce qui n'est plus à sa place. L'une tourne le dos à la réalité. L'autre transcende sa décadence. L'une est un cri d'espérance. L'autre un hurlement de désespoir. »