Penser après les cours...!

"La chose": une dystopie?

Par cyberblaise - publié le mardi 2 février 2010 à 18:39 dans 2nde2 (2009-2010)

 Pour réfléchir à la notion de "dystopie" , des suggestions de lecture et des réflexions de spécialistes trouvées sur weblettres:

Dystopies ou contre utopies
  BRADBURY R., Fahrenheit 451 (1955, Denoël, Présence du futur).
  HUXLEY A., Le meilleur des mondes (Brave new world) (1932, Presses-pocket).
  ORWELL G., 1984 (1948, folio 822).
  MATHESON R., Je suis une légende (Présence du futur).
  MATHESON R., Rêve de fer.


  « La fin du XIXe siècle a vu naître la dystopie, qui est proche de la science-fiction et dont le meilleur exemple est sans doute 1984 de George Orwell (1948). Dans la dystopie, le projet utopique est présenté comme réalisé : les « bonnes » lois sont appliquées et tout le monde est donc censé être heureux. Mais cette réalisation n'est pas, comme dans l'utopie, présentée par les yeux du Sage, ou des gouvernants. Elle est vécue au quotidien par des habitants du lieu, qui subissent ces lois, dont on s'aperçoit alors, à leur souffrance, qu'elles ne sont pas aussi bonnes que le discours officiel le prétend. Ce renversement du point de vue passe par la révolte d'un héros, qui retrouve lucidité et conscience de soi, en général après une rencontre avec l'amour, évidemment interdit. »
  .
  La dystopie (source anglo-saxonne : dystopia) correspond à une période critique et antitotalitaire qui apparaît au lendemain de l'âge d'or du scientisme, du positivisme social et de la croyance dans le progrès qui se dessinent durant le XIXe siècle. La dystopie dénonce la vanité de l'utopie fondée sur la volonté de construire un monde alternatif à la réalité, une autre réalité où l'homme est le démiurge qui façonne sa société parfaite, standardisée et loin de l'individualisme. Les nombreuses désillusions qui traversent le XXe siècle vont pousser progressivement les utopistes à changer leur conception de l'avenir de l'homme. L'échec des grandes idéologies, la montée du fascisme en Europe de l'Ouest et la Seconde Guerre Mondiale sont les principales causes de la dégénérescence de l'utopie. Si l'utopie désigne ce qui n'est nulle part, la dystopie est ce qui n'est plus à sa place. L'une tourne le dos à la réalité. L'autre transcende sa décadence. L'une est un cri d'espérance. L'autre un hurlement de désespoir. »

  « La dystopie : une fiction politique pessimiste » p.34 du Découvertes Gallimard La Science-fiction aux frontières de l'homme de Stéphane Manfrédo. « La dystopie, c'est le contraire de l'utopie. L'humanité n'a pas découvert la société parfaite mais un état d'oppression absolu, organisé scientifiquement par un régime qui écrase impitoyablement les opposants ».

 



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Ce blog est une invitation à se cultiver après les cours pour mes élèves du lycée Camille See de Colmar. J'aimerais qu'il devienne le lieu d'approfondissement des petites digressions qui font le charme des cours et aussi l'occasion d'échanger nos bonheurs de lecture et des informations sur les événements culturels susceptibles de nourrir notre vie.
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