La chose (3)
3. Cadre spatio-temporel de la nouvelle : il s'agit de reconstituer l'espace et l'époque à laquelle se déroule l'histoire à partir des notations descriptives que fournit le texte.
Le lecteur ne comprend pas immédiatement qu'il est dans un monde futuriste par la description d'un décor, il le perçoit davantage par le contenu des discussions : opposition entre un autrefois où il était permis de manger en ayant du plaisir et un aujourd'hui où la nourriture est synthétique et fonctionnelle : "pilules, festins intraveineux et jus vitaminés concentrés" : « le cauchemar des gourmets ».Manger à l'ancienne apparaît comme un acte de résistance dangereux. Dernier repas de ce type car les congélateurs sont vides. Les personnages ironisent sur la science qui semble les diriger cf le toast « Je bois aux privilèges de l'indigestion », monde d'où la maladie a été éradiquée( par « les guerriers des éprouvettes ») mais aussi les plaisirs de la table et des sens.
Allusion à des cuisines qui ne sont plus équipées pour la vaisselle à l'ancienne. p30
Bibliothèque avec des « plastilivres » parlant de sciences, astronomie, physiques, pas de poussière : monde aseptisé. Télévision écran mural, fauteuils ergonomiques p31. Cigares cachés dans un plastilivre.
Extérieur : véhicule « terrestre » sous-entend qu'il ya des véhicules spatiaux.
Gratte-ciel commerciaux, échangeurs, autoroutes, mégalopole proche de celles que nous connaissons, routes bordées de panneaux avec des slogans scientistes : La science est la Vérité, Si la Science dit non, c'est non ! Tout est conforme au système, Notre Ordre est l'ordre véritable. Société totalitaire scientiste, mais possibilité de se déplacer et d'aller voir la chose sans trop risquer, signe peut-être que les opposants sont très marginaux.
Subsistent des quartiers en périphérie moins modernes, cf l'immeuble où se trouve la chose, sous-sol froid et humide, carte d'identité magnétique pour entrer. Auditorium avec murs de pierre, chaises vétustes, vestiges du passé.