Penser après les cours...!

Exposés 1ère S1: Zola journaliste

Par cyberblaise - publié le mercredi 2 décembre 2009 à 21:01 dans 1S1(2009-2010)

Zola journaliste :

 

 

 

 

 

 

 

Introduction : 

 

Emile Zola est un célèbre écrivain du XIXe siècle. Né à Paris le 2 avril 1840, fils d'un ingénieur en travaux publics (il participa à la construction du canal d ‘Aix- en- Provence), lorsque celui-ci meurt, Zola et sa mère connaissent des difficultés financières. Zola alors âgé de 18 ans entre au lycée Saint-Louis en tant que boursier. Il échoua au bac à deux reprises, mais il décida quand même de se lancer dans le monde du travail. Contre toute attente, il parvint à dénicher un poste de manutentionnaire à la librairie Hachette le 1er mars 1862.

 

 

 

I/ Ses débuts :

 

Ayant d'autres ambitions que d'exercer le métier de manutentionnaire toute sa vie, il décida donc d'envoyer certains de ses poèmes à Louis Hachette. Ceux-ci furent appréciés. Il monta en grade et fut nommé chef de la publicité. Dès 1863, Zola débute comme journaliste en province puis à Paris à l'Evénement et au Figaro  de Villemessant. Après avoir publié en 1864, les contes a Ninon, en 1865 la confession de Claude, il quitte Hachette en 1866.

 

 

 

II/ Le commencement d'une carrière :

 

Zola publie Thérèse Raquin en 1867, qui est sa première « grande » oeuvre, qui lui permet de se faire connaître dans le milieu littéraire. On remarque déjà que Zola est influencé par le naturalisme, qu'il intègre dans son roman:  « Dans Thérèse Raquin, j'ai voulu étudier des tempéraments et non des caractères. Là est le livre entier. J'ai choisi des personnages souverainement dominés par leurs nerfs et leur sang, dépourvus de libre arbitre, entraînés à chaque acte de leur vie par les fatalités de leur chair. Thérèse et Laurent sont des brutes humaines, rien de plus »[]. Zola développera plus tard le naturalisme dans ses romans, dans le cycle des Rougon-Macquart.

 

 

III/ Son activité journalistique :

 

Parallèlement Zola continue son activité de journaliste, il entre au nouvel hebdomadaire républicain la Tribune grâce au peintre impressionniste Manet. Zola, fervent défenseur des peintres impressionnistes, (dénigré par la foule à cette époque) les soutient en rédigeant un article en 1867. Connu pour son opposition au second-Empire, il ne se prive pas de polémiquer à ce sujet dans ses articles. Mais c'est à la Cloche que ses attaques sont les plus acides. La guerre de 1870, oblige Zola à changer d'engagement journalistique, il devient journaliste parlementaire. Pendant un an, il produit plus de 250 chroniques dans la cloche. Ce métier de « terrain » est une expérience de plus dans sa vie qui lui donnera matière à ses futurs romans. C'est d'ailleurs à cette date qu'il entreprend la rédaction du cycle des rougon-macquart. La fortune des Rougon est le premier livre du cycle, publié en 1870, dans le siècle. Le second roman de Zola se nomme la Curée, publié en 1872 dans la clocheRoman satirique de la société matérialiste du second empire. C'est dans la même année que Zola quitte la cloche. Zola publie ses romans en feuilleton, c'est-à-dire chapitre par chapitre. Cela lui permet de vivre de sa plume. De plus,  le chroniqueur s'oppose radicalement au gouvernement d'Albert de Broglie, qui voulait établir une troisième  restauration, c'est- à- dire le retour à un régime monarchique. C'est pourquoi il exprime sa fureur dans la conquête de plassans (1874) qui sera interdit de vente, il publie également la faute de l'abbé Mouret  (1875), qui met en scène un abbé partager entre sa vocation religieuse et son amour pour une femme. C'est une attaque contre la chasteté et le culte du mariage. Le cycle des Rougon-Macquart  comprendra au total vingt écrit dont Germinal, l'Assomoir, Pot-bouille, la Bête humaine… le dernier tome le docteur pascal est écrit en 1893.

 

 

 

IV /  L'AFFAIRE DREYFUS :

 

 

Zola est particulièrement connu pour sa prise de position héroïque dans « l'affaire Dreyfus ». Tout a commencé par une affaire d'espionnage. Avant la première guerre mondiale, deux personnes sont soupçonnées d'avoir envoyé des infos confidentielles aux Allemands. Le premier se nomme le commandant Esterhazy, un homme bien comme il faut, bien vu de tous. Et le second se nomme Dreyfus, un juif d'origine alsacienne. Un « dilemme » se pose alors, laquelle de ces deux personnes faut-il accusé ? Bien entendu le « traître » désigné est Dreyfus, c'est forcement lui « un  juif ». Des preuves sont alors fabriquées par l'Etat major pour l'inculper, mais  des fuites ont lieu, Zola a vent de la rumeur selon laquelle le véritable coupable serait Esterhazy, il décida alors de fouiner, d'enquêter, de chercher et il trouve ! Pour Zola cela ne fait aucun doute Esterhazy est coupable, mais malheureusement celui-ci est acquitté le 11 Janvier 1898. Zola publie alors un article intitulé « J'accuse ! » dans le journal L'aurore, dans lequel  il accuse les militaires et assure de son soutien a Dreyfus. « Mon devoir est de parler, je ne veux pas être complice. Mes nuits seraient hantées par le spectre de l'innocent qui expie là-bas, dans la plus affreuse des tortures, un crime qu'il n'a pas commis. » extrait de l''article de Zola.

Il est condamné à un an d'emprisonnement et a 3000 francs d'amende. Il doit quitter la France le 18 juillet 1898 pour se refugier en Angleterre. A son retour en France en 1899, il est radié de la légion d'honneur, abandonné par la moitié de ses lecteurs anti-Dreyfusard, souvent d'extrême droite. Il meurt assassiné le 29 septembre 1902 par intoxication au CO2, gaz indolore à l'époque, un fasciste antidreyfusard s'est déclaré l'auteur du crime, mais il n'y a jamais eu suite… Une foule rendit hommage à Zola pendant ses obsèques à un homme qui n'avait pas hésité à mettre sa notoriété en doute au nom de la vérité et a y sacrifier sa vie.



 

 

 

 

 

CONCLUSION :

 

Zola emploie la démarche journalistique, bien évidemment pour la création de ses articles dans le but de diffuser son opinion, mais également comme base pour ses romans. C'est une méthode de travail utilisée par exemple dans ses carnets d'enquêtes. Zola vit à une époque ou l'homme s'aperçoit qu'il ne peut posséder un savoir universel, c'est pourquoi, Emile Zola se rend sur les lieux qui l'intéressent pour apprendre et se confronter à la réalité.  Ainsi pour Germinal, Zola s'est rendu dans une mine où il a interviewé des mineurs. On peut en conclure que Zola a utilisé la méthode journalistique pendant toute sa vie.

 

 


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Ce blog est une invitation à se cultiver après les cours pour mes élèves du lycée Camille See de Colmar. J'aimerais qu'il devienne le lieu d'approfondissement des petites digressions qui font le charme des cours et aussi l'occasion d'échanger nos bonheurs de lecture et des informations sur les événements culturels susceptibles de nourrir notre vie.
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