Un roman historique écrit par des collégiens, un auteur et Raphaël Elizé | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Séance 1 - mardi 29 septembre 2009
Par Une classe de 4e du collège Anjou de Sablé (72) encadrée par MM. Vaslin et Carobbi, leurs professeurs de français et d'histoire - 11:31, lundi 5 octobre 2009
.. Rubrique : Production des élèves
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Séance IDD n°1 du mardi 29 septembre 2009. TEXTE 1 : A 13 ans, elle habitait en campagne, elle allait à l'école Saint-Joseph rue des Terres, il y avait une heure et demi de marche à pied de sa maison à l'école. Elle commençait les cours à 8h30 pour terminer à 16h30. Les jours de repos étaient le jeudi et le dimanche. Avant de partir à l'école il fallait s'occuper des plus jeunes et accompagner les garçons jusqu'à leur école puis aller à son école (l'école des filles). Il fallait aussi se préparer, préparer le petit déjeuner. La tenue était la même pour tout le monde, souliers et chaussettes, pull ou chemise, jupe et tablier, et blouse noire. Pour ce qui est du manteau, ils se servaient de ceux déjà utilisés par les autres sœurs et cousines. Ils étaient à peu près 25 par classe et les professeurs étaient très sévères. A 13 ans, c'était l'âge de la dernière année scolaire. Après, les élèves allaient travailler. La sortie de l'école était à 16h30. Il était donc 18h00 quand elle rentrait chez elle. Il fallait qu'elle fasse diverses corvées, linge, ménage, diner... puis aider pour les devoirs des petits frères et sœurs et enfin les siens. C'était l'hiver, les journées étaient courtes, la télévision n'existait pas, comme loisirs il y avait les jeux, la lecture et les chants. TEXTE 2:
Micheline Aime, 1941 C'était un beau jour ensoleillé dans un village jurassien, Perrigny. Son institutrice était madame Stévenin, son fils est acteur (Jean-François Stévenin). Elle commençait l'école à 8h30, mangeait à 11h30 et l'après-midi de 14h00 à 16h00. Micheline Aime parcourait 500 mètres pour aller à l'école (il n'y avait que des filles dans sa classe). Elle ne travaillait pas le jeudi et le samedi après-midi. Elle faisait une dictée, un peu de calcul mental, de la morale et de l'instruction civique. Une fille de sa classe se faisait toujours punir avec des coups de règle sur les doigts, elle devait aller au coin les mains dans le dos ou elle se faisait tirer les oreilles. Elle se servit de son encrier pour écrire sa dictée. Un après-midi dans la semaine, elle avait sport. Sa tenue était une blouse avec des sandales, des petites bottines en caoutchouc, des sabots ou encore des « snow-boots ». Il faisait tellement froid qu'elle portait même des chaussons dans ses chaussures. Ce dernier hiver avait été très froid, il faisait jusqu'à -15°C. Ce jour là, elle avait fait de la luge, jouait à la marelle et à la balle au prisonnier avec ses amies. Elle avait mangé de la viande, ce qui était rare, avec quelques légumes de son jardin. Sa famille élevait des lapins et une chèvre qui leur donnait du lait. Il y avait la guerre, ils allaient dans un abri et chantaient « Ma Normandie », « Mon beau sapin », « Gentil coquelicot », « Papa Noël » ou encore « Dansons la capucine ». Ce soir là, ils regardèrent à la télévision « la Gloire de mon père » et parlaient de leurs stars préférées (Edith Piaf ou Rina Kell ?). TEXTE 3 : Un mardi à l'âge de 13 ans. Elle se levait à 7h00 le matin. Elle prenait un petit déjeuner soit un café, pain grillé. Elle se lavait, s'habillait en jupe et une blouse noire pour aller à l'école avec des sabots. Elle prenait son vélo pour partir à 8h00 à l'école. L'école commençait à 8h30. Elle allumait le poêle de la classe, elle étai en grande classe, donc elle arrêtait l'école à 13 ans. Elle faisait la prière avant de commencer avec la maitresse. Elle faisait des opérations, des problèmes et de la grammaire le matin. Elle allait en récréation. Après la récréation, elle allait manger à la cantine. Après, elle revenait à 14h00 pour faire des devoirs. Ensuite, des dessins et de la couture. A 16h00 elle faisait de la gymnastique, ensuite elle arrêtait l'école à 16h30 pour s'en aller en vélo ou elle rentrait à côté du vélo à pied avec les copines. A 17h00 quand elle était à la maison, elle mangeait une tartine de beurre avec du chocolat, ensuite elle allait traire les vaches avec sa maman. Elle faisait ses leçons. Ensuite, les leçons terminées, elle mettait la table pour manger. Après manger, elle faisait la vaisselle et se couchait à 21h00. TEXTE 4 : Il est 7 heures, Nicole se lève pour aller à l'école. Elle a 10 ans, l'année prochaine elle passera son certificat d'étude primaire. Après elle ira en pension, elle y portera un uniforme, elle l'a décidé avec ses parents. Sur la route pour aller à l'école, tous les enfants des alentours partent ensemble. C'est très joyeux, les garçons portent les sacs sur une sorte de planche et les filles chantent à tue-tête "J'ai du bon tabac" et "Meunier, tu dors". Nicole a retrouvé Marie son amie. Elles parlent de la nouvelle du jour : l'ancien boulanger est décédé, c'est le garde-champêtre qui est venu le dire dans toutes les maisons. Toute la petite bande arrive à l'école, il est 8h30 l'heure de rentrer en classe. Ce matin, il y a cours d'orthographe. C'est la récréation, certaines jouent à la marelle, d'autres aux osselets pendant que les garçons jouent au ballon. Maintenant c'est l'heure de faire des maths, au programme algèbre et géométrie. Il est 12h, l'heure de manger. Nicole et Marie mangent chez une copine qui n'habite pas très loin, c'est Josiane. Ce midi, ils ne mangent pas de viandes c'est très rare d'en manger. 13 heures 30, l'heure de retourner à l'école. De retour en classe, cours d'instruction civique : cours pour apprendre le respect des règles, des supérieurs et des autres. Il est 16 heures, l'après-midi de cours s'achève enfin pour Nicole. Elle va rentrer avec sa famille. Marie reste en étude jusqu'à 18 heures. Elle ne se verront pas demain, car le jeudi c'est jour de repos. Nicole parle avec sa sœur qui a 6 ans, elle vient de passer son premier mois dans l'école. En rentrant, notre petite écolière fait ses leçons. Ensuite, elle va garder les bêtes en tricotant des chaussettes en laine de mouton. Après avoir rentré les bêtes, Nicole accompagne sa maman au lavoir pour laver le linge de la semaine. En astiquant, elle observe les paysans qui récoltent le blé à la faux. De retour chez elle, Nicole part chercher des morceaux de lards dans le saloir pour les préparer avec sa maman. A table, Nicole et ses parents parlent d'un film qu'ils vont peut-être aller regarder sur la Grande Place pendant la grande projection du mois : celle des Charlots. Nicole espère qu'il y aura Marie. Dans sa chambre, Nicole regarde ses 4 sœurs s'endormir et pense à ce qu'elle va faire demain. TEXTE 5 : Ma mamie habitait à Courcelles la Forêt lieu dit « LA GRANGE ». Pour le temps, les hivers étaient durs, les maisons étaient chauffées au poêle ou à la cheminée et les étés très chauds. Ces informations seront basées sur sa vie quotidienne à l'âge de 13 ans en 1952. Elle portait une blouse et des chaussures à lacets ce qui était la mode. Elle mangeait beaucoup de potage, salade, pomme de terre mais pas de viandes, la viande était réservée pour le dimanche car en ce temps là il y avait pas assez d'argent pour en manger tous les jours. Tous ces plats étaient chauffés à la marmite et le pain était fait dans un four à bois, chez elle à la ferme avec ses parents et ses sœurs. Pour elle ses loisirs étaient de jouer au palet, aux osselets (qui se jouaient à 5) et aux cartes entre voisins. Elle écoutait la musique en tournant une manivelle, sur des disques de 78 tours. A cette époque il n'y avait pas de télévision, l'électricité est arrivée en 1954. A cette époque en 1952 il n'y avait pas de célébrité, c'était entre voisins, ils se racontaient des histoires. Mamie se levait tous les jours de la semaine à 7h30, préparait son petit déjeuner (elle faisait chauffer l'eau à la cheminée), puis la vaisselle (à l'eau du puits qu'il fallait aller chercher avec un seau). Elle se préparait pour partir à l'école à 8h30 à pied à travers champs et chemins en terre pour 6 km. L'école commençait à 9h00 elle mangeait chez l'épicier, emportait de chez elle sa soupe et son casse-croute. A l'école, la matière qu'elle apprenait était les mathématiques et le français pour 3 sessions. L'école se terminait à 16h30, elle repartait chez elle à la ferme, faisait ses devoirs puis allait aider ses parents et ses sœurs, donnait à manger aux animaux, mangeait, faisait la vaisselle et allait se coucher. Elle n'avait pas école le jeudi, à la place les devoirs le matin et l'après-midi elle travaillait à la ferme avec ses sœurs. Tous les 15 jours le jeudi après-midi elle grattait les betteraves pour les animaux. Le dimanche c'était très spécial : elle se levait à 8h30, elle se préparait aller à la messe à 11h00 avec ses sœurs et les parents restaient à la ferme pour y travailler. Revenait manger, pour repartir à 14h00 pour le catéchisme et aux vêpres. De retour à 17h30 elle faisait ses devoirs et allait se coucher. A cette époque là la vie était très dure. TEXTE 6 : Elle se levait, se préparait, elle avait 13 ans. Pour se rendre à l'école, elle prenait son vélo. La ferme était à 4 kilomètres de l'école. Après l'école, elle rentrait pour soigner et s'occuper les bêtes, elle aidait ses parents aux travaux en compagnie de ses sœurs. Et ensuite seulement, elle allait faire ses devoirs. Elle et ses sœurs se couchaient très tôt pour la journée suivante. TEXTE 7 : Voici la journée type de monsieur Fernand né en 192?, le jour de la Toussaint, dans un petit village appelé Chemillé, à côté de Changé dans le Maine-et-Loire. Dans ce village ne résidait qu'une centaine d'habitants. (...) C'était la guerre 1939-1945. Quand Fernand allait à l'école, ils n'étaient que des garçons. Les filles et les garçons n'étaient pas mélangés. Leurs tenues principales étaient des culottes courtes avec des brodequins (galoches) à semelles de bois et une blouse blanche. Etant fils unique, il allait seul à l'école, partait à pied car les voitures et les vélos n'existaient que très peu. Seuls les riches en possédaient. A midi, il rentrait déjeuner. Il n'y avait pas de cantine et il mangeait surtout du porc avec quelques légumes du jardin et un fruit s'il y en avait. Il évoque avec un certain dégoût que les riches vivaient sur le dos des pauvres en leur demandant de donner des dotes. En rentrant de l'école, il jouait soit au foot ou avec des cerceaux de roues de vélo et faisait des courses avec des copains. C'était la principale activité de Fernand car à l'époque, pas de télévision, celle-ci n'apparut qu'aux alentours des années 1950. Fernand ne possédait pas de radio et si les personnes en avaient une, il expliqua que les Allemands les confisquaient (à cause de l'espionnage). Fernand parfois écoutait sur une machine à disque du « Maurice Chevallier ». Agé de 80 ans aujourd'hui, Fernand termina juste : « A Noël, j'avais qu'une orange, jamais de jouets ». Cet ancien militaire de carrière travaillait dans l'artillerie et garde des souvenirs bien marquants de cette époque de guerre où la vie et les souvenirs restent douloureux. TEXTE 8 : Interview de Eugène 81 ans aujourd'hui. C'était en 1942. Il avait 14 ans. Il vivait en Bretagne à Pontivy qui s'appelait Napoléonville et ce jusqu'au décès de Napoléon III. Il vivait avec ses parents et ses deux frères dans une toute petite maison du village ; ils vivaient tous les cinq dans une seule pièce où il n'y avait que de la terre battue au sol. Ils n'avaient pas d'électricité, ni la télévision, ni la radio (c'est le crieur avec son tambour qui les informait des évènements). Il faisait ses devoirs à l'éclairage d'une bougie ce qui n'était pas facile ! A cette époque, les Allemands occupaient son village. Son école était sous le régime de Vichy ; ce n'était pas une école mixte. Comme les Allemands avaient réquisitionné leur école pour y faire leur quartier général, lui et ses camarades allaient dans une salle située dans un magasin du village. Il allait à l'école de 8h30 à 11h30. Les récréations se faisaient dans la classe : il ne pouvait pas vraiment jouer... Ensuite, il rentrait manger chez lui mais il n'y avait pas grand chose dans son assiette ; il y avait les tickets de rationnement qui étaient donnés en fonction de l'âge. Par conséquent, le plat traditionnel était le plus souvent à base de pommes de terre avec un peu de cochon mais rarement. Parfois sa maman lui faisait de la bouillie avec de la farine qu'il allait chercher au moulin et qu'elle mélangeait avec du lait caillé. L'après-midi il retournait à l'école pour 13h30. Le maître les emmenait alors dans les champs et ils devaient soit ramasser les doryphores sur les pommes de terre, soit des glands pour faire du café ou encore des châtaignes pour les manger. A l'époque, il était habillé avec des pantalons ou culottes courtes que sa mère faisait en utilisant la toile des sacs de pomme de terre qu'elle teignait ensuite ; elle faisait la même chose pour les pulls. Cela le grattait beaucoup. Il n'avait pas de chaussures ; il portait des sabots en bois avec des petits chaussons dedans. A l'école, il devait porter une blouse : la sienne était noire avec un liseret rouge. Les plus riches portaient une blouse de couleur grise. Quand il n'avait pas d'école, il aimait aller jouer dans la rue avec une boîte de conserve. Un jour, qu'il jouait avec ses copains, les Allemands les ont tous emmenés dans leur QG et les ont obligés à cirer toutes leurs bottes. Le soir, il y avait le couvre feu à 19h. Il ne pouvait plus sortir de la maison. Ses parents étaient obligés de camoufler les fenêtres avec du linge bleu épais pour éviter que les lueurs des bougies puissent être vues de dehors, à cause des avions alliés. Les alertes à la bombe étaient fréquentes ; ils allaient dans les abris de la ville et cela même la nuit. C'est la raison pour laquelle aussi les bals étaient interdits. Ses meilleurs souvenirs c'étaient les dimanches où il allait avec ses frères et son père à la pêche. C'était leur seul vrai loisir à l'époque. TEXTE 9 : En un matin très ensoleillé de mai, peu après la fin de la guerre mondiale. C'était un jeudi, il n'y avait pas d'école le jeudi. Elle était habillée d'une jupe à carreaux, de hautes chaussettes, un pull tricoté à la main avec des sandales en cuir. C'était un jour ordinaire ou presque... Vers 2h, au moment où tout le monde faisait la sieste, sauf elle. Pendant que le chien montait la garde, une silhouette apparut dans le petit chemin. C'était son père qui rentrait de la guerre, 5 ans que tout le monde attendait ça. Elle fut la première à aller l'embrasser. Il leur raconta tout, qu'il avait été prisonnier, mais qu'il survécut. Il fallait tout de même qu'elle fasse ses devoirs (surtout des problèmes). puis le soir arriva, il fallait qu'elle se couche tôt car il y avait de l'école... ■ Quel texte ai-je préféré ? Pourquoi ? ■ Pourquoi réaliser un roman historique en classe ? ■ Trois caractéristiques pour un roman historique : - - - ■ Quelques points à surveiller :
Téléchargez le document au format pdf (clic droit "Enregistrer la cible du lien sous") Bilan de la séance 1 Absent : Kevin B. En salle d'histoire avec vidéo-projection des productions des élèves. Préalables :
Déroulement :
Les trois caractéristiques suivantes se sont facilement imposées en fin de séance : Pour réussir un roman historique, il s'agit de bien connaître et mettre en scène (décor, mise en scène, effets de réel ... ) : 1) l'époque (les années 30, 40) 2) le lieu de l'histoire, Sablé et ses environs 3) le personnage principal, Raphaël Elizé
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Le projetUne classe de 4ème du collège Anjou à Sablé (Sarthe) travaille à la rédaction d'un roman historique autour de la figure emblématique de Raphaël Elizé, premier maire noir de France. Ce blog vise à faire connaître ce projet ...
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