Correction évaluation seconde 7
1 Quatre termes qui manifestent la présence de la narratrice : « me » raconter (COI) ; « Je » ne lui parlais plus (pronom personnel sujet) ; « mes » études : (adjectif possessif) ; « Je » me plaignais (sujet).
2. Le temps dominant est l'imparfait qui renvoie à l'adolescence de la narratrice. Il manifeste l'habitude : les frictions entre le père et la fille faisaient partie du quotidien de cette époque.
3. La narratrice utilisait un niveau de langue familier, marqué par les expressions « dirlo », « prof » ou « bouquin ».
4. Ce texte est un récit autobiographique tel que cela est précisé dans le paratexte. Annie Ernaux poursuit cette veine autobiographique depuis ses débuts.
5. Les deux premières phrases sont à la forme négative.
6. Formation du mot « incompréhensibles » : du latin « incomprehensibilis ». incompréhensif = préfixe privatif « in » + radical.
7. Il y a comme un fossé de génération entre le père et la fille. Chacun a une vision différente de la vie.
8. Une expression qui traduit l'affection du père pour sa fille : « il avait l'air parfois de penser que j'étais malheureuse » : malgré l'incompréhension mutuelle, le père souhaite que sa fille soit heureuse et se soucie de son bonheur.
9. Les arguments du père pour justifier ses craintes à l'égard des études :
- Le visage fermé, la mauvaise humeur de sa fille
- Les études associées à une souffrance
- Ne pas profiter de sa jeunesse, s'user la santé
- Pourtant, le père comprend que si on veut améliorer sa destinée, les études sont un « passage obligé » : « une souffrance obligée pour obtenir une bonne situation et ne pas prendre un ouvrier ».
- La seule phrase rapportant directement les paroles du père est : « On ne l'a jamais poussée, elle avait ça dans elle ». Cette tournure illustre bien la façon de parler « rustique » du père (il devrait dire « en elle »). Rapporter ses paroles lui donne une présence, on pourrait l'entendre comme la narratrice semble l'entendre au moment où elle écrit.
- Le père redoute manifestement le regard des autres car sa fille est différente, cela est marqué par les termes « de la gêne », « presque de la honte », « il craignait », « Comme une excuse ».
- Le père fait une distinction entre « apprendre » et « travailler » car lui-même n'a jamais fait d'études. Pour lui, le travail est forcément physique et concret, en rapport avec la « vie ordinaire ». La construction de la phrase insiste avec la répétition de « travailler » et l'adverbe « seulement » qui montre que le père a une seule façon de voir les choses.
- La conception que le père a du travail est marquée par l'expression « travailler de ses mains ». Les filles du même âge autour de lui sont au bureau, à l'usine ou derrière le comptoir de leurs parents.
- Pour la narratrice, les études sont utiles dans la vie de tous les jours (hygiène), pour s'ouvrir au monde (auto-stoppeur), elle a aussi le goût du travail intellectuel (« que j'aime me casser la tête lui paraissait suspect »).
Travail d'écriture :
Il est important pour tout travail d'écriture de lui très attentivement la proposition de départ et de veiller à répondre à tous les aspects du travail demandé. Ici il s'agissait d'écrire un dialogue, sur un thème et des personnages imposés, précédé d'une brève exposition des circonstances dans lesquelles il s'était tenu.