L'an passé avec ma classe nous étions allée voir la cantatrice chauvequi avait été réalisée par cette troupe, il m'avait agréablement surprise et cette année encore j'ai vraiment beaucoup aimé cette adaptation de Candide.
Malgré le fait que certains passages ont été enlevés, j'ai beaucoup aimé la mise en scène, l'intervention régulière de Voltaire, ainsi que le jeu de l'acteur qui jouait Candide.
L'intervention de Voltaire donnait à la pièce une autre dimension, on voyait en quelque sorte comment Voltaire se sert de son personnage cela rajoute un aspect comique à la pièce.
L'interprétation de Candide comme une sorte de « grand simple », m'a semblé correspondre avec le personnage de Voltaire.
Je ne m'attendais pas à une telle interprétation, mais j'ai été très agréablement surprise.
Représentation de Candide
11:23, mercredi 15 avril 2009
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Bonjour,
Je suis l'adaptateur et le metteur en scène de Candide.
Ce message s'adresse à tous les élèves de 1L2. Merci de le communiquer à vos camarades.
J'ai lu avec attention votre blog et vos avis sur la représentation de Candide. Je vous félicite pour le sérieux de votre travail et je vous remercie de vos appréciations: il réconfortant de voir que ce travail a su vous captiver.
Il est aussi intéressant de découvrir que les avis peuvent différer. Par exemple Luison trouve les Oreillons exagérés alors que c'est le passage préféré d'Héloïse. Relisez le chapitre dans le conte et vous verrez que Voltaire n'est pas tendre avec les "sauvages". Sa vision, qui pourrait nous paraître aujourd'hui"raciste", est à l'image qu'on se faisait de ces populations à cette époque. De plus Voltaire charge le trait car il veut aussi se moquer du"bon sauvage" à la Rousseau. Nous n'avons pas voulu rendre plus "politiquement correct" cet épisode.
Le temblement de terre à la fin a ses détracteurs (Alyssa) et ses défenseurs (Louison, Julie etc.). Il n'est pas à prendre au pied de la lettre: il est évident que les tremblements de terre échappent, au moins en grande partie, aux hommes; bien qu'ils fassent beaucoup plus de dégats dans les pays pauvres que dans ceux qui ont les moyens d'avoir des constructions antisismiques. L'allusion au dernier tremblement de terre en Chine est ici pour terminer le spectacle comme il avait commencé, pour susciter une réflexion sur la répétition des mêmes malheurs en tout genre, quelle que soit l'époque, pour "réfléchir sur notre quotidien"(Julie) et "répondre à la feinte perfection de la vie à la palmeraie"(Louison)
La morale du conte est positive: le travail, donc l'action,lorsqu'il occupe l'esprit de chacun et lui permet de s'épanouir peut apporter une sorte de bonheur pragmatique. Mais Voltaire n'est pas dupe, les malheurs du monde n'ont pas disparu:"Cunégonde était à la vérité bien laide; mais elle est devint une excellente patissière" et le plaisir qu'elle donne ainsi aux autres fait oublier une laideur qui malgré tout est toujours là.
Justine trouve la fin un peu embrouillée. Elle n'a pas tout à fait tort car tout se précipite à ce moment pour des raisons dramatiques: peu d'actions, déjà une heure de spectacle, le nombre réduit de comédiens...
Mais nous réfléchirons pour savoir s'il est possible d'améliorer la conclusion.
Il yaurait bien d'autres aspects du spectacle que l'on pourrait aborder mais je m'entiendrai là pour le moment.Merci à tous pour vos appréciations sur la mise en scène, l'intérêt de la présence de Voltaire, le jeu des acteurs etc.
Si vous voulez dialoguer avec moi sur des points précis de ce spectacle, je suis à votre disposition, votre professeur, Monsieur Mascaro à mon e-mail.
Bon courage pour la fin de l'année scolaire et pour les épreuves de français en espérant que la représentation de Candide vous aidera un peu.
Bernard Granjean