Des mots pour le dire

Interview de Ionesco

Par vadministrateur - publié le vendredi 16 février 2018 à 08:09 dans 1ère

Ionesco et la Roumanie

Par vadministrateur - publié le vendredi 16 février 2018 à 02:01 dans 1ère
Ionesco

Durant la 1è guerre mondiale, à Bucarest, M. Ionesco père se remarie et obtient le poste enviable d’inspecteur général du gouvernement, avant de devenir avocat à Bucarest . Il adhère bientôt à la Garde de Fer, mouvement fasciste et antisémite, soutenue par le gouvernement du IIIème Reich.

Pendant ce temps à Paris, Thérèse et ses enfants vivent chichement dans un hôtel peu confortable. Thérèse décide d’envoyer Eugène et Marilina chez des paysans de la Mayenne. Outre que les petits seront à l’abri, ils pourront manger à leur faim...

Le séjour fut un bonheur pour Eugène. Les fermiers sont de braves gens, l’instituteur est passionnant, le curé est bon et généreux. L’enfant découvre les joies renouvelées qu’offre chaque jour la nature. Eugène Ionesco n’oubliera jamais ses deux années de petit paysan. Ce fut le paradis sur terre.

Hélas, tout s’achève, la guerre est finie, le grand-père maternel prend sa retraite, il faut rentrer à Paris pour vivre tous ensemble, cinq personnes en appartement de deux pièces sur une cour sombre et humide, dans une petite rue de XVème.

Quelques mois plus tard, le père se rappelle qu’il a deux enfants et les réclame.

Le retour en pays natal ne se passe pas sans mal. Première difficulté : le jeune Eugène ne connaît pas un mot de roumain, il doit apprendre la langue dans un temps record pour entrer au lycée. Seconde difficulté : les rapports entre beaux-enfants et belle-mère sont virulents.

À Paris, sans ses enfants, la vie est trop triste pour Thérèse aussi décide-t-elle de retourner à Bucarest où elle s’installe dans un minuscule logement. Mise à la porte par sa marâtre, Marilina rejoint sa mère. Eugène, à la suite d’une violente altercation avec son père, se réfugie auprès d’elles deux. Grâce à une bourse, le garçon peut s’installer dans une chambre indépendante et continuer ses études .


Les gardes de fer

Nom pris par le parti fasciste roumain qui s’appuie sur un antisémitisme combatif et, après 1933, sur la propagande national-socialiste.

La Garde de fer est fondée par un jeune capitaine, Codreanu. Il prétend rendre à la vie politique un idéal qu’on croit évanoui depuis la réalisation de l’unité nationale ; jusqu’en 1933, le gouvernement fait preuve de faiblesse, voire de complaisance, à l’égard de cet agitateur qui se pose en sauveur national. Mais, comme les luttes intérieures sont marquées par une recrudescence de la violence et que la Garde de fer se transforme en une véritable armée, le président du Conseil, le libéral Duca, en ordonne la dissolution ; la réponse est quasi immédiate ; Duca est assassiné en décembre 1933. Devant la propagande frénétique de la Garde de fer et la faiblesse du régime parlementaire, seule la dictature royale apparaît capable de barrer la route à la puissance de Codreanu, qui risque de déchaîner la violence.

En 1938, une charte constitutionnelle confie le pouvoir au roi et aux ministres. Les chefs de la Garde de fer sont traduits devant les tribunaux ; Codreanu, condamné à neuf ans de prison, est abattu à la fin de 1938, au cours d’une « tentative d’évasion ».

En 1939, le président du Conseil, Calinesco, tombe sous les balles de la Garde de fer. Celle-ci prendra sa revanche complète, en 1940, avec l’arrivée au pouvoir du maréchal, Antenescu qui imposera au pays l’abdication du roi Charles II, l’alliance allemande et l’antisémitisme systématique.(Encyclopedia universalis)


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- oui il en faudra de la chance merci ^^ (par Nicolas1S)
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