Des mots pour le dire

Liste possible pour les 2des

Par vadministrateur - publié le vendredi 1 juin 2018 à 08:59 dans Cultivons-nous

Conseils de lecture pour le passage en 1ère

Par vadministrateur - publié le vendredi 1 juin 2018 à 08:42 dans 2de

La question de l’homme et l’argumentation

Le texte de théâtre et sa représentation

Le personnage de roman

Poésie et quête de sens

Hugo, L’homme qui rit; Le dernier jour d’un condamné, Claude Gueux

Primo Levi, Si c’est un homme

Robert Antelme, L’espèce humaine

More, Utopia

Montaigne, Essais (1èL)








Shakespeare, Hamlet ou une autre pièce

Racine,Phèdre ou autre pièce

Beaumarchais,Le mariage de Figaro

Cocteau,La Machine infernale

Sartre,Huis clos, Les Mains sales

Camus, Les Justes

Yasmina Réza, Art

Grumberg, l’atelier

Ionesco, Rhinocéros ou une autre pièce

Giraudoux, Electre

Musset, Lorenzaccio



Céline, Voyage au bout de la nuit

Camus, L’étranger, la Peste

Marguerite Duras : Un barrage contre le Pacifique

Patrick Modiano : Dora Bruder

Lemaître, Au revoir là-haut

Mme de La Fayette, La princesse de Clèves

Montesquieu, Les lettres persanes

Flaubert, Madame Bovary

Maupassant, Bel-Ami


Hugo, Les Contemplations,

Baudelaire, Les Fleurs du mal,

Apollinaire Alcools,

Rimbaud Poésies,

Léopold Sédar Senghor Chants d’ombre

Breton, Nadja


Correction Liban

Par vadministrateur - publié le jeudi 31 mai 2018 à 08:25 dans 1ère

Question :

Comment la folie est-elle représentée dans les trois textes du corpus ?


Les auteurs semblent ici vouloir montrer la folie à travers le regard d’un autre personnage ne ressentant pas le phénomène, afin de la représenter comme une chose incompréhensible, que seuls ceux qui sont en soufrance peuvent comprendre. Dans les textes, le Colonel Chabert (texte A), Tante Dide (texte B) et Pierre (texte C) sont seuls à savoir réellement ce qui se passe lors des moments où se manifeste la folie. Cette dernière est donc bien représentée comme un phénomène méconnu, bien réel mais souvent tourné en dérision.



Commentaire :


Le thème de la folie est présent dans de nombreux romans, sujet d’inspiration de bien des auteurs. Ici Balzac dans l’extrait (texte A) du Colonel Chabert, met en scène un vieillard tout à fait commun tourné en dérision par les deux autres personnages Godeschal et Derville. Il nous est précisé dans l’entête que l’extrait étudié se passe après bien des événements, ce qui nous laisse penser que le passage se situe à la fin de l’oeuvre, peut-être même dans l’excipit. Pourtant cet extrait rassemble les caractéristiques convenant au contraire.

Nous pouvons alors nous demander dans quelle mesure Balzac a fait ce choix.


Pour répondre à ce questionnement, nous verrons tout d’abord qu’il s’agit d’un texte à l’allure d’un incipit, et enfin qu’il pourrait peut-être s’agir d’un retour au point de départ.


I/ Un texte à l’allure d’un incipit


a) Une présentation banale


comme dans tout incipit, on a des indications quant au temps et au lieu de l’action dans ce dernier extrait « En 1840, vers la fin du mois de juin », et « à Ris », dans « l’Hospice de la vieillesse ».


le premier personnage à être cité dans cet extrait est « Godeschal » « alors avoué ». Derville, lui, a vieilli, il est le « prédécesseur » de Godeschal


Chabert n’est plus qu’un « vieillard » à la « physionomie attachante ».


b) La folie comme fin, dénaturant le personnage


le thème de la folie apparaît sans que le lecteur ne s’y attende


« Pas Chabert ! pas Chabert ! » annonce le début du phénomène de la folie, notamment les points d’exclamation qui rompent avec le calme de la phrase précédente


champ lexical péjoratif, qui présente l’homme auparavant « à la physionomie attachante », comme un « enfant », « gamin », « stupide ».


II / Un retour au point de départ ?


a) l’identité du Colonel Chabert


le colonel n’est pas reconnu, au début il est « un vieillard », et à la fin il est seulement appelé « le colonel »


seul Derville se souvient de son nom au centre de l’extrait et « raconta l’histoire qui

précède »


il apparaît que le colonel Chabert garde une certaine lucidité quant à son passé. Se souvient de sa jeunesse dans l’armée de Napoléon quant il imite un soldat « vive Napoléon ! », qui apparaît pour les deux autres personnages comme un moment de folie


b) le Colonel retombé en enfance


Godeschal et Derville le retrouvent : en train de s’amuser « à tracer des raies sur le sable » avec un bâton, comme un enfant + son regard est empli d’une « crainte de vieillard et d’enfant ».


la vieillesse est mêlée à l’enfance, le colonel décrit comme un enfant « vieux bicêtrien » retombé « en enfance » + le lieu : à Bicêtre dans un hospice « l’Hospice de la Vieillesse »


le colonel imite un soldat (celui qu’il a été) comme un enfant pourrait faire quand il joue « Il se mit au port d’armes, feignit de les coucher en joue »


Pour conclure, nous pouvons rappeler que nous nous sommes demandés dans quelle mesure Balzac aurait fait le choix de donner l’apparence à cet extrait de fin d’oeuvre, d’un incipit. Il apparaîtrait, si l’on se concentre sur la présence du phénomène de la folie, que Balzac aurait pu vouloir démontrer comment autrui peut réagir face à ce phénomène. Les passions humaines apparaissent alors comme le centre de ce texte. Nous pourrions nous intéresser de manière plus prononcée sur le sentiment que peuvent éprouver ceux étant concernés par la folie.


Dissertation


Sujet : À votre avis, quel intérêt un romancier, et plus largement un artiste, peut-il avoir à mettre en scène des personnages frappés de folie ?


A définir : romancier – artiste – personnages


La folie est un thème récurrent dans la littérature. En effet beaucoup d’auteurs utilisent la folie afin de démontrer des travers de la société. Ainsi c’est dans le théâtre, qui se décline traditionnellement en comique et tragique la folie que l’on retrouve en général chez des hommes en proie aux passions communes, celles de l’argent, du sexe ou du pouvoir. La raison n’est pas ce qui les gouverne le plus souvent. Mais il y a un au-delà de la raison, qui s’appelle la folie, et le théâtre affectionne ces personnages en proie aux désordres intérieurs qui traduisent par les gestes et les propos un dérèglement de la raison. Le «fou» est une figure emblématique des œuvres littéraires. Ainsi l’intérêt d’un romancier, et plus largement un artiste pourrait être de délivrer un message à la société.


Nous pourrions alors nous demander dans quelle mesure un romancier choisit des personnages atteints de folie. Pour répondre à ce questionnement, nous verrons tout d’abord les caractéristiques de ces derniers au sein d’une œuvre littéraire, et ensuite la portée sociale de ce choix.


Dans un premier temps, les personnages atteints de folie, regroupent tous en majorité les mêmes caractéristiques que nous allons analyser. Ils apparaissent tout d’abord comme des personnages en marge de la société, souvent reclus et solitaires comme nous pouvons voir dans Le Colonel Chabert, qui est seul dans un hospice. En marge de la société et même isolés, les personnages en proie à la folie ne sont pas admis dans la société, ainsi nous pourrions faire un parallèle avec les lépreux, qui étaient aux-aussi éconduits de la société.


Les auteurs, et artistes, représentent souvent ces personnages comme des gens aigris, à l’allure étrange et stupide, parfois même à l’apparence déplaisante. Nous pouvons voir dans Le Mur de Sartre extrait du corpus, que Pierre, le personnage souffrant de folie est en effet présenté au lecteur comme un être dérangé, en déconnexion avec le monde qui l’entoure. Alors il semble qu’il soit important pour l’artiste en général de répondre et intensifier les préjugés du lecteur à l’entente du mot de « fou », puisqu’en effet les représentations qu’il nous est possible de voir dans les œuvres cinématographiques, ou même au sein des croyances populaires, ont particulièrement ancré dans l’inconscient collectif les personnes atteintes de folie comme des êtres effrayants.


Il peut être intéressant pour le romancier de jouer avec ce phénomène afin de véhiculer un message.


Dans un second temps, nous pouvons alors dire que le romancier peut se servir de la mise en scène de personnages atteints de folie afin de donner à ses œuvres une portée sociale plus que strictement oisive. L’artiste pourrait tout d’abord faire évoluer les mentalités quant à ces personnages, de manière à ce qu’un tel phénomène soit davantage connu, et que le lecteur soit davantage compréhensif à l’égard des personnages qui en sont atteints. En effet dans de nombreuses œuvres les personnages présents avec le personnage atteint de folie sont incapables de comprendre réellement ce que peut vivre la personne malade. Ainsi dans Le Mur de Sartre, « Ève se sentit épuisée : « Un jeu, pensa-t-elle avec remords ; ce n’était qu’un jeu, pas un instant je n’y ai cru sincèrement. Et pendant ce temps-là, il souffrait pour de vrai. » » .


De plus, il apparaîtrait que le romancier trouve un intérêt à mettre en scène des personnages atteints de folie afin de montrer les lacunes de leur société. Cette dernière apparaît comme sectaire, rejetant toutes les personnes qui ne rentreraient pas dans le moule, dans la case qui leur aurait été attribuée. Les passions humaines pourraient être mieux comprises grâce à ces personnages, alors il serait possible au lecteur de voir à travers un exemple qui lui parle, les conséquences que peuvent avoir des déceptions amoureuses, amicales ou un conflit familial etc. Des personnages atteints de folie pourraient très bien avoir été présentés dans un premier temps comme des personnages illustres et très bien intégrés à leur société, avant que celle-ci ne les rejette.


Pour conclure, nous pouvons rappeler que nous nous sommes demandés dans quelle mesure un romancier ou un artiste choisirait de mettre en scène des personnages atteints de folie. Ces personnages donnent au romancier et à l’artiste plus largement une grande amplitude d’expression quant à la visée de leur œuvre. Nous pouvons nous reporter aux divers textes du corpus afin de confirmer notre idée, et pointer chaque volonté de l’auteur.


Écriture d’invention :



Sujet : Racontez à la troisième personne la scène du texte C en adoptant cette fois le

point de vue de Pierre. Vous imaginerez son hallucination



Conseils d’écriture :



Utiliser un registre adapté au roman


Prendre appui sur le texte afin de ne pas se fourvoyer


Utiliser une écriture dynamique et utiliser un registre commun


Faire de nombreuses descriptions des sentiments éprouvés, avec beaucoup de comparaisons, figures de style etc


Utiliser un point de vue externe omniscient, afin de bien rendre compte des ressentis de Pierre quant à cette hallucination


Bien mettre en exergue la progression du personnage dans sa folie



Idées possibles :



Aborder des topos adéquats tels que : la peur, l’incompréhension, les statues


Aborder l’invention avec une accroche en relation avec les sens de Pierre


Utiliser de nombreuses descriptions, associées à des termes spécifiques afin de donner un effet de réel


S’attacher à rendre compte des détails que pourraient voir Pierre




Correction Pondichery

Par vadministrateur - publié le jeudi 31 mai 2018 à 08:06 dans 1ère

Question de corpus


I-Vous répondrez à la question suivante (4 points):Quels rôles jouent les chambres d’hôtel dans les textes du corpus ?


Dans le texte A (Le Roman comique de Paul Scarron) et dans le texte B ( Madame Bovary de Gustave Flaubert) il nous est permis de voir que la chambre d’hôtel apparaît comme un lieu d’intimité, à forte connotation érotique voire sexuelle. Alors ce lieu serait propice au secret et aux ébats.


Cependant dans les textes C (Les Caves du Vatican d’André Gide) et D (Les Passants de Lisbonne de Philippe Besson) nous pouvons voir que la chambre d’hôtel est davantage connotée par la nouveauté que celle-ci peut représenter. Pour Gide elle apparaît comme le premier lieu où démarre une nouvelle aventure, pour Besson l’endroit où se languissent des inconnus amoureux, sorte d’alcôve où chacun peut y être à son aise


COMMENTAIRE


Madame Bovary, personnage éponyme est sans doute le personnage le plus célèbre de Flaubert. Flaubert, auteur reconnu du 19ème siècle, traite au sein de son œuvre les travers de la société par l’intermédiaire du personnage d’Emma Bovary.Ainsi il nous est possible de découvrir un extrait de cette œuvre, où nous retrouvons l’héroïne dans une chambre d’hôtel accompagnée de Léon son amant.


Problématique possible : en quoi cet extrait permet-il de mieux comprendre le couple ? Une scène d’intimité ?… à travers laquelle transparaît la satire sociale de Flaubert.


I/ Une scène d’intimité ?


a) Deux personnages à l’intimité explicite


les deux personnages, Léon et Emma apparaissent comme des amants « Elle le suivait jusqu’à l’hôtel ; il montait, il ouvrait la porte, il entrait... quelle étreinte ! » (l1-2)


une intimité au-delà du charnel « même elle disait mes pantoufles, un cadeau de Léon » (l27-28)


les deux amants semblent avoir une routine qui apparaît confortable, presque comme un couple « l’autre jeudi » (l20)


b) La chambre d’hôtel comme lieu de secret


description de la chambre, avec un champ lexical de l’ameublement « le lit », « les rideaux », « le chevet », « le tapis », « la cheminée » etc.


les personnages semblent donner à cette chambre une dimension plus personnelle « Ils retrouvaient toujours les meubles à leur place » (l19)


musicalité de l’écriture de Flaubert aide à permettre une satire de la société à travers ce lieu. Assonance en « r » : « elle riait d’un rire sonore et libertin » (l 23)


Transition : Ainsi il est également possible de voir qu’à l’aide de certains procédés, Flaubert émet au sein de cet extrait une critique de la société dans laquelle s’inscrit l’oeuvre complète.


II/ … à travers laquelle transparaît la satire sociale de Flaubert.


a) La légèreté des mœurs


Emma peut ici représenter le genre féminin de l’époque, mariée mais ayant un amant régulier « retrouve tous les jeudis son amant Léon » (en tête)


la juxtaposition des sujets de conversations aux lignes 3 et 4 peuvent démontrer le peu de retenue que pouvaient avoir les gens de la société.


la description des lignes 24 à 27 montre la double vie que pouvaient mener ces gens, sans remords « comme deux éternels jeunes époux ».


b) une portée sociale


volonté de l’auteur de faire apparaître l’ironie de la situation d’Emma, mariée mais cherchant à s’évader de son quotidien


la chambre d’hôtel idéalisée « sa splendeur un peu fanée » (l18) peut représenter le couple des deux amants perdus dans une routine


volonté de montrer la superficialité de la société, axée sur l’apparence, par exemple les pantoufles d’Emma « en satin rose, bordées de cygne » (l 29)


Pour conclure, nous pouvons dire que Flaubert, au sein de cet extrait tente de démontrer une facette de la société méconnue. A travers la plume de l’auteur, il est possible de discerner une satire concernant la bourgeoisie, qui au 19ème siècle avait pour habitude de ce genre de pratique.


De même, nous pourrions nous rapporter à l’incipit de l’oeuvre, afin de voir comment Flaubert parvient à émettre une critique à l’aide de description.


DISSERTATION


Concepts à définir : lieux – roman – personnages


A définir :Le roman est un genre narratif apparu au 12ème siècle, un récit fictif en prose, qui se distingue de la nouvelle par sa longueur. Dans le roman, le narrateur relate l’histoire de personnages qui subissent des péripéties, où la description joue un rôle majeur.


Sujet : Dans quelle mesure les lieux dans un roman nous aident-ils à connaître les personnages ?


I/ La description des lieux et des milieux reflète fidèlement le monde où vivent les personnages


Ainsi la description des lieux et des milieux a une fonction objective, celle de représenter le monde tel qu’il est. Loin de toute idéalisation, la description à vocation à dire le vrai, ainsi nous pouvons situer tout d’abord le cadre dans lequel évoluent les personnages.


En effet, la description se veut être en premier lieu un témoignage sur son temps, elle joue un rôle pour créer l’illusion du réel, alors si nous prenons l’extrait de Flaubert, il est possible de voir qu’il se sert de la description afin de créer un sentiment de véracité. De même nous pouvons penser au roman La princesse de Clèves de Madame de Lafayette qui démontre la vie à la cour des Valois et la société aristocratique de cette époque.


Par ailleurs, la description des lieux et des milieux a également un objectif explicatif, sociologique. De même dans Les passants de Lisbonne de Besson, l’évolution entre deux personnages, deux personnes réelles est clairement visible. Dans le roman de Balzac intitulé Le Père Goriot, le narrateur pose précisément le cadre spatio-temporel afin d’ancrer l’histoire dans un espace-temps à la fois historique et social.


Cependant si la description des lieux et des milieux sert à refléter le réel, le monde où vivent les personnages romanesques, peut également être le reflet des personnages romanesques eux-mêmes.


II/ La description des lieux et des milieux peut également être le reflet des personnages romanesques


La description des lieux et des milieux peut être un préalable nécessaire à la description du personnage romanesque. On remarque un mouvement allant de l’extérieur vers l’intérieur, un parallélisme de construction, une analogie entre le décor et l’individu comme le fait André Gide dans l’extrait qui nous est présenté.


Ainsi, la description d’un lieu ou d’un milieu peut être subjective quand elle passe par le regard d’un personnage romanesque en focalisation interne. Pensons à la mer vue par Le Clézio dans son roman intitulé Le déluge. Dans ce passage la mer est un spectacle à la fois esthétique, poétique et émouvant. De même dans le roman de Flaubert, Madame Bovary, le regard de l’héroïne sur le monde qui l’entoure n’est jamais objectif mais plein d’onirisme et de rêverie.


Cependant, la description des lieux et des milieux nous donne des informations sur le portrait physique et moral des personnages qui y vivent. Ainsi, par exemple Balzac considère en effet que le milieu dans lequel vit le personnage est à son image, il établit un lien de cause à effet entre les deux. Nous retrouvons cela chez Scarron, où le lieu est identique pour les deux personnages mais leurs réactions sont tout à fait différentes.


Plus largement, la description des lieux et des milieux nous livre le regard personnel et individuel de l’auteur sur le monde où vivent les personnages, elle est porteuse d’une vision subjective.


Pour conclure, nous pouvons dire que les lieux, décrits selon des descriptions propres à chaque auteur, peuvent permettre au lecteur de contextualiser les personnages. Alors les personnages apparaissent comme plus ou moins aisés selon les lieux décrits, cela permet au lecteur également de connaître le profil psychologique des personnages, alors si ceux-ci évoluent principalement dans des rues peu fréquentables, nous pourrions penser que les personnages sont également de mauvaises fréquentations.


Nous pourrions également nous pencher sur le rôle de la temporalité dans le roman, afin de faire un parallèle avec notre analyse sur l’espace.


INVENTION


Conseils d’écriture :


adopter un langage courant


s’inspirer des textes du corpus


ne pas oublier de s’appuyer sur la description la chambre et non le bâtiment dans lequel elle se trouve


adopter un registre descriptif, avec de nombreux détails


faire des liens entre des détails de la chambre avec le personnage


utiliser la ponctuation afin de mettre en valeur certains points de la description


Idées possibles :


Faire des liens entre l’ambiance dégagée par la chambre au caractère du personnage : exemple : La chambre était sombre et dégageait un sentiment d’étrangeté, en son centre sur le lit grinçant, était assis un homme à l’allure inquiétante.


Prendre exemple sur des descriptions de lieux célèbres de la littérature, telle que la chambre décrite par Boris Vian dans L’Ecume des jours.


Commencer l’invention par une accroche originale, telle qu’une métaphore, qui pourrait être travaillée tout au long de l’invention, afin de renforcer la dimension descriptive du caractère du personnage.


Exemple de début d’invention :


Tic tac, tic tac. L’horloge semblait matérialiser l’attente interminable d’un condamné à mort. La chambre était sombre et dégageait un sentiment d’étrangeté, en son centre sur le lit grinçant, était assis un homme à l’allure inquiétante. Il ne semblait pas se préoccuper du monde qui l’entourait. Il attendait. Le temps continuait son cours, imperturbable. Les murs qui la composaient, étaient à l’image des traits du visage de l’homme, gris et marqués par le temps. Pas même le luminaire rouge et rapiécé n’arrivait à donner un peu de chaleur à cette vision lugubre. Celle d’une chambre semblant avaler l’homme qui l’occupait, et avec lui tout ce qui pouvait le représenter. L’homme ne bougeait pas, et la chambre autour de lui semblait figée, comme si rien n’avait bougé depuis des années, ni les tapis poussiéreux, ni la grande et sinistre armoire en bois, ni le tableau à moitié tombant.

les figures de style

Par vadministrateur - publié le mercredi 30 mai 2018 à 06:44 dans Fiches pratiques

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