Des mots pour le dire

Coetzee

Par vadministrateur - publié le vendredi 9 novembre 2018 à 08:42 dans 1ère
L’auteur:  Coetzee
Ecrivain sud-africain John Michael Coetzee, Prix Nobel de littérature 2003, âgé de 64 ans, est légendairement réticent à toute intervention médiatique. Pour l’approcher, mieux vaut se glisser dans ses cours de littérature à l’université d’Adélaïde ou de Chicago, ou lire les deux volumes d’un cycle autobiographique (Scènes de la vie d’un jeune garçon, 1999 et Vers l’âge d’homme, 2003). Son écriture sèche et sa lucidité désespérée sont à l’oeuvre dès son premier roman paru en 1974, Terres de crépuscule, puis dans En attendant les barbares (1980), qui lui valent une reconnaissance internationale. Seul auteur à avoir reçu le prestigieux Booker Prize britannique à deux reprises - en 1983 pour Michael K, sa vie, son temps et pour Disgrâce, en 1999 -, il fait de son oeuvre une méditation sur la violence des relations humaines et les désagrégations des êtres. (extrait d’un article de L’express)

Intrigue

Elizabeth Costello est écrivain, elle est née en 1928, ce qui lui fait soixante-six ans, bientôt soixante-sept. Elle a écrit neuf romans, deux recueils de poèmes, un livre sur la vie des oiseaux et d’innombrables articles de journaux. Elle est australienne de naissance. Elle est née à Melbourne et y vit toujours, bien qu’elle ait séjourné de 1951 à 1963 à l’étranger, en Angleterre et en France. Elle a été mariée deux fois. Elle a deux enfants, un de chaque mariage.

A travers une succession ingénieuse de huit discours ou "leçons" qu’elle est amenée à prononcer en public, Elizabeth Costello, romancière australienne vieillissante, nous dévoile peu à peu sa vie et ses pensées intimes. Nous la suivons dans ses déplacements aléatoires au gré des invitations : remise de prix en Pennsylvanie, conférence sur un bateau de croisière pour riches retraités, intervention sur les droits des animaux au Massachusetts, visite en Afrique du Sud pour la remise d’une distinction universitaire à sa soeur missionnaire, participation à un colloque sur le mal à Amsterdam (extrait de Sens critique)

Explication Doc compl 2

Par vadministrateur - publié le vendredi 9 novembre 2018 à 04:37 dans 1ère

Descartes expose sa théorie des « animaux-machines ».


« […] ceux qui, sachant combien de divers automates, ou machines mouvantes, l’industrie des hommes peut faire, sans y employer que fort peu de pièces, à comparaison de la grande multitude des os, des muscles, des nerfs, des artères, des veines, et de toutes les autres parties qui sont dans le corps de chaque animal, considéreront ce corps comme une machine qui, ayant été faite des mains de Dieu, est incomparablement mieux ordonnée et a en soi des mouvements plus admirables qu’aucune de celles qui peuvent être inventées par les hommes. (L’homme est une machine complexe inventée par Dieu)Et je m’étais ici particulièrement arrêté à faire voir que, s’il y avait de telles machines qui eussent les organes et la figure extérieurs d’un singe ou de quelque autre animal sans raison, nous n’aurions aucun moyen pour reconnaître qu’elles ne seraient pas en tout de même nature que ces animaux ; au lieu que, s’il y en avait qui eussent la ressemblance de nos corps et imitassent autant nos actions que moralement il serait possible, nous aurions toujours deux moyens très certains pour reconnaître qu’elles ne seraient point pour cela des vrais hommes. Dont le premier est que jamais elles ne pourraient user de paroles ni d’autres signes en les composant, comme nous faisons pour déclarer aux autres nos pensées. Car on peut bien concevoir qu’une machine soit tellement faite qu’elle en profère quelques-unes à propos des actions corporelles qui causeront quelques changements en ses organes, comme si on la touche en quelque endroit, qu’elle demande ce qu’on veut lui dire; si en un autre, qu’elle crie qu’on lui fait mal, et choses semblables (L’animal répond au stimuli = instinct) ; mais non pas qu’elle les arrange diversement pour répondre au sens de tout ce qui se dira en sa présence, ainsi que les hommes les plus hébétés peuvent faire ( différent de la parole raisonnée). Et le second est que, bien qu’elles fissent plusieurs choses aussi bien ou peut-être mieux qu’aucun de nous, elles manqueraient infailliblement en quelques autres, par lesquelles on découvrirait qu’elles n’agiraient pas par connaissance, mais seulement par la disposition de leurs organes. Car, au lieu que la raison est un instrument universel qui peut servir en toutes sortes de rencontres, ces organes ont besoin de quelque particulière disposition pour chaque action particulière ; d’où vient qu’il est moralement impossible qu’il y en ait assez de divers en une machine pour la faire agir en toutes les occurrences de la vie de même façon que notre raison nous fait agir. Or, par ces deux mêmes moyens, on peut aussi connaître la différence qui est entre les hommes et les bêtes. Car c’est une chose bien remarquable, qu’il n’y a point d’hommes si hébétés et si stupides, sans en excepter même les insensés, qu’ils ne soient capables d’arranger ensemble diverses paroles, et d’en composer un discours par lequel ils fassent entendre leurs pensées ; et qu’au contraire il n’y a point d’autre animal tant parfait et tant heureusement né qu’il puisse être, qui fasse le semblable. Ce qui n’arrive pas de ce qu’ils ont faute d’organes, car on voit que les pies et les perroquets peuvent proférer des paroles ainsi que nous, et toutefois ne peuvent parler ainsi que nous, c’est-à-dire, en témoignant qu’ils pensent ce qu’ils disent ; au lieu que les hommes qui, étant nés sourds et muets, sont privés des organes qui servent aux autres pour parler, autant ou plus que les bêtes, ont coutume d’inventer d’eux-mêmes quelques signes, par lesquels ils se font entendre à ceux qui, étant ordinairement avec eux, ont loisir d’apprendre leur langue. Et ceci ne témoigne pas seulement que les bêtes ont moins de raison que les hommes, mais qu’elles n’en ont point du tout. (…) Et on ne doit pas confondre les paroles avec les mouvements naturels, qui témoignent des passions, et peuvent être imités par des machines aussi bien que par les animaux; ni penser, comme quelques anciens, que les bêtes parlent, bien que nous n’entendions pas leur langage; car s’il était vrai, puisqu’elles ont plusieurs organes qui se rapportent aux nôtres, elles pourraient aussi bien se faire entendre à nous qu’à leurs semblables. »                                    


=> Le propos de Descartes est plus nuancé que ce que reprend Voltaire, il le caricature pour servir son argumentation


Descartes, Discours de la méthode, V, 1637


Voltaire "Bêtes" analyse

Par vadministrateur - publié le lundi 15 octobre 2018 à 01:59 dans 1ère


1er axe:Éloquence oratoire

2è axe:Attaque du machiniste

3è axe : l’homme est présomptueux

1è idée : expression des sentiments de révolte, colère, horreur

EX : registre pathétique, : exagérations, accumulations, gradations, anaphore d’apostrophe "quelle", noms péjoratifs "pitié, pauvreté"

Analyse : faire réagir le lecteur

1è idée : Attaque directe Descartes dès le 1er paragraphe

EX : thèse énoncée l1+etc+ exclamation

Interpellation par série de questions rhétoriques

Contre argument par 3 exemples

- oiseau/nid =intelligence qui relève de l’ingéniosité, adaptation au milieu

- chien de chasse = apprentissage/dressage humain

- serin « se méprend et se corrige »=apprentissage et correction

Analyse :Gradation dans les difficultés d’apprentissage= reprise de chaque proposition du 1er paragraphe

Apparition du tutoiement = interpellation directe

1è idée : Réflexion moins passionnée dans cette 2è partie « tu » > « vous » > "nous"

EX :Adresse aux lecteurs par l’utilisation de l’impératif « Écoutez »l 21, terme « bêtes » utilisé pour l’homme et l’animal

Analyse : mis sur le même plan, reprises par des expressions péjoratives « les plus grandes bêtes, ces messieurs » =zeugme

2è idée : violence du propos

EX : impératifs, apostrophes, ponctuation expressive, questions rhétoriques

Analyse :registre polémique

2è idée :Un exemple sur l’homme/Voltaire

EX : reprise d’un des arguments : la parole+ question rhétorique accumulation de verbes d’action qui prouvent le contraire.

Impératif+tutoiement+ exemple chien/maître+accumulation de verbes d’action, Analyse : échos de lexique entre les 2 paragraphes > méprise entre chien et maître « cris, sauts, caresses »les 2 sont sur le même plan

2è idée : Reprise du raisonnement poussé à son extrême pour en souligner l’absurdité EX :accumulation de négations »n’est ni corps ni esprit/ni corps ni quelque chose qui n’est point corps »

Analyse : remise en cause du bien fondé du raisonnement « D’où peuvent procéder... »

3è idée : raisonnement implacable

EX : connecteurs logiques, jeu sur les négations, exemples simplistes

Analyse : registre didactique, arguments d’expérience qui réfutent chaque affirmation des machinistes

3è idée : L’homme barbare

EX(champ lexical de la cruauté : « barbares, clouent, dissèquent vivant »)+ prétexte scientifique « veines mésaraïques, dissèquent, nerfs »

Analyse :Prise de position nette de Voltaire : horreur

Accusation du « machiniste »= théorie de l’animal machine

3è idée : Qu’est-ce que l’âme ?

EX : Preuve par l’usage propre/technique de ce terme « soufflet ».+argument d’autorité « le philosophe »+latin principe divin qui anime tout, Analyse :l’homme serait présomptueux de vouloir le comprendre, ironie sur le choix de l’exemple (machine pour machiniste)

Transition : cette éloquence au service de la cause animale

Transition:l’homme est un animal




M’essayer, c’est m’adopter

Par vadministrateur - publié le jeudi 11 octobre 2018 à 08:24 dans 1ère

Le dictionnaire philosophique de Voltaire

Par vadministrateur - publié le lundi 8 octobre 2018 à 12:40 dans 1ère
L’idée de Voltaire lorsqu’il fabriqua son dictionnaire philosophique portatif en 1764, consistait à prolonger le travail fourni par les Encyclopédistes mais sous une forme condensée.A la différence d’un banal dictionnaire qui se contente de donner les principales définitions de tous les mots, le dictionnaire philosophique ne retient que quelques mots qui semblent importants et tente d’en éclaircir le sens, de mieux faire comprendre leurs enjeux.La première édition du Dictionnaire philosophique portatif, paraît anonymement à Genève et Voltaire se défend publiquement d’en être l’auteur. L’ouvrage crée le scandale et il est condamné à être « lacéré et brûlé » un peu partout comme « téméraire, scandaleux, impie, destructif de la Révélation ». En 1766, l’exemplaire du livre de Voltaire que possédait le chevalier de la Barre sera cloué sur le torse de son propriétaire, et brûlé sur le même bûcher. Le livre se présentant sous la forme d’un dictionnaire, son organisation obéit évidemment à la logique de l’ordre alphabétique, mais l’auteur a choisi quels mots il allait analyser et a su créer entre les différents articles des liens.Les éditions successives feront apparaître plus de 100 articles. Au fur et à mesure des rééditions, la critique religieuse se renforce avec des nouveaux articles comme baptême ou Torture et l’ironie devient plus sarcastique et plus violente.

Page précédente | Page 1 sur 4 | Page suivante
«  Novembre 2018  »
LunMarMerJeuVenSamDim
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930 

Liens

Derniers commentaires

- oui il en faudra de la chance merci ^^ (par Nicolas1S)
- francais (par Visiteur non enregistré)

Canal RSS

Abonnement


Service d'hébergement offert par WebLettres