SATURA

La Poésie.

Par MARIE2012 - publié le mercredi 19 septembre 2012 à 13:03 dans Anthologie Poétique

Adieu!-Alfred De Musset.

 

Adieu! je crois qu'en cette vie

Je ne te reverrais jamais.

Dieu passe, il t'appelle et m'oublie;

En te perdant je sens que je t'aimais.

 

Pas de pleurs, pas de plainte vaine.

Je sais respecter l'avenir.

Vienne la voile qui t'emmène,

En souriant je la verrai partir.

 

Tu t'en vas pleine d'espérance,

Avec orgueil tu reviendras;

Mais ceux qui vont souffrir de ton absence,

Tu ne les reconnaîtras pas.

 

Adieu! tu vas faire un beau rêve

Et t'enivrer d'un plaisir dangereux;

Sur ton chemin l'étoile qui se lève

Longtemps encor éblouira tes yeux.

 

Un jour tu sentiras peut-être

Le prix d'un cœur qui nous comprend,

Le bien qu'on trouve à le connaître,

Et ce qu'on souffre en le perdant.

 

        Alfred De Musset.    

 

                

        Nous sommes ici en présence d'un poème constitué de cinq quatrains, avec des rimes croisées. J'ai choisi ce poème car je trouve qu'on est libre d'en faire l'interprétation que l'on souhaite, chacun peut s'en approprier le sens. On peut décider d'y voir, un homme parlant d'une femme qu'il a beaucoup aimé, et qui l'a quitté pour un autre. Personnellement, je me pencherais sur une interprétation somme toute moins romantique, pour moi ce poème est le monologue intérieur d'un père voyant sa fille s'éloigner pour vivre à son tour sa propre expérience de la vie. J'apprécie le paradoxe de ce poème, mêlant des sentiments de bonheur, l'auteur regardant sa fille partir construire sa propre vie. Et des sentiments d'amertume, l'auteur regrettant leur vie commune. Sa fille part sans se préoccuper des gens qu'elle laisse derrière elle, mais son père accepte cette idée car la vie en est fait ainsi. L'abnégation dont fait preuve l'auteur, en faisant passer le bonheur de sa fille avant le sien, représente pour moi l'essence même de l'amour parental. J'aime envisager comme l'auteur que la vie est un cercle sans fin puisque ce père espère que ça propre fille connaîtra elle-même ces sentiments aux départs de ces enfants. Ce poème me parle parce qu'il n'est pas triste, il marque la fin d'une histoire, mais le début d'une espérance et que l'on peut le transposer à sa propre vie. Ainsi j'aimerais un regard aussi bienveillant et protecteur lors de mon propre envol.


 

La poésie à quoi ça rime ?

 

         La poésie est un mode d'expression, dans lequel l'encre du poète peut être aussi bien son bonheur, que sa douleur; elle se doit d'être belle. Le poème est comme un condensé de la vie, de ses expériences, de ses conséquences et de ses épreuves. En lisant un poème, on peut trouver la réponse à une question que l'on se posait, on peut s'identifier au personnage dont parle le poète, on peut ressentir des émotions. La poésie est quelque chose d'universelle et d'atemporel, qui touche toutes les classes sociales, tous les caractères, tous les modes de vie. Elle nous permet de nous reposer, de nous détendre, et de réfléchir, qui dans la société d'aujourd'hui est de plus en plus compliqué. Elle peut rassembler les gens, leur permettre d'échanger, de partager; ou elle peut également apporter un apaisement ou un enrichissement solitaire. La poésie est l'histoire de la vie, sans elle, la vie est fade et insipide. La poésie est en même temps, très paradoxale car bien qu'elle soit régie par un certain nombre de règles même en matière de poésie dite en prose, le poète peut aborder n'importe quel sujet. Le poète est donc libre d'exprimer ses sentiments dans un texte épris de règles.

La poésie rime, à faire partager à un ensemble d'inconnus ses propres sentiments.

la poésie, à quoi ça rime?

Par BOUDAL2012 - publié le mercredi 19 septembre 2012 à 09:50 dans Anthologie Poétique
Joachim DU BELLAY   (1522-1560)

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?

Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :

Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la doulceur angevine.


J'ai choisi ce poème car tout d'abord je l'ai trouvé beau et très simple à lire et à comprendre. J'ai aimé la musicalité de ce poème avec ses rimes notamment. Je trouve que Du Bellay réussit à nous faire parvenir sa tristesse et arrive à nous faire éprouver ce sentiment car en réalité, tout le monde quand on quitte notre petit village.


La poésie, à quoi ça rime ? Pour moi, la poésie est un moyen de transmettre un ou plusieurs messages par différents moyens. Il peut également essayer de faire ressentir aux lecteurs, les émotions ou encore les sentiments des poètes. Les poètes vont chercher à donner du plaisir aux lecteurs grâce aux mots ou expressions employés (avec les figures de style par exemple), grâce à son rythme (répétitions de mêmes sons) et à la musicalité du poème (rimes). Chaque personne est différente et voit différentes manières d'interpréter ce que l'auteur veut faire passer aux lecteurs. C'est donc ça, l'art de la poésie.

Le dormeur du val et la poésie à quoi ça rime?

Par AGUES2012 - publié le mercredi 19 septembre 2012 à 09:06 dans Anthologie Poétique

Le dormeur du val

C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.


Pourquoi j'ai choisi ce poème ? J'ai choisi ce poème car il nous montre un univers idyllique dans lequel se passe une chose tragique, en effet, l'endroit où se passe la scène nous est montré comme resplendissant, plein de nature, bref vivant. Cet environnement adoucit la chute dramatique de ce poème , jusqu'au dernier moment le lecteur croit que le soldat profite simplement de ce calme et de la douceur de ce val alors que finalement ce soldat est mort .En relisant, on peut voir qu' on s'est fait berner par l'auteur qui a laissé des indices tout le long de ce poème , en effet l'auteur nous montre la mort depuis le début et moi comme beaucoup d'autre personnes à mon avis je n'y ai vu que du feu, j'aime beaucoup le fait que les gens ne se doutent de rien et que comme moi il soit étonné, attristé par cette chute qui est déroutante certes mais qui découle des précédents vers.



La poésie à quoi ça rime ? « Le poème, c'est une hésitation prolongée entre le son et le sens » selon Paul Valérie un écrivain, poète, philosophe du 20eme siècle. Pour moi la poésie c'est à la fois tout et à la fois rien, pour écrire un poème un auteur doit d'une part se montrer lui sa personnalité et ses sentiments mais aussi les dissimuler derrière d'habiles manières d'écriture tel un caméléon changeant de couleur au gré de ses humeurs. Ainsi chaque poème pour chaque auteur aura son style. La poésie perdure depuis le moyen-Age car au contraire des pierres précieuses et du pétrole elle est inépuisable : ode, rondeau, ballade, en prose, en vers chacun a ses goûts définissant son style, écrivant sa peine sa joie sans se soucier du regard des autres. Au fil du temps la poésie a servi à critiquer, séduire, apprendre, démontrer. Un poème peut être décodé différemment par tout le monde ce dont on peut être sur c'est que deux poèmes ne peuvent être pareils Pour moi la poésie rime avec vie car elle est le reflet de celle-ci.

Le temps à laissé son manteau de Charles D'ORLEANS

Par THEVENET2012 - publié le mardi 18 septembre 2012 à 19:51 dans Anthologie Poétique
Le temps a laissé son manteau.
De vent, de froidure et de pluie,
Et s'est vêtu de broderie,
De soleil luisant, clair et beau.

Il n'y a bête, ni oiseau
Qu'en son jargon ne chante ou crie :
Le temps a laissé son manteau.

Rivière, fontaine et ruisseau
Portent en livrée jolie,
Gouttes d'argent d'orfèvrerie,
Chacun s'habille de nouveau :
Le temps a laissé son manteau.

CHARLES D'ORLEANS (1391-1465)

J'ai choisi ce poème car il évoque la fin de l'hiver pour laisser place au printemps. C'est à partir du premier et deuxième vers de ce poème que l'on comprend que l'hiver est fini. Puis dans le troisième et le quatrième vers, le printemps revient pour quelques mois. Durant le printemps le soleil sera luisant, le ciel sera d ‘un bleu clair. Les oiseaux chantent, les rivières, les fontaines et les ruisseaux continuent leur chemin sans qu'une partie de leur eau soit figées, l'eau reprend vie. Du cinquième vers au huitième, puis du neuvième au douzième, les animaux et l'eau sont personnifiés. Ils nous font part de leurs émotions. Ils sont heureux que le beau temps soit revenu. De plus, on remarque que ce poème est un rondeau avec la répétition des vers : «Le temps a laissé son manteau De vent, de froidure et de pluie, Et s'est vêtu de broderie, De soleil luisant, clair et beau. » Le poète insiste sur le fait que les personnes ne porteront ni manteaux, ni vêtements d'hiver mais porteront à la place des broderies, et les vêtements de printemps. Ce poème a été écrit durant le Moyen Age par Charles ORLEANS (1391-1465). C'est un poème très connu, il fait partie des plus vieux poèmes français.


La poésie à quoi ça rime ? La poésie est considérée comme un art littéraire. Je pense que la poésie nous fait part des sentiments des auteurs. Et parfois même peut nous donner une leçon de morale, soit placée au début ou à la fin du texte. Certaines formes de poésie comme le rondeau, où le même vers est répété plusieurs fois dans le texte, sont utilisées pour que le lecteur comprenne le poème dans le même sens que le poète l'a écrit. La poésie peut être perçue de différentes manières selon le lecteur. Comme l'a inventé Guillaume Apollinaire, le poème sans ponctuation, dans ce cas le poème peut être lu de différentes manières et le sens peut varier. C'est pour cela que les lecteurs des poèmes avec une absence de ponctuation ne savent pas dans quel sens le poète a voulu l'écrire. La poésie peut plaire à toute sorte de population. Avant la poésie était chantée. Comme les chanteurs font passer leur ressenti dans leurs chansons, les poètes font de même en écrivant ce qu'ils ressentent dans leurs poèmes.

"Dormeur du Val" poème d'Arthur Rimbaud

Par BOUDET2012 - publié le mardi 18 septembre 2012 à 19:24 dans Anthologie Poétique

Le poème que j'ai choisi pour cet article, et un poème d'Arthur Rimbaud, grand écrivain du 19 ème siècle, il écrit ses premiers poèmes à l'âge de 15 ans et arrêta l'écriture à 20 ans. Son parcours me plait beaucoup, il voulait être un "écrivain moderne" il n'est poète que très peu de temps. Arthur Rimbaud devint une figure de la littérature française.


 J'ai choisi le poème "Le Dormeur du Val" :

 

C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

 

Ce poème est un sonnet en alexandrin. J'ai choisi ce poème car je ne le connaissais pas avant que nous en parlions en classe, et sa première lecture m'a tout de suite plu. J'aime cette description qu'il fait du paysage principalement dans les deux premiers quatrains, car cette description est gaie "où chante une rivière" (vers1). En lisant le poème, nous ne nous attendions pas au fait que le soldat soit mort, nous le découvrons au tout dernier vers " Il a deux trous rouges au côté droit.", alors que si nous nous penchions de plus près sur la question, Arthur Rimbaud prépare depuis le début la découverte de sa mort, même si elle n'est dite que explicitement à la fin, en effet la présence de "un trou de verdure " (vers 1) , pourrait faire référence à une tombe, un tombeau. Tout semble contraire à un poème tragique, à un poème sur le thème de la mort, car jusqu'au dernier vers, nous sommes persuadé que le soldat dort dans cette belle nature, alors que non, il mort de « deux trous rouges au côté droit », qui est une vraie surprise, une vraie césure dans le poème.  Donc on pourrait suggérer que le poète nous prépare à une dure réalité. J'aime aussi sa façon de comparer le soldat à un jeune enfant, par plusieurs termes ramenant à l'enfance "jeune" (vers5), "comme, Sourirait un enfant malade" (vers9-vers10), "berce-le chaudement " (vers11). Nous pouvons ainsi visualiser le paysage, le contexte, le soldat, nous pouvons imaginer, imager ce poème grâce à toutes ces descriptions. Ce poème est agréable à lire, même si l'on doit porter une certaine attention pour lire correctement les rejets et les contres rejets, j'aime cette musicalité, ce rythme, cette joie que l'on entend lors de la lecture notamment. J'aime aussi la dénonciation sur la guerre qu'il fait indirectement, un poème qui dénonce très subtilement.


Ecrire une poésie c'est faire vivre aux lecteurs un morceau de sa vie, faire partager un sentiment. La poésie c'est une évasion, un rapprochement avec l'auteur, mieux qu'une biographie, nous lisons ce que ressent l'auteur, à un moment précis, au moment présent. La poésie c'est des rimes, un rythme, une émotion, c'est comme une chanson. La poésie se chante, c'est un moment intime, une expression, elle existe depuis très longtemps, elle a évolué, elle se chantait d'abord, c'était une façon de s'exprimer, quand l'écriture n'existait pas (car les rimes et le rythme permettaient de mieux retenir). La poésie c'est aussi une dénonciation, l'utilisation de ce que l'on pense pour dénoncer, dissimulation des points de vues sur la société. Moi si j'étais poète, j'utiliserais la poésie, d'abord comme tous les arts, pour faire passer mon message, pour pouvoir m'exprimer librement sur ce que je ressens, ce que je pense, pour transmettre mes émotions aux lecteurs. Aussi un moyen de voyager, de penser à autre chose, une évasion, description de paysage fabuleux. Aussi pour faire partager ce que je pense sur la société, pour critiquer la société. J'aime la poésie où les choses sont cachées, il faut fouiller pour comprendre, tout décortiquer, relire et relire et à chaque lecture, découvrir de nouvelles choses.

 

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Victor Hugo. Les contemplations.

Par CHARRIER2012 - publié le mardi 18 septembre 2012 à 19:08 dans Anthologie Poétique

Où vont tous ces enfants dont pas un seul ne rit ?
Ces doux êtres pensifs que la fièvre maigrit ?
Ces filles de huit ans qu'on voit cheminer seules ?
Ils s'en vont travailler quinze heures sous des meules
Ils vont, de l'aube au soir, faire éternellement
Dans la même prison le même mouvement.
Accroupis sous les dents d'une machine sombre,
Monstre hideux qui mâche on ne sait quoi dans l'ombre,
Innocents dans un bagne, anges dans un enfer,
Ils travaillent. Tout est d'airain, tout est de fer.
Jamais on ne s'arrête et jamais on ne joue.
Aussi quelle pâleur ! la cendre est sur leur joue.
Il fait à peine jour, ils sont déjà bien las.
Ils ne comprennent rien à leur destin, hélas !
Ils semblent dire à Dieu: - Petits comme nous sommes,
Notre père, voyez ce que nous font les hommes !
Ô servitude infâme imposée à l'enfant !
Rachitisme ! travail dont le souffle étouffant
Défait ce qu'a fait Dieu ; qui tue, oeuvre insensée,
La beauté sur les fronts, dans les coeurs la pensée,
Et qui ferait - c'est là son fruit le plus certain ! -
D'Apollon un bossu, de Voltaire un crétin !
Travail mauvais qui prend l'âge tendre en sa serre,
Qui produit la richesse en créant la misère,
Qui se sert d'un enfant ainsi que d'un outil !
Progrès dont on demande : Où va-t-il ? que veut-il ?
Qui brise la jeunesse en fleur ! qui donne, en somme,
Une âme à la machine et la retire à l'homme !
Que ce travail, haï des mères, soit maudit !
Maudit comme le vice où l'on s'abâtardit,
Maudit comme l'opprobre et comme le blasphème !
Ô Dieu ! qu'il soit maudit au nom du travail même,
Au nom du vrai travail, sain, fécond, généreux,
Qui fait le peuple libre et qui rend l'homme heureux !

 

Victor Hugo. Les contemplations.

 

J'ai choisi cet exemple de poésie engagée qui illustre parfaitement le but de la poésie qui est d'inviter le lecteur à la réflexion. Victor Hugo parle ici, de l'inadmissible exploitation des enfants dans les usines ou dans les mines qu'il trouve malsaine pour la vie et contre-nature. Bien qu'il fût publié en 1856, on constate que ce poème est (malheureusement) toujours une vérité dans certaines parties du monde telles que dans les manufactures Chinoises ou les mines Sud-américaines. Heureusement pour nous en France et dans la majeure partie de l'Europe les droits de l'enfance sont respectés. Dès le début du XXème siècle une loi interdit l'affectation des enfants aux travaux dangereux, insalubres, où ils seraient exposés à « des émanations préjudiciables pour leur santé ».




La poésie, à quoi ça rime ?

 

La poésie est un genre littéraire très ancien, apparue durant la Grèce Antique avec L'Iliade et L'Odyssée d'Homère.

Destinée à être transmise oralement avant l'invention de l'écriture, elle comporte une musicalité des mots et sonorités pour un meilleur apprentissage.

La vision de la poésie change au cours des siècles, ainsi chaque mouvement offre de nouvelles possibilités d'écritures aux poètes.

Aristote dans sa Poétique définit trois genres : La poésie épiqueLa poésie comique et la poésie dramatique.

Plus tard, les théoriciens de l'esthétique retiendront trois genres : l'épopée, la poésie lyrique et la poésie dramatique (incluant la tragédie comme la comédie).

 La poésie épique ou l'épopée évoque des évènements historiques mêlés généralement à des légendes, il s'agit  d'accorder à un héros, ou à un fait, une force et une grandeur extraordinaire, cela permet  d'amuser et de faire rêver le lecteur ou l'auditeur.

 La poésie lyrique aborde des émotions et des sentiments liés à l'existence, les thèmes récurrents sont l'amour, la vie, la mort, la nature etc…

Le poète exprime alors ce qu'il ressent mais aussi ce que tous les Hommes peuvent éprouver cela démontre l'universalité de la poésie.

 La poésie dramatique peut être une comédie, un drame, une tragédie, elle est représentée sur scène. Son but est de créer une impression, un sentiment chez le spectateur par le biais d'une scène jouée.

 

D'autres genres poétiques apparaissent au fil des siècles notamment :

 

La poésie satirique critique les vices et les ridicules des Hommes, qu'il s'agisse d'individu ou de groupes sociaux, voire de toute une société, elle est vouée à dénoncer certains travers de celle-ci.

La poésie didactique vise à enseigner quelque chose. Il peut s'agir d'un enseignement moral (une fable, par exemple), philosophique ou religieux, ou encore scientifique.

CONCLUSION : La poésie a traversé les siècles tout en faisant évoluer les mentalités. En effet, en invitant le lecteur à la réflexion elle se révèle être l'une des meilleures armes pour lutter contre tous types d'oppressions. C'est d'ailleurs une des raisons pour laquelle beaucoup de poètes ont été emprisonnés.

Certains rappeurs ou slameurs (cf.  Grand Corps Malade) ressemblent à des poètes modernes quand ils dénoncent des inégalités sociales.

On peut encore constater l'impact qu'ont la poésie et la chanson de nos jours avec par exemple récemment la chanson contre le gouvernement Russe du groupe des Pussy Riot  qui a entraîné une vague protestataire en Russie et la condamnation de trois des membres du groupe à deux ans d'emprisonnement en camp de travail pour « vandalisme » et « incitation à la haine religieuse ».

La poésie, à quoi çà rime ?

Par ROUSSET2012 - publié le mardi 18 septembre 2012 à 19:01 dans Anthologie Poétique
L'enfant
"Ô horror ! horror ! horror !",
W. Shakespeare, Macbeth
Les Turcs ont passé là. Tout est ruine et deuil.
Chio, l'île des vins, n'est plus qu'un sombre écueil,
Chio, qu'ombrageaient les charmilles,
Chio, qui dans les flots reflétait ses grands bois,
Ses coteaux, ses palais, et le soir quelquefois
Un choeur dansant de jeunes filles.

Tout est désert. Mais non ; seul près des murs noircis,
Un enfant aux yeux bleus, un enfant grec, assis,
Courbait sa tête humiliée ;
Il avait pour asile, il avait pour appui
Une blanche aubépine, une fleur, comme lui
Dans le grand ravage oubliée.

Ah ! pauvre enfant, pieds nus sur les rocs anguleux !
Hélas ! pour essuyer les pleurs de tes yeux bleus
Comme le ciel et comme l'onde,
Pour que dans leur azur, de larmes orageux,
Passe le vif éclair de la joie et des jeux,
Pour relever ta tète blonde,

Que veux-tu ? Bel enfant, que te faut-il donner
Pour rattacher gaîment et gaîment ramener
En boucles sur ta blanche épaule
Ces cheveux, qui du fer n'ont pas subi l'affront,
Et qui pleurent épars autour de ton beau front,
Comme les feuilles sur le saule ?

Qui pourrait dissiper tes chagrins nébuleux ?
Est-ce d'avoir ce lys, bleu comme tes yeux bleus,
Qui d'Iran borde le puits sombre ?
Ou le fruit du tuba, de cet arbre si grand,
Qu'un cheval au galop met, toujours en courant,
Cent ans à sortir de son ombre ?

Veux-tu, pour me sourire, un bel oiseau des bois,
Qui chante avec un chant plus doux que le hautbois,
Plus éclatant que les cymbales ?
Que veux-tu ? fleur, beau fruit, ou l'oiseau merveilleux ?
- Ami, dit l'enfant grec, dit l'enfant aux yeux bleus,
Je veux de la poudre et des balles.

Victor Hugo, Les Orientales, 1829

 J'ai choisi ce poème de Victor Hugo car il traite d'un sujet encore très présent dans la société actuelle. Dans son texte L'Enfant, Victor Hugo dénonce les effets de la guerre sur les enfants. En effet, le jeune enfant, dont parle le poète, a perdu l'ignorance et la joie de vivre qu'ont tous les enfants de son âge. Sa réponse à Hugo nous le prouve : au lieu de réclamer une fleur ou un oiseau pour se consoler comme l'aurait fait tout enfant de son âge, il répond qu'il souhaite « de la poudre et des balles ». Il devient donc comme plus mature et plus adulte après le passage de la guerre : on pourrait dire qu'il a perdu une partie de son enfance. Cet aspect de la guerre est encore présent à notre époque. Encore aujourd'hui, on entend parler des enfants soldats. Même si de nos jours ils sont protéger par des lois ou des associations les enfants sont plus que jamais frappés par la guerre qui touche leur pays. De plus j'ai choisi ce poème car le dernier vers est presque surprenant. En effet, il est complètement en contraste avec le dernier quatrain. Car Victor Hugo parle d'enfant, d'oiseaux, de champs doux, ce qui est totalement opposés à de la poudre et des balles.



La poésie, à quoi çà rime ? Si vous posez la question à certaines personnes, elles vous répondront que poésie rime avec fantaisie ou encore hypocrisie ou bourgeoisie. Pour moi poésie rime avant tout avec mélodie et harmonie. En effet, la poésie est avant tout une affaire de son et de musicalité, cette forme d'expression est faite pour être lue et entendue. Ce rythme est créé par l'auteur et son utilisation des jeux de sonorités et de différentes formes de poésie. Ensuite je dirais que poésie rime avec ressenti. En effet, le poète va exprimer ses sentiments dans son poème, tout ce qu'il ressent et perçoit dans sa vie et sur ce qui l'entoure. On pourrait prendre comme exemple le poème « Demain dès l'aube » de Victor Hugo où l'auteur  exprime son deuil dû à la mort de sa fille. Enfin, poésie rime avec avis : le poète donne son opinion sur le monde qui l'entoure et sur la société dans laquelle il vit. Par exemple dans son poème «Melancholia » Victor Hugo dénonce et condamne le travail des enfants.
Alycia Rousset

Mon poème préféré+ la poésie à quoi ça rime ?

Par PLANTIN2012 - publié le lundi 17 septembre 2012 à 19:37 dans Anthologie Poétique

Vénus Anadyomène

Comme d'un cercueil vert en ferblanc, une tête
De femme à cheveux bruns fortement pommadés
D'une vieille baignoire émerge, lente et bête,
Avec des déficits assez mal ravaudés ;

Puis le col gras et gris, les larges omoplates
Qui saillent ; le dos court qui rentre et qui ressort ;
Puis les rondeurs des reins semblent prendre l'essor ;
La graisse sous la peau paraît en feuilles plates ;

L'échine est un peu rouge, et le tout sent un goût
Horrible étrangement ; on remarque surtout
Des singularités qu'il faut voir à la loupe...

Les reins portent deux mots gravés : Clara Venus ;
Et tout ce corps remue et tend sa large croupe
Belle hideusement d'un ulcère à l'anus.

 Il m'a fallu du temps avant de choisir ce poème. Ce choix est d'autant plus surprenant, puisque j'avais l'intention de me rabattre sur quelque chose de plus romantique, de plus…“poétique” au sens strict du terme. Et puis, il s'est trouvé qu'en rouvrant le recueil des poèmes de Rimbaud pour retrouver “rêvé pour l'hiver” (mon choix initial), la page s'est ouverte sur “Vénus Anadyomène”. Intriguée par ce drôle de titre, la curiosité a pris le dessus. À la première lecture, j'ai trouvé ce poème absurde, grotesque, puis j'ai cherché ce que voulait dire “anadyomène” et j'ai trouvé des images de la Vénus peinte par Botticelli que l'on connait bien, représentée dans son coquillage, avec des chérubins qui volètent autour d'elle. J'ai compris que c'était cette Vénus-là que Rimbaud tournait en ridicule. La description s'avère déjà satirique, mais avec le dernier vers, on est tout à fait dans la parodie, et j'ai trouvé cela très étonnant de la part de Rimbaud. C'est cette originalité qui m'a plu. Le fait de faire un portrait aussi dépréciatif d'une déesse issue de la mythologie qui représente l'amour et la beauté, m'est apparu insolite.
Quant à cette chute : « l'ulcère à l'anus »
Qui rabaisse au plus haut point Vénus,
A suscité chez moi un rictus !



La poésie ? à quoi ça rime ? Pour un poète dont le cœur a été douloureusement brisé, par un chagrin d'amour, un deuil, ou les malheurs de sa vie, poésie rime avec ANALGÉSIE ou ANESTHÉSIE: c'est une échappatoire qui lui permet de s'évader de la vie quotidienne, mise entre parenthèses, et oublier la douleur qui pèse sur son cœur. Ce petit moment de recueillement lui permet par ailleurs de se livrer et de coucher son chagrin sur papier pour s'en délivrer. On peut parfois faire rimer poésie avec la PALINGÉNÉSIE: comme l'allégorie du Phoenix renaissant de ses cendres, le poète va se sentir revire par l'écriture, la délivrance de ses pensées. La poésie, c'est aussi une EUGÉNÉSIE: si on pousse un peu la réflexion, la mise au monde d'un poème est un accouchement… indolore ! Pour ma part, je pense que poésie rime avec FANTAISIE: le récit de la vie quotidienne, on laisse ça aux romanciers. Les poètes, eux, peuvent écrire n'importe quoi qui sort de leur imagination : leur esprit, c'est un tronc, et de ce tronc, partent des branches, lesquelles ne sont pas obligées de porter des fleurs au printemps, des fruits en été, ou être à nues l'hiver. Par exemple, beaucoup d'entre eux personnifient la nature : Victor Hugo dans « Aux arbres », s'adresse à eux et leur prête des yeux, des oreilles ainsi que la pensée. De Musset avec « Ballade à la lune », s'adresse à elle, la compare à un « faucheux » « au bout d'un fil », dépourvu de pattes, et « rongé par un ver ». Avec le clocher, elle forme également un « point sur un i ». On a donc affaire à une imagination débordante de la part du poète qui décrit cet astre familier de façon originale, jusqu'à lui donner un nouveau « visage ». Ce qui est très étonnant, c'est que la poésie, outre de nous transporter dans un nouvel univers où domine une sorte de musicalité, avec la versification ou les formes fixes, parvient à intercepter nos sens par une simple lecture, et ce encore mieux que ne saurait le faire un roman. Les poètes arrivent à nous faire entrer directement dans leur imaginaire : on entend presque le chant d'une rivière dans « harmonie du soir » de Baudelaire, ou bien le crépitement du pain que cuit le boulanger dans « Les effarés » de Rimbaud, et ce par la simple utilisation d'un jeu de répétition de consonnes et des syllabes ; en d'autres termes, l'harmonie imitative. Ainsi, cette harmonie parvient à susciter notre ouïe, notre vue, notre odorat, … ce qui nous permet d'être immergé totalement dans l'univers que l'on parcourt des yeux sur une page. Pour clore ce petit article, je dirais qu'il n'y a plus qu'une chose à faire… … allez-y ! ÉCRIVEZ DE LA POÉSIE !

Consignes pour l'anthologie poétique

Par samsagace63 - publié le jeudi 13 septembre 2012 à 20:17 dans Anthologie Poétique
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La poésie, à quoi ça rime?

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Un blog pour la classe de 1ère S3 - Cité Scolaire Albert Londres - Cusset - Année 2012-2013
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