« Il faut que l'on jouisse : / Témoin ces deux gloutons punis d'un sort commun ; / La convoitise perdit l'un ; / L'autre périt par l'avarice. »
J. de La Fontaine, « Le Loup et le Chasseur »,Fables,VIII, 27.
Cette fable critique les personnes atteintes de convoitise et d'avarice, or beaucoup d'hommes ont ces deux défauts. La convoitise vient surtout des personnes pauvres, qui n'ont rien ou presque, et également des personnes qui vivent entourées de gens plus aisés qu'eux, et qui donc convoitent ce qu'ils ne peuvent pas avoir, mais voient tous les jours.
L'avarice, elle, vient plutôt des gens aisés qui ont beaucoup d'argent, d'objets en tout genre dont ils n'ont plus ou presque plus l'utilité, mais aussi de ceux qui possèdent un grand nombre de meubles, bijoux, vêtements et qui ne veulent ni partager, ni donner, ni même prêter, de peur de le perdre.
Dans la fable, le Chasseur convoite toujours plus d'animaux à chasser, alors qu'il possède déjà tout ce qu'il lui faut. Et c'est le Loup qui est avare ; en effet, il veut tout garder, ici l'arc et les corps des animaux, alors qu'il n'en a pas l'utilité, il ne veut rien gâcher et meurt à cause de son avarice.
Cette fable nous apprend plusieurs choses et c'est pourquoi elle me plaît beaucoup. Elle nous apprend qu'il faut profiter de ce que nous avons et ne pas chercher à avoir toujours plus, elle nous apprend qu'il faut profiter de chaque instant. Et je pense que profiter de la vie et de ses bienfaits est fondamental et très important. De plus, la fable nous apprend que ces défauts : la convoitise et l'avarice, lorsqu'ils sont poussés à l'extrême peuvent devenir dangereux pour l'homme, il peut en mourir. Donc pour conclure, je dirais que cette morale m'a beaucoup plu, parce que la leçon de vie qu'elle donne est essentielle à mes yeux.
Jean de La Fontaine, « Le Lion et le Rat », Fables, II, 11.
J'ai choisi cette morale que nous délivre Jean de La Fontaine car elle évoque l'inégalité entre les grands et les plus petits. Il nous dit qu'il ne faut en aucun cas sous-estimer les plus petits que soi, d'apparence plus faibles et plus fragiles, pouvant nous laisser penser qu'ils sont différents de nous. En effet l'homme se supposant supérieur aux autres peut un jour ou l'autre avoir besoin d'un plus petit pour lui venir en aide. C'est pour cette raison qu'il faut accepter les différences entre la grandeur et la petitesse et reconnaître les talents, les qualités d'un être plus petit, qui peuvent être précieux.
La Fontaine parvient donc dans ses fables à placer les grands comme les petits dans la société sur un même pied d'égalité. De plus cette morale nous dit qu'il faut savoir rester humble.
« Car c'est double plaisir de tromper le trompeur »
J. de La Fontaine, « Le Coq et le Renard », Fables, II, 15.
J'ai choisi la morale de cette fable de Jean de La Fontaine car elle dénonce une manière qui était présente à l'époque de La Fontaine et qui est toujours valable à notre époque : la force du plus fort ne permet pas toujours de vaincre et il est toujours très plaisant de battre quelqu'un de plus fort de soi. D'après la fable, le Renard, qui est plus fort, veut manger le Coq, et ce dernier le sait bien. Le Coq va donc indirectement jouer sur la force et dire au Renard que des animaux plus forts que lui arrivent. La peur qu'avait le Coq va donc être transmise au Renard qui va se retrouver en position de faiblesse. La peur ayant atteint le Renard ce dernier va partir sans manger le Coq, qui a réussi à faire peur au Renard de façon psychologique et donc battre plus fort que lui.
Cette morale est intemporelle. Par exemple, à l'époque d'Homère, dans l'Odyssée, c'est la ruse d'Ulysse qui a permis aux Grecs qui étaient en infériorité de remporter la guerre de Troie. Dans des années plus contemporaines l'exemple des Résistants français qui combattaient avec des moyens plus faibles que les Allemands illustre bien également cette morale. Il faut donc être rusé pour tromper un trompeur et goûter au plaisir de la victoire.
« Un Tiens vaut, ce dit-on, mieux que deux Tu l'auras : / L'un est sûr, l'autre ne l'est pas. »
Jean de La Fontaine, « Le petit Poisson et le Pêcheur », Fables, V, 3
N'ayant pas noté de morale originale à la suite de la conception de l'anthologie, j'ai lu principalement des fins de fables avant de tomber sur cette morale intrigante issue de la fable « Le petit Poisson et le Pêcheur ». Dans cette morale, La Fontaine joue avec la valeur des temps, il transforme l'impératif du verbe "tenir" (qui a ici une valeur de présent) en un nom et utilise le futur du verbe "avoir" pour renvoyer l'action dans le futur. Ainsi, cette fable signifie qu'une chose acquise aujourd'hui vaut mieux que deux incertaines plus tard, comme le souligne La Fontaine, « L'un est sûr, l'autre ne l'est pas. » Le rythme, la longueur et la forme (le recours à de nombreux pronoms) de cette morale intemporelle contribue notamment à la rendre agréable, intrigante et l'on souhaite s'attarder pour en comprendre le sens.
"Hélas ! on voit que de tout temps / Les petits ont pâti des sottises des grands"
J. de La Fontaine, "Les Deux Taureaux et une Grenouille", Fables, II, 4.
J'ai choisi la morale de cette fable de Jean de La Fontaine car elle dénonce bien un problème de société que ce soit à l'époque du fabuliste ou à notre époque. En effet, les petits, qui peuvent par exemple représenter des enfants, ont souvent subi des dommages à cause des erreurs des grands, qui peuvent par exemple représenter les adultes. Quand les adultes font des erreurs, c'est souvent les enfants qui doivent les réparer et qui paient le prix fort. Cependant, les petits peuvent aussi représenter ceux qui n'ont pas beaucoup de pouvoir étant d'une classe sociale peu importante, et les grands ceux qui sont puissants comme le roi à l'époque ou le président de la République aujourd'hui. Ceux qui dirigent le pays peuvent avoir fait des mauvais choix qui vont retomber sur le peuple. Cette fable illustre plusieurs problèmes entre les petits et les grands et l'explique bien.
La morale de la fable “Le Lion et le Rat” de Jean de La Fontaine est :
“Patience et longueur de temps, / Font plus que force ni que rage”.
Fables, II, 11.
La morale de cette fable synthétise l'histoire entre le Lion et le Rat. Les noms communs “patience”, “force” et “rage” caractérisent le Lion, soit le roi Louis XIV. Cette morale met en avant des qualités du roi. En effet, grâce à la “patience” dont il a fait preuve, sans utiliser la “force” ni la “rage”, le Lion a pu être libéré par le Rat, celui qu'il a su laisser partir. A priori, on associe toujours le Lion à la “force” et à la “rage” mais La Fontaine le présente sous un autre angle. Grâce à cette morale, Jean de La Fontaine met en avant des qualités du roi en montrant comment sa “patience” est récompensée.
Cette morale a bien traversé les siècles et est toujours d'actualité car de tout temps, les Hommes ont intérêt à privilégier la “patience” plutôt que la “force” et la “rage”. Pour arriver à ses fins, il est préférable de prendre le temps de réfléchir au lieu de s'emporter et d'employer la violence.
La morale des Fables de la Fontaine que j'ai choisie est la suivante :
« C'est double plaisir de tromper le trompeur ».
« Le Coq et le Renard », II, 15.
J'ai sélectionné cette morale car elle est issue d'une fable que j'ai découverte en faisant mon anthologie sur les Fables de la Fontaine et que je l'ai beaucoup appréciée.
Cette morale expliqueque lorsque l'on est un personnage avec des habitudes malhonnêtes, il y aura toujours quelqu'un d'autre pour vous rendre la pareille.De plus, on peut comparer cette morale à l'expression « L'arroseur arrosé » ou encore au proverbe « Rira bien qui rira le dernier ».
Voici quelques sites, références, liens qui vous permettront d'étoffer votre connaissance des Fables de La Fontaine, de manière ludique entre autre ... Faites-vous plaisir !
Au cinéma : L'Homme orchestre (1970), film franco-italien réalisé par S. Korber, avec Louis de Funès "Le Loup et l'Agneau", I, 10
"Des textes intégrés à tous les moments de la journée", Fabrice Luchini Pour aller plus loin ... un prolongement de ce qui a été vu et dit en classe. Une interview, une analyse et une présentation de La Fontaine : hier et aujourd'hui ! Presque cinquante minutes de réflexion ... un cours particulier !!! De la littérature à la philosophie en passant par le théâtre.
3:20 : "L'Homme et la Couleuvre", X, 1 11:40 : "Les Obsèques de la Lionne", VIII, 14. 14:00 : "La Tortue et les deux Canards", X, 2. 25'10 : "La Mort et le Mourant", VIII, 1. 32'4- : "La Mort et le Bûcheron", I, 16. 35'10 : "L'Ours et l'Amateur des jardins", VIII, 10. 40'17 : "Conseils tenus par le Rat", II, 2. 47'27 : Autre œuvre de La Fontaine : "Eloge de la volupté", Les Amours de Psyché 49'15 : Dédicace du Livre 1
Parodie au service de la prévention : "La Cigale et la Fourmi", I, 1.