Penser après les cours...!

Descriptif du Projet Peanuts

Par cyberblaise - publié le dimanche 12 mai 2013 à 10:34 dans ow4 option théâtre 1ère Terminale

 Lycée Camille See, 42, avenue de l'Europe, 68025 Colmar

Année 2012-2013

Option facultative théâtre Lycée Camille See (Groupe 2)

Historique de la création du groupe : le nombre d'élèves demandant à s'inscrire en option facultative théâtre étant trop grand pour former un seul groupe, des premières et terminales L de spécialité théâtre souhaitant également présenter le théâtre en option facultative se sont réunis pour, au départ, travailler en candidats libres.

Fin octobre, bien que cela n'ait pas été prévu dans son service, l'enseignant en charge des élèves de seconde et nouvellement nommée sur le poste spécifique théâtre pour l'année 2013-2014 ( Mme Huckel-Ottenwelter), a accepté de travailler avec les élèves deux mardis par mois pendant deux heures,  de 16h à 18h, d'abord dans une salle de travail de la CDE puis au lycée pour pouvoir avancer le cours de 15h à17h et ainsi perdre moins de temps dans les transports.

Le groupe, à l'origine composé de 11 personnes ( 5 Terminales L Théâtre et six Premières L Théâtre), s'est réduit à 9 personnes ( 5 Terminales et quatre Premières) au mois de janvier, deux élèves en difficulté scolaire s'étant désistés. Quatre élèves de terminales se sont inscrits à l'épreuve d'option théâtre facultative.

Les élèves n'ont pas travaillé avec un intervenant professionnel dans le cadre de l'option facultative mais sont en contact avec des professionnels pour leur travail en spécialité.

Projet mis en place

La réflexion a porté sur  la question d'un théâtre politique contemporain : après avoir vu et étudié la représentation de Maître Puntila et son Valet Matti de Brecht, dans la mise en scène de Guy-Pierre Couleau et avoir constaté qu'un grands nombre de spectacles proposés dans la programmation 2012-2013 de la CDE invitaient à une réflexion sur les relations de pouvoir, les rapports de forces, le vivre ensemble, les conditions de vie imposées au « peuple », le groupe s'est interrogé sur la dimension politique du théâtre aujourd'hui.

Le professeur leur a alors proposé de travailler sur Peanuts de Fausto Paravidino,  un jeune auteur italien qui avait 24 ans au moment de la rédaction d'un texte que l'on peut considérer comme une forme de « théâtre épique » démarqué de Brecht,  peut-être même d'une sorte de « Lehrstuck ».  

Il est inspiré à la fois de la bande dessinée Peanuts  de Charles Schulz et des événements qui se sont déroulés à Gênes en 2001. Il est publié dans le même ouvrage que la pièce intitulée Gênes 2001, une forme de théâtre documentaire qui retrace ce qui s'est passé au  contre-sommet du G8 en Italie. Le texte est publié à L'Arche dans une traduction de Philippe Di Meo.

Peanuts est donc inspirée de la répression policière qui s'est abattue sur les manifestants altermondialistes lors du sommet du G8 à Gênes en juillet 2001. Les affrontements avaient causé la mort d'un jeune italien, Carlo Giuliani. Celui-ci avait à peu près le même âge que le policier responsable de sa mort. Peut-être ces deux hommes se connaissaient-ils ? Peut-être avaient-ils regardé les mêmes émissions de télévision ? Des interrogations qui ont inspiré Fausto Paravidino, pour composer Peanuts, fresque en deux parties d'une bande de copains et copines avant et après le sommet de Gênes. Ces adolescents capricieux oscillent entre égoïsme aigu et désir de solidarité, addiction aux besoins matériels et envie de tout détruire.

La pièce est écrite selon le principe de la bande dessinée de Charles Schulz, en séquences courtes.
La première partie se passe dans un appartement que Buddy est censé garder pendant l'absence de la famille pour laquelle il travaille. Une bande de copains va s'incruster sans que Buddy n'arrive à les mettre dehors. L'appartement va subir de nombreuses dégradations. Cette première partie met en lumière l'absence de conscience politique d'une partie de notre société. Les scènes sont titrées de façon ironique par des thématiques politiques qui renvoient à la globalisation, un peu comme dans certaines pièces de Brecht. A la fin de cette partie, le jeune fils de la famille revient à l'improviste et met tout le monde dehors. Après, la pièce bascule.

Dix ans plus tard, les mêmes protagonistes se retrouvent dans un endroit que l'on peut supposé être la caserne de Bolzaneto où ont eu lieu des scènes de violence et d'humiliation sur des manifestants emprisonnés pendant trois jours. La volonté de domination et de pouvoir, l'autorité, la violence physique et le sens du devoir réduisent les rapports humains à néant. Cette seconde partie contraste nettement avec la légèreté de la première. La pièce se termine sur une deuxième version de la scène de transition avec l'arrivée du fils du propriétaire. Est-ce que cela aurait pu se passer autrement si Buddy avait réagi différemment ?

 

 Pour Fausto Paravidino, ce n'est pas le 11 septembre 2001 qui marque le tournant du siècle mais, deux mois avant la chute des tours, les violences du sommet de Gênes.  Dans ses deux pièces, Fausto Paravidino articule le travail de lutte contre la désinformation et de contre-information à une critique radicale du système économique et politique que constitue la démocratie de marché dont les Etats-Unis comme l'Europe sont autant d'exemples :

« Beaucoup de citoyens, et pas seulement ceux de ma génération, ne se sentent plus représentés par la politique traditionnelle et aujourd'hui, les mouvements contre la globalisation recherchent d'autres lieux et d'autres manières de faire de la politique. Les associations de volontariat sont souvent la réponse à cette envie retrouvée de faire la politique. Mais ce qu'on ressent est le manque d'un projet. Même l'âme verte et écologique de l'Europe ne bouge qu'à l'intérieur des catégories économiques propres à l'économie de l'exploitation. Au fond, l'Europe ne se différencie des Etats-Unis que par sa timidité, par moins d'arrogance, par un reste de culpabilité, dû, peut-être, à son passé colonialiste. Mais on n'en est pas encore à une inversion de la tendance capitaliste, celle qui mesure les paramètres de Maastricht en termes de croissance du PIB […], alors que l'objectif de l'économie mondiale devrait être la réduction du PIB. Je comprends que la crise du marché de l'automobile engendre du chômage, mais en arriver à souhaiter l'expansion perpétuelle du marché de l'automobile nous amènera tout droit à la catastrophe de l'environnement. Je n'ai pas de recettes, je constate seulement le manque d'une idée politique alternative. »

Les deux pièces abordent le même événement, à savoir le contre-sommet du G8 à Gênes en 2001, et plus précisément la brutalité de la répression de ce contre-sommet, qui a conduit à la mort du jeune Carlo Giuliani, sous deux versants : l'événement proprement dit dans Gênes 01, et le contexte politique et idéologique qui l'a rendu possible dans Peanuts.

Déroulement des séances :

Les premières séances qui se sont déroulées dans une salle de travail de la Comédie de l'Est ont consisté en exercices divers pour tenter de constituer le groupe, puis le texte a été proposé à la lecture, séduisant les élèves par la mise en perspective du comportement adolescent et de ses conséquences sur la société, par sa dimension comique également. Le travail a cependant été perturbé du fait du désistement de deux élèves alors que la distribution correspondait exactement au nombre de membres du groupe initial, il a donc fallu se répartir les rôles différemment.

La dramaturgie mise en ½uvre par le groupe a voulu souligner le caractère didactique de la pièce en faisant d'une salle de classe l'espace scénique de base : les personnages étant des élèves proposant à leurs camarades un cours à leur manière sur les effets de la mondialisation. Les didascalies spatiales ne sont donc pas représentées de façon réaliste, le déplacement des chaises et des tables de la salle de classe évoquent les meubles nécessaires au jeu et sont faits à vue, après que l'on ait annoncé le thème que la scénette va illustrer. Les accessoires sont tirés des sacs de classe en fonction des besoins.

Dans la première partie, les acteurs vont forcer le jeu comme des personnages de dessins animés et se forger une voix que nous avons appelée de « muppets », exercice qui a été perçu comme difficile par certains élèves. A chaque scénette, ceux qui ne jouent pas dans la suivante retournent à leur bureau. Entre les scènes, parfois, les personnages se livrent à des sortes d'intermèdes qui exhibent constamment la théâtralité. Ce ne sont pas toujours les mêmes acteurs qui jouent les mêmes personnages, c'est alors un bonnet de couleur que les acteurs se transmettent qui permet au public d'identifier qui est qui.

Dans la deuxième partie, le côté BD est complètement escamoté et les scènes sont jouées de façon plus réalistes pour mettre en lumière la violence policière et la suppression des liens affectifs qui existaient entre la bande de « copains » dix ans après.

Le groupe n'a pas eu le temps de mettre en scène la totalité de la pièce du fait du manque d'assiduité de certains de ses membres et sans doute aussi de l'absence d'un intervenant. Le travail n'a ainsi pas pris la forme d'une représentation de fin d'année traditionnelle, il a été proposé sous la forme d'une lecture théâtralisée aux élèves de seconde de l'enseignement d'exploration art du spectacle, certaines parties de la pièce étant lues, d'autres-notamment les scènes prévues pour la passation de l'examen- jouées.

La dimension théorique du projet a été menée au fur et à mesure de l'avancée du travail sur le jeu et en fonction des spectacles vus dans la programmation de la CDE : rapports entre l'esthétique brechtienne et Peanuts, notion de théâtre documentaire, évocation de la mise en scène de Stanislas Nordey en 2006 avec les élèves du Théâtre National de Bretagne ainsi que celle plus récente d'une jeune compagnie suisse, la Cie ÜBERRUNTER dont il existe une captation sur Vimeo. Une rubrique du blog Penser après les cours a été créée à  destination des élèves de l'option pour garder trace de certains points abordés en cours.

Les élèves ont été laissés libres du choix de leur recherche personnelle, pourvu qu'elle ait un lien, soit avec un spectacle vu dans l'année, soit avec la thématique des rapports entre théâtre et politique.

 

Spectacles vus à la CDE

Le groupe était abonné à la totalité des spectacles programmés par la CDE mais l'accent a été mis sur les pièces les plus susceptibles de donner lieu à une réflexion « politique ».

-Maître Puntila et son valet Matti, B. Brecht/Guy-Pierre Couleau

-Les Bâtisseurs d'Empire ou le Schmurz Boris Vian/ Pauline Ringeade

-Le Quai des oubliés, Compagnie Dromesko

-Samdi soir pou oublier et Paradise, compagnie créole/ François Bon/ Lolita Monga

-Quatre-vingt treize V.Hugo /Godefroy Segal

Les recherches personnelles :

Marjorie Beat :

Loris Bozon :

Jennifer Martin : Y-a-t-il un « physical theater » en France ?La découverte du théâtre gestuel de Jacques Lecoq.

Pauline Minoux :

 

 

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Peanuts de Fausto Paravidino

Par cyberblaise - publié le jeudi 2 mai 2013 à 15:25 dans ow4 option théâtre 1ère Terminale
Une mise en scène originale par une jeune troupe suisse mais pas forcément convaincante:
http://vimeo.com/56850079

Peanuts

Par cyberblaise - publié le lundi 7 janvier 2013 à 16:32 dans ow4 option théâtre 1ère Terminale
Pour rire un peu et se remettre dans l'ambiance:
http://www.peanuts.com/

Le quai des oubliés Volière dromesko

Par cyberblaise - publié le jeudi 20 décembre 2012 à 15:00 dans ow4 option théâtre 1ère Terminale
Pour se remémorer ce très beau spectacle, un lien vers le site de la compagnie où vous trouverez beaucoup de photos du spectacle et des informations sur les autres créations.
http://www.dromesko.net/fr/spectacles/le-quai-des-oublies

Présentation du théâtre forain et de "la baraque" du théâtre Dromesko:L'objectif est d'aller à la rencontre des publics qui ne vont pas au théâtre dans les lieux qui lui sont habituellement consacrés.
http://www.youtube.com/watch?v=0AfX31_C4wM

un débat sur le théâtre à Rennes

Par cyberblaise - publié le samedi 15 décembre 2012 à 18:01 dans ow4 option théâtre 1ère Terminale
Pour tous ceux qui s'intéressent au théâtre aujourd'hui, des vidéos d'un débat qui a eu lieu à Rennes:
http://www.telerama.fr/scenes/etats-du-theatre-2012-a-rennes-les-debats-a-revoir-en-video,90831.php#xtor=RSS-18

Le salon des formations artistiques à Paris le 1 et le 2 décembre

Par cyberblaise - publié le mardi 20 novembre 2012 à 09:48 dans ow4 option théâtre 1ère Terminale
Pour les élèves intéressés par les formations dans le spectacle vivant:
http://www.le-start.com/

Découvrez l'ecole de théâtre de Jacques Lecoq

Par cyberblaise - publié le dimanche 18 novembre 2012 à 16:33 dans ow4 option théâtre 1ère Terminale
Une émission qui vous permet de découvrir l'école de théâtre de Jacques Lecoq qui a formé des générations d'artistes et qui existe toujours.
http://www.franceculture.fr/emission-l-atelier-de-la-creation-l-ecole-jacques-lecoq-un-heritage-en-mouvement-2012-11-15

Jacques Lecoq. Cet homme a vu naître parmi les plus grands artistes de la seconde moitié du XXème siècle. Discret, à l'écart de toutes les coteries, il a fondé son école internationale, reconnue mais souterraine, qui depuis 1956 a su accompagner la naissance et le mouvement d'immenses créateurs de la scène, d'Ariane Mnouchkine à Philippe Avron, de Luc Bondy à Steven Bercoff, d'Alain Gautré à Yasmina Reza, de Michel Azama à Claude Régy… Incroyable de penser que tous ces artistes se sont découverts auprès de ce poète du mouvement. Durant près de 40 ans, Jacques Lecoq a su entretenir ce vivier inépuisable, pépinière d'acteurs inouïs, singuliers et uniques.

 

Etrangement, on sait peu de choses sur Jacques Lecoq et son école. Comment a-t-elle pu marquer à vie tous ces créateurs ? Quelle est cette école atypique qui rassemble tant de diversité ? Dans l'édition 2012 du festival d'Avignon, quatre artistes programmés sont « passés » par la formation Lecoq : Simon Mac Burney, William Kentridge, Christoph Marthaler et Rolf Abderhalden. Une occasion rêvée pour tenter de comprendre l'énigme Jacques Lecoq. Qui était cet homme, quelle pensée anime sa pédagogie ? S'agit-il simplement d'une « méthode » ? Ou plus largement d'une éthique ? Comment est-il devenu ce passeur mythique, cet accoucheur qui a su façonner la scène de son temps, hier comme aujourd'hui ? Avec ses anciens élèves, nous avons évoqué l'héritage en mouvement de celui qui a considérablement influencé leur parcours créateur, aussi différents soient-ils.

 

Pour mieux comprendre ces questions, nous avons voulu nous rendre dans l'école internationale Jacques Lecoq, Après sa mort en 1999, l'école a su trouver la force d'une véritable mue. Sous l'œil bienveillant de sa femme, Faye, et de ses quatre enfants, activement présents dans la poursuite du rêve fondateur, un collège de professeurs a su prolonger le geste pédagogique du maître, le respectant tout en le rendant vivant, et en lien organique avec le temps présent. Nous avons eu la chance d'assister aux deux jours de rentrée de l'école – un bon moment pour en saisir l'essentiel. Grâce à ce voyage sonore inédit, nous partons en quête de cette expérience mystérieuse de la transmission, le plus beau secret du théâtre.

 

Enrichies d'archives d'Ariane Mnouchkine et Philippe Avron (élève de la première année de l'école — 1956…), ce voyage au pays de Jacques Lecoq, d'hier et d'aujourd'hui, sera ponctué par la lecture d'un texte bouleversant, « Lettre à mes élèves », lu par l'acteur Sergi Lopez, lui-même ancien élève de l'école. Au terme de la traversée, nous rencontrerons les artistes de demain, ceux qui sortis de l'école engagent de nouvelles aventures, souvent fondées sur la création collective.

 

En navigant dans les eaux de cette école atypique, nous serons peut-être en mesure de mieux répondre à ces questions : Pourquoi Jacques Lecoq est-il si essentiel et si marginal ? Comment comprendre qu'un homme qui a façonné tant d'artistes restent dans l'ombre de nos mémoires ?

 


Nouveaux horaires pour l'option première-terminale

Par cyberblaise - publié le vendredi 16 novembre 2012 à 17:11 dans ow4 option théâtre 1ère Terminale


Nous pouvons désormais travailler au lycée à partir de 15h dans la salle 111, voire nous y rendre à 14H30 pour préparer la salle et commencer le travail à 15h.

Je vous y attends mardi 20. Apprenez la dernière scène avec variante de chaque partie parfaitement.

Rappelez-moi également qui est partant pour une intervention au salon du livre le 24 et 25 novembre à 14 ou 15h pour que nous puissions préparer cette intervention lors de la séance du mardi 20;

Faites passer le message car tout le monde ne lit pas ses mails.

CH

Bernard Sobel

Par cyberblaise - publié le samedi 20 octobre 2012 à 16:20 dans ow4 option théâtre 1ère Terminale

Pour ceux qui ont manqué la rencontre avec le metteur en scène Bernard Sobel à la CDE samedi ou pour ceux qui voudraient la prolonger, voici une série de vidéos qui lui donnent la parole:

http://www.theatre-video.net/video/Les-maitres-contemporains-Bernard-Sobel-1-3?autostart


Un entretien avec Sobel sous une forme intéressante:

http://www.hypertheatre.org/?cat=1


Notes prises lors de la rencontre avec Bernard Sobel à la CDE samedi 2à Octobre 2012-10-22

 Introduction (Guillaume Clayssen, dramaturge de la CDE)

Brecht : «  Penser fait partie des plus grands plaisirs de la race humaine »

 Claudel, Pirandello, Becket seraient moins pertinents que Brecht au plan de la question de leur actualité ; référence à Barthes : Brecht = contemporain capital, d'une autre importance que Shakespeare et Gogol car Brecht a écrit pour son temps »

Brecht devenu un classique= actualité ? Notre histoire en 2012 ou histoire plus ancienne ?

Qu'est-ce que devient un Théâtre politique 50 ans après, Intérêt théâtral maintenu mais intérêt politique plus problématique ?

Deux termes : Théâtre et Politique vont de soi, s'inscrit dans la cité et parle de la cité de façon critique chez les Grecs.

Apport de Brecht, Rapport de Sobel avec Brecht en tant que membre du PC.

Sobel :

Aujourd'hui tsunami de la pensée, on quitte un vieux monde, chance formidable d'interrogations fraîches ; Quand des gens aujourd'hui voient l'irrésistible ascension d'Arturo UI ils savent qu'il ya 5 millions de chômeurs.

« Tout est politique » : dialogue fictif avec  Claude Régy sur le principe d'incertitude, l'inquiétude. Que fait-on de l'espèce humaine ? Sentiment d'une explosion des identités mais questionnement des gens à l'autre bout du monde qui fabriquent nos Iphones, question sur l'engagement, sur notre acceptation de la torture, des conditions de travail d'autrui…

Brecht pas plus politique que les 7 contre Thèbes.

Parallèle problèmes que vivent les Roms et recherche de l'argent pour monter une pièce. Question de la légitimité d'un « nous »( Séminaire sur Spinoza Pautrat)

Brecht a traversé 1917, Révolution russe,  Auschwitz, le Goulag.

Est-ce que Puntila est un salaud ? // Est-ce que Bernard Arnaud est un salaud ? Il est dans un système particulier.

Lecture de Marx du Capiltal en 34

Notre tâche, devoir, est de faire en sorte que plus personne ne se fasse d'illusion : par rapport à soi-même, nécessité de vivre dans un monde qui n'a pas besoin d'illusion. Jusque là nous avons vécu dans un monde où nous nous racontons des salades !

Luxe de pouvoir jouir du spectacle mais tout le monde est dans la peur du lendemain. Question différentes pas forcément conflit Riches/pauvres, lutte des classes.

Comment rendre le monde praticable ? Donner du courage, dénoncer la financiarisation par exemple, lecture de Sobel d'un ouvrage sur les richesses franciscaines : de la pauvreté volontaire, l'argent est de la merde, comment vivre en en  ne voulant pas d'argent ?

Brecht : Théâtre laboratoire : donner le courage de ne pas se faire d'illusion, paradoxe du Théâtre.

Qu'est-ce qu'un personnage ? A quoi on croit ? Donner l'occasion de se poser des questions. Les réponses sont dans la vie pratique , pas au plateau cf Molière qui lutte contre l'illusion: Dom Juan " Je te le donne pour l'amour de l'humanité », question toujours posée du sens de cette formule que Molière met dans la bouche de Don Juan face au pauvre.

Utilité du Théâtre : rend compte d'expériences authentiques.

Faiblesse de Brecht : parfois donneur de leçon.

Ne pas oublier que l'on est un animal pensant.

Les grandes pièces sur l'Histoire de France ne sont pas françaises.

Verfremdundseffect : terme jamais employé pendant que Sobel était au Berliner ensemble.

Pb de la responsabilité de soi mais aussi des autres, interactif. « Nous sommes une expérience »

Influence des acteurs du Berliner : bof, surtout système de la troupe salariée en Allemagne, amour de Sobel pour les acteurs qui lisent et connaissent des poèmes. Faire en sorte que l'acteur soit son propre metteur en scène. Pas de méthode Sobel ! Pas de professionnalisme des poètes : « sel de la terre » : besoin fondamental d'écrire ce qu'ils ont à écrire. Expérience pour laquelle ils payent très cher.

Brecht pas « pur » : faire de l'argent, procédés, facilités.

Des malades utiles » Théâtre a pour fonction de dénoncer l'illusion//à la psychanalyse

T'es encore communiste » ? « Intellectuel sans se faire d'illusion »

Refus de Brecht assimilé à du Théâtre de propagande, rejet : "comme déféquer dans une réunion intellectuelle" (sic)

Brecht contraint par un vieil outil, la scène à l'italienne, éloge par Sobel de mises en scènes de Bob Wilson plus brechtienne ! par ex Hamlet Machine de Heiner Muller.


Entretien avec Fausto Paravidino (Option facultative 1ère-Terminale)

Par cyberblaise - publié le mercredi 10 octobre 2012 à 20:51 dans ow4 option théâtre 1ère Terminale

En attendant de nous retrouver le mardi 23 octobre, je vous invite à lire des entretiens avec l'auteur de Peanuts: Le théâtre comme lieu de reconnaissance et de résistance.

http://www.criticalstages.org/criticalstages6/entry/Le-theacuteacirctre-comme-lieu-de-reconnaissance-et-de-reacutesistance-mdash-Entretien-avec-Fausto-Paravidino-Dramaturge-Italien?category=4


"débusquer dans des situations et événements réels ces petites choses, en apparence insignifiantes, révélatrices de l'âme humaine, de la singularité des êtres humains"

 

"Dans mes pièces les scènes viennent de la réalité, mais elles sont compressées. Le plus grand artiste de la compression c'était Shakespeare, on le voit dans sa façon d'utiliser le temps, les relations entre les personnages. La difficulté dans l'écriture et sur le plateau est de trouver comment compresser sans rendre l'histoire incompréhensible."

 

http://www.drammaturgia.it/recensioni/recensione1.php?id=3217

 

Extrait d'un article du Matricule des Anges:

Peanuts est une fiction qui ne fait pas expressément référence à Gênes mais traite plutôt de tout l'environnement culturel qui peut aboutir à de tels événements. La pièce est écrite sur le principe des planches de la bande dessinée Peanuts. Les séquences sont courtes. Buddy a la charge de garder un appartement luxueux pendant l'absence de la famille pour laquelle il travaille comme serveur. L'appartement est représenté par une immense télévision et un grand canapé. Une bande de copains va s'incruster sans que Buddy parvienne à les mettre dehors. L'appartement va subir de nombreuses dégradations. Les scènes sont toutes titrées de façon ironique par des thématiques politiques. Ainsi la séquence " Globalisation et mondialisation " traite du difficile problème de savoir combien se cotiser pour acheter du Coca cola et comment, sous la pression du groupe, ceux qui veulent consommer une autre boisson vont devoir payer plus cher. Une ironie pour mettre en lumière l'absence de conscience politique d'une partie de notre société, préoccupée majoritairement de consommation. Scène 11, le jeune fils de famille revient et met tout le monde dehors. Puis la pièce bascule. Entre la scène 11 et 12, dix ans se sont écoulés. Toute l'action se déroule dans un commissariat, il n'y a aucune mémoire du passé, il y a seulement les policiers et les accusés. On va assister à une bavure du policier Buddy. La pièce se termine sur une deuxième version de la scène de transition, avec cette question : comment cela pourrait-il se passer autrement ?


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Ce blog est une invitation à se cultiver après les cours pour mes élèves du lycée Camille See de Colmar. J'aimerais qu'il devienne le lieu d'approfondissement des petites digressions qui font le charme des cours et aussi l'occasion d'échanger nos bonheurs de lecture et des informations sur les événements culturels susceptibles de nourrir notre vie.
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