Penser après les cours...!

Femme nue, femme noire de Leopold Sedar Senghor

Par cyberblaise - publié le vendredi 4 juin 2010 à 11:19 dans Poésie

Vous pourrez trouver un commentaire de ce texte sur le lien suivant:

http://ethiopiques.refer.sn/spip.php?article1199


Dans votre manuel, p308 à 311, figure une présentation de l'écrivain et de son recueil Ethiopiques,1938

p311 Vous pouvez lire un autre poème de lui qui évoque la figure de la femme aimée.

Sur la notion de symbolisme

Par cyberblaise - publié le samedi 29 mai 2010 à 11:38 dans Poésie

Pour approfondir la notion de symbolisme:

http://www.espacefrancais.com/symbolisme.html

Le site offre d'ailleurs bien d'autres ressources pour réviser.

Pistes pour commenter "Parfum Exotique" de Baudelaire

Par cyberblaise - publié le samedi 29 mai 2010 à 11:15 dans Poésie

http://www.bacdefrancais.net/Parfex.php

Ce lien est intéressant car vous pourrez entendre une lecture à haute voix du texte, mais le commentaire n'est pas aussi approfondi que celui que nous avons fait en classe.


Un lycéen note un plan détaillé de commentaire de ce sonnet sur facebook:

http://ja-jp.facebook.com/topic.php?uid=73744825932&topic=7535


Voici une explication linéaire trouvée sur www.etnoka.fr qui reprend plus nettement certains points que nous avons vus en cours en faisant des rapprochements avec d'autres poèmes des Fleurs du mal.

 

PARFUM EXOTIQUE                                                                                                                                       

C. BAUDELAIRE (1821-1867), Les Fleurs du Mal  1857

 

SITUATION DU TEXTE.

 

            "Parfum exotique", écrit en 1846 est un poème de jeunesse qui n'a été publié qu'en  1857 dans la section "Spleen et Idéal" des Les Fleurs du Mal.

      Son inspiratrice est Jeanne DUVAL, superbe mulâtresse avec qui il a eu une liaison orageuse de 1842 à 1855. "Parfum exotique" met en évidence le pouvoir magique de son parfum, créateur d'un univers fait d'harmonie et riche en correspondances.

       Ainsi, se trouvent associés dans ce poème la femme, le parfum et l'évasion (trois thèmes obsessionnels chez BAUDELAIRE ).

IDEE GENERALE.

 

            Le thème principal de ce poème est l'évasion dans la rêverie du bonheur par l'intermédiaire de la femme.

MOUVEMENT DU TEXTE

 

Le poème se subdivise en deux grandes parties :

*Vers 1 et 2 : clôture initiale ou l'intimité propice

*Vers 3 à 14 : le déroulement du spectacle

                    Vers 3 à 8 : l'île

                    Vers 9 à 14 : le port

 

EXPLICATION LINEAIRE

 

Vers 1 et 2 :

 

          Le poète débute par l'évocation d'un univers clos , une intimité propice à l'extase.

Le regard du poète se ferme à la réalité( "les deux yeux fermés") et le lointain en estompe les lignes (cf.aussi le poème  "le balcon" : "la nuit s'épaississait ainsi qu'une cloison"). Le poète ainsi concentré sur son intériorité et blotti contre le sein de sa bien-aimée( "ton seil chaleureux" peut se laisser aller è la magie de son parfum.

       Celui-ci va libérer en quelque sorte son esprit (cf." la chevelure" "Comme d'autres esprits voguent sur la musique/Le mien, ô mon amour, vogue sur ton parfum".).

      Tout est déjà d'ailleurs promesse de bonheur puisque le lointain est ‘'chaud'' et le sein ‘'chaleureux''. La femme, prétexte au rêve, méditation nécessaire, va ensuite être absente des visions.

 

 Vers 3 à 8 :

 

           Ces visions annoncées d'entrée de jeu par "je vois" se prolongent sur six vers et ont une certaine ampleur : elles sont restituées sur le mode syntaxique de l'énumération par la juxtaposition d'éléments qui aboutissent à un tableau.

Le verbe se "dérouler" qui évoque un glissement solennel et mélodieux est renforcé par un mouvement ondulatoire du rythme avec des enjambements (3;4, 5;6) et des éléments phoniques  qui se répètent et 'oe' et 'r' et, par la phrase mélodique à forte attaque à l'initiale ("je vois" en anaphore), au déploiement progressif et au decrescendo final.

         Le poète est ici spectateur de la rêverie, spectateur passif d'une rêverie constituée d'éléments visuels qui s'organisent tout d'abord en vue panoramique avant d'aboutir à un effet de zoom (sur la femme). Le spectacle est celui des "rivages heureux", d'une île.

Depuis la plus haute antiquité, l'île a fasciné les hommes car elle symbolisait l'âge d'or.

      

         L'élément primordial de ce paysage est la lumière. C' est une "chaude lumière" (cf. L'invitation au voyage) à la fois intense (cf. ‘'éblouir''), uniforme (cf. ‘'monotone''), et dont les reflets se multiplient à l'infini ("les feux"). 

       Mais ce paradis baudelairien rappelle une vision païenne (cf. "J'aime le souvenir de ces époques nues") et s'oppose ainsi à la modernité et à l'Eden biblique. En effet, la ''paresse'' s'oppose à l'agitation du monde moderne, à la frénésie du travail comme du plaisir. Elle est nonchalance, abandon, pâmoison.

L'absence du péché est présente dans "les fruits savoureux", sans arrière goût de péché ou de remords, dans les êtres originels que sont les hommes, remarquables par leur pureté et leur innocence.

En cela d'ailleurs, ils sont opposés à la laideur des hommes modernes (cf. v.22 : "Ô pauvres corps tordus, maigres, ventrus ou flasque") et à la corruption des femmes (cf. v.25-26 :"Et vous, femmes, hélas, pâles comme des cierges,/ Que ronge et que nourrit la débauche").                   

        Nous sommes ici en présence de la tradition des paradis exotiques où l'homme et la femme vivent en harmonie avec la nature, mère nourricière, loin de toute idée de faute.

 

Vers 9 à 14 :

 

             Le vers 9 est une reprise anaphorique d'un schéma conducteur presque identique.

A "Quand je respire l'odeur, je vois" répond "Guidé par ton odeur, je vois".

        Cette architecture rigoureuse où deux phrases seulement composent le sonnet est voulu par le poète qui construit ainsi la rêverie loin de toute angoisse, de toute conscience malheureuses liées à la fragmentation et à la division.

      Le port ici combine à la fois le bonheur de l'immobilité et la promesse d'une évasion dans la profusion des sentiments qui ouvre à l'ivresse extatique. (NB. extase : du grec qui veut dire action d'être hors de soi-même. Etat dans lequel une personne se trouve comme transportée hors de soi et du monde sensible avec le sentiment de s'unir à quelque chose de transcendant).

       En effet, de l'ordre de la vision sont les navires bercés par le roulis qui sont évoquées par les synecdoques (métonymies) ''voiles'' et ''mâts'' mettant l'accent sur les lignes verticales et les "verts tamariniers" où l'adjectif qualificatif ‘'vert'' insiste sur la couleur.

       De l'ordre du sens olfactif relève le parfum des "tamariniers" dont le mouvement incessant ‘'circule'', créant une atmosphère enivrante et pénétrante.

      A l'ordre du sens auditif appartient le "chant des mariniers" dont l'intensité est traduite par des sonorités graves en 'a' ou 'â' que l'on retrouve d'ailleurs dans beaucoup de mots des tercets.

     Le poète n'est plus ici spectateur de sa rêverie, il est entré dans sa rêverie grâce à la mutation de l'élément olfactif. L'odeur de la femme devient celle des tamariniers que le poète sent dans son présent.

       Ainsi, la fusion des sensations s'opère dans le creux de "l'âme" du rêveur et ce luxe de sensations s'épanouit dans un monde harmonieux, harmonie des choses entre elle et le soi du poète, harmonie des parfums, des couleurs et des sons qui se répondent.

Nous atteignons ici l'acmé de l'extase. Ce réseau de correspondances et d'échos (assonances en 'i' et 'a', allitérations en 'm' , 'r', 'l' ) crée un mouvement régulier proche du bercement. Et l'ultime vers conjugue tous ces effets poétiques pour mettre en évidence l'harmonie de la fusion ("je mêle"), la plénitude de l'extériorité ("dans mon âme"), l'exaltation sereine.

Dès lors, le contexte environnant est remplacé par le contexte exotique non plus vécu par les sens mais par l'âme. Le parfum a ouvert la voie d'un univers idéal qui parle à l'âme plus qu'à la sensibilité.

 

 

CONCLUSION

 

Par un sonnet régulier, très classique par sa structure où coïncident organisation syntaxique et structure du sonnet, BAUDELAIRE a réussi à nous faire pénétrer dans le mouvement même de sa rêverie. Cette rêverie est pour BAUDELAIRE l'image même du bonheur dans un ailleurs lumineux où il est comblé car protégé par un lieu à la fois clos et isolé du monde extérieur où s'épanouit une nature généreuse, où les hommes sont beaux et purs, où règne l'harmonie la plus absolue. Le spleen est bien loin certes, mais le bonheur est très fragile.


"La chevelure" de Charles Baudelaire ( ouverture pour "parfum exotique")

Par cyberblaise - publié le vendredi 28 mai 2010 à 11:37 dans Poésie

Pour prolonger l'étude de "Parfum Exotique", lisez p324  dans votre manuel " la Chevelure" ainsi que le poème en prose qui lui correspond " Un hémisphère dans une chevelure". Pensez à y faire référence dans l 'ouverture de votre conclusion.

Pour mieux comprendre le poème, voici des pistes de commentaire:

http://baudelaire.litteratura.com/?rub=regards&srub=axe&id=3

et une lecture analytique plus détaillée:

http://www.matisse.lettres.free.fr/epiphanies/l_a_chevelure.htm


Voici également une comparaison entre le poème en vers et le poème en prose très éclairante : http://alaiseblaise.unblog.fr/2008/06/27/textes-n26-baudelaire-la-chevelure-un-hemisphere-dans-une-chevelure/


Sur Jeanne Duval, l'amante de Baudelaire qui a inspiré ces poèmes:

http://baudelaire.litteratura.com/?rub=vie&srub=per&id=5



Préparer l'étude de "Mon Rêve familier" de Verlaine

Par cyberblaise - publié le vendredi 28 mai 2010 à 11:13 dans Poésie

Pour préparer le commentaire de ce poème de Verlaine , allez sur ce lien , vous pourrez y découvrir la biographie de Verlaine, des renseignements sur le symbolisme et entendre des lectures à haute voix du poème:

http://www.ac-grenoble.fr/disciplines/lettres/podcast/sequences/Module_Verlaine/co/Verlaine_1.html

Evolution de la poésie au cours du XIXème siècle

Par cyberblaise - publié le mercredi 26 mai 2010 à 12:53 dans Poésie

Pour bien comprendre en quoi Apollinaire est un poète entre tradition et modernité, il est intéressant de connaître l'évolution de la poésie entre le XIXème et le XXème siècle:

https://www.weblettres.net/ar/articles/14_164_445_dossier16a25.pdf

sur les fonctions du poète et la poésie

Par cyberblaise - publié le mercredi 26 mai 2010 à 12:37 dans Poésie

Question d'entretien à travailler pour l'objet d'étude sur la poésie

Par cyberblaise - publié le mercredi 26 mai 2010 à 12:31 dans Poésie
 

 

Qu'est-ce qu'une forme fixe ? Qu'appelle-t-on la prosodie ? la métrique ? la scansion ? Cherchez le sens de ces mots dans le disctionnaire.

En quoi un texte en prose peut-il être dit poétique ?

Quelles sont les règles de diction d'un vers ?

Les définitions de la poésie foisonnent : quelles caractéristiques sont pour vous des constantes dans la définition de la poésie ?

Quelles sont les différentes fonctions du poètes que vous connaissez ? Pourquoi sont-elles de plus en plus modestes et discrètes au fur et à mesure du temps ?

Considérez-vous le slam comme de la poésie ?

La poésie est-elle selon vous démodée aujourd'hui ?

Pourquoi a-t-on pu dire que la poésie est "jonglerie avec les mots" ?

Pourquoi la poésie est-elle considérée par certains comme le genre littéraire le plus noble ?

Pourquoi certains considèrent-ils que la poésie est indispensable à l'humanité ?

La poésie est-elle pour vous essentiellement le lyrisme ?

La poésie se caractérise-telle essentiellement par l'emploi d'un grand nombres de figures de style et notamment la métaphore ?

Quel rapport peut-on faire entre poésie et peinture ? et musique ?

Pourquoi le mythe d'Orphée est-il éclairant pour comprendre les fonctions de la poésie ? Qu'appelle-t-on la muse ?

Pouvez-vous retracer l'évolution de la conception de la poésie au 19ème siècle ?

Qu'est-ce que la modernité en littérature, seulement un goût pour ce qui est récent, moderne ?

Quelle a été l'apport d'Apollinaire à l'histoire de la littérature, pourquoi est-il dit un poète de transition, entre tradition et modernité ?

 

Anthologie de femmes poètes

Par cyberblaise - publié le mercredi 26 mai 2010 à 11:40 dans Poésie

Cette année le Printemps des poètes a célébré la poésie écrite par des femmes poètes. Allez sur le site Terre de Femmes pour explorer cette écriture d'aujourd'hui et pourquoi pas vous fabriquer une anthologie personnelle et originale à partir de là.

http://terresdefemmes.blogs.com/anthologie_potique/anthologie-po%C3%A9tique-terres-de-femmesprintemps-des-po%C3%A8tes-2010-couleur-femme-.html


La poésie s'écrit aujourd'hui , beaucoup plus que vous ne l'imaginez:

http://www.printempsdespoetes.com/


L'on peut aussi l'écouter, par exemple à la Maison de la Poésie à Paris:

http://www.maisondelapoesieparis.com/index.php?ssrub=14&page=21

la modernité selon Baudelaire

Par cyberblaise - publié le vendredi 21 mai 2010 à 12:23 dans Poésie

Pour mieux comprendre " l'Esprit Nouveau" d'Apollinaire, découvrez ce qu'il doit au concept de modernité tel qu'on le trouve chez Baudelaire, l'occasion ausi de découvrir l'auteur des Fleurs du Mal.

http://pagesperso-orange.fr/litterae/page3.3.baudelaire.html


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Ce blog est une invitation à se cultiver après les cours pour mes élèves du lycée Camille See de Colmar. J'aimerais qu'il devienne le lieu d'approfondissement des petites digressions qui font le charme des cours et aussi l'occasion d'échanger nos bonheurs de lecture et des informations sur les événements culturels susceptibles de nourrir notre vie.
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